CONSTRUCTEUR DE MOU UNS , A NEW- JERSEY
Les moulinsà scier lebois, établis sur de petites chutes, ont été très-perfectionnés dans cette province. Il en est qui, munis de deux scies et à l’aide d’une chute totale de 2 ”,134 (7 fi-)' ont débité par an de i523g6 à 182877 mètres (5ooooo . à 600000 fl. ) de planches, madriérs et autres bois de charpente. Si l’eau est dirigée sur la roue hydraulique d’une manière convenable, et si le diamètre de cette roué est choisi
d’après les indications de la table suivante , la scie donnera
depuis 1 00 jusqu’à i3o coups par minute.
Le dessous de la poutre de front B , qui forme le bout de l’avant - bec représenté par la jig. \ir] , doit être situé aux trois quarts du diamètre de la roqe C. Cette poutre, penchée en avant du douzième de son épaisseur, est boulonnée avec les poteaux corniers A, et entaillée çylindriqucment pour donner
passage à la roue C , comme on le voit dans la figure. Le coursier D est également entaillé à la demande dé la roue , et sa partie supérieure s’élève en E plus haut que le dessous de la poutre de front.#, de om,Q5i ( a in. ) ou plus, selon la grandeur du pertuis E, lequel est fermé avec une vanne F qui gl^se sur E , et peut être poussée tout contre la poutre de front B ; de cette manière l’eau agit sur 4 des 9 aul>es que la roue porte. Le mode de liaison de ces aubes ou palettes avec l’arbre ou noyau de la roue , consiste à les y fixer à l’aide de coyaux à enfourchement , fig. i38 ; assemblés à tenon et mortaise dans cet arbre. Ces 'aubes doivent avoir on,,ii4 ( 4,5 in. j. de largeur. •
La Fig. i3g représente la roue à cuvette employée pour ramener en arrière le chariot des scieries ; on lui donne ordinairement de ï^.aog à o”‘,82g (4,5 à 6 fl.) de diamètre, et 16 aubes. L’eau y est amenée par la buse //; l’aube, fig. i4o, porte un long tenon qui Sert à l’attacher sur le noyau de la roue ayec une broche.
Table des dimensions (les roues Volantes.
grur de F oirver-1 turc du per lui* par lequel Tenu tombe sur la roue, exprimée eu ;
Chute
noyau de Ja roue, «exprimé eu i ’k
in ch es.
inches.
mètres.
jy. B. La manivelle, d’environ o’“, 2
i i in.), doit.varier avec Ic boi»
Diamètre extérieur
de -la
roue‘>
exprimé en i
mètres.
téfe GUIDE DU CONSTRUCTEUR DE MOULINS. •
Machine à enfoncer les pilotis.
Une machine simple servant à enfonce!* dans les terrains nions , les pilotis nécessaires pour établir les fondations, soit desfnurs de moulins, soit de leurs digues, représentée parlaj'î". i43, consiste en un cadre A, de im,82() ou 2ra, i34 (6 ou 7 fti) en çarré, fait avec du bois de o™(,i02 (4ih.)sar om,ï27 (5 /ni) de grosseur, auquel sont liés deux poteaux B, de 3m,o48 à 3m,658 (10 à 12 fi.) An hauteur et do o”,076 (3 d'équarris- 4 sage, comprenant entre eux un intervalle de om,o5i (2 in.).
Ces poteaux sont are-boütés do leur sommet contré le der- ’ rière du cadre, et coiffés d’un chapeauC de o"1, 610 (2 fi.) de long, et deom,i5a (6 in.), sur om,2o3 (8 in.) de grosseur.
Celui-ci est garni à sort milieu d’une poulie J), pour recevoir unecorde attachée au mouton#, dans le côté duquel sont fichés deux morceaux de bois#,#, de om,i02 (4 m.)passant dans l’intervalle des poteaux ct au travers d’un bout de planche G, de , o’SjoSi .( 2 in.) d’épaisseur , et de ora,i52 (6 /n. ) de large, avec lequel ils sont assemblés, de manière que lé tout puisse glisser facilement du haut en bas des poteaux B.
' Cette machine est servie par 4 on 6 hommes, qui élèvent le mouton en tirant en arrière les bâtons attachés vers l’extrémité de la corde K , et le laissent tomber ensuite sur le pilotis L; ils peuvent, en balançant leurs bras , frapper 3o ou 4© coups par minute. -, • . •••
Manière d’établir des digues sur. des fondations molles.
Le meilleur procédé de construction est celui que je vais décrire. Placez trois'Semelles/, gjl hfg. 1 4 ï » en travers du courant, pour assembler par dessus des poutres 1, 1, dirigées dans f lè sens du fil de l’eau, liez les semelles /, g, h, à un nombre suffisant de pilotis enfoncés dans le ,. terrain ; tels que ceux à, c, e; fixez avec 'eljcs les poutres ; , », et recouvrez celle-ci
avec des palplanches jointives dc o,u,û5'i (j in.) d’épaisseur:
MACfilNE A BATTRE LÇ BLÉ. , 427
Quelquefois la nature du terrain rend nécessaire de consolider par des pilotis les poutres latérales i, i, et d’étendre les culces de la digue jusqu’à 3m,o48 ou 3™, 658 ( io ou ia fl.) dans le rivage ; les poteaux des ailes déjà digue doivent alors avoir 0^,610 (a ou 3 fi •) de plus de hauteur que ceux de l’endroit par lequel l’eau tombe , planchéiez tout le devant de*Ia , digue PKKP , Jîg. 14.2, garnissez-la de terre en amont jusqu’à om,3o5 ou ora,458. ( 12 ou 18 in. ) du dessus de la poutre p. ■ . * - ,
La figure i4i représente la Coupe en travers de la digüfc prise à l’endroit où l’eau tombe.
Les poteaux k sont assemblés dans la semelle principale
par un double tenon , de manière à pencher en aval de un ^Quatorzième de leur hauteur ; ils sont consolidés à. l’aide des» arcs-boutans l , m, assemblés dans les poutres longitudinales /, 1; celles-ci doivent s’étendre à 7“, 630 (a5 fl.) en amont et en aval , et être bien planchéiées dans toute cette étendue.
La masse de terre n, déposée en amont de la digue, doit être, battue en pente, et recouvrir les bouts des poutres i, i sur une épaisseur de o,!ngi4à im.sig (3 à 4 fi-).
Quand les chutes ont beaucoup de hauteur , on fait bien de planchéier le devant des arcs-boutans m, afin que l’eau glisse sur ce plancher au. lieu de tomber ; mais si elles sont peu élevées, l’eau peut tomber directement sur le plancher qui recouvre les poutres i, i. - /
DESCRIPTION DE LA MACHINE A BATTRE LE RLE, AU MOYEN DE FLEAUX ÉLASTIQUES, INVENTÉE PAR JAMES WaR- DROP, DE AmPTHILL EN VIRGINIE. • . •• . 1 .*
Gettcmachine est représentée en perspective par la^. 128, ■ •
dont voici la légende. - . t
A, plancher ou aire. , contre lequel les fléaux sont fixés.
B, partie de l’aire , faite d’osier entrelacé , surJaqueLie on
dépose Jes gerbes , et qui laisse passer au travers , les grains de blé détachés des épis. Ces grains sont dirigés de là vers un crible ou tarare situé en-dessous. On voit en P la poulie du ventilateur , qui est mis en mouvement par une courroie.
C, C,Ù, rebords. en planche mince, élevés autour de l’aire pour renfermer le blé , ils sont évasés à l’extérieur pour faciliter l’extraction de la paille.
D, arbre moteur , garni de cames posées en hélice.
, . . ' E, manivelle pour tourner ledit arbre. • * # • •
ï\F, fléaux. *'',*• •
G, G, G, levées , garnies de cordes pour Soulever les fléaux.
/ .1,1,/, cames pour . agir sur les levées.
- K, montant sur lequel est posé l’arbre moteur. ^
L , traverse sur laquelle reposent les levées , liées avec elle par une baguette de fer qui leur sert de pivot et est embreuvée dans une gorge creusée sur la face supérieure de cette tra- • verse. 4.-". - : ■ ‘ .*•
MM, traverse d’arrêt pour limiter b Course des levées.
N, guides dans lesquels les levées se meuvent.
O, traverse dans laquelle les extrémités des fléaux sont
fixées et assemblées à mortaises. . »
Q, Q, Q, extrémités du croisillon d’un volant, chargées de plomb. Ce volant n’est pas nécessaire dans une machine-mue ' par un cheval. ' ’ ’ -.
La fig. iig indique la manière d’assembler les levées et d’en construire les guidés. * ••
Cette machine , pour être mue par deux hommes , doit être munie de fléaux de 3m,658 ( 12 fl. ) , dont le ressort égale gk,o66 (20 lb. ) quand ils sont soulevés de om,giy{. (3 fl-). Un ressort de cette puissance., tombant de cette hauteur, détache le blé des épis avec beaucoup d’effet.