U° EMPOISONNEMENT PAR LE CAMPHRE
§ I. — Signes.
[On ne connaît pas chez l'homme d’observation d’intoxication par le camphre suivie de mort; cependant, les annales de la science offrent plusieurs exemples
Société de chirurgie, année 1861. Paris, 1862, 2e série, t. II, p. 501, et Comptes rendus des séances et mémoires de la Société de biologie, année 1861. Paris, 1862 3,: série, t. III, p. 2A8).
(1) h internent de l asphyxie par submersion , suivant lu méthode physiologique du doceu/ Mai shall liai/, 'perfectionnée par Sylvester (Archives de médecine navale , t. Il T), et Valleix, tome III, p. 292 et 293.
DES INTOXICATIONS
d’accidents plus ou moins graves survenus à la suite d’expériences volontaires, soit à la suite d’erreurs ou d’imprudences commises dans l’administration de cette substance comme médicament. Les symptômes signalés sont les suivants : sensation désagréable à l’épigastre, céphalalgie, bouffées de chaleur vers la tète et aux oreilles, sorte d’ivresse avec trouble plus ou moins marqué des fonctions intellectuelles, nausées, vomissements, lipothymies, syncope; petitesse du pouls, anxiété précordiale, refroidissement des extrémités, tremblement, sueurs froides; quelquelois des mouvements convulsifs ; urines copieuses, exhalant fortement l’odeur de camphre; abattement extrême alternant avec des accidents convulsifs et des accès de fureur.
§ EL — Traitement.
Au début, s’il en est temps encore, on provoque l’expulsion du poison par l’ingestion de boissons aqueuses tièdes, la titillation de la luette. Si cette indication n’existe plus, recourir aux frictions stimulantes, aux rubéfiants cutanés, à la faradisation, à l’administration des alcooliques et des opiacés, tout en tenant le malade éveillé, jusqu’à ce que la réaction se soit franchement opérée, puis favoriser l’élimination du poison absorbé par les sueurs et les urines. Aran a employé avec succès, dans un cas, le café, les excitants et les affusions d’eau froide. ]