II
i64 Salle du centre.
Armoire G.
1856. — Bronze, — Larg. o"™ 095; H.
La chatte était consacrée à la déesse Bast^ ou à Sokhit (cfr. p. 8, no 6006) : aussi est-elle représentée sur les médailles grecques du nome Bubastite. La chatte no 1856 est couchée sur le flanc, entourée de ses petits: quelques-uns tètent consciencieusement, tandis qu'un autre caresse de la patte le museau de sa mère. — Ep. saïte, Sérapéum.
1859, — Bronze, — H. o"^ 125.
La déesse Bast, à tête de chatte, tenant Tégide ramenée sur la poitrine. Bast est une forme affaiblie de Sokhit (cfr. p. 8, no 6006) : elle est à Sokhit ce que la chatte est à la lionne. Cela n*empêche pas d'ailleurs que Bast n'ait dans sa nature des côtés violents et Sokhit des côtés pacifiques. — Ep. saïte.
Sérapéum.
1861, — Bronze, — H. o"^ 1 4.
La déesse Bast, à tête de chatte, tenant l'égide de la main gauche et un panier passé au bras. — Ep. saïte. Sérapéum.
1862. -— Bronze. — H. o"^ 28.
Fort belle statue de la déesse Sokhit à tête de lionne, couronnée du disque solaire (cfr. p. 8, no 6006). — Ep. saïte. Sérapéum.
Armoire G. 165
1864. — Bronze. — H. o™ 21.
Statue de Sokhit, le disque sur la tête, les pieds rapprochés, les bras collés au corps. — Ep. saïte.
Sérapéum,
1877. — Email vert. — H. o"^ 068.
Chatte assise : trois petits chats sont debout devant elle, et elle appuie ses deux pattes de devant sur leur tête. — Ep. grecque, Sérapéum.
1878. — Email bleu. — H. o™ 058.
La déesse Bast à tête de chatte est assise sur un siège, et serre le sistre sur sa poitrine : sur les côtés du siège sont représentés une uraeus et un serpent ailé du type de Nouhbkoou (cfr. p. 157, no 17 15). — Ep. saïte. Sérapéum.
1884. — Bronze. — H. o"™ 215.
Phtah est debout, enveloppé de bandelettes : seule, la tête est vivante, et les deux mains, dégagées du maillot, tiennent le sceptre. Phtah était au début le dieu des morts : ce n'est que plus tard qu'on est arrivé à le faire rentrer tant bien que mal dans la catégorie des dieux solaires. Son nom signifie celui qui ouvre, et fait peut-être allusion à Tune de ses fonctions, qui était d'ouvrir le cercueil et de dévoiler la face du mort pour lui rendre la vie. Il était le dieu national de Memphis et y avait le plus grand de ses temples : il y était associé à Sokhit et à Imhotpou (cfr. p. 104, no 3255), quelquefois à Nofirtoum (cfr. p. 156, no 1714). Les traits de sa figure sont très fins, aussi l'appelle-t-on Phtah au beau visage. — Ep. saïte. Saqqarah.
l66 Salle du centre.
1886. — Bronze. — H. o^ 16.
Le dieu Imhotpou, assis sur un siège^ lit un rouleau de papyrus étalé sur ses genoux. Son nom signifie celui qui vient en paix, et son rôle est de protéger les sciences : il est le dieu médecin par excellence, celui que les Grecs avaient identifié à Âsclépios (cfr. p. 104, no 3255). — Ep. saïte. Sérapéum,
1902. — Email vert. — o"* o65.
Ce petit dieu monstrueux a été pris pour un fétus, et est appelé d'ordinaire Phtah-embryon. Une maladie spéciale de la moelle épinière produit les phénomènes de déformation qui le signalent, et j'ai vu moi-même, dans les hôpitaux de Paris, des enfants de dix à douze ans qui étaient la reproduction vivante des statuettes de nos musées : le nom de Phtah-embryon est donc à rejeter. Les inscriptions l'appellent tantôt Phtah, tantôt Phtah-Sokari, tantôt Phtah-Sokar- Osiri : c'est en effet un Phtah au même titre que le Phtah momie (cfr. p. 165, n© 1884). Les Égyptiens ont accumulé sur lui divers emblèmes. Le plus fréquent est un scarabée qu'il porte à plat sur la tête : c'est une marque de renaissance et un signe d'identification avec Khopri, le soleil levant. Deux serpents lui sortent parfois de la bouche, il tient une plume à chaque main, il est perché sur deux crocodiles, Isis et Nephlhys sont à sa droite et à sa gauche, un épervier est sur chacune de ses épaules, enfin la déesse Bast debout derrière lui l'enveloppe de ses bras et de ses ailes. Tous ces dieux accumulés autour de lui sont là pour le proléger et pour l'aider à revivre (cfr. p. 160, no 1746). — Ep. grecque. Sérapéum,
Armoire G. 167
1904. Email verdâtre. — H. o™ 035.
Le dieu Khnoum à tête de bélier, debout. Khnoum signifie le modeleur, et on voit souvent le dieu modelant Tœuf du monde sur un tour à potier. Il est des plus anciens parmi les dieux de TÉgypte, et on l'adorait surtout dans le voisinage des cataractes, à Eléphantine et à Philae : il avait pour compagnes de triade deux déesses, Sati et Ânouki. A partir de la XVIII* dynastie, il se confondit fréquemment avec Ammon- Thébain à tête de bélier. — Ep. saïte. Saqqarah.
1916. — Email bleu. — H. o™ 052.
Chatte du oiême type que le no 1877. Elle a deux petits chats à droite et à gauche, deux petits chats devant elle sur lesquels elle appuie ses pattes, deux autres petits chats sur les pattes, et, pour couronner le tout, un petit chat sur la tête entre les deux oreilles. — Ep. saïte. Saqqarah.
1929. — Bronze. — H. o"* 13.
Sokhit, à tête de lionne, assise, allaite un jeune Hor coiffé du pschent : elle tient Tenfant de la main gauche et de la main droite presse le sein qu'elle donne à l'enfant. — Ep. grecque. Sérapéum.
1948. — Bronze. — U. o^ 13.
Phtah debout sur une coudée. C'est l'illustration du titre maître de Vérité, qu'on lui donne fréquemment : la coudée sert à écrire le mot vérité, La coudée prend souvent la forme d'une esplanade sur laquelle est juchée la statue et à laquelle on monte par trois ou quatre marches. — Ep. saïte. Sérapéum,
l68 Salle du centre.
1980. — Bronze. — H. o^ 125.
Cette statuette est un composé des attributs de Phtah et de Min. Elle a la tête rase de Phtah et lève le bras comme Min (cfr. p. 158, no 1728). — Ep. saïte. Sérapéum.
1981. — Bronze. — H. o"* 135.
La triade thébaine se composait d'Ammon, de Moût et de leur fils Khonsou : la statuette no 1981 est une des formes de Khonsou. Elle représente un dieu momie, tenant à la main trois sceptres différents, et portant le disque lunaire sur la tête, avec la tresse caractéristique de Tenfance. Khonsou se divisait en deux personnes distinctes, Khonsou, maître de Thèbes, Nofirhotpou, celui qui est dans le repos absolu, et Khonsou p. iri-sokhrou, Khonsou qui exécute les destinées : la première qui préparait et concevait les événements, la seconde les mettait en action. Comme dieu Lune, Khonsou se confond avec Thot et avec Phtah. — Ep. grecque. Sérapéum,
1985- — Bronze. — H. o"* 14.
La déesse Moût, debout coiffée du pschent. Son nom signifie la mère et marque le rôle qu'elle joue dans la triade : elle était moins la femme d*Âmmon que sa mère, et l'un des titres principaux du dieu était Mari de sa mère. Elle est appelée dame du ciel, reine de la terre, et se confond avec les autres déesses mères, Isis, Hathor, etc. — Ep. saïte.
Sérapéum,
1986. — Bronze. — H. o"^ 19.
Ammon enfant et identifié avec Hor, Horan[unon.
Armoire G. 169
Il a la tresse et le corps nu d'Hor enfant, la coiffure à grandes plumes d'Ammon. — £p. saïte. Sérapéum,
1996. — Email vert. — H. o™ 035.
Le dieu Khnoum à tête de bélier. — Ep. saïte.
San.
1998. — Email bleu. — H. o^ 065.
Mout-Isis allaitant Hor qu*elle tient sur ses genoux.
— Ep. saïte. Abydos,
2007. — Email bleu. — Long. moy. 0^022, Sept sphinx à tête de bélier. Je ne crois pas que les criosphinx soient, plus que les sphinx à tête d'homme ou androsphinx (cfr. p. 9, n© 6008), le résultat d'une combinaison voulue, ni qu'on ait placé la tête du bélier sur le corps du lion afin de rendre symboliquement l'union de deux idées abstraites. Les anciens étaient en d'histoire naturelle d'une ignorance que rien n'étonnait. Le lion à tête humaine est décrit par Pline (H, Nat. VI, 29; VIII, 21; X, 72), par Diodore (III, p. 167), par Strabon (XVI, p. 775), comme un animal qui existait réellement. L'onocentaure, ou âne à tête humaine, figure sur la mosaïque de Palestrine et nous est connu par Elien (De Nat, Anim., XVII, 9). Les peintures de Beni-Hassan nous montrent, parmi les animaux que les Égyptiens chassaient dans le désert, un griffon, un léopard qui a sur le dos une tête humaine, un léopard au cou et à tête de serpent. Le culte du criosphinx était donc, comme celui du bœuf, le culte d'un animal réellement existant, et consacré à Ammon -Thébain.
— Ep. saïte. Sérapéum.
170 Salle du centre.
2009. — Bronze. — H. o^ 40.
Ammon-Rft debout, marche, coiffé du mortier surmonté de deux longues plumes. Le nom d'Ammon, écrit quelquefois Mon, est traduit d'ordinaire le caché, et il a réellement ce sens dans certains textes. Je crois cependant qu'à Torigine il signifiait le journalier et n'était qu'une épithète du soleil qui revient chaque jour. Son culte était national à Thèbes et dans toutes les colonies thébaines, à Napata en Ethiopie, en Nubie, dans les Oasis. — Ep. saïte.
Assanif,
2016. -^ Bronze. — H. o"^ 335.
Le dieu Khnoum à tête de bélier est assis sur un fauteuil qui, lui-même, repose sur une fleur de lotus (cfr. p. 167, no 1904). Le tout formait une enseigne sacrée, qu'on portait dans les processions (cfr. p. 120, no 3107). — Ep. saïte. Sérapéum,
Armoire F,
Le cycle osiriaque commence à paraître dans cette armoire. Osiris, dieu d'Abydos et dieu des morts, avait fini par devenir le dieu le plus généralement adoré en Egypte : pour un monument qu'on trouve des autres, on en a dix de lui et des divinités attachées à son mythe. Il était l'être bon par excellence (Ouonnofri), toujours en opposition avec Sit-Typhon, le maudit : trahi et mis en pièces par Sit, ressuscité par les soins de sa sœur Isis, il avait engendré Hor le jeune, Harpochrate. Harpochrate, qui est Osiris, est aussi le soleil, lutte contre Sit et le bat, comme le soleil levant dissipe les ombres de la nuit;
Armoire F. 171
il venge son père, mais ne détruit pas Sit^ et se contente de lui enlever la force génératrice. Cette lutte, qui recommence chaque jour, servait de symbole à la vie humaine : une fois mort, l'homme devenait Osiris, et recevait d'l8is,d*Hor, de Nephthys, les mêmes soins qui avaient ressuscité Osiris.
2028. — Calcaire blanc compact. — H.
La déesse Nephthys assise; elle a pour coiffure les signes TT, dont la réunion sert à écrire son nom Nivthâït. Nephthys était la sœur d*Isis, mariée à Sit, comme Isis Tétait à son frère Osiris. Dans la lutte entre Osiris et Sit elle avait pris parti pour le premier : associée à Isis, elle avait couvé de ses ailes les restes d'Osiris et poussé sur lui les lamentations funèbres. Lorsqu'Harpochrate naquit, elle aida Isis à le cacher et à Tallaiter. — £p. saïte.
2030. — Bronze. — H. o™ 155.
Osîris-momie, coiffé de la couronne blanche Q^
tenant le sceptre et le fouet, assis. — £p. saïte.
Sérapéum,
2062. — Bronze. — H. o"^ 35.
Le dieu Lune, une des formes d'Osiris, est assis Turaeus au front : il porte le disque lunaire sur la tête. — Ep. grecque. Sérapéum,
2063. — Email vert et bleu. — H. o»" 105.
La déesse Thouèris debout, appuyée sur le nœud de corde (cfr. p. 76, no 3963). — Ep. grecque. Saqqarah.
172 Salle du centre.
2066. — Email bleu, jadis doré. — H.
Statuette d'Isis : travail très fin. L'enfant qu'elle allaitait a disparu. — Ep. grecque. Sérapéum,
2068. — Bronze. — o"^ 168.
Statue du dieu Thot-Lune, «celui qui opère le salut». Il porte sur le front une tête d'ibis surmontée du disque lunaire et d'un diadème, nommé diadème lotef. — Ep. grecque. Sérapéum,
2098. — Cire. — H. moy. o^ 07.
Les quatre génies funéraires Hapi, Tioumoutf, Kobhsonouf, Amsit (cfr. p. 129). On trouve à Déïr el Médinéh; dans les tombes de la fin du Nouvel- Empire, un assez grand nombre de ces figures en cire : quand on les ouvre, elles sont pleines de grains de blé. C'est probablement une allusion aux idées de résurrection. — Ep. saïte. Déir el Médinéh,
Armoire E,
2142. — Bronze. — H. o"^ 36.
Isis, coiffée des deux cornes entre lesquelles est posé le disque solaire, allaite Harpochrate. — Ep. saïte. Sérapéum.
2154. — Bronze. — H. o"* 47.
Un Osiris momie, coiffé d'un long bonnet et de deux plumes, est debout sur une estrade carrée en forme de naos, entourée d'une balustrade sur trois
Armoire E. 173
côtés. Un petit autel, qui se trouvait devant Osiris a disparu; mais la place en est encore indiquée par un trou carré. Pour arriver à l'autel, le prêtre devait monter un escalier de huit marches. C'est probablement en petit la disposition qu'on trouvait dans certains temples. — Ep. saïte. Sérapéum,
2185. — Calcaire. — H. o"^ 25 ; larg. o™ 29.
— (Mariette, Adydos, III, p. 456, n° 12 12.)
Isis debout derrière son fils Hor, vengeur de son père, l'enveloppe de ses ailes pour le protéger. Un chanteur du dieu Hor-An, Hor le gracieux, nommé Nsiphorftn et son fils Pentoïrt sont en adoration devant le dieu. — XX* dyn. Abydos,
2189 — 2190. — Bois peint et stuqué. — H. o™ 15 et o^ 16.
Isis et Nephthys sont accroupies; le bras levé, comme les pleureuses aux funérailles, elles se lamentent de la mort d'Osiris. Elles étaient drapées dans du linge de momie, et ont été laissées telles quelles. — Ep. saïte. Saqqarah.
Armoire D,
2209. — Bronze. — H. o»" 51.
Un pilier carré assez mince, surmonté d'une corniche qui lui donne l'apparence d'un naos, porte une petite chatte assise. — Ep. grecque.
Tell-Basta.
174 Salle du centre.
2210. — Bronze. — H. o^ 43.
Superbe statue, malheureusement coupée aux genoux. Elle représente Osiris momie avec ses insignes ordinaires : les yeux, la barbe, la coiffure, le fouet, le sceptre, étaient incrustés de pâte de verre. — XX* dyn. Médinet-Habou.
2211. — Bronze. — H. o™ 37.
Hor enfant, Harpochrate, est assis les deux mains sur les genoux : il porte sur la tempe droite la tresse, marque de l'enfance. — Ep. grecque.
Sérapéum,
2212. — Bronze. — o"* 36.
Osiris-Lune en forme de momie. Ses deux bras tiennent le fouet et le sceptre. Sur la tête, le disque lunaire avec l'œil mystique gauche, emblème de la lune, puis la tête d'ibis surmontée d'un diadème emplumé et orné d'uraeus. — Ep. grecque.
Sérapéum.
2216. — Email vert. — o"^ 128.
Le dieu Thot était l'inventeur des arts, des sciences, de l'écriture, de la musique et de l'astronomie : il avait assisté Hor de ses conjurations magiques, et enregistré les hauts faits de la guerre t}'phonienne, en sa qualité d'historiographe des dieux. L'ibis et le cynocéphale lui étaient consacrés. Le no 2216 nous montre Thot à corps d'homme et à tête d'ibis : le bec a été restauré. — Ep. saïte. Mit-Rahinéh,
2217. — Bronze. — H. o"^ 1 1 .
Le dieu Anoupou, Anubis, à corps d'homme et à
Armoire D. 175
tête de chacal. Ânubis, selon les uns fils de Typhon, selon les autres fils d'Osiris, avait été comme Thot Tauxiliaire d'Osiris contre Sit. C'était avant tout un dieu infernal, celui qui protégeait la momie, venait chercher Tâme et présidait à la balance du jugement. U était double, présidait sous cette double forme au Nord et au Midi, et guidait le soleil sur les voies du ciel : il s'appelait alors Ouapmatonou (Ouopouaïtou), celui qui ouvre les chemins. — Ep. grecque.
Sérapéum,
2223. — Bronze. — H. o^ 095; long.
L'ibis de Thot, marchant à grands pas. — Ep.
saïte. Sérapéum,
2225. — Bronze. — H. o™ 08.
Cynocéphale accroupi, coiffé du disque lunaire : forme secondaire de Thot. — Ep. saïle. Sérapéum,
2134. — Bronze. — H. o"^ 11.
L'ibis est accroupi sur un naos : un homme est agenouillé devant lui, en adoration. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2252. — Email bleu. — H. o"» 138.
Thot cynocéphale, accroupi sur la coudée. — Ep. saïte. Sérapéum,
2257. — Email vert. — H. o^ 027.
Une truie fouillant le sol de son grouïn. Le porc était une forme de Typhon : il avait mangé l'œil de Râ. — Ep. saïte. Saqqarah,
176 Salle du centre.
2281. — Bronze. — H. o"^ 132.
Anubis à tête de chacal, debout, marchant. — Ep. saïte. Saqqarah,
2299. — Bronze. — H. o"^ 14 ; long, o"* 13.
Le chacal d'Ouapmatonou , debout (cfr. p. 174, no 2217). Sérapéum.
2301. — Bronze. — Long, o"* 08.
Chienne-chacal couchée, avec quatre petits entre les jambes. — Ep. grecque. Sérapéum,
2315. — Bronze. — Long, o"^ 108.
Ânubis à corps humain, doré, emmailloté de linge. On a trouvé dans un certain endroit, près du Sérapéum, une collection de statuettes en bronze emmaillotées de la sorte : peut-être les habillait-on pour les faire servir à des opérations magiques, peut-être voulait-on simplement les préserver de l'oxydation. On retrouvera des figures ainsi enveloppées, sous les nos 2321, 2439, 2481. Sérapéum.
2321. — Bronze. — H. o"* 21.
Autre Anubis, drapé comme le précédent. Il à le sceptre à la main, et se tient debout sur une plateforme : un homme agenouillé lui rend hommage^ — Ep. saïte. Sérapéum.
Armoire C.
2328. — Bronze. — H. o"* 1 5 ; long, o"^ 1 53 1 larg. o"» 54.
Armoire C. 177
Boîte en forme de naos oblong, sur laquelle est perché un épervier, coiffé du pschent : dans Tintérieur, il y avait une momie d'épervier. L'épervier était consacré à Hor, et représentait un des types les plus fréquents de ce dieu. — Ep. saïte. Sérapéum,
2329. — Bronze. -^ H. o™ 148.
Hor enfant, nu, coiffé de la grosse tresse et du pschent. — Ep. saïte. Sérapéum,
2357. — Email vert. — H. moy. o"* 24.
Triade formée d'Harpochrate, debout, entre Isis et Nephthys : le jeune dieu est sous la protection de ses deux nourrices. — Ep. saïte. Mit-Rahinéh.
2361. — Bronze. — H. o"^ 268.
Osiris-Lune, debout, la tête ornée d'un disque lunaire flanqué de deux éperviers, et sur lequel est dessiné un œil mystique. Il presse contre sa poitrine un autre œil mystique et tient la hache d'armes de la main droite. — Ep. saïte.
2364. — Bronze. — H.o"» 105 ; larg.o™o78.
Fauteuil de divinité. Les deux bras sont supportés par deux lions passants : le dossier est un vautour qui déploie ^es ailes afin de protéger le personnage assis. Devant le fauteuil, un tabouret pour les pieds. C'était probablement un Harpochrate qui siégeait sur ce trône. — Ep. saïte. Sérapéum,
3394* — Plomb. — H. o"^ 14.
Hor, debout, couronné du pschent. Les statues de divinités en plomb sont fort rares : le musée ne dos-
178 Salle du centre.
sède, outre le no 2394, qu'un fragment d'Osiris ( VztrtneA, no 2672, p. 187). — Ep. saïle. Saqqarah,
Armoire B.
2434. — Calcaire blanc compact. — H.
o"* 234; larg. o™ 346. — (Mariette, Mon, Bw.,
Barque funéraire montée sur quatre rouleaux en bois. Le bœuf Âpis momifié était sous le naos; mais la partie postérieure de son corps est cachée et Ton ne voit que la tête et le buste. A l'avant et à l'arrière de la barque, Isis et Nephthys accroupies se lamentent. Ce bas-relief est la représentation exacte de l'appareil qu'on employait pour transporter la momie des Apis au tombeau. — XXVI® dyn.^
Kom el Fakhri,
2435. — Bronze. — H. o™ 31.
Le dieu Haroïri, Aroêris, Hor le vieux, debout, coiffé d'une grande perruque surmontée du pschent. Haroïri était une forme très ancienne du dieu solaire, contemporaine de Râ et de Shou : elle se confondait assez souvent avec l'autre Hor, Horsiîsi, fils d'Osiris et d'Isis. — Ep. saïte. Sérapéum.
2439. — Bronze. — H. o"* 40.
Osiris momie, enveloppé de chiffons (cfr. no 23 1 5). — Ep. saïle. Sérapéum,
2450. — Bronze. — H. o™ 23.
Le taureau Apis était Vimage vivante de Phtah sur la terre : on le gardait dans une des cours du
Armoire B. 179
temple de Phtah à Memphîs, où il rendait des oracles. Il n*y avait jamais qu*un Âpis à la fois : il naissait d'une génisse vierge, et, selon quelques-uns, était engendré par un rayon de lune. On le reconnaissait à certaines marques, un croissant sur le front, un scarabée sous la langue, un vautour sur le dos, etc. que les prêtres se chargeaient de découvrir. Une fois intronisé, il restait en fonctions jusqu'à la mort : quelques-uns vécurent jusqu'à vingt-sept et vingt-huit ans.
Mort, Apis devenait, comme tous les morts, un Osiris : on Tembaumait et on le transportail en grand pompe au Sérapéum, dans la sépulture réservée aux Apis. Là, il avait un temple, où il était encore dieu, sous le nom d'Osorhapi, dont les Grecs ont fait Sorapis, Sarapis, Sérapis. On sait combien le culte de Sérapis devint populaire aux derniers temps du paganisme : il se répandit par tout le monde romain et grec, mais en gardant assez peu de traits de sa forme égyptienne primitive.
Le bronze no 2450, représente la statue d'Apis sur un traîneau, telle qu'on la promenait aux grandes fêtes. En examinant avec soin les bronzes voisins, le visiteur reconnaîtra aisément les signes dont j'ai parlé, le triangle, le vautour, etc. — Ep. saïte.
Sérapéum.
2478. — Calcaire. — H. o"* 05; larg. o"^047.
Pendant les soixante jours que duraient les funérailles d'Apis, les souterrains du Sérapéum demeuraient ouverts et les dévots allaient faire leurs dévotions sur la tombe du nouveau dieu. Ils laissaient, en souvenir de leur passage, une stèle quelquefois datée.
i8o Salle du centre.
Ces monuments sont aujourd'hui pour la plupart au Musée du Louvre, où Mariette les avait transportés au moment de la découverte; toutefois, on en découvre encore de temps en temps, qui avaient échappé aux premières recherches.
Le no 2478 est certainement ce qui existe de plus petit en fait de stèle : on Ta exposé par curiosité seulement, car l'intérêt qu'il présente est nul. — XXVI*» dyn. Sérapéum.
2480. — Serpentine grise. — H. o"* 145.
Bœuf Âpis, debout, marchant : il a devant lui un petit autel en forme de naos, chargé d'offrandes. Les marques sacrées sont très visibles. — XXVI® dyn.
Sérapéum,
2492. — Calcaire blanc. — H. o"* 342; larg. o"^ 2^.
Bon exemple des stèles votives qu'on déposait dans la tombe d'Apis. Au premier registre, le roi Shishonq IV offre le pain au taureau sacré, en présence du prêtre Onkhfkhonsou, fils de Psenhor, fils de Onkhpkhroud, fils de Psenhor, fils de Onkhfenkhonsou, fils d'Efônkh. Le proscynème, gravé à la pointe, ne nous apprend rien, si ce n'est que la dédicace de la stèle a eu lieu l'an XXXVIl, le premier mois de Shat, du roi Shishonq IV. — XXIP dyn.
Sérapéum.
2494. — Bronze. — H. o"^ 19.
Apis, sous forme d'homme à tête de taureau, le disque et l'uraeus au front. — Ep. saïte.
Sérapéum.
Vitrine A. i8l
Vitrine A,
La Vitrine A renferme les spécimens les plus fins de figures divines que possède le Musée : c'est, en petites dimensions, un véritable Panthéon Égyptien. Je me bornerai à signaler ceux des objets exposés qui ont le plus de valeur artistique : la signification religieuse en a déjà été expliquée ailleurs.
2512. — Bronze. — H. o"^ 24; larg. o"™ 10.
Le dieu Osiris-Lune est assis entre Nofirtoum d'un côté et Harpochrate de l'autre : une chatte est couchée à ses pieds. Un petit personnage agenouillé adore ce groupe de divinités. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2534. — Email bleu. — H. o"^ 12.
Isis, assise, allaite Hor enfant. — Ep. saïte.
Sérapéum,
2535. — Email vert. — H. o^ 05.
Shou, coiffé du disque solaire, soulève le ciel. (Cfr. Armoire I, no 1724, p. 157.) — Ep. saïte.
Mit'Rahinéh,
2545. — Lapis-lazuli. — H. o"^ 048.
Nit debout marchant. — Ep. saïte.
Saqqarah.
2552. — Email bleu. — H. o"^ 085.
Le dieu Sit debout, avec la tête de quadrupède qui le caractérise : monument presque unique. — Ep. saïte. Mit'Rahinéh.
l82 Salle du centre.
2558. — Email vert. — H. o™ 04.
Trois triades, représentant Harpochrate entre Isis et Nephthys. — Ep. saïte. Saqqarah,
2559. — Email bleu. — H. o^ 045.
Le dieu Bes, debout, étrangle un lion entre ses bras (cfr. p. 155, no 1709). — Ep. saïte.
Saqqarah.
2561. — Argent. — H. o"^ 042.
La déesse Moût, coiffée du pschent. — Ep. saïte.
Saqqarah.
2564. — Or. — O"» 045.
Bes dansant. — Ep. saïte.
2565. — Lapis-lazuli. — H. o™ 058.
Aroêris, debout, appuyé sur son bâton de commandement, saisit de la main droite le sceptre en forme de serpent.
2576. — Bronze. — H. o"^ 175.
Bel Apis, debout, marchant : autour du socle, une légende bilingue, hiéroglyphique et carienne. — XXVP dyn. Sérapéum.
2579. — Bronze. — H. o™ 225.
Le dieu Ammon, debout, revêtu de la cuirasse à écailles de bronze imbriquées, foule aux pieds neuf arcs. L'expression les Neuf arcs sert en égyptien à désigner tous les nomades plus ou moins barbares qui habitaient le désert. — Ep. saïte.
Sérapéum,
Vitrine A. 183
2580, —r Bronze. — H. o°» 22.
Hathor à tête de vache et au corps d*homme. La déesse Hathor était avant tout la déesse de TOccident et des morts. Elle était représentée par une vache ou par une femme à oreilles de vache. Elle était aussi la déesse de la beauté et présidait aux destinées humaines. — Ep. saïte. Sérapéum,
. 2581, — Bronze. — H. o"™ 084; long.
Le bœuf Apis est debout sur un traîneau. A droite, Isis, debout, lui flatte Tépaule : par derrière, Nephthys lui tient les deux cuisses. — Ep. saïte. Sérapéum.
2583. — Bronze. — H. moy. o™ 16.
Osiris-momie, debout entre ses deux protectrices, Isis et Nephthys. — Ep. saïte. Sérapéum,
2593. — Bronze. — H. o"» 12.
Osiris-momie, debout entre Isis et Horsiîsi à tête d*épervier : derrière Osiris, un sceptre à fleur de lotus, •sur lequel est posé un serpent lové. — Ep. saïte.
Séravéum,
2600. — Bronze. — H. o"» 13.
Hathor, portant comme coifiure la partie supérieure d'un sistre. Le sistre était l'emblème d'Hathor : le bruit qu'on en tirait en l'agitant chassait les mauvais esprits. — Ep. saïte. Sérapéum.
2603. — Bronze. — H. o"^ 121.
Le dieu Anhouri combattant (cfr. p. 160, no 1749). — Ep. saïte. Sérapéum.
184 Salle du centre.
2604. — Bronze. — H. o"^ 071,
Le nord et le sud étaient sous la protection de deux Hor, dont Tun était fils d'Isis, et dont Tautre ^tait une forme bienveillante du dieu Typhon. La tradition voulait en effet que le dieu Sib eût partagé l'Egypte, son héritage, en deux moitiés, dont il avait donné l'une à Hor, l'autre à Sit : pour concilier cette légende, où Sit est un dieu bienfaisant, avec le mythe osiriaque, où Sit est un dieu mauvais, on substitua un second Hor à Sit, et l'on eut les deux Hor, maîtres chacun d'une moitié de l'Egypte. Le bronze no 2603 représente Hor en sa dualité : il a un seul corps et deux têtes d'épervier, coiffées du disque solaire et des longues plumes. — £p. saïte.
Sérapéum,
2625. — Bronze. — H. o™ 30.
Les génies d'Héliopolis étaient représentés sous forme d'homnîes à tête d'épervier, adorant lé soleil : ils représentaient les nations du nord rendant hommage au dieu. Notre bronze représente un de ces génies, un bras levé, l'autre ramené sur la poitrine dans la posture de l'adoration. — Ep. saïte.
Sérapéum.
2627. — Bronze. — H. o™ 042.
Uraeus à tête d'épervier, surmonté du disque solaire : un des génies de l'enfer, secourable aux bons, terrible aux méchants. — Ep. saïte. Sérapéum.
2628. — Email vert. — H. o"^ 03.
Uraeus à tête de lionne : même rôle que le génie précédent. — Ep. saïte. Saqqarah.
Vitrine A. 185
2630. — Email bleu. — H. o"^ 055.
Le dieu Roshpou debout armé du bouclier, de là lance et de la hache (cfr. Armoire I, no 1706, p. 155). — Ep. saïtè. Saqqaràh,
Les Égyptiens représentaient le soleil levant sous la forme du dieu Hor, sortant d'un lotus épanoui. Ici, Hor a la tête d'épervier, et le disque solaire surmonté des deux longues plumes. — Ep. saïte.
Saqqaràh,
2636. — Email vert. — H. o"^ 042.
Epervier à tête humaine : emblème de l'âme humaine (cfr. p. 130, no 1621; p. 134, no 1610). — Ep. saïte. Saqqaràh.
2642. — Email vert. — H. o"* 064.
Déesse debout, coiffée de la perruque comme Moût : sur la tête, le poisson silure. Cette déesse, qui s'appelle Hat-mihit, dame de Mendès, est la personnification du nome Mendésien. — Ep. saïle. Saqqaràh,
2643. — Lapis-lazuli et or. — H. o"^ 07 3.
La déesse Mâït, de la Vérité : la plume en or et Turaeus ont été rapportés (cfr. p. 159, no 1736). — Ep.- saïte. Saqqaràh.
2645. — Cornaline. — H. o™ 045.
Bes dansant.
2646. — Verre irisé. — H. o"^ 019.
Admirable petite figure en verre ciselé : Hor à
l86 Salle du centre.
corps humain et à tête d'épervier, coififée du disque solaire. — Ep. saïte.
2647. — Argent — H. o»" 033.
La déesse Moût assise, coiffée du pschent.
2649* — Lapis-lazuli. — H. o™ 023.
Epervier à tête humaine.
2650. — Malachite et or. — H. o*" 022.
Petite Isis montée en or.
2652. — Lapis-lazuli et argent. — H.
Uraeus à tête de lionne, avec les fils d*argent qui servaient à la suspendre (cfr. p. 184, no 2628). — Ep. saïte.
2653; — Lapis-lazuli. — H. o™ 022.
Vautour. Le vautour était l'oiseau de la déesse Moût et le symbole de la maternité : sa dépouille sert de coifibre aux déesses et aux reines-mères.
2656. — Email bleu. — H. o™ 04.
Autre déesse coiffée du poisson oxyrrhynque (cfr. p. 185, no 2642).
2657. — Email vert. — Long, o"* 02.
Scorpion. Le scorpion était consacré à la déesse
Selk (cfr. p. 129 et p. 188, nos 2703, 2710).
2663. — Bronze. — H. o"* 148.
Sur un chapiteau en forme de fleur de lotus, une déesse est assise, coiffée du poisson oxyrrhynque
Vitrine A. 187
monté sur un bâton d'enseigne. Elle est remblème du nome oxyrrhynchite. ^- Ep. saïte.
Sérapéum,
2664. — Bronze. — H. o™ 19.
Âmeniritis, fils d*Horsiîsî, est agenouillé et fait Toffrande à la déesse Mihit, coififée du poisson silure. <Cfr. p. 185, no 2642.) — Ep. saïte.
2665. — Bronze. — H. o™ 148.
Superbe Ânubis incrusté d*or. L'inscription nous apprend qu'il avait été consacré à la mémoire d'un certain Ouzahor. — Ep. saïte. Sérapéum.
2665. — Bronze. — H. o"^ 152.
La déesse Nekhab, à tête de vautour. Nekhab était la déesse du Midi. — Ep. saïte. Sérapéum.
2672I. — Plomb. — G™ 092.
Débris d'une statue d'Osiris-momie , debout (c£r. p. 177, no 3394). — Ep. saïte. Sérapéum.
2686. Bronze dorée. — H. o™ 038.
La déesse Noshemit, assise, la barque sur la tête, allaite Horus : Noshemit est ici évidemment une forme locale, propre à Âbydos, de la déesse Isis (cfr. Grand Vestibule, no 293, p. 46). — Ep. saïte.
Sérapéum.
2688. — Email bleu. — H. o™ 028.
Harpochrate, coififé du disque lunaire, sort de la fleur de lotus (cfr. no 2632, p. 185). — Ep. saïte.
Sérapéum.
l88 Salle du centre.
Bout de sceptre ■ représentant l'oxyrrhynque sur un support : emblème du nome oxyrrhynchite. — Ep. saïte. Sérapéum.
2703. — Marbre blanc. — H. o"^ 19.
La déesse Selk, identifiée à Isis, et agenouillée, tient un petit matelas sur lequel est étendu Osirismomie : elle écarte du dieu les scorpions et les reptiles malfaisants (cfr. -p. 129 et p. 186, no- 2657). — Ep. grecque. .
2709. — Bronze. — h; o"^ 16.
L'Egypte était divisée en deux royaumes, Thèbes et Memphis. Pour en marquer la réunion, on représentait les deux Nils, le Nil du Nord et celui du Midi,
occupés à lier sur le signe T sam, qui signifie assembler, les fleurs du lotus et celles du papyrus, symbole des deux régions de l'Egypte. Le no 2709 nous montre un Nil employé à cette opération : un de ses pieds, levé, repose sur un bout du signe sam, et ses deux bras tirent la corde qui attache les fleurs. — Ep. saïte, Sérapéum,
2710. — Bronze. — H. o"^ 1 17.
La déesse Selk, debout, coiffée du scorpion qui lui était consacré (cfr. p. t86, n« 2657). Selk présidait à l'un des canopes avec Isis, Nephthys et Nit (cfr. p. 129, nos 1606 — 1607) : on connaît fort peu le reste des fonctions qu'elle pouvait avoir. — Ep. saïte.
Sérapéum.
2718. — Bois. — H. moy. o"^ 028.
Vitrine A. 189
Quatre charmants petits amulettes d'un travail fort délicat : Anubis à tête de chacal, assis, tirant de Tare ; Min debout dans sa pose favorite; Sokhit, à tête de lionne, coiffée du disque; Anubis debout, portant à deux mains, devant lui, un grand Tat, emblème d'éternité. — XXVI« dyn.
2719. — Email bleu. — H. o^ 09.
Nofirtoum debout, marchant, sur un lion couché (cfr. p. 156, no 1714). — Ep. saïte. Saqqarah.
Outre les objets exposés dans les armoires, il reste encore à décrire quelques monuments épars le long des murs ou contre les piliers.
II02. — Bois. — H. I "^ 05 ; larg. o™ 3 2 ; prof.
Sorte de petite chapelle. La porte s'ouvrait jadis : elle garde encore un des verrous qui servaient à la fermer extérieurement, A l'intérieur se trouvait, au moment de la découverte, une momie de singe. C'était la divinité domestique qu'adorait l'Égyptien inconnu à qui nous devons ce petit monument. — Ep. saïte.
3967. — Bois. — Long, i™ 80.
Le cercueil et la momie exposés dans cette vitrine, appartenaient à une jeune fille du nom de Tripi, la Vierge. Elle a été découverte à Thèbes, dans le tombeau de Nofîrsokhrou , avec douze autres momies appartenant à une même famille, qui vivait probablement au premier siècle avant l'ère chrétienne. La momie est dans un parfait état de conservation. Elle
190 Salle du centre.
est recouverte d'un maillot en perles de verre dont une partie seulement est visible. Elle porte encore ses guirlandes dans leur position antique : les chapelets de fleurs sur la poitrine, la Couronne de Voix juste sur la tête. L'important pour le mort égyptien était de connaître les prières nécessaires à son salut, et de les dire avec l'intonation exacte, d'où le titre qu'on lui donne : Celui qui a la voix juste, Mdkhroou, Pour marquer qu'il avait atteint le degré de perfection indispensable, le dieu Thot était censé lui remettre une Couronne de Voix juste, qu'on lui posait sur la tête, pendant les funérailles. — Ep. grecque. Sheîkh Abd el Gournah,
Sur la grande table qui est derrière la statue de Khâfrî, sont rangés des canopes, dont les plus beaux sont inscrits sous le no 1837. Ils ont tous un couvercle à tête humaine, et un collier richement décoré sur la panse. L'un d'eux avait disparu en 1878 : il parvint aux mains de M, le comte A. M. Zogheb d'Alexandrie qui s'empressa d'en faire hommage au Musée. C'est un acte de générosité assez rare pour qu'on le signale aux visiteurs. A côté des canopes de Naï :
1840. — Albâtre. — H. i"^ 85.
Jolie statue en albâtre, qui provient du tombeau de Râhotpou. Râhotpou est assis à l'égyptienne, les mains sur les genoux : il était scribe royal et attaché à la personne du roi. — V® dyn.
Saqqarah.
Salle du centre. 191
1841. — Basalte noir. — H. o™ 42 ; larg.
Cette stèle représente Hor sur les crocodiles. Le dieu est nu, la tresse sur la tempe; au-dessus de sa tête est posée une tête grimaçante de Bes. De la main droite, Hor tient deux serpents, un scorpion, une gazelle, de la main gauche, deux autres serpents et un lion : il foule aux pieds deux crocodiles. Le champ de la stèle est encadré entre deux enseignes, à droite celle d*« Hor le dieu grand, maître du ciel, »qui exerce ses charmes sur Teau, sur la terre, et »qui scelle la bouche de tous les reptiles qui s'y » trouvent»; à gauche, celle de «Nofirtoum, qui pro- » tège les deux pays, scelle la bouche de tous les rep- »tiles mordants, sur terre, et exerce ses charmes »pour Osiris en toutes ses demeures». Le revers est occupé par une longue adjuration au dieu : « Salut à toi, dieu, fils de dieu ! Salut à toi, chair, fils » de chair ! Salut à toi, taureau, fils de taureau, né »d'un flanc divin! Salut à toi, Hor, fils d'Osiris, né » d*Isis, j*ai conjuré ta puissance .... Chasse loin »de moi tous les lions dans la montagne, tous les » crocodiles sur le fleuve, tous les serpents, tous les » scorpions, tous les reptiles qui mordent de leur » bouche, qui piquent de leur queue; tous les vers » qui mordent dans leurs trous, rends les inofifensifs » pour moi, comme les sables sur la montagne, etc. »
Le nombre des reptiles venimeux a toujours été si considérable en Egypte, que, dès les anciennes époques, on a songé à se préserver d*eux dans ce monde et dans l'autre, au moyen de formules ma-
192 Salle du centre.
giques : un tiers, au moins des textes de la pyramide du roi Ounas (V* dynastie) est consacré à les éloigner du défunt et à prévenir les effets de leurs piqûres. La stèle no 1841 est un talisman fabriqué contre eux, et contre tous les animaux nuisibles en général, lions et crocodiles. Il peut paraître étrange qu'on ait rangé la gazelle et Tantilope dans cette catégorie; mais nous savons, par le témoignage des écrivains classiques, que certaines espèces d'antilopes passaient pour changer en pierre tout ce qu'elles regardaient, et cette superstition suffit à expliquer la crainte qu'on avait d'elles.
Notre stèle était destinée à être placée à demeure dans une maison ou dans un jardin. A l'époque grecque, la mode vint de fabriquer sur pierre saponaire des stèles de ce type qu'on pouvait porter sur soi : telles sont au Musée les stèles nos 1707, 1711, 1718, 1762, 1782 (Armoire I), etc. — Ep. saïte. Alexandrie,
1846. — Papyrus. — (Mariette, Papyrus
Egyptiens du Musée de Boulaçy t. I, pi. XV à