‹ Guide du planteur d'EucalyptusChapitre 13 sur 42 · Drom bark. — (Nom indigène · texte numérisé non relu

Drom bark. — (Nom indigène

44. Dthackai courroo. — Trad. (Nom indigène?) — Catal. austr. B.-39, p. 143. Très bonne espèce. A faire venir d'Australie, pour essai.

Voy. Spec. nov. Dthaâkai courroo, n* 154.

45. Dumosa. — Trad. Buisson nan t. — Collée. Cordier, n° 59. Arbrisseau. Graine de M. Trottier, semée au mois de mars 1871.

46. Eugeniodes —A faciès d'Eugenia.— Collée. Cordier, n # 74. Belle espèce, mais souffre de la sécheresse. Graines de MM. Rivière et Ramel, semées en mars 1873. Hauteur des arbres, au 1" mars 1876 : 7 mètres, avec 31 cent, de circonférence.

47. Exserta. — Trad. Saillant (?) — Collée. Cordier, n° 98. Grôle, fructifiant à la deuxième année, n'est pas un grand arbre. Graine de M. Thozet, semée en février 1874. Hauteur, au mois de mars 1876, deux mètres.

Voy. Resinifera, n° 127.

48. Fibrosa. — Trad. Fibreux. — Collée. Cordier, n° 114. Très "ftélicat et de végétation lente. Graine de M. Rivière, semée en mai 1875. Hauteur, le 1 er mars 1876 : 80 cent.

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49. Ficifolia. — A feuilles fendues. — Collée. Oordier, n° 116. Graine distribuée par la Société d'agriculture au mots d'avril 1876. En. expérimentation.

Extrait d'une note lue par M. Cordier, à la Société d'agriculture, dans la séance du 2 décembre dernier (1876) : Lors de la distribution de graines d'#. ficifolia, faite au printemps dernier, par la Société, j'en avais pris & ; M. Ramel m'en reawt ensuite une douzaine. J'ai obtenu une dizaine de plants que j'ai mis en place aussitôt qu'ils eurent atteint dix centimètres de hauteur. Tous, à l'exception d'un seul, sont morts, malgré tous les soins apportés. C'est donc une espèce assez délicate, d'autant plus que le plaût qui nous reste végète chéti vement.

En somme, cette variété ne paraît offrir d'autre intérêt que comme arbre d'agrément ou de collection.

50. Fissilis. - Trad. Facile à fendre. — On en a trouvé de 500 pieds de haut (150 mètres) dans les montagnes de Dandenong, près de Melbourne (Leingre). L'E. Fissilis est un amyydalina.

L'E Fissilis, outre l'huile essentielle, produit une gomme soluble dans l'eau et qui possède, dit-on, de précieuses qualités pour le tannage. — Rapport. P. Mares et Trottier, sur les essences forestières australiennes à vulgariser en Algérie. Bull. Soc. d'agr. 39. p. 137.

I^e bois de l'E Fissilis est peu dur et d'un blanc jaunâtre.

Catal. aust. B. 39 p. 142. Espèce ordinaire.

Collée, Cordier, n° 45. Paraît n'être qu'un petit arbre. Graine distribuée par la Soc. d'agr. Plantation en mars 1869. Résultat constaté en mars 1876 : hauteur des arbres 6 mètres, circonL 29 centimètres. * •

Déjà M. Cordier écrivait, le 15 juillet 1870 : Quant aux E. Fissilis, Oleosa, Robusta, Gùnioçalyx et AmygdaUna, c'est à peine si j'ai pu en sauver quelques plants sur des centaines mis en pots, tant ils sont délicats dans la première période de leur végétation ; du reste, la plupart des paquets de ces graines se trouvaient mélangés, de sorte qu'il est fort difficile de s'y reconnaître.

Espérons que les essais de M. Cordier ne sont pas concluants et que des éssa|s tentés sur d'autres points que la Maison-Carrée, donneront d^ meilleurs résultats ; la variété vaut la peine qu'on s'y intéresse. Du reste, n'y a-t-il pas quelque confusion avec l'arbre du môme nom décrit ci-après ?

51. Fissilis. — Trad. Fac le à fendre. - Collée Cordier, n° 113. Feuilles du Goniocalyx ; espèce loute différente de ce que nous avons déjà seus cette désignation. Graine de la Société d'acclimatation, semée en mai 1875. Hauteur de l'arbre, en mars 1876, 1 mètre 30 centim.

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— Wf —

52. FlOoded gum. — trad. Gommier d'eau. — Catal. austr. B. 59 p 143 : spec. nov. Eucalyptus grandis, nom indigène « Fiooded gum«, bonne espèce.

Note du Catalogue australien, Exposition universelle , Paris 1867 : Arbre majestueux, habitant les terrains d'alluvions, sur le bord des rivières; son tronc est comme un pilier, sans branches jusqu'aux trois quarts de sa hauteur ; son bois a une grande réputation de force et de légèreté ; « quand il est sec, il flotte » ; on s'en sert beaucoup pour le bâtiment, pour différents usages tels que : les lattes, le parquetage, les planches à bateaux, etc. Des troncs sans nœuds ni défauts, ayant 7 pieds de diamètre et 70 à 80 pieds de hauteur, se trouvent souvent ; quelques-uns de ces arbres fournissent 6 à 8,000 pieds de bois de charpente.

Note de M. Oordier (20 juin 1874, Bcdl. Soc. d'agr. n° 59, p. 161). — Si c'est bien l'espèce que nous possédons, et dont nous avons reçu les graines de kt maison Vilmorin, voilà évidemment l'un des arbres dont l'introduction en Algérie sera précieuse, car nous ne doutons pas que, placé dans les conditions de son habitat naturel, c'est-à-dire dans les terrains d'alluvions, près des sources ou sur le bord des cours d'eau, il ne se développe aussi rapidement que le Globulus; il est du moins des plus rustiques et sa multiplication est facile.

En 1868, continue cet arboriculteur distingué, nous avons obtenu, d'un demi-gramme de graines, plus de cent jeunes plants de belle venue ; malheureusement, nous ignorions alors les renseignements donnés par la note du catalogue australien de l'Exposition de Paris, et nous les avions plantés dans diverses variétés de sols, à l'exception de celui qui lui convient réellement; malgré cela, si nous n'avons . pas été satisfait de la végétation de ceux plantés dans des terrains légers et sablonneux, où ils sont restés à l'état d'arbustes, et où, . néanmoins, ils ont résisté à la sécheresse, il n'en a pas été de même de ceux placés dans de bons terrains, plus consistants, quoique non irrigués. En mai dernier, (1874), c'est-é-dire à quatre ans, l'un des Fiooded gum mesurait 62 centim de circonf. Nous avions planté dans un ancien marais qui s'est submergé cet hiver; les Globulus et diverses autres espèces d'Eucalyptus sont morts à la suite de l'inondation ; les Fiooded gum seuls sont bien portants et végètent assez bien

Descrip. botan. Tige droite, perdant ses rameaux inférieurs; écorce ne se détachant pas du tronc, feuilles alternes, oblongues, lancéolées, celles des rameaux un peu falcif ormes, d'un vert terne, pétioîées, fermes, longues de ib à 20 centim. et davantage, larges de 2 à 3 ; pétioles le plus souvent rpugeâtres ; glandes très petites, capitule à pédoncule long de 1 centim., formé de 6 à 7 fleurs, non serrées, blanches pédicellées ; opercule conique, aigu, long de 6 à 8 millimètres, dépassant le rebord|du fruit de 5 à 6 millim.; celui-ci

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est conique, pèdicellè, d'un vert foncé, large de 5 à 6 millimètres, long de 6 à 7, à rebord saillant, lisse, luisant, s'ouvrant par une fente à 4 fides.

Collée. Cordier, n° 19. Demande des terres-profondes et humides où il croît rapidement. Graine de Vilmorin, semée en mars 1869. Hauteur, en mars 1876, quinze mètres avec 71 bentim. de circonférence.

Catal. aust. B. 39 p. 143 : spec. nov. — Eucalyptus grandis : nom indig Flooded gum % bonne espèce.

Cette variété est au nombre de celles qui végètent le mieux dans la propriété de M. Arlès-Dufour « Domaine des sources ».

Voy. Grandis n° 63 et spec. nov. — Eucalyius grandis Flooded gum n° 155.

53. Foeld Bly. — Trad. De la baie deFoeld.- Collée. Cordier, n° 72. Rameaux retombant comme ceux du saule pleureur. Graine de M. Rivière, semée en mars 1873. Hauteur de l'arbre au 1 er mars 1876 cinq mètres, circonf. 32 centim.

54. Forest Mahogamy.. — Trad. Acajou des forêts — Catal. austr, B. 39 p, 143. E. longifolia Forent Mahogamy \ bonne espèce.

Voy. Longofolia, n° 82 et Mahogamy, n° 84.

55. Giganteà. — (Hook lil.) ou Obliqua (L'Héritier), vel Fabroru m (Schlect), « stringhy Bark ». — Giganteà, Géant.

Notice de M. Leingre : Arbre de très-grandes dimensions. Croissance rapide, belle tige droite.

On leUrouve en immenses quantités sur les montagnes arides de la Tasmanie et de Victoria.

Bois trois fois résistant comme le chêne. Avec son écorce épaisse et tenace on fait des huttes, des cordes, du papier, etc.

Ne se plaît que sur les hauteurs.

Bent. FI. austr. : Arbre très-élevé, atteignant souvent 150 pieds de hauteur, mais ne les excédant pas ; croît dans les montagnes et collines stériles de Victoria et de la Tasmanie où il forme de grandes forêts qui constituent ce qu'on appelle les forêts de Stringhy bark.

Cette espèce, dit F. Mueller, mérite d'être semée simultanément avec le globulus; sa croissance, dans les circonstances favorables, est aussi rapide. Son bois a l'avantage de se fendre et de se travailler facilement.

Obserbation de M. Lambert, inspecteur des forêts (séance de la Soc. d'agr. du 15 octobre 1870, B. 50 p. 161.) — Il résulte des expériences faites sur les résultats des semis de graines des diverses espèces d'Eucalyptus, que l'espèce dite Giganteà ou obliqua est celle qui a le mieux résisté à la sécheresse de l'été dernier sans aucune espèce d'irrigation.

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Note du D' Miergues, de Boufarik. (Bull. Soc. d'agr. n° 48 p. 156): Cette espèce qui croît moins vite que le globulus devrait être beaucoup plus répandue à cause de ses propriété tannantes. La feuille contient à peine de l'essence, appréciable seulement sur les jeunes pousses, et, pas de résine. J'en ai extrait un alcaloïde qui, par les acides, donne des sels cristallisables qu'on devrait étudier L'écorce répand une odeur douce, agréable ; peut-être donneraitelle une essence fine ; elle brûle à la manière de l'amadou en répandant une légère odeur balsamique, elle renferme beaucoup de tannin.

Note de M. Cordier (B. Soc. d'agr. 59, p 175 - 20 juin 1874) : Nous avons, jusqu'à présent, mal réussi dans nos essais de cette précieuse espèce ; les jeunes plants fondent facilement, et, c'est à peine si, sur des centaines mis en pots, nous avons pu en sauver quelques-uns ; il faut croire que la nature des terrains où noua les avons placés ne leur est pas favorable, et nous pensons qu'il faut y renoncer pour les plantations dans la plaine. Nous en avons vu sur les coteaux de Baïnem — plantation faite en 1869 par le. service des forêts— qui paraissent végéter mieux que chez nous.

L'un de nos jeunes E. gigantea. mesure actuellement (1874) 60 cent, de circonférence, sur 12 Jmètres de hauteur, à 8 ans d'âge ; végétation qui n'est pas à dédaigner.

Collée, dudit, n 6 5. Les jeunes plants fondent facilement Graine de Vilmorin, semée en mars 1865. Hauteur des arbres, en mars 1876, 12 mètres, circonf . 67 centim.

Bot. Tronc droit, rugueux à sa partie inférieure, écorce se détachant par plaques dans le haut, rameaux inférieurs persistants; fleurs en juillet, en bouquets de 9 à 12,dont plusieurs avortent, pédicellées ; pédoncule long de 1 c, assez gros; fruit campanule, long de6à8milim., large d'autant, à rebord droit, s'ouvrant par quatre divisions; feuilles grandes, ovales, oblongues lancéolées d'un vert foncé, longues de 12 à 15 cent., larges de 6 à 8, luisantes, un peu courbées, subondulées.

Le bois du Gigantea est d'un blanc jaunâtre et peu dur.

Cat. austr. B. 39, p. 142, E. gigantea, bonne espèce.

Voy. Obliqua, n° 97.

56. Globulus. — Bouton. — Variété la plus connue, sous le nom de laquelle beaucoup de personnes ont confondu ou résumé le genre Eucalyptus.

Bien que VEucalyplns globulus soit très connu et répandu aujourd'hui en Algérie, il est nécessaire, en raison de la nature même du présent travail, d'en dire quelques mots ; mais je résumerai aussi brièvement que possible les nombreuses notes écrites sur cet arbre.

Note de M. Ramel (Notice de M. Leingre, p. 8). Eucalyptus

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globulus (Labillardière). Bine gum tree de la TàSMàîuë. Rapide croissance, très grand arbre. Bois de grande valeur ; action remarquable sur la salubrité de l'air.

Notice de H. Leingre (1875). (Extrait de la Revue maritime et coloniale). — C'est à l'expédition des navires la Recherche et Y Espérance, envoyés en. 1791, sous le commandement du chevalier d'Entrecastcaux, pour retrouver les traces du célèbre et infortuné Lapérouse, qu'est due la découverte de VE. Globulus, ou. gommier bleu de Tasmanie .( Tas maru a m b lue gum).

Plusieurs savants faisaient partie de ce voyage, et, parmi eux, le naturaliste Labillardière qui, le premier, a décrit cet arbre.

Note de Labillardière. — 12 mai 1792. (L'expédition était alors dans le port d'Entrecasteaux, au fond de la Baie des Tempêtes, sur la terre de Diémen). Je n'avais pu me procurer encore les fleurs d'une nouvelle espèce d'Eucalyptus remarquable par son fruit qui ressemble assez à un bouton dhabtt — (d'où le nom de Globulus, donné par M. Labillardière). — Cet arbre, un des plus * élevés de la nature, puisqu'il y en a d'un demi-hectomètre» ne porte des fleurs que vers son extrémité. Le tronc est propre aux constructions navales et pourrait servir à la mâture, quoiqu'il ne soit pas aussi léger ni aussi élastique que le pin. Peut-être seraitil avantageux d'en faire des mâts de plusieurs pièces.

Note de M. Cordier « sur des essais de plantations forestières et observations sur la croissance des Eucalyptus » (juin 1874, Bull. Soc. d'agr. 59, p. 149). — Notre première plantation en E. Globulus remonte à 1863, elle est, il est vrai, peu importante* puisqu'elle se borne à deux individus que nous devons à l'obligeance de M. Ch. Bourlier, qui, vu l'impossibilité de s'en procurer alors en Algérie, en fit venir de France une douzaine, lesquels furent partagés entre amis. Les deux jeunes plants, lorsqu'ils furent mis en place (mai 1863), avaient la grosseur d'un fétu de paille et 50 à 60 centimètres de hauteur ; le plus gros des deux mesure actuellement (l 6r février 1874), 1 mètre 68 centimètres à un mètre au-dessus du sol ; il a 18 mètres de hauteur environ. C'est le n° 1 de nos tableaux de croissance, où Ton peut suivre sa progression annuelle et môme mensuelle dans certaines années (voir les tableaux annexés au Bulletin 59, et lire les pages 149 à 155 dudit Bulletin),

Collect. Cordier, n' 1. Date de la. plantation : avril 1863 ; hauteur de l'arbre, en mars 1876, dix-huit mètres, circonférence un mètre 86 centimètres.

Note lue à la Société d'agriculture, le 2 décembre 1876 VE. Globulus, qui occupe le premier rang parmi ses congénères, pour sa rapidité de croissance, demande une terre riche et profonde pour pouvoir, après quatre à cinq ans de plantation, continuer à croître d'une façon normale ; si ces éléments lui man-

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quent, sa végétation commence à se ralentir et, souvent, la mort s'ensuit à la suRe des grandes chaleurs de l'été.

Bot Labil. Ce bel arbre (E. Globulus), de la famille des myrtes, est recouvert d'une écorce assez lisse ; les branches se contournent un peu en s'élevant ; elles sont garnies à leurs extrémités, de feuilles alternes légèrement arquées, longues d ? environ deux décimètres, sur un demi décimètre de large. I^es fleurs sont solitaires et partent de l'aisselle des feuilles. L'écorce, les feuilles et les fruits sont des aromates qui pourraient être employés d$ns lep usages économiques, à défaut de ceux que les Moluques nous ont longtemps fournis exclusivement. • ,

Rapport Mares et Trottier, sur les essences forestières à vulgariser en Algérie (Bull. Soc. d'agr. 39, p. 137). Beaucoup d'Eucalyptus peuvent donner des huiles essentielles et des gommes qui font déjà l'objet d'un certain commerce en Angleterre : l'huile es* sentielle de l'E. Globulus aurait, paraît-il, une force dissolvante très-remarquable.

M. Arlès-Dufour est très-satisfait de l'E. Globulus qui végète bien dans les terrains du « Domaine des Sources. »

Caractères spécifiques de l'Eucalyptus Globulus. - (Extrait des fragments pictographiques de l'Australie, par le docteur FercL Muelier, XII, p. 28 - Labill. Voyage à la recherche de Lapeyrou> se : 1,153, t. XIII. — Nov. Holl. Plant. Specira., II, 121 ;Cand, Prodr. III, 220, — Spreng. Syst. Vey., II. 500;— Don Gen syst;, 11,820, etc., etc.)

Bot. — Arbre d'une grande élévation, à rameaux tétragones au sommet, feuilles les plus nouvelles presque cordiformés opposées ; les autres alternes munies de pétioles longs ou moyens, cck riaces unicolores, un peu brillantes, aiguës et souvent insensiblement contournées en faulx, depuis la base, ou étroitement lancéolées, allongées en mucron et largement munies de nervures contournées et répandues sur les bords.

Fleurs axillaires germinées ou ternées, sessiles ou munies d'un pédoncule court, large, comprimé, boutons prùineux, verruqueux, ridés ou presque lisses, à double opercule dont l'extérieur est plus petit. Tube du calice souvent hémisphérique ou en pyramide renversée, turbine, anguleux, ou à plusieurs côtes, égalant presque la longueur de l'opercule intérieur qui est déprimé, hémis^ phérique ou déprimé subitement et grossièrement clypéiforme (en bouclier), depuis le centre.

Filets stamnifères allongés ; anthères presque ovales. Fruits les plus gros souvent hémisphériques ou déprimés, turbines à quatre, six ou rarement trois loges, séparant du tube du calice, par un petit canal d'abord anguleux, le bord du sommet élargi, déprimé, ou un peu convexe; sommet de la capsule proéminent, un peu convexe, ; valves deltoïdes, graines dépourvues d'ailes,

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57. Gomphocephala. -— Trad. A tête enflée. — Catal. austr. E. Gomphocephala. — Tuart. B. 39 p. 144. Bonne espèce.

Rapport du D r Bourjot sur l'opuscule de M. Mueller « austr alian végétation x> Bull. Soc. d'Agr. 46 p. 288. L'Eucalyptus Gomphocephala est un non bois de menuiserie.

Variété à demander à TAustralie.

58. Goniooalyx. — Trad. A calice géniculé. — (F. Mueller). — Bent. FI. austr. Arbre médiocre et quelquefois haut, appelé dans quelques endroits spotted gum tree, croit dans le§ montagnes près de Buffolo et vers les sources des fleuves Yarra et Mittal.

Collée. Cordier, n° 2. Ecorce fibreuse ; ne vient pas dans les terres mouilléas, demande Iesterres sèches. Graines provenant dé la maison Vilmorin. Date de la plantation mars 1865 : hauteur en mars 1876 huit mètres, circonf. 1 mètre huit centim.

Notes du môme arboriste, Bull; Soc. d'Agr. 59 p. 173, juin 1874. — D'abord grêle dans la première année, TE. goniocalyx a végété ensuite assez rapidement dans les terrains de moyenne consistance quoique de nature sèche ; ne vient pas dans les terrains humides, où il est mort dès la première année de plantation . — Notre expérience se trouve en contradiction avec les indications de M. Raveret Watel, qui dit que cette espèce croît surtout dans les forêts humides. (Bulletin de la Société d'acclimatation. — Novembre 1871.) — Un de nos premiers plants, cassé par accident ras du sol, a repoussé, sur la souche, plusieurs tiges dont deux, quelques années après, égalaient en hauteur leurs congénères de même âge, ce qui nous fait penser que cette espèce d'eucalyptus serait propre à former des taillis que l'on pourrait exploiter par des coupes périodiques. A huit ans, 90 cent, de circonf. et 7 à 8 mètres de haut. ,

En 1870 le Goniocalyx était au nombre des variétés dont M. Cordier disait (Bull. Soc. d'Agr. 49 p. 178) que c'est à peine s'il avait pu sauver quelques plants, tant elles semblaient délicates dans la première période de leur végétation . — Il y avait eu du reste, ainsi qu'il a été dit, mélange de graines.

Quoiqu'il en soit on remarquera les contradictions à l'égard du Goniocalyx. En Australie, il croît dans les montagnes vers les sources des fleuves et, en Algérie, les terres mouillées ne lui conviennent pas, il demande des terres sèches. Le fait mérite d'être examiné avec attention, l'observation en est importante et intéressante pour le pays.

Bot. Cord. Tronc assez droit, écorce rugueuse, fendillée, subsubôreuse, ne se détachant que partielllement à la partie inférieure ; rameaux retombant, rougeâtres ; feuilles opposées, arrondies dans son jeune âge, plus tard alternes, allongées, subondulées, lancéolées,, quelques-unes.. un pçu falciformes sur les rameaux

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supérieurs, larges de 3 cent. Ir2 sur 25 à 30 de longueur, nervures très-apparentes : fleurs en février et mars, petites, serrées, sessiles au nombre de 6 à 8 dont une, ordinairement médiane, forme une touffe ou capitule courtement pédoncule, 5 millim. opercule convexe, mamelonné, étamines de longueur inégale à anthènes presque rondes ; fruits sessiles en forme de cônes, ayant 5 millim. en hauteur et en largeur, 3 ou 4 cellules Couvrant par une fente de 3 ou 4 divisions, mais le plus souvent à 3 ; rien d'anguleux.

59. Goniocalyx. — A calice géniculé. — Collée. Cordier, n e 65. Espèce venant mieux que ce que nous avons déjà. Tronc plus régulier. Graine de M. Ramel ; Plantation en mars 1873 ; -dimensions en mars 1876 : hauteur 7 m. circonf. 36 centim.

60. Goniocalyx. — A calice géniculé. — Collée. Cordier, n° 96. Tout différent de ce que nous avons sous ce nom. Feuilles du Stuartiana, mais plus petites. Graines de la maison Vilmorin ; semées en février 1874. Croissance constatée le 1 er mars 1876 : hauteur 3 mètres 50 centim.

Voy. Spotted gum tree, n° 183.

61. Goubîàngà. — Nom australien (?)— Cat. austr. B. 39, p. 143. spec. nov. Gouranga — Blue gum -of coast districts k (Nouvelle Galles du sud). Bonne espèce.

Voy. spec. nov. Gouranga Blue gum, n° 156.

62. Gracilis. — Trad. Grêle. — Collée. Cordier, n° 48 (1876). Arbrisseau. Provenant de graine distribuée par la Société d'agriculture ; seïnéo en mars 1869.

63. Grandis — Trad. Grand. — Catal. austr. speç. nov. Eucalyptus grandis. — Flooded gum. — Bonne espèce.

Voy. Flooded gum n° 52 et spec. nov. E. grandis Flooded gum, n° 155.

64. Greyiron bark. — Trad. 4. écorce de fer grise. — Catal. austr. Spec. nov. Grey iron bark. Bonne espèce. — . A faire venir d'Australie.

Voy. spec. nov. Greyiron bark. n° 158.

65 Grey gum. —Trad. Gommier gris. — Catal. austr. spec. nov. Grey gum.

Voy. spec. nov. Grey gum. n° 157.

66. Gunnii. — Trad. (?) — Note de M. Ramel (notice Leingre p 9). E. Gunnii, très odorant et demi-alpestre.

Mémoire sur le boisement, par M. Mueller; directeur du jardin botanique de Melbourne. Notre Eucalyptus Gunnii pourrait pros^

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pèrer, môme pendant les hivers de l'Europe centrale, et, pat éoû-* séquent, on pourrait le cultiver dans les régions forestières de la France trop au nord pour les autres espèces.

Rapport Mares sur les essences à vulgariser (Bull. Soc. d'agr. 39 p, 138). VE. Grunnii, dans la Nouvelle- Galles du sud, s'élève jusqu'à la région des neiges et peut, par conséquent, résister à de grands froids.

Brochure de M. *Trottier sur l'Eucalyptus et le reboisement (1868) : L'E. Gunnii végète en Australie à une altitude de 5.000 pieds (1,524 mètres).

Collée. Cordier, n° 24. — Gunnii ? Ressemble au Stuarttana. Graine distribuée par la Société d'agric. Semée en mars 1869. Croissance constatée en mars 1876 : hauteur 40 mètres, circonf. 65 centim.

Catal. austr. E. Gunnii. Bonne espèce.

Il conviendrait d'essayer cette variété dans des endroits élevés tels que Sétif, Milianah, Médéah, etc.

67. Gunkii. -* Trad. (?). — Collée, Cordier, n° 110. Vient en buisson ; feuilles obovales ; n'est plus ce que nous avons reçu par la Société d'agriculture en 1869. Graine de M. Ramel, semée en mai 1875, hauteur en mars 1876 quarante centimètres.

68. Guoosoowarra. — Box of illawara. — Catal. austr. B. 39 p. 143. spec. nov. Guooroowarra. — Box of lllaioara. Très bonne espèce. Trad. Buis d'Iliawara (Guooroowarra);

A essayer ; il conviendrait de demander à l'Australie de la graine de cette espèce.

Voy. spec. nov. GuoorooQbarra, n° 160.

69. Hemiphloia. — Collée. Cordier, n e 41. De végétation lente. Graine de M. Mares. Plantation de mars 1869. Croissance relevée en mars 1876 : hauteur 8 mètres, circonf. 59 centim.

70. Hemiphloia. — Trad. (?) — Collée. Cordier, n° 108. Hemiphloia f Caractères différents de ce que nous avons reçu sous ce nom en 1869. Feuilles étroites, allongées. Graine venant de M. Ramel ; semée en novembre 1875. Hauteur en mars 1876, soixante centim.

71. Hoemastoma —Trad. Fleurs à bouche rouge. — en anglais, red-rnouthed. — Collée. Cordier, h # 87. Végétation peu vi goureuse. Graine de M Rivière ; ssmée en mars 1873. Hauteur de l'arbre en mars 1876, cinq mètres, circonf. 1T centim.

72. Ial-Tingue. — Nom australien (?) Catal. austr. B. 39 p, 143. spec. nov. Yah ringue-spotted or mottled gurn. Très bonne espèce.

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M. Cordier dit (Bull. Soc. d'agr. 49 p. 178, à la date du 15* juillet 1870': Je n'ai pu sauver que deux Ial-Tingue que j'avais conservés une partie de l'été.

Ces* deux sujets sont-ils donc morts que M. Cordier n'indique pas cette espèce dans la liste de sa collection en 1876? On devrait alors redemander de la graine de cette variété.

Voy. Spoticd or mottled gum, n° 184.

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