‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 15 sur 141 · Basalte vert. — Haut. 1 m. 90 cent. — Gizèh · texte numérisé non relu

Basalte vert. — Haut. 1 m. 90 cent. — Gizèh

Autre statue assise deKhéplirén, trouvée par Mai'iette dans les puits du temple de granit, près du sphinx de Gizèh. Elle est d'un fort beau travail : la portion de la face et du corps, qui manquait . a été refaite par ^'assalli be\ . — IV' dvnastie.

27. — Calcaire. — Haut. 2 m. 01 cent., larg. 1 m. 98 cent. — Sakkarah.

Stèle de Honmînou . fils aîné de Tapoumànkhou (n"' 96 et 98) et mari de Noubhotpou, dont la stèle a été décrite à la page 27, n° 96. Il était prêtre de Mycérinus et d'Ousirkaf, j)remier roi de la \' dynastie.

86. — Calcaire. — Haut. 1 ni. 16 cent., larg. 1 m. 5o cent. — Sakkarah.

Bas- relief du tombeau d'Ankhafîtka. il représente linterniède de jeux et de danses qui acconqiagnait toujours le repas funérah'e. Dans le haut, le mort était assis devant sa table et ses provisions. Au-dessous de lui, dans un premier registre, des joueurs de flûte et de harpe et des chanteurs représentent l'orchestre ; au second registre , cinq aimées dansent, tandis que deux coryphées leur marquent la mesure en battant des mains. — \' dvnastie.

Comme complément des monuments contenus dans la salle B , on trouvera , à rextrémité sud-ouest du portique qui longe l'atrium central, el dans Tangle formé par les deux murs qui limitent cet atrium et la salle, un tombeau complet datant de l'époque memphite :

109. — Calcaire. — Haut, i m. 65 cent., larg. 1 m. 5o cent., prof. 3 m. 96 cent. — Sahharah.

Chambre funéraii'e du mastaba de Doshiri, rapporîée pai" M. iMaspero et reconstruite au Musée. On a placé, en guise de sol , la plupart des pierres qui fermaient le plafond, afin de laisser la lumière pénétrer d'en haut dans la chambre. Le cercueil en bois était placé sur le dallage. C'est un bon exemple fie ce quêtaient les mastabas à four de la VP dynastie.

SALLE C

Elle contient, sous son portique central et dans ses quatre réduits, une collection de statues et de stèles (pii n'ont d'intérêt que pour l'archéologue. Elles rentrent toutes dans les catégories décrites plus haut des statues de double (p. 10-1 5) et des stèles funéraires (p. ^-0), et elles ne présentent aucune particularité digne de remarque : elles ne diffèrent l'une de l'autre que par les noms ou par des détails d'agencement et de costume. On y distingue pourtant deux monuments de premier ordre.

' C'est d'abord , dans l'angle nord-est . un fragment presque informe de statue en calcaire grossier, ne conservant que le tronc, les jambes et les marques caractéristiques du dieu Mînou . Il a été découvert dans les ruines de Coptos par

M. Pétrie, et il nous a conservé l'imag-e du dieu de cette ville . taillée à l'époque thinite , sous la 1" ou sous la il' dynastie. C'est donc lune des statues les plus anciennes, sinon la plus ancienne, du Musée.

Centre de la Salle.

1312. — Calcaire. — Haut, i m. âo cent. — Abousîr.

Cette colonne se trouvait dans une chambre dumastabade Phtahsbopsisou , à Abousii\ et elle nous donne un des plus vieux spécimens connus de la colonne lotiforme. Les six tiges de papyrus qui forment le fût, et les boutons placés entre les fleurs à demi épanouies du chapiteau, constituent un ensemble très gracieux, que ne réalisent pas aussi bien les colonnes conçues dans le même esprit sous le nouvel empù*e , et dont on rencontre de nombreux exemples dans les temples de la Haute-Egypte. — V' dynastie.

SALLE D

Comme celles de la salle C , la plupai't des pièces que la salle D renferme n'ont d'intérêt que pour l'archéologue; quelques-unes seulement méritent d'attirer l'attention du visiteur.

Mur ouest de la Salle.

Le fragment de grande stèle, debout dans l'embrasure de la fenêtre, provient de Sakkarah, et il est remarquable par la beauté des hiéroglyphes et des figures qui le couvrent. La table d'offrandes en albâtre (n" 3 1 , long, j m. 28 cent., larg. 1 m. i(3 cent.) provient également de Sak-

karali, et présente un caractère complexe. Au ceulre, la table proprement dite — i est figurée avec le vase ordinaire , et devant elle le disque plat dont nous avons vu des exemples (n" 10, p. 9,6) : les deux figures ft qui flanquent le dis(jue paraissent avoir marqué la place de quelque objet nécessaire à la cérémonie, celle peut-être des bassins oblongs destinés à recevoir la libation.

Les deux blocs de granit dress(^s à droite et à gauche de la fenêtre comptent parmi les plus anciens de nos monuments. Ils ont été découverts par Quibell, en 1897, ^ Kom-el-Ahmar, THiéracônpolis des Grecs située vis-à-vis d'El-Kab; ils portent des inscriptions d'un roi de la IIP dynastie, dont le tombeau a été retrouvé par M. Amélineau à Omm-el-Gâab, et dont nous ne connaissons encore que le nom de double Khâsakhmoui. Le protocole de ce prince est très lisible sur la tranche du plus gros des deux blocs, celui qui est à gauche de la fenêtre. 11 y avait autrefois sur le plat une grande scène sculptée en relief, accompagnée de légendes, mais elle a été martelée avec soin, au temps où le bloc fut remployé , et l'on ne distingue plus que la silhouette parfois indistincte des hiéroglyphes et des personnages. A l'extrême gauche, le roi était représenté debout, marchant, le bâton de commandement à la main, la face tournée vers une déesse également debout ; des légendes royales et des personnages de moindre taille tenant des emblèmes complétaient la scène.

Sur le mur est, au nord de la porte qui mène à la salle G, est exposé tout ce qui reste d une des fausses portes du mastaba d'Ainofir, à Dahchour. Ce qui manque a été en partie détruit , en partie enlevé par les Bédouins pour fournir quelques débris à des musées européens : à la suite

d'une tentative nouvelle, on se décida à prendre ce que les voleurs avaient laissé, et on le transporta à Gizèh en 1901. La sculpture est dans le fort relief des premiers temps de la IV" dynastie, et le dessin des personnages ou des hiéroglypbes est d\me largeur et d'une élégance rares : on verra un peu plus loin, dans la salle E, les fragments d'une autre stèle originaire du même tombeau.

SALLE Ë

Suite des statues et des stèles funéraires. La plupart d'entre elles appartiemient à la fin de la V' et à la VP dynastie. On notera, dans l'embrasure de la fenêtre, les restes dune grande stèle en forme de fausse porte qui provient du tombeau d'Ainofir à Dahchour, comme celle qui a été décrite dans la salle D. Le travail en est aussi large et aussi beau. Sur les ressauts de la fausse porte sont figurés les domaines du mort , défilant deux à deux , puis les cérémonies du sacrifice journalier qui fournissait à la subsistance du mort. — 1\" dynastie.

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