‹ Guide du visiteur au Musée de BoulaqChapitre 70 sur 82 · Calcaire blanc. — H. i"^ 30; larg · texte numérisé non relu

Calcaire blanc. — H. i"^ 30; larg

o"^ 50. — Don de M. Wilbour.

Cette stèle, découverte en 1882, à Hadji-Kandîl, dans les ruines de la ville antique, est un morceau unique, ou peu s'en faut. Elle représente le roi Khounaton, accompagné de sa femme et de sa fille aînée,

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en adoration devant le disque solaire rayonnant. Khounaton est un des plus curieux à étudier parmi les Pharaons. Monté sur le trône à la mort d'Amenhotpou III, il s'inquiéta, non sans raison, du développement extraordinaire que les largesses de ses prédécesseurs avaient donné au culte d'Ammon et à la puissance des prêtres de ce dieu. Le grandprêtre d'Ammon thébain était le second personnage dans l'état et devait être souvent tenté d'aspirer aux premier rang. Moitié politique, moitié fanatisme, Khounaton crut que le meilleur moyen de réagir contre l'usurpation était d'imposer à l'état un nouveau dieu et une nouvelle capitale. Il prit pour divinité protectrice, le disque solaire, Aton, qu'on a confondu bien à tort avec le dieu syrien Adonis, et qui n'est autre qu'une des formes les plus anciennes d'un des plus anciens dieux de l'Egypte, Râ d'Héliopolis. Il lui construisit une ville et un temple sur la rive droite du Nil, sur l'emplacement des villages actuels de Tell el-Amarna et d'Hadji-Kandîl, et prit le nom de Khounaton, Splendeur du disque soîaife, au lieu de celui d'Amenhotpou qu'il avait porté jusqu'alors. Les tombeaux et les ruines montrent à quel degré de splendeur parvint la ville nouvelle, pendant les quelques années que dura son existence. Thèbes fut abandonnée, le dieu Ammon proscrit et son nom effacé sur tous les monuments antérieurs : un temple d'Aton s'éleva à Karnak, en face du sanctuaire d'Ammon, à l'endroit où se dressent aujourd'hui les pylônes d'Harmhabi. Ce retour aux anciens cultes solaires était trop factice pour que l'effet en persistât longtemps. Le culte d'Aton dura

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quelques aimées à peine après la mort de son fondateur : Thèbes reprit le dessus et la ville de Tell el-Amarna perdit Timportance qu'elle avait prise. — XVIir dyn. Handji-KandîL

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