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ET DE LEUR UTILITÉ

Ces moulins servent à scier les bois de tous échantillons , tels que bois de charpente, planches, lattes, etc., et offrent de grands avantages dans les localités où la main-d’œuvre est chère.

Un moulin en bon état, dirigé par un seul homme , débite plus d’ouvrage que vingt scieurs de long se servant des scies ordinaires , et le travail est bien mieux fait.

Construction des roues hydrauliques des scieries.

Les roues hydrauliques des scieries ont été construites de différentes manières ; celle d’entre elles qui Conduit au mécanisme le plus simple , et qui peut être employée lorsque l’eau est abondante et la chute de im, 82g (6//.), est la roue volante (flatter- ivheel). Mais lorsqu’on a peu d’eau, et que la chute n’est pas assez grande pour engendrer la vitesse nécessaire à ces sortes de roues, il est convenable d’employer des roues en-dessus, liées à un double engrenage.

Les roues volantes peuvent être établies partout où l’eau a une chute de plus de 101,82g (6 fi.), il faut leur donner de la largeur et peu de diamètre sur les chutes basses, et les faire , au contraire , étroites et grandes en diamètre sur les chutes

DES SCIERIES. - 4<t

élevées, de manière à ce qu’elles effectuent par minute environ cent vingt révolutions , correspondant à autant de coups de scie. Toutefois , plutôt que d’employer un double engrenage dans la construction , il vaudrait mieux réduire ce nombre de révolutions à cent.

Table des dimensions des roues volantes pour toutes les chutes comprises entre iIU,82g (6 ft.) et gm,i44 ( 3o ft.).

Chute totale, exprimée eo :

Diamètre extérieur de la roue volante, mesuré eu 1

Largeur

de la roue volante , entre les joues, exprimée en :

mètre*.

Jcct.

mètre*.

inches.

mètres.

inches.

•■Ci 34

5,itsi

N. B. Les roues ei-dessus sont aussi étroites qu’il est possible de les faire , dans la vue d'économiser Veau ; mais si ce

liquide est abondant , on peut tenir les roues plus larges qu’on ne les a supposées dans la table , et le moulin en aura plus de puissance. *

Manière de disposer les engrenages des scieries.' ,

Je ne m’étendrai pas sur ce sujet, car les engrenages sont dispendieux et peu en usage dans les scieries. Ils doivent être combinés de manière à produire à peu près cent vijpgt coups de scie par minute , dans une pièce de bois ordinaire. La roue hydraulique peut être semblable à celle d’un autre moulin , endessous , en-dessus , ou de-côté. On doit la munir d’un hérisson , commandant une lanterne généralement de quatorze à. quinze fuseaux , et combiné de manière à produire le mouvement convenable. On adapte sur l’arbre de la lanterne une roue à volans , qui peut être faite de pierre ou de bois, et qui sert à régulariser le mouvement. Il doit exister, au-dessus de la roue hydraulique, une charge ou colonne d’écoulement d’eau capable de lui imprimer une vitesse de rotation rapide ; autrement le moulin ira lourdement.

Le mécanisme d’une scierié complète doit produire les effets suivans :

i° Il doit mouvoir le châssis des scies, de bas en haut , et de haut en bas alternativement, avec une vitesse et une puissance suffisantes ;

2° 11 doit faire avancer la pièce de bois contre la scie ;

3° Il doit s’arrêter de lui-même, quand l’extrémité de la pièce de bois est arrivée à om,oy6 (3 in.) de la lame de scie.

4° 11 doit donner le moyen de faire repousser en arrière le chariot chargé de la pièce de boi», par la puissance de l’eau , afin qu’on puisse tout disposer pour faire donner un' nouveau trait de scie.

•On fait arrêtcrle moulin de la manière suivante : la vanne est maintenue levée, par un arrêt qui retient dans la position convenable le lévier à l’aide duquel on la manoeuvre ; cet arrêt est

lié avec une délente dont l’une des extrémités approche le côté du chariot à la distance de om,oi3 (o,5 in. ). Sur celuici , on cloue un buttoir ou morçeau de bois de om,o38( t ,5/n.) de saillie, lequel accroche la dctentcpendantlemouvementdu chariot et écarte ainsi I’arrêtdu levier de la vanne, de sorte que le poids de celle-ci la fait tomber au moment convenable pour arrêter le moulin, en interceptant l’écoulement de l’eau motrice. «

Description d’une scierie.

La fig. 118 est une vue perspective d’une scierie, montrant les fondations, les murs, la roue, le chariot, le beffroi oa charpente de i5"*,849 (Sa ft-'i longueur, sur 3n‘,658 ( 12 fl.) de large.

^/,estunlévierqui sert à communiquer le mouvcmcntduchâssis-S'dcla scie au chariot G, pour faire avancer la pièce de boisl1. Il a 2"', 438 (8 fl.) de longueur, etom,076 (3/n.) d’équarrissage, et est assemblé à tenons dans un rouleau D de om,i52 (6 in.) de diamètre, qui s’étendant d’un côté à l’autre de la scierie, oscille sur des goujons. Dans la partie inférieure du rouleau est assemblé un bras A’ ou morceau de bois de om,254 (io in.) de long, destiné à recevoir dans une ouverture de o°,o5i (2 in.) de large et régnant dans toute sa longueur, l’extrémité supérieurede la perche demotion ou baille bois B. La réunion de ces pièces est assurée par une broche en fer que l’on passe dans un des trous dont le morceau debois Aest garni ; de sorte qu’en la rapprochant plus ou moins de l’axe d’oscillation du rouleau , on fait avancer plus ou moins la pièce de bois vers la lame de la scie , en augmentant ou diminuant l’étendue du mouvement de va et vient du baillc-bois.

La perche de motion ou baiüe-bois B a 3m,658( ta fi.) de long et om,076 (3 in.) d’équarrissage à l’endroit où elle est liée avec le bras E, du rouleau U et va en diminuant jusqu’à 1 extrémité inférieurs , sur laquelle est emmanchée la douille d’une main de fer M de om,3o5 (1 fl.) de long, dont le bout, aplati,

4(4 GUIDE DU CONSTRUCTEUR DE MOULINS, aciéré et trempé, est rabattu de om,oi3 (o,5 in.) de chaque côté, dans le but de la bien maintenir sur la roue à rochet C.

Cette roue à rochet Cest formée de quatre segmens de chanteau, de im,372 (4, 5 //.) de longueur, de om,076 ( 3 in.) d’épaisseur,. et ora,432 (17 in.) de largeur au milieu, assemblés à recouvrement de manière à former une roue de im,524 (5 ft.) de diamètre , que l’on double entre les embrassures avec des planches de o'n,o5i (2 in. ) pour renforcer les joints. Le rochet est adapté sur le chanteau et est formé par un cercle ou anneau de fer, d’à peu près om,025 (4 in.) d’équarrissage , sillonné à l’extérieur de dentelures ou crans , dont 3 embrassent l’étendue de ora,025 ( 1 in. ). Sur un des flancs du chanteau de la roue , on fiche 12 fortes chevilles de om,2ag ( 9 in. ) de longueur, pour servir à ramener le chariot en arrière lorsque le mécanisme qui doit produire ce mouvement n’est pas en bon état. De l’autre côté du chanteau de la roue sont placées des dents au nombre de 56, et d’une denture de o ,076 (3 in.), lesquelles engrennent dans celles d’une roue montée sur le sommet de l’arbre vertical d’une roue hydraulique à cuvette , et portant i5 ou 16 dents. L’arbre de la roue à rochet est garni de 6 ou 7 chevilles de o'Vyg (1 1 in.) de longueur dans la partie ronde , et qui y sont admises dans toute leur grosseur et de manière à présenter une denture égale à celle des dents du chariot avec lesquelles elles doivent engrener facilement; leurs extrémités vont en diminuant et sont garnies de frettes.

Le chariot GG estun cadre de om, 21g (4 fi.) delargeur totale, dont un des côtés a 8m,83g (29/L) de longueur sur o-»,i78 ( 7 in. )d’équarrissage , l’autre côté a gm,753 (3a jt.) de long et o®, 178 ( 7 in. ) sur om,2o3 ( 8 tri.) ; ils doivent être trèsdroits. Les enlretoises ou traverses extrêmes doiventaussi être fortement assemblées à tenons et boulonnées avec les côtés , pour empêcher le cadre de se déformer. Dans la face inférieure du plus grand côté du chariot on plante deux'rangées dedents, distantes l’une de l’autre de om,o5ï ( 2 in.). L’éfartement des dents dans chaque rangée est de 0^,229 (91/1. ), du milieu de

l’une au milieu de la suivante ; les dents d’une rangée correspondent aux milieux des intervalles des dents Ai l’autre , de manière à produire par leur réunion une denture de o,mn4 (4, 5/n. ) et à engrener dans les dents latérales de la roue à rochetC. Ces dents sont au nombre de 66 environ; leur queue a om, 178 ( 7 in.) de longueur et om,o44 (1 1 7 5 in.) d’équarrissage, leur partie saillante a om,07o (a, 75 in.) de long, om,o5i d’épaisseur aux extrémités et o>n,o57 ( 3, a5 in. ) aux épaulemens.

Les chemins II , //, que le chariot parcourt, sontdes bandes de doubletle de om,n4 (4> 5 in.) de largeur et om,o5i ( a in. ) d’épaisseur, posées de champ dans toute la longueur du moulin et enfoncée? de om,oa5 ( 1 in. ) dans la face supérieure des solives ou semelles placées en travers du bâtiment. Ces chemins sont maintenus avec des coins à l’aide desquels on peut les dresser latéralement et les mettre de niveau , de manière à à ce que l’un d’eux passe facilement entre les deux rangées de dents du chariot , et ne permette pas à ce dernier de se dévier; ils doivent être faits de bois dur bien dressé.

Les poteaux à coulisse F, F; destinés à guider le châssis S de la scie, qui va et vient dans des coulisses ou rainure s de om,o63 (2, 5 in.) de profondeur et ora,i02 ( 4 »«• ) 8e largeur dont iis sont sillonnés, ont 3m,658 ( 12 fl. ) de longueur et om,3o8 (12 in. ) d’équarrissage ; ils sont assemblés avec les deux grandes poutres au milieu du beffroi , et dans des moij|aises pratiquées sur le côté intérieur des poutres supérieures, de manière à ce qu’on puisse les mouvoir avec des clefs de serrage pour les mettre bien d’aplomb. Chaque poteau est percé de trois lumières de om,o5i (2 in.) en carré, à om,oi3 (o, 5 in.) du bord des rainures ou coulisses, pour donner passage à des crochets à large tête qui maintiennent latéralement le châssis de la scie dans les coulisses: ces crochets sont sén és de l’autre côté des poteaux au moyen de clavettes.

La lame Fquia im,82g (6/i.)de longueuret o1", i78àom,ao3 (7 à 8 in. ) de large quand elle est neuve , est montée dans un

•M6 GUIDE DU CONSTRUCTEUR DE MOULINS, cadre S, de im,82g (6 Jt.) de largeur extérieure et de im,go5 ( 6 y?. 3 wj.) 'de longueur entre les traverses , dont l’inférieure a om,356 ( i4 in.) sur o‘n,076 ( 3 in.) , et celle de haut om,3o5 ( ij m. ) sur o,n,076 (3 in. ). Les monlans du cadre ont 3m,o48 ( io fl.) de long et om, 127 ( 5 in. ) sur om,076 ( 3i in.) de grosseur; le tout doit être d’un bois dur et sec. La scie est attachée au cadre par deux pièces en fer ayant la forme d’une gâche. Celle du bas a deux tiges taraudées qui passent au travers de la traverse inférieure, avec laquelle elle est invariablement liée par des écrous. Les tiges de la pièce du haut sont également taraudées, mais elles s’élèvent de chaque côté de la traverse supérieure et passent dans les trous d’un chapeau de fer plat, posé au-dessus de cette traverse, contre lequel la tension s’exerce à l’aide de forts écrous de om,o44 ( i,ySin. ) en carré, que l’on tourne avec une clé particulière.

Ces deux pièces sont forgées avec un morceau de fer plat de im,i43 (3, 75 fl.) de long , om,o76 (3 in. ) de large eto™,oig (0,75 in.) d’épaisseur ;quandle fer estdoubié, les boucles doivent présenter une ouverture carrée de o“, 127 (5 in.). On les refend ensuite en travers pour recevoir une des bouclesde la scie avec laquelle on les réunit par de fortes clés en bois qu’on y introduit. La lame Z, doit être extrêmement tendue dans son châssis par le moyen des écrous supérieurs, et être exactement placée à égale distance de chaque traverse à partir du dehors. Cetft lame de scie doit pencher un peu en avant; pour cela placez- en le haut en surplomb de o'“,oi3 (o, 5/n. ).

L’avanl-bcc du moulin s’avance à travers les murs des fondations, jusqu’en Q.

La roue volante R, doit avoir les dimensions iudiquées dans la table, suivant la grandeur de la chute. Les aubes doivent être assemblées avec des clés , de manière à pouvoir rentrer en-dedans de la roue, lorsque quelque corps étranger passe accidentellement par-dessous; ce mode d’assemblage les garantit de la rupture. Les roues volantes doivent être très-

• . • • ' ; ’ '• - DES SCIERIES. v . ’ • - • “/ . > *

lourdes, afin qu’elles puissent agir à la manière des volons, pour régulariser le mouvement du moujin.

Letourillon à manivelle est représenté par la/%. ng, tracée à l’échelle de i pour ta. La partie T , qui entre dans l’arbre, a om,686 ( 2,a5 ft.) de long, et o^ogG (3,75 in.) sur om,o5i (a in.) de grosseur; le collet C a o".',2o3 (8 in.) de longueur et om,076 ( 3 in. ) de diamètres là distance de l’axe du collet à l’axe du bras M de la manivelle est de om,3o5 ( ia in.), celuici a om,i27 ( 5 in. ) de longueur jusqu’au trou de la clavette , et om,o3i ( a in. ) de diamètre. ' \

Le tourillon que l’on place à l’autre extrémité de l’arbre a O "‘,45 7 (tôtB.)de portée intérieure; le colleta o®, 070(2,75/0.) de diamètre et o"‘, 089. (3,5 in. ) de longueur. . '• »

Le tourillon à manivelle est mis en place dans l’arbre tour-, * nant, comme un tourillon ordinaire ; voyezpour cela l’art. i3.

La bielle de motion I du moulin n^a om,o89 (3,5 in.) d’équarrissage au sommet, o®,u4(4)5j«.)au milieu, et om,ioa (4 in. ) vers le bas; mais sur la longueur de om,5io (20 in.)r l’extrémité inférieur#a om,n4( 4t5 in.) sur o®,i4o(5,5 in. ) de grosseur, afin qu’il soit possible d’y percer les trous pour le bras de la manivelle et pour la clavette de serrage.

Piœud d’ attache de la bielle, d’une scierie avec le châssis de la scie .

Ce nœud est représenté par la Jlg. 120 , dans laquelle D est une platine de fer percée d’un trou à chaque extrémité,, pour donner passage aux bouts taraudés des pitons B, B', munis de leurs écrous C,C'. Ces pitons Ont om;432 ( 17 in. ) de longueur, b", 028 (l , ia5 in.) d’éqtlarrissage; leur extrémité inférieure est arrondie en cylindre et assez grosse pour qu’çtant percée d’un trou Cylindrique de o®,028 (.i,ia5 in.) de diamètre, elle présente néanmoins une forcé suffisante.

E est un grand anneau ou niailie , que l’on noié de son épaisseur dans la face inférieure de la traverse du bas du châssis de là scié. Les pitons passent dans les bouts de cette maille ,

,ïV-

'448 GUIDE Dû COSSTRTJCTfeüR DE MOULINS, un de chaque côté de la traverse du châssis, contre laquelle ils sont ainsi tenus invariablement assemblés. /

A est (inc pièce de fer de o"\6io ( a fl. ) de long ., o’», 089 . ( 3,5 in. ) de largeur , et o*,ol3 ( 0,5 in. ) d’épaisseur à *’extrémité inférieure , et o”,Q2&, ( i,ia5 in. ) à l’extrémité supérieure. En cet endroit la pièce est entaillée et présente deux espèces de gonds directement opposés, comme la ligure

le montre, afin que ces gonds puissent être embrassés par les ** pitons/», B',. L’entaille mentionnée a o‘u,o38 (i,5 ../«-) de longueur et, descend presquedans l’alignement du dessous des tiges des gonds, le fond F doit en être aciéré et trempé très-dur.

La fig. 1 2 1 représente une platine de fcrdeo'",o38 (i;5 ini)Ac ■. longueur, om,oi3(o,5 in.) d’épaisseur au milieu, percée de deux trous à chaque bout pour recevoir de grands clous. I nmorccau ' d’acier demi-cylindriqueF', ajusté contre l’entaille aciérécF, de . la pièce A,fig.i 20, jst soudé îmrtiilieu de la platine dont ilestici question, laquelle doit être clouée sur le milieu de la face inférieure de la traverse du bas du châssis de la scie, de manière que le demi-cylindre d’acier P se trouve dan^hi direction des trous des pitons ^,B'. Cela étant» il est clair qué, si ces pitons serrent bien le fond É de l’entaille de la pièces/, contre le demi- cylindre . d’acier F, le nœud ne présentera qu’un frottement dcroùlcmefit et non de glissement, quand lé m9ulin sera mis en activité. ,

De tous les moyens de construire les nœuds des bielles ' des scieries venus à ma connaissance, celui-là est le meilleur.

Le premier assortiment que ]’ai vu, a travaillé 8 ans days mon • moulin à scier et a fait de forts ouvrages, sans avoir jamais demandé plus de trois minutes pour l’ajuster , tandis que les autres modes de construction causent souvent beaucoup d’embarras.,"; , • . , . ' ,

La roue à cuvette , employée pour faire rebrousser le chariot est très-légère. Elle doit avoir 1^219 (4//. ) dediamètre,. on la met en mouvement en agissant sur la vanne, soit avec 1 le pied, soit avec la main et en même temps qu'on, établit sa communication avec la roue à rochet , de laquelle on écarte la main du baillc-bois. Aussitôt que la scie s’arrête, le chariot doit

* * V, d jJ, '* r. » 0?' € * * '

entraîner doucement en arrière ce qui reste de la pièce de bois.

J fig. i j8 est un vindas à manivelle, à l’aide duquel un homme peut placer les pièces de bois lourdes sur le chariot, et les y rouler. . * .’ . > ■

fig. 122 représente un crochet servant à rouler les pièces de bois. • î

Les fig. xa3 èt ia4 représentent deux autres crochets, ein- * ployés à différons usages. •

. La fig. 125 représente une longue buse verticale fermée. Lâ vanne A est toujours entièrement levée et la quantité d’eau est réglée parurie petite vanne 2? fai le exprès, et adaptée au bas de la buse. Il faut admettre de l’air dans celte buse par une soupape située vers A (voyez § 71). Ces buses épargnent de la dépense, lorsque la chute est considérable; Leurs dimérisions doivent ' être beaucoup plus grandes à l’extrémité supérieure qu’à l’extrémité inférieure; il y aurait autrement une perle de puis1- %ance ; elles doivent être très-résistantes pour ne pas crever.

Les buses verticales conviennent mieux dans les localités où la chute est est de plus de 3,658 (12 fit,').

La fig. 126 représenté la inanité de dirigci l’eau sur une roue volante, au moyen d’une buse découverte on long glacis, ABqai ne doitpàs être incline de plus de 45 degrés avec le plan horizontal , dans la crainte que l’eau ne s’élance et n’entraîne .

. de l’air, ce qui causerait une grande perte de puissance.

Opération. La vanne de l’avant- b'eç étant ouverte, l’eau iriotrjee fait tourner la rouevolanle R fig. 1 18, qui, au moyen de sà manivelle et à- l’aide do la bielle I, donne à la Scie Lun mouvement de va ht vient de haut en bas. En se levant , le châssis 5 soulève le levier yl, qui fait pivoter le rouleau R dont le bras 1. pousse en avant la perche baille-bois ü; celle-ci pousse la rorie ‘ à rochet C qui entraînelc chariot G et la pièce' de bois P vers iascie, autant qu’il est nécessaire pour effectuer le trait. Quand il s’en faut de oIB,076 (3 mi) que la scie -n’ait parcoura toute la ■ longueur de la pièce de Lois, le bultoir K placé sur le côté du chariot arrive tout contre la détente et la fait partir, la vanne

ISO >• GUIDE DU CONSTRUCTEUR DK MOULINS.

tombe et se ferme, et la scie s’arrête ; lé meunier met alors i’eau sur la roue à cuvette , qui ramène doucement la pièce de bois en arrière, etc. , etc. , . ï.

Art. 4o. Description d’ün moulin a fouler les

, ' • ^ • , .. ÛRAPS.

Ce moulin esf représenté par la 137 dans laquelle on a , Tracé l’avant-bec V, le chenal ab, la roue R , la pile , l’auge et . les maillets, à l’échelle de 1 pour 48. !

Trois entre-toises ou traverses Ty sont assemblées par une de leurs extrémités sur le devant du haut de la pile , et par l’autre avec le haut de l’une des trois pièces ciiculaiies C, qui guident les maillets elles ont i"‘,829 ( 6//. ) de longueur, oDI,i27 ( 5 in. ) de large, et om,i52 (-6 in. ) d’épaisseur.

. Les deux ipaiflets A/, il/', ont ( 4, a 5 ft.) de longueur,

oro,533 {21 in. ) de large , et'oB,,2o3 ( 8 in.) d’épaisseur ; on doit leur donner la forme- indiquée dans la figure.

Les manches m,mr, des maillets ont 2m,438 (8 //.) de long, * 0^,076 ( 3 in. ) de large , et om,5o8 ( 20 in. ) d’épaisseur. Un goujon c les traverse , à om,2o3 ( 8 in. ) de leurs extrémités supérieures et dans Iç coin le plus en arrière de la. pile P. Les autres extrémités des manches passent à travers les maillets et sont garnies par dessous d’une platine de fer aciérée à la surface, trempée de tout son Jlur , ayant om,6io ( 2 fi. ) de long, 0^,076 (3 in.) de large', et attachée avec deux boulons, pour recevoir l’action des cames motrices dont l’arbre de 1k roue hydraulique est armé. » ,■

. La pile P a 2m,i34 ( 7 fl. ) de hauteur , ora,6io( 2 ft. )d’équarissage au pied, et seulement ora, 38 1 (t5/n.) d’épaisseur au sommet ; elle est entaillée comme la figure l’indique , pour former le derrière de l’auge. • , '

L’auge £/, dans laquelle le drap en toile est foulé, a la forme indiquée par la figure; le fond F et les joués latérales qui s’étendent jusqu’à la ligne ponctuée /, sont assemblés dans des mortaises pratiquées au-devant de la pile. Ses dimensions Sont

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