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Partie est du Salon

A l'est de la vitrine A, et marchant vers la salle M, on rencontre successivement :

Cage B.

On a réuni dans la cage B toute une série d'objets de diverse nature, remarquables par la finesse du travail on par la beauté de la matière.

Centre de la cage.

Au haut de la cage, sur la plaquette supérieure , s'allonge im encensoir en bois doré, consistant en un manche à télé d'épervier cj[ui se termine par une main allongée portant un vase -^^jl» : il a été découvert à Diméh et il est d'épocpio

ptolémaïqiie . mais il est identique par la forme aux encensoirs qu'on voit représentés sur les monuments de l'épocjue pharaonique. Autour de lui sont groupés des vases en pâte de verre multicolore , de la XMIl". XlX'etXX* dynastie. Ils présentent toutes les variétés de décors et de coulem*s de vases crus longtemps pliéniciens , mais cpii étaient en réalité de fabrication égyptienne, ainsi qu'il ressortiia plus loin des verreries exposées dans la salle S.

Côlé nord de la caoc D.

Sur l'étage moyen sont rangés, au centre, un joli vase à parfum en albâtre, llanqué de deux pièces de faïence émaillée des phis curieuses :

877. — Faïkvci- rleuk. — Haut, o m. i3 cent., long. 0 ni. 2 1 cent. — Drnli ahoul-?icggah.

Hippopotame debout, marchant dans les marais. Le dessinateur a tracé à l'encre noire , sur le corps de la bète , des roseaux et des lotus, au milieu desquels volent des oiseaux et des papillons : c'est nue manière naïve de montrer l'hippopotame dans son milieu hal)iluel. (le curieux morceau a été découveit dans une tombe de la \1' dynastie avec l'hippopotame n^SBy his , cpii, couché paresseusement sur le ilanc. allonge la tète sur les pattes de devant.

La jolie tète de femme en bois peint, aux cheveux ondes, qu'on voit à l'extrême gauche, à la suite de rhip[)opotame couché, est d'époque saïte (n"9o8v. elle a eu malheureusement le nez et les lèvres écrasés d'un couj) de pioche au moment de la découverte.

La planche inférieure est occupée prescpie entière j)aides statuettes trouvées dans les tond)es de la XI \' ou de la XX" dynastie. Sous les dynasties thébaines, on avait pris

riiabilude de remplacer les statues en pierre et en bois de grandes dimensions (jn'on déposait jadis dans les hypogées par des slalnettes en bois ou même en calcaire qui deviynent de |)lus en plus petites. Beaucoup d'entre elles ('taient tort soignées , et le Musée de Turin en possède une vingtaine . dont quelques-unes sont comparables aux plus beaux ouvrages de Tancien empire. Au milieu , et dominant les autres , se dresse une statuette de jeune femme , vêtue de la grosse perruque et de la longue robe plissée qui lui dessine les formes avec exactitude ( n" 88 1 , bois , haut, o mJi-2 cent.) Elle est llanquée, à droite et à gauche, de deux autres figurines, dont une au moins, celle de droite ( n" 88-2 bis ^ haut, o m. 20 cent.), est d'un iiavail fort délicat : elle porte une robe blanche et elle presse un sistre contre sa poitrine. Les n"' 878-881 (haut, o m. 1 1 1 mill. , o m. 208 mill.. o m. 18G mill. et o m. 176 mill.), sans être des chefsd'(euvre, témoignent d'un ai't très fin et très délicat. Ce sont (pialre ])erson nappes revêtus du costume d'apparat de la XX" dynastie: ils marchent droit devant enx, d'un mouvement mesuré, le buste bien effacé, la t('te haute. L'expression de la [>hysionomie, calme et rusée, montre qu'on a voulu faire des portraits : les traits de la face rappellent le type japonais plutôt que le type égyptien ordinaire. On remarquera le petit œil mystique que la statuette 878 a au poignet 1 c'est un exenq)le prescpie unicpie de la manière dont les h^gyptiens portaient cet amulette. Enfin, la petite dame Honittaoui. qui se trouve à l'extrême droite de cette troupe (n'qo/i. haut. cm. a-i c) et qui serre un bouquet de fleurs contre sa poitrine, témoigne, sinon de talent, au moins d'une habileté de main remarquable. A l'extrême gauche se trouve une petite figure déjeune femme en calcaire peint (n° 88fî hi<i, hauteur o m. 02 cent.), d'un faire assez gracieux.

A j>aiielie du polit honiine n" 880, est placée une pièc<' cVivoire remarquable (11" 886, haut, o m. 10). Elle reprc-sente un personnage debout sur une coloiuiette en ioi-nie fie lotus : le travail en est des plus soignés, et rappelle celui de certains des ivoires italiens du Hargello à Florence. J/objet a été trouvé à Tlièbes avec la statuette n" 797. et appartient à l'art thébain de la Xlll' dynastie.

Les deux pièces placées sur le devant (n"' 896, 896 bis. long, o m. 3o) sont deux boîtes ou deux cuillers à parlums. Une jeune fille, ime sauf une ceinture étroite tpii lui serre les hanches, nnge en tenant la tête bien hors de Teau. Ses deux bras allongés poussaient un canard creus(' en boite et les deux ailes, s'écartant, formaient le couvercle, ('/est un des motifs que les dames égyptiennes préli'raienl pour leurs boîtes à pariums : la jeune fille servail de manche, et le canard recevait la pâte ou la poudie odoi-anle.

Colc ouest de la caje B.

La tablette moyenne contient, avec un tivs beau vase ^ en albâtre poli, des statuettes funéraires de l'époque saïte , en émail vert, et de la seconde époque thébaine en schiste et en bois peint, ainsi ([ue trois figurines en terre émailh'c bleu clair, représentant des joueuses de llùtes, et uneliguie en terre émaillée bleu iurquois représentant un sphinx ;i l(He de femme assis sur son train de derrière. Ces qualrc dernières pièces sont d'époque gréco-romaine.

Au centre de la tablette inférieure, et dominant l'rnsemble, se dresse :

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