‹ Guide du visiteur au Musée de BoulaqChapitre 33 sur 82 · Granit gris. — H. 2'^ 15; larg · texte numérisé non relu

Granit gris. — H. 2'^ 15; larg

o"' 70; ép. 0"^ 34. — (Mariette, Mou. Dtv.,

pi. II — 13.)

C'est la plus moderne des cinq stèles du Gebel- Barkal; on ne saurait la placer plus haut que la fin de l'époque persane ou le commencement de l'époque grecque. Le royaume de Napata avait rompu toutes relations avec l'Egypte. Les contrées de la Nubie inférieure, entre la première et la seconde cataracte, étaient devenues presque désertes : les villes fondées par les princes de la XVIII* et de la XIX* dynastie étaient en ruines, et leurs temples commençaient à disparaître sous les sables. Le royaume de Napata avait sa frontière aux environs de la seconde cataracte. Il était divisé en deux régions, comme l'Egypte : dans le To-Qonous se trouvaient, en remontant le fleuve, Pnoubs, Dongoul (Dongolah), Napata, Astamouras, au confluent du Nil et de l'Astamouras (Astaboras), Béroua enfin, la Méroé des géographes Alexandrins; au-delà de Béroua, on entrait dans le pays d'Alo, qui s'étendait le long du Nil blanc et du Nil bleu, jusque dans la grande plaine de Sennaar. Sur la frontière méridionale du pays d'Alo, résidaient lesAsmakh, descendants des soldats égyptiens, émigrés en Ethiopie au temps de Psamitik 1er. A l'Est, au Sud et à l'Ouest, entre le Darfour, le massif d'A-

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byssinie et la Mer Rouge^ vivaient une foule de tribus à moitié sauvages, les unes noires, les autres blanches de race africaine, d'autres de race sémitique, les Rehrehsa (Rhausi, Rhapsii), au sud de Béroua, entre le Nil bleu et le Tacazzé, les Madi ou Maditi (Mataîa, Matitae) entre le Tacazzé et la chaîne de montagnes qui bordent la Mer Rouge. C'est parmi ces pleuplades que le roi Horsiatef de notre stèle no 99 trouva matière à victoires faciles. Neuf campagnes, dirigées contre elles en l'an II, III, V, VI, XI, XVI, XVIII, XXIII et XXXIV de son règne, sont racontées successivement sans grands détails. « L'an VI, » le 4 du mois de Shomou, moi, le fils du soleil, Hor- » siatef, vivant à jamais, je fis convoquer une multi- :»tude de soldats contre les Madidi. Je les frappai » dans leurs villes, et je fis un grand carnage parmi «eux dans Labi, je pris leurs bœufs, leurs vaches, V leurs ânes, leurs moutons, leurs chèvres, leurs servi- » teurs, leurs servantes, et c'est ta crainte excellente, ô » Ammon, qui obligea le prince des Madidi à m'en- » voyer dire : Tu es mon Dieu, et je suis ton esclave, » je ne suis qu'une femme. Puis, venant vers moi, il » me fît apporter la rançon par les mains d'un homme. » Je revins, j'allai pour honorer Ammon de Napata, mon » excellent père, et je lui donnai nombre de bœufs.» Le butin passait presque entier aux prêtres. Sans parler des dons qu'il leur fît à son avènement, il restaura et enrichit les temples des villes principales de son royaume, à Napata, a Béroua, à Galal, à Sahrosa, à Sakalga, à Karti (Korté), à Mahat, à Artinaï, à Nahana, à Pkimaton, à Pnoubs.

Gebcl-Barkal.

Salle historique de l'uncst. 63

loi. — Granit noir. — H. o"^ 31.

Tête mutilée du conquérant éthiopien Taharqou, le Tahrakah de l'Ecriture — XXV« dyn.

Acheté à Louxor,

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