‹ Guide du planteur d'EucalyptusChapitre 26 sur 42 · CULTURE DES EUCALYPTUS · texte numérisé non relu

CULTURE DES EUCALYPTUS

Semis et Plantations

L'expérience a déjà dé/nontré que, contrairement à ce qui a lieu en Australie, les semis en ,place, excepté pour les terrains légers, offraient peu de chances de réussite en Algérie ; il n'est pas moins intéressant, croyons-nous, de relater au commencement de ce chapitre la méthode généralement suivie dans le pays d'origine des Eucalyptus.

Voici, d'après le Melbourne- Argus de juillet 1873, les procédés généralement employés dans la Colonie anglaise :

Procédés employés en Australie pour les semis. — En hiver, (juin à septembre), on laboure à 5 pouces de .profondeur, et l'on fait des sillons* assez rapprochés pour qu'ils ne soient pas effacés quand on les retourne.

A la fin de juillet, en août, au commencement de septembre, suivant convenance, on herse le terrain, l'outil fonctionnant dans le sens des sillons, afin de ne pas retourner les mottes ; et, immédiatement après le dernier coup de herse, on sème à la volée, à raison de 2 onces par acre, (150 à 200 grammes à l'hectare). L'émiettement de la terre et la pluie suffisent pour recouvrir la semence.

L'été suivant, les jeunes arbres auront atteint une hauteur suffisante pour se défendre contre les herbes poussées après eux. Naturellement, on garantit les semis contre l'incursion des animaux ; mais, dans deux ans, à partir de l'époque où l'on a semé, les agneaux peuvent être admis à venir paître parmi les blue gums, sans le moindre inconvénient pour ceux-ci.

Digitizëd by

Semis.

MÉrâoDE indiquée par M. Ramel. — Semer en terre de bruyère, en pots, terrains, caisses ou abris; recouvrir trèslégèrement de terre, maintenue humide. Température de 15 à 20 degrés Réaumur.

Quand les sujets sont un peu forts, c'est-à-dire à la 4 e ou 5 e feuille, repiquer en place définitive ; avoir soin de bien entourer les jeunes racines de la petite plante de sable fin, de bon terreau, ou tout au moins de terre bien tamisée.

Eu égard aux dimensions que doivent vite prendre les racines de ces arbres géants, on comprendra facilement qu'on ne saurait donner trop de soin et surtout trop de profondeur à la défonce des trous où ils doivent commencer leur rapide développement.

• J'extrais de l'opuscule de M. Leingre, la note suivante, Signée P. Ramel :

Voici la manière de semer les graines de l'eucalypte :

Dans les pays chauds, le semis en place est la règle* Le sol étant préparé, on dépose deux ou trois graines sur de (a terre très fine, terre de bruyère ou sable mêlé ; on tamise légèrement de la terre de bruyère, de façon à couvrir lçs graines de deux ou trois millimètres. On recouvre la terre de quelques plantes sèches pour atténuer l'effet du soleil sur les jeunes plants qui lèvent en huit ou douze jours.

Sous un climat froid, je conseille de semer dans des pots séparés pour éviter le repiquage, qui prive le sujet, (autant que j'ai pu m'en rendre compte depuis deux ans) des branches de la base, qui sont son ornement et son appui contre les vents. Les couches ou la serre de multiplication sont de rigueur dans les pays froids.

Méthode employée et conseillée par M. Cordipr : tt M. Cordier conseille de semer en caisse et mieux en terrine de 25 à 30 cenlim. de diamètre, ou même dans d#s pots de de 10 à 12 centim., qui peuvent se transporter facilement. La terre qui lui a paru la meilleure est un mélange de moitié de terre prise sous les vieilles touffes de lentisques laquelle contient une certaine quantité d'humus provenant de la décomposition des feuilles, un quart de sable fin et un quart de bonne terre de jardin : ce mélange doit être passé au crible ; on en remplit les caisses, terrines ou pots, qu'on a drainé préalablement en mettant au fond une coucliô d?

Digiti

izedby GoOgk

dm* à trois centimètres de gros sable, en ayant soin &ë tasser légèrement la terre, qui ne doit être ni trop sèche, ni ttof) humide.

Les graines semées, il faut les recouvrir d'une légère ccfoche de terre, d'un quart de centimètre environ, qu'on tassera de nouveau.

Il convient de placer, les semis au Sud-Est, à l'abri du Nord-Ouest, et d'entretenir, par des légers arrosages, une humidité suffisante jusqu à la germination, qui a lieu du 8 e au 48 e jour, suivant la température de saison.

Deux époqdes sont également favorables pour faire les semis : le printemps et l'automne.

. Pour ceux faits au printemps (Mars et Avril), les jeunes plants ne peuvent être placés à demeure que lors des premières pluies de l'automne ou au printemps suivant, c'està-dire, douze mois après la levée; il estdonc nécessaire de les mettre en pots, où ils végètent jusqu'à l'époque de la plantation, en les entretenant, dans la saison d'été, par des arrosages journaliers. La mise en pots se fait lorsque les jeunes semis ont, de 2 à 4 feuilles au-dessus des cotylédons ; il est bon d'enterrer les pots afin qu'ils se dessèchent moins.

Pour les semis faits à l'automne (septembre et octobre), les jeunes plants atteignent au printemps de 40 à 20 centim. et sont dans de bonnes conditions pour être plantés à demeure, soit qu'on les ait repiqués en pots, ou qu'on les ait laissé végéter dans les terrines, M. Cordier emploie les deux modes et s'en trouve bien.

Les sujets des terrines et pots, destinés à être plantés directement à demeure, sont éclaircis, en éliminant les moins vigoureux, de façon à ce qu'il n'en reste pas plus de 50 à 60 par terrine, 45 à 25 par pot. Ce mode d'opérer est le moins dispendieux, surtout lorsqu'il s'agît de faire des plantations dans des lieux éloignés de la pépinière. — Faites en temps convenable, ces plantations réussissent généralement bien.

Méthode indiquée par M. Trottier. — Les indications données par M. Trottier, pour les semis, de même que pour les plantations, ont le mérite d'avoir été les premières publiées, puisqu'elles datent de 4868. Voici ce que disait, à cette époque, l'infatigable planteur d'Eucalyptus dans sa brochure « Notes sur l'Eucalyptus et subsidiairement sur la nécessité du reboisement de l'Algérie : »

Les semis de la graine d'Eucalyptus ne présentent aucune difficulté; iL s'agit seulement de bien choisi* l'époque où il

Digiti

zedby GoOgk

oonvient d'opérer. Le moment qui parait être le plus propice est en septembre et en octobre.

On peut procéder comme pour un semis de choux : la graine lève vers le sixième jour, et, un mois après, on peut metlre en pot les petites plantes ; il ne reste plus qu'à entretenir la terre humide par des arrosages, si le temps est sec. La température, très douce alors, permet aux petits arbres de se fortifier avant les froids de L'hiver, et en février et mars ils se trouvent dans les meilleures conditions pour être mis en place.

On peut encore semer en mars ou avril, pour plantera l'automne, après les premières pluies ; mais il faut alors arroser les plantes en pot tout l'été, et si on néglige de. le. faire, on peut tout perdre. Si Ton choisit cette époque, on conçoit facilement quelle augmentation de frais et d'embarras il en résultera.

Plantations

Moyens employés et conseillés pab M. Cordier; — Le terrain destiné aux plantations doit être préalablement ameubli, aussi profond que possible, par des labours à la charrue, qui sont les moins onéreux ; mieux la terre aura été préparée, plus la réussite sera assurée.

On jalonnera la place que doit occuper l'arbre et l'on fera faire des trous proportionnés à la -consistance de la terre : nous ne les avons jamais faits de plus d'un mètre de surface sur 50 à 60 centim. de profondeur, et, nous pensons que ces dimensions sont suffisantes, même pour les terrains compactes ; dans les terres légères et sablonneuses, un approfondissement du sol, par quelques coups dç pioche, à l'endroit que doit occuper l'arbre, est même suffisant. — Nos plantations faites dans ces conditions ne laissent rien à désirer sur d'autres, faites avec des trous ; l'essentiel est de tenir, autant que possible, la terre ameublie pendant les deux premières années, et exemptes de toutes plantes parasites.

La distance à adopter de préférence pour les plantations en massif, est celle de 2 à 3 mètres ; les jeunes arbres se protègent mutuellement et s'élèvent plus droit ; ils trouvent, à cette faible distance, un aliment suffisant pendant quatre à cinq ans, car, ce n'est qu'à partir de cette époque que leur accroissement en grosseur commence à se ralentir ; des

Digiti

izedby GoOgk

éclaircies peuvent déjà donner des perches utilisables dans une exploitation agricole, soit pour clôtures, soit pour bangars légers ; c'est ce qu'on pratiquera alors, afin dé leur rendre l'espace nécessaire à la continuation de leur croissance.

Au moment d opérer la plantation des Eucalyptus venus en pots, une précaution indispensable à prendre est de retrancher, avec une serpette bien affilée, toutes les racines qui entourent la motte et même le pivot, celui-ci se refait aussi facilement que la flèche, lorsqu'elle a été cassée; le jeune sujet souffre d'abord un peu, mais de nouvelles racines se développent bientôt. Les arbres dont on a négligé de couper les racines continuent à pousser et à grossir en tire-bouchon, et finissent par étrangler le pivot ; la mort de ces arbres, qui arrive parfois après trois ou quatre ans d'une bonne végétation apparente, n'a souvent pas d'autre cause ; dans ces conditions, du reste, l'arbre se consolide difficilement et est plus accessible à être renversé par les vents.

Le jeune plant étant ainsi débarrassé des racines contournées, devra être planté à 10 ou i 5 centimètres au plus en contre-bas de la surface du sol, de façon à ce qu'il forme cuvette et conserve plus longtemps l'humidité. Les plantations plus profondes, avec d'aussi jeunes arbres, semblent défectueuses; il faut s'éloigner le moins possible de la nature.

Pour planter ceux conservés en terrine, on mouille d'abord par un bon arrosage, et, au moyen d'un couteau, on soulève les jeunes plants de façon à ce que la terre reste adhérente aux racines, puis on les place comme ceux en pots, en les entourant d'un peu de terre fine qu'on tasse avec la main; ce procédé réussit toujours bien et a l'avantage d'être des plus économiques. Il est bon de donner ensuite un arrosage afin de raffermir la terre autour du jeune plant : un litre d'eau, pour une terrine, est suffisant lorsque la terre n'est pas desséchée.

Les soins ultérieurs à donner aux jeunes plants consistent en labours ou binages pendant les deux premières années ; il est évident que si ces soins pouvaient être continués les arbres en profiteraient.

Exemples extraits des notes de M. Trottier. — M. Trottier recommande le mois de mars pour les grandes plantations : les jours sont plus longs, le travail est plus avantageux, les Kabyles arrivent déjà, et les travaux de la ferme ne sont pas généralement pressants.

Digiti

izedby GoOgk

H ne faut pas croire, dit cet arfooriéâltèui\ que des plantés dMàfortes, hantés d'an toêlre environ, soient à proférer pour lies plantations. Les racines soht déjà ligneuses, eltèi ont formé dans l'intérieur dn pot des volutes oti éspéfeéS de tire-bouchons qui, continuant de grossir en cet état, se ^restent et s'ètrangleni. Les Eucalyptus q%i rêàssirttnt le ttiieux sont ceux de 15 à 20 cent, de haut ; leurs branchés latérales baissent à peine à chaque aisselle des feuilles ; lorsqa'ils sorti mis en place, elles se développent librement. fe*ils restent pîus longtemps en serre les sujets s'étioletit et l'arbre S'élève ensuite sans prendre de corps.

Avant de planter, il importera de savoir quelles dimensions on voudra obtenir, afin de régler l'espacement initial qui sert à l'ècartètnent définitif. Ainsi, pour les traverses dé chemins dé fer, qui oht 0*15 d'épaisseur Sur 0*20 de largeur, il toe faut pas de très-gros arbres et ane distance de six mètres, en tous sens, est suffisante pour fécanethent final.

« Nous proposons deux maniérés de planter, l'une dttè notià appelleront inixte, conservant pendant trois années les ! 1/14* du revenu lin sol, he dépensant qttè la somtiie de 600 francs par hectare ; l'autre que nous nommerons compacte, ne donnant aticun revenu jusqu'à cinq ans et exigeantune dépense de 975 fr., mais plus rémunératrice que la première, Tune à la dixième année devant donner 6,599 fr. et l'attire 9,000 fr.

PlctntatUm mixte. -± Datas la plantation mixte, notas recommandons la culture du lin : pendant deux années consécutives, celte plante ne s'élève pas beaucoup, sa racine est petite et pivotante; pour ces raisons, l'eucalyptus, datis le premier âge, ne peut souffrir sensiblement dé ce Voisinage. Pendaht la troisième, une récolte d'avoine.

« Là plantation devra être faite en mars et terminée, au plus tard, le 15 du mois d'àvHl

« On établira des planches de 7 mètres de largeur ; cela fait, <Srti étirayé, c'èst-à-dire, qu'on fait deux ou trois toèrs de charriiè, de façon à former une plate-bandfe, largfc de 1 met. 50 centimètres, y compris les raies ; le champ se trouve alors divisé en planchés alternatives de 1 m. 50 c. et de 5 met. 50. Le lin étant semé sur la partie qui lui est destinée, où herse le tout ; l'eucalyptus devant être planté à met 25 en contrebas du sol, il importe d'approfondir, le plus possible, l'une des deux raies destinée à écouler les eaux pluviales, qui, sans cette précaution, séjourneraient au pied des petits arbres et pourraient leur nuire.

Digiti

izedby GoOgk

« lé moment venu pour la plantation (FétHer oti Mate) on creusera, de 3 mètres en 3 mètre*, des troils longs de oà. 60 Sur rti. 35 de large et profonds de m: 50, en ayant soin de jeter an loin la % terre. Cela fait, au mbyèn d'uiiè pioche un peu droile, on approfondira autant que possible, en laissant la terre au fond du trou ; puis, on excâvèra les parofc dans leur partie intérieure, de façon que le trou, si on en sortait la terre, eût ses bords à la manière d'un entonnoir renversé ; enfin, à grands coups de pioche donnés à m. 25 ou m. 30 du bord extérieur, on fait tomber la terre par blocs et on l'ameublit. Quand on a aihsi opéré sur tout le pourtour, on a uhè espèce de cuvette au fond de laquelle on plante ; puis on ménage uhe rigole pour écouler les eaux pluviales. L'opération est alors terminée ; if ùe s*agit plus que de mettre un roseau destiné à soutenir Parbre à mesure qu'il grandira.

Plantation compacte. — « Avec le système compacte, on peut planter jusqu'à la fin de mai. Cette année (1869), nous avons continué jusqu'au 15 de juin et nos plantations vont bien. La raison de ce fait, est que les plantés ahnuellès prennent une grande quantité d'humidité dans le sol, et, en plantant de bonne heure, l'eucalyptus a le temps de se fortifier pour résister aux chaleurs de l'été.

» Dans la plantation compacte, on procède de la même manière, seulement on espace à 3 met. en tous sens, et on trace les raies d'écoulement en conséquence avec la charhie.

» Si une pluie battante survient, on devra, avant que la terre ne soit trop durcie, donner un léger martelage autour des petits arbres afin que la croûte n'étrangle pas leur collet. Enfin, en mai, profitant, si cela se peut, d'une pluie qui ait rendu la terre plus friable, on donnera un léger binage sûr toute la longueur dés lignes, et cela, sur une largeur de 1 m 20. Il n'y a plus à s'occuper de la plantation, jusqu'à l'hiver.

» Avant les gros temps, si les arbres s'élèvent trop, et que l'on craigne, à la suite de fortes pluies déblayant le sol, de voir le vent renverser les eucalyptus, on peut raccourcir les tiges et lès branches supérieures dans une mesure que la pratique et l'observation peuvent seules indiquer. En tous cas, quand un arbre se couche, il faut attendre la fin du mauvais temps, et, pendant que la terre est encore molle, le relever et l'incliner légèrement du coté opposé ; il faut pousser doucement, en faisant effort dans la partie inférieure de la tige ; ou butte alors fortement

.Digiti

zedby GoOgk

en arrière et on tasse la terre qui, quand elle sèche, devient dure comme une brique.

» Nous avons recommandé le binage d'une bande de terre large de 1*20. 11 serait sans doute mieux de maintenir meuble toute la surface du champ. Cetle couche ameublie arrêterait d'une manière plus complète, Faction desséchante du soleil, et les parties inférieures du sol| conservant plus d'humidité, les eucalyptus pousseraient avec plus de vigueur.

» Voici un fait résultant de notre expérience personnelle.

» Nous avions, en 1866, semé pour coupage un champ d'orge aux premières pluies de l'automne ; nous voulûmes attendre une dernière coupe qui ne fut terminée que le 9 avril suivant. Aussitôt ce champ fut labouré et on se mil le même jour à creuser des trous pour les eucalyptus ; la couche soiis le labour était alors sèche et tombait en poussière sous la, pression des doigts ; à quelques jours de là, cette même couche était devenue humide. Que s'était-il donc passé ? L'explication de ce fait est la suivante, elle est importante à connaître : Avant le labour, la masse était compacte, la capillarité était complète dans toutes ses parties ; l'humidité des couches inférieures arrivant à la surface, était rejetée dans l'atmosphère. Le labour, en désagrégeant toute la couche supérieure, a, par ce fait, détruit l'action capillaire, et l'humidité, s'arrêtant sous la terre labourée, humidifia peu à peu celte partie d'abord sèche, de façon à pouvoir la pétrir.

» C'est encore par cette loi de la capillarité que l'eau des puits diminue jusque vers la fin du mois de juillet, pour augmenter successivement jusqu'à l'arrivée des pluies. A mesure que les jours diminuent et que les nuits deviennent plus longues, ce qui ne s'évapore plus profite aux sources.

MM. Ramel et Leingre. — Dans sa notice, publiée par la Revue maritime et coloniale, M. Leingre dit : On plante généralement à 3^ 4 ou 6 mètres de distance. M. Ramel préfère planter plus serré, quitte à élaguer l'arbre entier. Il pense que les arbres se défendent mieux ainsi contre la sécheresse et les vents.

Méthode employée et indiquée par M. Armand Arles- Dufour.'— Sur sol perméable et sain, il convient de planter en octobre et novembre. Craignant l'action des gelées ; M. Arlès-Dufour avait longtemps hésité à adopter cette épo-

Digiti

zedby GoOgk

que de l'année ; mais la dernière gelée do 23 mars, pendant laquelle le thermomètre est descendu à 4°8, n'ayant pas tué un seul des petits arbres plantés à la fin de novembre 1875, l'insuccès n'est plus à craindre.

Les principaux avantages de la plantation d'automne sont : i° la facilité d'avoir du plant, les semis de printemps réussissent beaucoup mieux que ceux de l'automne ; 2° les frais moindres pour la plantation, les pluies de l'automne assurant la reprise des arbres ; 3° la facilité qu'on a de remplacer au printemps suivant les manquants ; —les arbres remplacés entrent immédiatement en végétation, et, avec quelques soins de plus, ne sont pas dépassés et étouffés par les autres.

Dans les terrains humides ou compactes, les racines des petits arbres se développent plus péniblement ; une gelée un peu forte tue immanquablement les jeunes arbres plantés à l'automne ; dans de telles conditions la plantation de printemps est seule possible.

Le terrain bien labouré et hersé, puis jalonné, on fait creuser des trous ayant 40 centimètres de large sur 40 de profondeur et 60 de longueur ; les trous ayant pris l'air, et, si c'est possible, la pluie, sont recomblés en abattant les côtés de façon à ce que la terre présente une surface travaillée de 60 Centimètres carrés ; la plantation a lieu quelques jours après ; larbre planté se trouve, après tassement des terres, à iO ou 15 centimètres en contre-bas du sol environnant.

Si la plantation a été faite à l'automne, on donne au printemps un binage autour du pied, on le rechausse légèrement, puis on donne un labour superficiel qui rejette la terre prés des pieds (labour de chaussage) ; à l'automne suivant, on redonne les mêmes façons, seulement comme le labour déchausse, on a soin, en binant, de tasser la terre avec le pied afin de soutenir le jeune arbre contre les vents et contre le dôtrempement du sol en hiver.

Croissance des Eucalyptus en Algérie

On peut dire, je crois, en toute assurance, que M. Cordier a réuni, jusqu'ici, la plus grande collection d'Eucalyptus connue en Europe et probablement dans le monde entier. Un tableau indiquant les espèces qu'il possède, avec le degré de croissance acquis dans son champ expérimental d'El- Alia depuis que les arbres sont plantés, présente donc un

Digiti

zedby GoOgk

double intérêt. À cefc tittes, je suie heurenx (fôfifrh 4 la pri* mefur des observations sérieuses et consciencieuses de cet habile Eucalyptictilteur.

LISTE des espèces d'Eucalyptus qui se trouvaient en avril 1876, dans les plantations expérimentales d'El-Alia, propriété de M.' Cordier, à Maison-Carrée, — avec indication de l'âge des arbreSy de leur hauteur et de leur grosseur prise à un mètre du soi

fi

NOMS

DES EUCALYPTUS

GlobuJus

Goniocalyx

Viminalis (manne gtun).

Readonli?

Gigantea (obliqua

Resdonii?

OpposUifolia

Leucoxyleo

Robusta

Telraptera

Rebrum?

Swampgum.....

Pphœrocarpa..

Piperita aima

Piperita libra

Occidenialis

Cornoia

Pendulosa *.

Flooded gutn

Red ||uni

Resinifera

Muartiana

lereticornis...

GunntiT

Bicolor

Polyanlhemos

Botryoïdes .

Sideroxylon..,

Eu. rostraia btue gum . . .

Sloartiana

Costa ta..

Oleosa

Cépifcllala

Maciilata s

Alpin»

Stuartiana

Amygdalina ..

Stringhy bark .

Robu-ta

Caloçhylla

Hemiphloia

I Sp. (Graine de Vilm.)....

DATE

delà

PLANTATION

Avril 1863 Mars 1865

id.

id.

id.

id.

id

id

id.

id.

Mars 1866

id.

id.

id.

id.

Mars 1867

Mars 186»

id.

id.

id.

id.

id;

id.

id.

id.

ti:

id.

id.

id*

id

id.

id.

id

id.

id.

id.

id

AGE

de

Page 1