‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 105 sur 141 · ALCAiRE. — Haut, o 111. 6o cent. — Alexandrie · texte numérisé non relu

ALCAiRE. — Haut, o 111. 6o cent. — Alexandrie

Charmante statuette d'Aphrodite. La déesse nue . aj)pii\ <'e contre un dauphin, levait les bras pour nouer la bandeletli^ rpii lui retenait les cheveux. La partie inférieure a été restaurée en i885 par le sculpteur Mercié , de passage au Caire, et exécutée en marbre par M. Barsanti. C'est une œuvre charmante, du i.^ siècle avant J.-C, Tune de celles qui nous permettent le mieux de nous faire une idée de ce qu'était l'art grec d'Alexandi'ie.

Paroi est.

Armoire A.

Elle contient des statuettes alexandrines qui. pour Im plupart, rappellent d'assez loin le style de Tanagra. 11 convient de signaler le n° 385 (haut, o m. o8 cent. . long-, o m. 11 cent.), quia été trouvé près de Kom-Gayel", du temps de Mariette, et qui, par conséquent , est originaire de iNaucratis. L'artiste y a représenté un épisode ordinaire des l'êtes bacchiques. Un faune, en voulant danser, selon l'usage, sur une peau de bouc huilée et gontlée. est tombé h terre et serre dans ses bras le col de l'outre: son vêtement, soulevé par la chute, s'enfle derrière lui et n"a pas encore eu le temps de s'afiaisser. Le morceau est charmant de conception et d'exécution, et je le placerai volontiers nu m' siècle avant notre ère.

iRMOIRE

Toutes ces momies proviennent d'Akhmim. l'ancienne Panopolis. Si l'embaumement est moins soigné qu'à l'épo-

que pharaonique, réquipement extérieur de la momie est beaucoup plus complet depuis Tépoque gTec(|ue ; masque doré, armure de cartonnages peints où domine la couleur rose, bandelettes croisées, habillent le cadavre et dissimulent l'apparence de la mort. La plus petite de ces momies est celle d'une jeune femme , habillée à la mode des premiers lenq)s du ni' siècle avant J.-C, avec une robe collante en une de ces étoffes rayées multicolores , que l'on fabrique encore aujourd'hui à Akhmîm. Les lignes du nez, du menton et des yeux ont été accentuées de traits roses dont quelquesuns marquent peut-être des tatouages. La chevelure est surmontée d'une épaisse couronne où il est permis de reconnaître les fleurs du Delphiniinn Orientale.

Sur le dessus des armoires, on a rangé des vases funéi-aii'es grecs provenant des tombeaux d'Alexandrie.

Armoire C.

L'armoire C renferme la suite des terres cuites d'épocpie ptidéma'ique et grecque , gourdes , anses d'amphores , vases de l'orme diverse, figurines parmi lesquelles on remarque :

371. — Terre cuite. — Haut, o ni. 19 cent., long. '?Ao mill. — Alexandrie.

Bas-relief de style archaïque, paraissant représenter uno scène de rOrestie. Electre, assise, pleure au pied du cippf funéraire d'Agamemnon. Oreste, qui vient d'arrivei". se penche vers elle pour la consoler, tandis que son compagnon tient les chevaux.

Elle renferme également une collection de bijoux en or et en bi'onze, de pierres gravées, de dés et de tessères en ivoire de la même époque.

Vitrines D, E, F.

[.es Irois viliines D . E , F, placées le long de la rampe du ]>allei% contiennent des mascpies de momie en ])lcUre ])einl. provenant de Balansourali. Tons les types en sont gre'col'omains. et le décor ne présente plus aucune trace d'influence é.o\ ptieinie. Les tètes de femme sont particulièrement intéressantes, à cause des vai-iétés qu'on y observe dans la disposition des cheveux. On ])ourrait ])resijue faire, d'api-ès elles , l'histoire de la coilTure féminine dans la ^^)yelu)e- KjOypte, au u" et au m' siècle après J.-C.

Milieu du palier.

On y remarque d'abord une fort belle momie d'époque ptoh^naïque, couchée dans une cage vitrée. Elle provient du Eavoum. et le corps est enve1opj)é de bandelettes disposées ailistiquement en losanges réguliers, dont le centre est indi(pié par une sorte de macaron en ])àte dorée. Ce maillot est arrêté à la Jiauteur des épaules par un iul)an droit, incrusté de pâtes de verre translucide, nudticolores . taillées en cabochons de manière à imiter des jjierres précieuses , saphirs et émeraudes. Au-dessus de la tète de la momie est encadré dans la toile un panneau peint, (pii nous donne le pjM'lrait (le la morte. C'est une femme de trente-cinq ans environ, aux traits réguliers et énergiques mais durs, au nez aquilin . à la bouche longue et mince, aux grands yeux noirs cernés de kohol. Elle a un collier et des boucles d'oreilles en or incrustées de j)ierreries , et on voit , vers la naissance du cou. le commencement de la tunique couleur cendre de rose dont elle s'habillait pendant la vie. Elle porte la coiffure en diadème haut du tenq)s des Antonins.

La vitrine voisine renferme deux des momies les jtlus curicMises du Musée.

397. — ToiLK KT cLiR. — Loiig. 1 m. 03 r(^iil. ot 1 m. G'J cent. — Sahknrah.

Le coi'[Js (le la feninie est enfermé dans une enveloppe en toile et en cnii' cousu, dont les attaches sont maintenues ])ar des sceaux intacts. Sur la face supérieure est peinte à la délremj)e la figure de la femme eiisevelie. Le costume, les chaussures, les hijonx, sont byzantins et fort analogurs au costume des mosaïffues fie Ravemie. — Le corj)s de rhomme a dis[)aru et il ne reste plus que la partie sup.'lieui'e du linceul : encore est-elle assez détériorée.

liCs trois masques exposée dans h même vitrine proviejuient de momies païennes des derniers tem|)s : les tètes sont couronnées de Heurs et les yeux sont bordés de noir pour imiter Feffet de la poudre d'antimoine.

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