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EMPOISONNEMENT PAR LES SELS DE CUIVRE

§ I. — Signes.

Saveur désagréable, vomissements nombreux, douloureux; coliques violentes, déjections fréquentes, vertes , porracées; convulsions, prostration, petitesse du pouls; altération des traits de la face; anxiété précordiale, syncopes; gêne croissante de la respiration; parfois paralysie et insensibilité générale.

Rechercher s’il reste quelque liquide de couleur bleue, et le moyen le plus simple pour reconnaître le cuivre dans ce liquide est de l’aciduler, et d’y suspendre par un (il une aiguille d'acier qui se recouvre d'une couche de cuivre.

§ II — Traitement.

Le meilleur contre-poison, c’est le fer réduit par l'hydrogène: i administrer en quantité au moins aussi élevée que le sel de cuivre ingéré.

Si 1 on a à sa disposition de Y hydrate de persulfure de fer, on le prescrira également avec beaucoup d’avantages. Donner 100 grammes de sirop de sucre.

Si 1 on u a immédiatement sous sa main ni fer réduit par l’hydrogène, ni hydrate Valleix,5c édit, * V — (jl

DES INTOXICATIONS

de persulfure de fer, il n’y a pas à hésiter, administrer de l’eau albumineuse (six blancs d’œufs délayés clans un litre d’eau); l’albumine forme des composés insolubles avec les sels de cuivre (Bouchardat).

Mêmes remarques relativement au persulfure; les expériences deMialhe sont en faveur du protosulfure.

Quant au sucre, qui a élé regardé comme un contre-poison, il n’agit qu’en retardant l’absorption de la substance vénéneuse (Bouchardat).

Boucher a publié des observations qui démontrent que la magnésie calcinée arrête entièrement les symptômes de l’empoisonnement par le sulfate de cuivre, et probablement par les autres sels de ce métal.

Administrer le contre-poison le plus vite possible et à la dose de 8 grammes d’antidote pour 1 gramme de sulfate.

Le traitement des accidents consécutifs est le même que dans les empoisonnements précédents.

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