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FAÏENCES SUÉDOISES

musique, etc., mais plus que jamais il est impossible de citer tous ces faïenciers tellement ils sont nombreux.

L'industrie de la faïence, à Delft, fut ruinée, comme en France, par l'importation des faïences anglaises et par Tusage delà porcelaine.

Depuis quarante ans, des tentatives intéressantes ont été faites pour rendre à cette industrie son ancieime splendeur.

Sur le pilier qui sépare les vitrines 60 et 61 se trouvent accrochés plusieurs bas-reliefs italiens de l'école des Délia Robbia.

faïences suédoises

XVIII® SIÈCLE

Harieberg. — En 1768, Louis Ehrenreich fonde à Marieberg, près de Stockholm une faïencerie qui, en 1769, avec l'appui du comte SchefTer, prend le titre de Manufacture Royale ; c'est dans cette fabrique que l'on a inauguré le décor par impression. Le service aux armes du baron de Breteuil, ambassadeur de France à Stockholm , dont plusieurs pièces sont exposées dans cette vitrine, a été décoré de cette façon. N°« 4974, 5298.

Rôrstrand. — Jean Wolf établit en 1725 une fabrique de faïences à Rôrstrand, faubourg de Stockholm, sous le patronage du baron Adlerfelt. Ses débuts furent très difficiles,

mais elle fut reprise par Conrad Hunger qui avait longtemps travaillé en Allemagne et qui sut lui donner une très grande extension. Ex. : n'* 6o3o.

VITRINES No« 61 bis, 62, 63.

faïences étrangères diverses

XVm® SIÈCLE

Le nombre des fabriques de faïences étrangères exposées dans ces trois vitrines étant assez considérable, nous les avons classées par ordre alphabétique :

Anspach (Bavière). — Une fabrique de faïences existait dans cette localité au xviii* siècle, ainsi que le prouve un surtout de table à décor rouennais (vitrine n® 62, n** 9857) marqué : « Mathias Rosa in Anspach ». C'est la seule pièce connue de cette manufacture.

Bayreuth (Bavière). — Manufacture fondée en 1720 par KnoUer et reprise en 1740 par Frankel et Schreck. Plus tard, un nommé Pfeiffer en devint propriétaire et la revendit à Wetzel. Un décor spécial à Bayreuth consistait en ornements camaïeu bleu, sur un fond d'émail teinté de bleu très pâle.

Eckernforde (Schlesw^ig). — En 1760, un nommé Otte installe une faïencerie dans sa propriété à Criseby, mais, quelques années plus lard, il la transfère à Eckernforde.

84 FAÏENCES ÉTRA?îGÈRES DIVERSES

Florsheim-sur-le-Hein (Hesse Darmstadt). — Cette fa brique de faïences était dirigée par Kronebold avec Machen hauer comme associé.

Frankenthal (Palatinat). — Paul Hannong, contraint de quitter Strasbourg, vint fonder à Frankenthal une manu facture, où il fabriqua des porcelaines et des faïences, cesdernières sont identiques à celles de Strasbourg et on lesconfond généralement.

Gœggingen (Hesse Darmstadt). — Manufacture installée en 1748 par l'évêque d' Augsbourg avec un nommé Hoffmann comme directeur. La fabrication cessa en 1752.

Hanau (Hesse Électorale). — La fabrication de la faïence à Hanau remonte au xvii® siècle; on trouve les traces d'une faïencerie fondée en 1666 par un hollandais, Daniel Behaghel. Après avoir changé plusieurs fois de propriétaire^ elle revint en 1694 à Abraham Behaghel, fils de Daniel. Rachetée en 1726 par Yan Alphen, elle reste la propriété de cette famille jusqu'en 1787.

Harburg (Ha:ïovre). — Un émailleur sur verre, du nom de Jean Schapper, avait fondé au xvu** siècle, une fabrique de faïences sur laquelle on manque de renseignements.

Hôlitsch (Hongrie). — Une faïencerie existait en ce pays au xvui* siècle, mais son origine n'est pas connue. On y a fait un décor spécial à fond jaune avec réserves blanches, et des imitations de Strasbourg.

FAÏENCES ÉTRA!«GÈRES DIVERSES 85

Hôchst-sur-le-Meiû (Nassau). — Cette fabrique fut fondée par Gelz de Francfort. Détruite par le Comte de Custine pendant la guerre en 1794, elle fut rebâtie par un nommé Dalh qui avait racheté les moules. La marque à la roue qui se trouve sur ces faïences est tirée du blason de Tarchevêque àe Mayence, protecteur de la manufacture.

Eellinghusen (Holsteits). — Plusieurs faïenceries étaient en activité dans cette ville, vers le milieu du xvm® siècle, mais on en connaît peu les produits. Un plat exposé dans cette vitrine est un des rares spécimens marqués (n° 6960).

Kiel (Danemarck). — Vers le milieu du xvm® siècle existait à Kiel une fabrique de faïences, dont un nommé Buch- ^wald fut le directeur. Une pièce porte l'inscription : « Kiel — Buchwald directeur — Abr. : Leinhamer fecit, »

Kreilsheim (Wurtemberg). — On ne possède aucun renseignement sur cette fabrique, dont un sieur Von AVeiss était propriétaire.

Louisburg (Wurtemberg). — On attribue à cette ville «ne faïencerie, en se basant sur une pièce datée 1726 et marquée de l'aigle impériale allemande et de deux C croisés, comme les porcelaines qu'on y fabriqua plus tard.

Hunden (Hanovre). — En 174G, un nommé de Haustein fonde une fabrique de faïences. A sa mort en 1775, son fils lui succède. On retrouve dans les armoiries de cette famille de Haustein, les trois croissants qui constituent la marque de ces faïences.

Nuremberg (Bavière). — Au xvm® siècle vers 1715^ existait une fabrique de faïences usuelles rappelant la décoration de Bayreuth ; elle avait été fondée par trois associés : Marx, Romedi et Hemmon. Les décorateurs dont les noms se trouvent assez souvent sur diverses pièces étaient : Wolff, Wenzel, Strobel, Possinger, etc.

Porrentruy (Suisse). — On n'a aucun renseignement sur cette fabrique, qui cependant existait au xviii* siècle.

Tata (Hongrie). — Le Musée possède quelques pièces attribuées à cette ville, ^mais^^les documents manquent absolument sur cette fabrique.

Zurich (Suisse). — Cette fabrique sur laquelle on n'a pas de renseignements existait au xviii° siècle. On lui attribue les pièces marquées d'un Z.

faïences fines diverses

No» 63, 63 bis, 64, 65, 65 bis«

faïences fines françaises et étrangères

XVIII® ET XIX* SIÈCLES

On donne le nom de faïence fine ou vulgairement terre de pipe, à une faïence spéciale, dont la pâte naturellement jaunâtre a été blanchie par l'addition de kaolin et de silex calciné ; il est donc inutile de la cacher sous une couche d'émail blanc opaque et il suffit de la couvrir d'un vernis incolore.

Nous avons groupé dans cinq vitrines, depuis le bas de celle portant le n® 63 jusqu'au n** 65 bis, tous les produits des fabriques de faïences fines françaises et étrangères, sans nous occuper de les classer par nationalité, à cause du grand nombre de variétés. Mais pour en faciliter l'étude et abréger les recherches, nous donnons ci-dessous les notices par ordre alphabétique :

Alcora (Espagne). — La fabrique d'Alcora qui fabriquait de la faïence à émail stannifère, a fait aussi vers la fin du XVIII® siècle de la faïence fine. Le buste, grandeur naturelle, du comte d'Aranda, fondateur de cette manufacture en est

certainement un échantillon remarquable, il se trouve placé sur une colonne entre les vitrines 58 et 69.

Apt(VAucLUSE — France). — Un nommé Moulin fonde en 1720 une faïencerie au Castelet près d'Apt, on lui attribue les pièces à pâte jaune. En 1780, un autre faïencier appelé Bonnet rachète Tusine et la réunit à la sienne, en prenant Arnoux comme associé.

Bellevue (près ïoul — France). — En 1 753, une fabrique de faïences fines était dirigée par un sieur Lefrançois, qui la céda en 1771 à Charles Bayard. Quelques statuettes marquées « Bellevue Ban de Toul » indiquent que Cyfïlé a du travailler dans cette manufacture.

Burslem (Angleterre). — Josiah Wedgwood né à Burslem dans le Staffordshire, y fonda une modeste faïencerie ; grâce à ses recherches sur les pâtes colorées et sur la décoration, il obtint un tel succès, qu'il put, après avoir pris pour associé son ami Bentley en 1756, fonder la petite ville d'Etruria pour y installer ses fabriques et ses nombreux ouvriers.

On classe de la façon suivante les divers produits de Wedgwood : 1° Les faïences de couleur crème dites à la Reine. 2® Les poteries noires. 3** Les terres rouges imitant les camées. 4** Les pâtes marbrées. 5° Les biscuits comprenant des pièces de forme et surtout des médaillons d'une exécution parfaite, décorés en bas-relief sur fond de couleur, de sujets antiques d'après Flaxman.

Chantilly (Oise — France). — Fabrique fondée par un ouvrier venu de Douai.

Choisy-le-Roi (Seine — France). — La faïencerie de ce pays fondée en i8o4, par les frères Paillart, est encore en activité «n ce moment.

Creil (Oise — France). — Cette fabrique fondée par M. de Saint-Cricq, a produit des faïences fines décorées par impression, à la façon anglaise.

Douai (Nord — France). — Les frères Leigh, déjà faïenciers en Angleterre, viennent à Douai en 1780, et y fondent une manufacture de faïences fines.

Epinal (Vosges — France). — François Vautrin fonde en 1760 une faïencerie qu'il cède en 1766 aux frères Bon.

Ferrière-la-Petite (Nord — France). — Une assiette du musée est marquée de ce nom, mais on ne connaît rien sur cette fabrication.

Forges-les-Eaux (Seine-Inférieure — France). — r Fabrique fondée à la fin du xviii^ siècle, par des ouvriers venus de Douai.

Hanley (Angleterre). — Cette ville, située dans le Staffordshire, possédait une faïencerie fondée en 1760 par Henry Palmer, et qui fut reprise en 1776 par Meale.

Havre, le (Seine-Inférieure — France). — On sait d'après des spécimens exposés au Musée qu'un nommé Delavigne y possédait en 1790 une fabrique de faïences fines.

go FAÏENCES FINES DIVERSES

Lane End (Angleterre). — John Turner fonda en 1762 une fabrique de faïences fines à Lane End, dans le Staffordshire. Il faisait quelquefois décorer ses faïences en Hollande de sujets bibliques, dont le plus connu est rbistoire de Tenfant prodigue.

Leeds (Angleterre). — Les frères Green installent vers 1760 une fabrique de faïences fines, remarquables par leurs décors en relief et découpés à jour.

Longwy (Meurthe-et-Moselle — France). — Cette fabrique qui a été fondée par M. d'Huart en 1798 est encore en activité.

Lunéville (Meurthe-et-Moselle — France). — En 1 781, Jacques Chambrette installe une faïencerie qui prend le titre de Manufacture Royale de Stanislas, de Pologne. Vers 1760 son fils Gabriel la reprend et la cède à Charles Bayard.

En 1788, Charles Loyal en devient propriétaire et la vend à MM. KelleretCuny.

Le sculpteur Cyflflé a exécuté à Lunéville des statuettes qu'il a marquées « Terre de Lorraine ».

Luxembourg (Duché de). — Fabrique fondée en 1767 par les frères Boch, à Sept-Fontaines.

Montereau (Seine-et-Marne — France). — Deux anglais^ Clark et Schaw, fondent une faïencerie qu'ils réunissent à celle de Creil installé^ par M. de Saint-Cricq.

Orléans (Loiret — France). — Dessaux de Romilly

fonde en 1743 une fabrique de faïences qui prend le titre de Manufacture Royale. En 1757, Gérault-Daraubert lui succède. Vitrine n° 65, ex. : n** 10027.

Paris (Seine — France). — Cette manufacture qui fabriquait plus spécialement des poêles, a dû faire aussi à un certain moment des faïences fines, ainsi que le prouverait un sucrier, ici exposé, avec la marque en creux : Ollivier à Paris.

Masson, son successeur, n'a fabriqué que de la faïence fine.

Paris, rue du Pont-aux-Choux (Seine — France). — Une manufacture de faïences, dites terres d'Angleterre ou terres de pipe, fut installée vers 17^0 par un nommé Edme. Quelques années plus tard Mignon lui succéda. Fabrication remarquable au point de vue des formes qui rappellent les plus beaux modèles de l'orfèvrerie. Vitrine n° 63, n**' 12^95, 72o4'

Rôrstrand (Suède). — Cette manufacture de faïences à émail stannifère, fabriqua de la faïence fine vers 1760.

Saint- Amand-les-Eaux (Nord — France). — Une assiette du musée portant la marque S. A. de Saint-Amand, semble indiquer que Pierre-François Fauquez, faïencier dans cette ville, a dû y faire, à un certain moment des faïences fines.

Sarreguemines (Lorraine). — Cette fabrique, fondée en 1770 par Paul Utzschneider, est encore actuellement en activité.

Sèvres (Seine-et-Oise — France). — Une fabrique de faïences fines existait à Sèvres à la fin du xvni* siècle, elle était la propriété d'un nommé Lambert.

M. de Saint-Amans a fait aussi à la Manufacture Nationale de Sèvres quelques essais de faïences fines, mais à titre d'étude seulement.

Un autre atelier, dont le Musée possède plusieurs pièces, •était dirigé par un sieur Glavareau.

Staffordshire (Angleterre). — Contrée du centre de l'Angleterre, renommée par son industrie céramique, dont les principales fabriques furent celles de Bradwell, de Shelton et de Burslem. On attribue à Astbury, potier à Shelton, l'invention du cailloutage, c'est-à-dire l'addition du silex calciné à la pâte des faïences.

Tunstall (Angleterre). — Fabrique fondée en 1768 par Child, et reprise un peu plus tard par Clive.

Turner, John (Angleterre). — Nom d'un fabricant. Voir Lane End.

Val-sous-Heudon (Seine-et-Oise — France). — Fabrique fondée vers 1800 par Mittenoff et Mouron.

Nous donnons pour mémoire les noms d'autres fabriques de moindre importance : Doccia (Italie). — Kœnisberg (Allemagne). — Liverpool (Angleterre) . — Naples (Italie). — Savone (Italie). — Valence (Espagne),

Nota : La plupart des fabriques de faïences fines ont marqué leurs produits de leurs noms en toutes lettres et en ■creux.

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