‹ Guide du médecin homoeopatheChapitre 80 sur 82 · ABCÈS · texte numérisé non relu

ABCÈS

]^lWÊMMÈb.,$vlph.; des fistules, tgiUile.l àes ulcères, hep,, nitr, acid.y rhus, silic, sulph. (voyez plus bas); la gangrène, ars.^ chin, (voyez plus bsis);V inflammation des parties voisines : bellad., ^^/>*> ^^d,, merc.^ phosph., sulph. ; le gonflement : i»ellacl.^ bry v <^^c., eoïïk,, puis., rhus, sulph. — La fièvre sera combattue avec aeon.^am.^ bry., rhus. Quant aux symptômes nerveux, surtout le tétanos, j'en ai parlé à propos des maladies nerveuses.

ECCHYMOSES. Les médicaments le mieux indiqués sont : aro. (à l'intérieur et à Pexlérieur), ars., bry., china, cou., terT.,plumb.,rhus, ruta, sec, «alpli. acld.

SUPPURATION, ABCÈS, PANARIS. Lorsquc la suppuration se fait sur une surface ouverte, il faut avoir le soin de tenir la plaie bien propre et de la panser convenablement avec des linges et de la charpie;

si le pus est de bonne nature, on donne hep. ou nierc.; s'il est trop abondant, cblna, plumb.%'\\ est de mauvaise nature, il faut chercher la cause de cette altération, et on la trouvera souvent dans la faiblesse du malade, ou dans l'existence d'une diathèse scrofuleuse, syphilitique, goutteuse, etc. Plusieurs médicaments pourront être employés alors : ars. (quand il y a des signes de putridité); aor. (dans le cas de syphilis), cale, rtau», slllc. (s'il y a scrofules ou goutte); carb. veget., icreoa., staphys. (s'il existe des signes d'altération septique du sang); china et fermm (dans le cas de faiblesse et d'anémie) , uep., merc, nitr. acid. (s'il existe une grande atonie des tissus) ;

Sta TRAITEMENT DBS MALADIES CHiaURGlGALES.

pliospii. et rliiM (si la réaction vitale est en défaut) ; si la suppuration est séro-sanguinolente, rhus; si elle est incolore, asa. (Voyez, pour les autres détails, l'article Ulcères.)

La suppuration despartxesclose$y\QS abcès, sera combattue à Textérieur par des cataplasmes de farine de graine de lin ou de gruau; dans les cas aigus, par bdla<l., lorsque la peau est rouge, chaude et tendue; hcpar, quand il est nécessaire de hâter la formation du pus; merc. , si le gonflement des tissus est considérable et accompagné d'induration. On peut aussi faire résoudre les abcès à marche chronique avec au7\, carb. veget., hep., lod., lycop.y merc., nitr. acid,, phospli., nlllc, salpli. et ars., si Tabcès devient gangreneux. (Voyez aussi l'article Gangrène.)

Les abcès des doigts, qu'on appelle panaris, méritent aussi une attention spéciale en raison de leur fréquence. Hepar est encore le médicament principal auquel il faut recourir, et merc. lorsque l'inflammation s'étend en profondeur. 11 faut en même temps ramollir les tissus avec des cataplasmes et des bains locaux appropriés. Sulph. ~ doit èire employé lorsque les panaris reviennent fréquemment; mezer., si les parties /îôr^w^es et tendineuses sont atteintes; silicea, si les os sont cariés. Cette altération des os est fréquente, lorsqu^on ne pratique pas l'incision à temps pour éva> cuer le pus.

' ULCÈRES. Les ulcères sont ou l'effet d'une suppuration de mauvaise nature, ou le symptôme d'une cachexie profonde ou d*une> autre maladie. Il est rare

FISTULK8. lit

qu'on réussisse à les guérir avec des moyens de propreté et des applications externes d^onguents irritants * ou caustiques^ même quand la suppuration est de bonne nature , si l'on n'emploie en même temps un traitement interne. Il faudra choisir pour ce dernier : cale, chinùy graph,, lycop,, silic.y sulph,, s'il y a une diathèse goutteuse (comparer avec l'article Goutte); cale, clem.y graph,, lycop., merc, rhus, sep., silic, sulph., zinc, et tous les autres médicaments indiqués à l'article Dermatoses, s'il s'agit d'un ulcère herpétique , c'est-à-dire d'un ulcère lié à une éruption. — Pour les ulcères scrofuleux, on donnera: Ars., aur., cale, graph., hep., lycop.,phosph., silic, sulph. (voyez Maladies scrofuleuses); pour les ulcères mercuriels : aur. iod., nitr. acid., sassap.; et pour les ulcères scorbutiques : ars., carb. an. et carb, veget., kreos., mur, acid. y staphys., sulph., thuja; s'il y a carie des os: asa, cale, phosph., mère, phosph. acid.,ruta,sab., silic. — Les ulcères variqueux, qui sont les plus tenaces, pourront être traités avec succès par ars., carb. vegct.j graph., lycop., puis., sulph. — En général, les ulcères qui présenteront quelque anomalie, comme l'indura' tion de leurs bords, des végétations, une sécrétion de mauvaise nature, devront être traités par ars., asa,aur,, cale carb., clem., con., graph., hep,, iod,, lycop.. mère, nitr. acid., phosph., phosph. acid,, puis., rhus, sepia, silic, staphys., sulph., thvja. — Vo\ir\cs hemorrhagies et la ^an^/én^, consulter les articles consacrés à ces deux symptômes.

FISTULES. Ce symptôme dépend toujours d'une cause

322 TRAriEMENT DES MALADIES CHIRURGICALES.

plus OU moins profonde^ qui s'oppose à la guérison des plaies et des abcès. On le combat avec ant,, asùy cale. y carb. veget.y con.ylycop., nitr. acid.^phosph.y ruta, «lllc, sulph. Il arrive cependant quelquefois qu'une opération chirurgicale peut devenir nécessaire, par exemple, une cautérisation^ un débridement, etc.

INDURATIONS. J 'entends surtout parler ici de celles qui restent après une plaie ou une contusion. Les médicaments essentiels, pour amener leur résolution, sont ; Ars., btxr., bry., cale, earb,, cleni., cou., dulc,^ graph.^ lod.^ lyeop,, sUtc^ stapky s., mulv>^.

GANGRÈNE. Lcs médicaments essentiels pour toutes les formes de la gangrène sont : ar«. et clilna; viennent ensuite : earb,veget,y rhuSj mur, acid,, sabin., sec, (ces trois derniers pour la gangrène par inflammation). — -La gangrène sénile cède le plus souvent à seeale.

J'indiquerai encore parmi les lésions traumatiques les LUXATIONS. Le premier moyen à employer pour modérer Tinflammation et le gonflement consécutifs à la réduction, est arnica. Si, après, il reste de la raideur dans l'articulation et du gonflement, bry,, 'puls. , rhus, ruta, sulph. se trouvent parfaitement indiqués.

TOURS DE REINS^ eflfbrts mascolairefl. Le premier médicament à employer ( après arnica ) est rlin«, et ensuite 6ry., silic.y sulpk.

ENTORSE. Cet accident laisse souvent après lui des suites longues* à effacer; le meilleur médicament qu'on puisse donner (aussitôt après arnliMi) est bryoola.

HERMES. as 3

Si la lésion a porté plus profondément sur les articulations et les muscles^ on peut choisir ensuite entre ciCy con,, puis., rhod,y ruta, spigelia,

HERNIES. Le premier soin doit être de les contenir avec un bandage approprié. Si la hernie s'étrangle, il faut, dans le cas de symptômes inflammatoires, prescrire aconit; si Tétranglement est spasmodique, nax vont. Opium, t;era^r. (s'il y a des sueurs froides et des vomissements). En pareille circonstance, les médicaments doivent être administrés à haute dose et fréquemment répétés. Enfin, si les accidents locaux et généraux causés par Tétranglement résistent aux moyens que j'ai indiqués , aidés d'applications externes, de bains, de tentatives de réduction, le danger devient imminent; il faut ne pas hésiter alors à pratiquer l'opération, la moindre pertede temps pouvant devenir funeste. Dernièrement, on est parvenu plusieurs fois h faire cesser l'étranglement avec le chloroforme.

Papes.

PRBPACB DO TRADUCTEUR I

Page 1