‹ Guide du meunier et du constructeur de moulinsChapitre 87 sur 166 · LES ROUETS EN PLACE · texte numérisé non relu

LES ROUETS EN PLACE

Le chevetsier s, fig. 107 , au bout intérieur de l’arbre de chaque lanterne du grand rouet , est supporté par le prolongement de l’une des chaises O , du bout intérieur de l’arbre tournant A , du moulin.

Les cliaises intérieures C',C\ sont des pièces de bois de in,,829 ( 6 fi.) de longueur, et de on,,38i ( i5 in.} d’épaisseur; leurs bouts extérieurs sont embreuvés de on,,o25 ( 1 in.) dans la face supérieure de la semelle du beffroi , laquelle désaffleure de o”,o38 (t,5 in.) le plancher du moulin. Les extrémités intérieures de ces chaises sont solidement assemblées à tenons et mortaises, sur de forts poteaux de o“,,356(i4 m.) d’équarrissage, ayant de 3m,656 à 4'“j267 (taà ihfi.) de hauteur et s’élevant près du grand rouet , debout sur une semelle par-

< DE L’ANILLE. . „ -M*. . 373

ticulière couchée dans le fond de la fosse de ce grand rouet.

Ces chevetsiers s, s, doirent pouvoir glisser à volonté sur les chaises , pour qu’à l’aide d’un levier on puisse dégrener au besoin les lanternes L,L', d’avec le grand rouet R.

Les chevetsiers s',s't de l'autre bout de l’arbre de la lanterne ont om,6io (zft. ) de long sur om,i5a ( 6 in. ) d’équarrissage ; ils sont garais comme les précédentes d’un coussinet de pierre c' pour recevoir le tourillon de l’arbre , et sont embreuvésdans les semelles du bout du beffroi, qui leur servent de chaises. «• <

Mettez les axes des petits arbres A de niveau avec celui de l’arbre tournant A, et de manière à ce que les fuseaux des lanternes II s’engagent des deux tiers de leur grosseur dans les dents du grand rouet Zi. Les arbres A' étant en place, arrêtez-y les lanternes L' dans la position convenable , après avoir vérifié la régularité de l’écartement de leurs fuseaux dans l’endroit où se fait l’engrenage.

Construisez les petites lanternes 1,1', de la même manière que les lanternes L,L', du grand rouet , et telles qu’elles sont représentées en particulier par la fig. g3.

Art. ai. — Manière de placer l’anille a suspension.

Placez l’aniile à suspension exactement dans le milieu de l’œillard de la meule ; pour y arriver , enfoncez un morceau de bois entre ses bras, et par suitede plusieurs essais faits dans des directions opposées, déterminez-y la position exacte du centre. Alors faites une marque particulière sur un tracelet , et avec celui-ci faites-en d’autres correspondantes sur la meule, • et à l’aide desquelles vous pourrez centrer l’anille sur celle-ci. Suivez alors avec une pointe appuyée sur la meille les contours des bouts de l’anille , et puis avec une pique et un ciseau pratiquez des entailles ou engmures dans la pierre , à la profondeur convenable , en vérifiant à l’aide de marques particulières faites exprès , si vous ne vous excentrez pas.

L’anille étant mise en place , enfoncez sa traverse sur le gros fer de la meule ; renversez celui-ci le pied en haut ; tenez-le d’aplomb dans l’anille et mettez alors la traverse dans la position qu’elle doit avoir relativement à l’anille, suivant, qu’elle est faite avec deux ou quatre cornes ; le collet ou fusée du gros fer étant exactement dans le centre de la meule , tracez sur celle-ci , en passant nne pointe autour des bouts de la traverse, le contour des entailles à faire pour la recevoir. Les entailles étant faites , il faudra remettre le gros fer de la meule dans la position indiquée , pour vérifier si rien ne gène la tra-r verse qu’on y aura enfilée.

Construisez alors un curseur qui puisse vous servir de guide pour placer le gros fer bien d’équerre sur la meule; pour cela, ouvrez une entaille latérale vers un des bouts d’un morceau de planche , pour l’accrocher sur le pied du gros fer actuellement en haut, par une petite cheville qui, passant à côté de l’entaille , entre dans le trou pratiqué dans le pied du fer pour recevoir le pivot d’acier ; l’autre extrémité de la planche doit pouvoir alors atteindre le bord de la meule. Cela étant, prenez un autre morceau de planche , faites à une de ses extrémités une entaille demi-circulaire qui s’ajuste bien sur la fusée du gros fer , et attachez fixement l’autre extrémité avec le bout inférieur du premier morceau de planche , de manière à ce que le tout puisse pivoter et avoisiner en tournant la surface de la menle. Fixez alors à l’extrémité du morceau de bois de niveau un fragment du canon d’une plume , dont l’élasticité permettra au curseur qu’il termine, de toucher en tournant la feuillure de la meule. ,a

Faites de petits coins et enfoncez-les derrière les bouts de la traverse de l’anille , pour maintenir ceux-ci à la fois contre les côtés des entailles sur lesquels cette traverse doit s’appuyer quand le moulin travaillera , et maintenez le papillon du fer dans le trou de l’anille. Tournez doucement le curseur, remarquez le premier endroit où le brin de plume touche la pierre et rectifiez les côtés des entailles sur lesquels la traverse s’appuie, jus-

Page 1