‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 100 sur 141 · Bronze perse ])rovenant de Daphna · texte numérisé non relu

Bronze perse ])rovenant de Daphna

— Bronze.

Sphinx ailé , de travail perse.

441 et 442. — Papyrus phéniciens et araméens.

443. — Cylindres babyloniens de Nabuchodorosor. trouvés, dit-on, dans l'islhme. Enumération de (pielque> édifices construits par le roi à Babylone, entre autres un temple au soleil couchant. — XXVI' dynastie,

701 bis. — Calcaire. — Haut, o ni. t>7 cent., îarg. o m. 3i cent. — Sérapéum.

Stèle du roi Apriès, consacrée par un jiersojuia^jc. jmobablement un interprète, dont le nom écrit en hiéro[;lyphes, se lit Pirami: on voit, dans le centre et sur la di-oit<^ de la scène centrale, une inscription carienne inex|)liqu/'e jusqu'à présent.

A p-auche de la porte :

Armoire B.

Vases avec inscriptions phéniciennes: fun deuxi n" h'^-i ). avec double inscription, en phénicien et en <l('moti(jue. vient de Gournah (Thèbes).

^5 — Terre sèche crépie a la chaux. — Haut, o 111. 37 cent., larg. o m. 3o cent. — Thèbes.

LOraison Dominicale en syria(|ue. Ce frag^ment a été détaché des murs deTéglise Saint-Épiphane, découverte en 1880 (voir p. 2 56, n" k^j).

Dans les deux vitrines plates C et D, placées chacune dans un angle opposé de la salle, on a exposé une série des lal)lettes cunéiformes découvertes à El-Amarna en 1887, cl qui portent une ])artie de la correspondance entretenue par la diancellerie du roi Khouniatonou-Aménothès IV. de la XVlll" dynastie, avec ses vassaux et avec les princes de TAsie, depuis la Syriejusquà Babylone. On sait que les relations de ce prince avec les nations étrangères lui attirèi-ent la haine des prêtres d'Amon, ennemis absolus des Asiatiques : d'oîi résulta la proscription du culte du dieu et la ])ersécution dirigée contre ses sectateurs. L'ensemble de la trouvaille a été publié par \Mnckler et Abel, die Tliontafcln von El-Amarna, F. 1, 9,3 des publications orientales des Muses Royaux de Berlin. Le catalogue de la partie qui se trouve dans notre collection a été rédigé sur les notes de Savce. On y voit une lettre dans le langage encore mal connu d\Arzapi (11° 1, Winckler 1 o) : une lettre (PAssourouballît. roi d'Assyrie, à Aménôthés IV (n" /i , Winckler 9); une autre du roi d'Alasia (V ih , Winckler 19); une autre de Kallimasin. roi de Babylone, en réponse à celle par laquelle le roi d'Egypte lui demandait sa plus jeune lille en mariage (11° 98, Winckler 1). Les autres ont trait aux affaires de la province égyptienne de Syrie, surtout à ce qui concerne les révoltes et les guerres intestines de la Palestine et de la côte phénicienne. Deux fragments seulement (n"' 55-56, Winckler 939) nous offrent les débris d'un texte mythologique.

431. — Bois. — Long, 9 m., larg. o m. Go cent., liant, o m. 89 C(Mit. — Sahkarah.

Cercueils de bois très épais, ])ortant une inscription itinéraire conçue dans le dialecte Minnéen de l'Hiinyai-ite. A répo(pie ptolémaïque, les relations comnierciîdes établies entre TEgypie et les peuples de TArabie méridionale atlil'aient beaucoup de négociants et de mercenaires minnéens aux bords du Nd. Lun deux jjiourul à Mempbis, el c'est son cei'cueil cpii est exposé aujourd'luii sous le n" ^»3i.

1" PouTHAiTs Grecs.

On a réuni sur denx panneaux, au noi'd et nu sud de la salle, un certain nombre de j)ortrails ])eints à la cire ou à la gouaclie à Tépotpie i-omaine. \ ei's le i'"' siècle aj)rès J.-C, Fusage s'établit, dans certaines parties de rEg\])te el surtout au Fayoum, de remplacer le masque en relief des momies par un panneau de bois , sur lecpiel le portrait du mort était peint selon les conventions et les pi'océdés de Tart grec. Une inscription dalée de Marc-Aurèle . trouvée en même tenij)s (pie les n"' i9()/», laGS, exposés dans la galerie 0, pei'inet de dater ces portraits et, par suite, la meilleure ])artie de notre collection, de la lin du iV siècle de n(tlre ère.

0° Terres (Suites et ^ errertes.

CJtc sud (le la S(dle.

Armoire E.

Terres cuites, statuettes, masques et ligures grotesques, notamment les images du dieu Bisou (côté gaucbe. rangées

iiil'«Tieuivs ) : jolie statuette de faune (n" oiO, cote jO;uiche, quatrième rangée) : statuettes (l'Astarté ; séries de tètes féminines diversement coiffées: petits monuments du culte d'isis et de Sérapis.

1323. — Parchkmin. — Haut, des pages, o ni. 1 5 cent., larg. o ni. 19. cent. — Akhinlin.

Trente-trois feuilles de ])arcliemin, ayant formé un livi-e recouvert en carton et en cuir: sur la premièie page est dessinée une croix copte. Les pages 9 à lo renferment Tévangile a[)ocryplie de Sain [-Pierre : les folios ii et la sont blancs : les pages i3 à i 9 contiennent fapocalxpse de Saint-Pierre, et les j)ages 91 à GO la majeure partie du Livie dÉnocli, le («ml en grec.

1324. — Papyrus. — Haut, des pages 0 m. 3 1 5 iiiill., larg. o m. 975 mill. — AkJunlni.

Les feuilles, montées entre deu\ veri-es. composaient pi imilivemenl un livre recouvert en cuir. La première page contient une table de division. Les suivantes renferment un recueil de problèmes (rarilliméli(|iie (-lémentaire. — vi" ou vu" siècle de noti'e ère.

Ar^ioiiik V.

Cette armoire contient des séries d'animaux, doni les pins intéressants sont les cliameaux et les élépbants (017 et 017 bis). Le chameau était inconnu à fLgypte pliaraoni(pieet ne parait y avoir été introduit (pià l'épofpie grécoromaine, encore n y élait-il rpie peu ré|)andu : nosliguiiiifs de cliameaux datent du i" siècle avant J.-C. ou du premier après. Les élépbants étaient nombreux en Syrie vers le XVI* siècle avant notre ère, et l'une des peintures du tom-

l)oau (le liakliniiri. à Tlièbes, nous inontre un jeuno él<^phanl amené en tribut par les Syriens en compagnie duii ours isabeiie du Liban. Les Plolémées, voulant opposer dos troupeaux d'éléphants de guerre aux bandes des ro s Séleucides el ne pouvant s'approvisionner <lans riude. essayèrent de dresser l'éléphant d'Afrique et entreprirent de p;raiid(s «•liasses dans les régions qui bordent la côte de la Mer Rouge et jusqu'en Abyssiuie : à celle occasion ils fondèrent d(^s postes spéciaux, Ptolémais epi ihéras, Bérénice epi ihèras. .Nos figurines d'éléphants les plus anciennes datent de l'é- |)n(pu' ptoliMiiaupie et re])résentent ces éléphants d Ab'iquc.

Ar.MOlBF. G.

Llle contient des verreries et des fragments mal classés. iré])oque gréco-romaine, stalues en marbre, poterip^. basn>liefs.

Ahmoire h.

Terres cuites de basse époque, provenant principalement du Fayoum. La plupart représentent ou des Aphrodites, coiffées d'une large sté|)hané, ou des Harpocrate ou Hoius enfant, très éloignés de l'ancien type égyptien. On ne les reconnaît guère qu'à la tresse pendante et au doigt enfoncé dans la bouche. Ils sont tantôt assis sur des oies ou suides chevaux , tantôt «h^bout et appuyés contre un socle . tantôt embarassés d'une amphore sous le bras. Par exce])tion . une de ces statuettes (côté droit , troisième rangée . n" 3 i ô i porte une inscription hiéroglyphique.

Côté nord de la Sidlc.

Armoirk I.

Elle renferme un mélange de jnenus objets de provenances diverses. Sur les deux premières tablettes du haut,

sonl rang«^es des anses damphore, rhodieniies pour ia })jiiparl . et analogues à celles qu'on voit en si grand nombre dans notre Musée d'Alexandjie : elles portent, imprimé en (M-eux , le nom de l'exportateur ou du magistrat sous lequel l'amphore avait été exportée. Sur les deux tablettes suivantes on Irouve des lableltes d'écolier provenant d'Antinoé, la piupai't de basse époque romaine, et des moules en bois <(ui étaient destinés à imprimer, les uns des inscriplions. les auli-es des emblèmes ou des scènes mythologi(jues sui- <les ojjjets en tei're cuile.

Au bas de Tarmoire on a entassé des bi-onzes d'épocjm l'omaine, siu'tout des anses délachées de vases perdu*^.

Armoire J.

KUe contient des statuettes et des morceaux de sculpture

le l'époque romaine , parmi lesquelles on remarque

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