Gramt noir. — Long. 0 m. Gi cent. — Louxor
Table d'offrandes (?) ou autel (?) semblable au monument n" 183 usurpé par Apopliis. et découverte en 1887 dans le temple deLouqsor. La dédicace est d'Ousirtasen 111.
1410. — GRi:s siLicELx. — Haut. 2 m. 70 cent. Karnak.
Colosse incomplet des pieds, découvert en 1901. par Legrain . ii Karnak : il avait été employé à rend^layer le sol
lors(jue Tlioiilmôsis ll[ construisit sou premier pylône, au sud de Tobélisque de la reine Hatshopsouîtou. Les cartouches giavés au dos nous apprennent que c'est un des souverains dont le j)i'e'noni est inscrit dans la Chambre des Ancêtres, mais dont nous ignorions le nom. Il s'appelait OusiiHasen Sanofîrabrî, et, pour le moment, il est Ousii'tasen IV. Le Tuonument est d'un style barbare mais puissant. Ousirtasen TV appartient à la Xlfl" ou à la XW" dynastie.
SALLE K
La salle k reiderme surtout des stèles du premier empii'e thébain et un certain nombre d'aulres stèles qui sont des débuts du second empii-e. On a mis en vedette cpielques uns de ces ?nonumenls. (pii son! inscrits sur les deux faces :
120. — Calcairk. — Haul. i m. 86 cent., larg. 1 ni. kS cent. — Ahijdos.
Grande stèle gravée sur les quatre laces, au nom du prince Monlouholpoii , avec les cartouches du roi Ousij-tasen L". — XIP dvnastie.
127. — Calcaiue. — Haut, i ni. 90 cent., lai 0 lu. 66 cent. — Abydos.
Stèle cintrée gravée sur les deux faces et sur les tranches, au nom de Sahotpouabrî , personnage du temps d'Ousirtasen IlL Le défunt prescrit à ses enfants d'adorer le roi Amenemhaît 111 , dieu créateur et providence de l'Egypte.
Dans le réduit ouest de la salle L, on a exposé un chapiteau hathoriqiie en granit rose, rapporté de Bubaste
en mai 1902. 11 est d'an style tort pur. et il vient [)robablement du temple élevé dans cette ville par les Pharaons de la XII' dynastie. Dans le réduit est, on voit :
144. — Gramt >oir. — Haut, o m. '^2 cent., larg. 0 m. 17 cent., long. 0 m. 67 cent.
Petit sphinx décapité au nom de Sovkhotpou III. — XIIP dynastie.
SALLE L
Les principaux monuments de la salle L appartiennent, comme ceux de la salle J, à l'époque de la XII P dynastie puis à celle des Pasteurs, soit qu'ils aient été élevés par ces rois même et les représentent , soit qu'ils aient été usurpés par eux et représentent des rois antérieurs.
Côté ouest de la Salle.
133. — Gramt gris. — Haut. 1 m. 60 cent., larg. o m. 995 mill. — Tauis.
Groupe de deux personnages dehout sur un socle commun. D'énormes perruques disposées en tresses épaisses couvrent la léte. Leui's traits sojit durs, accusés, et offrent une grande ressemblance avec ceux des sphiav à crinière de lion. La lèvre supérieiu'e est rasée, mais les joues et le menton sont ornés d'une longue barbe ondulée. Chacun d'eux soutient sur les mains étendues des groupes ingénieusement arrangés d'oiseaux aquatiques et de poissons, mêlés à des fleurs de lotus. Les [)orteurs d'offrandes sont la personnification des deux Xils du sud et du nord, apportant leurs dons au Pharaon. Leurs barbes ondulées
et leurs j)eiTiiqiies tressées donnent toutefois Tide'e diui art asiatique . étranger à la vallée du JNil , et raltribution qu'en faisait Mariette aux Pasteiu's ne fut d'abord contestée par personne : cette attrilnition jiarait aujourd'hui moins certaine (v. p. 38, n" 1 09). Sous la XXI' dynastie, le loi Psioukhânou fit graver ses cartouches sur ce monument.
lin avant de ces deux personnages, on a placé :
132. — Granit noir. — Haut. 0 ni. /i8 cent., larg. o m. 67 cent. — Caire.
Sorte d'autel destiné à perpétuer le souvenir d"uii service d'offrandes fondé dans un des temples de la ville de Tanisparle roi Pasteur Apapi Vqnonri. Le monument est plus ancien que le roi dont il porte le nom, la légende primitive a été effacée puis remplacée par celle qu'on y lit maintenant. 11 appartenait à la XIP dynastie.
A droite et à gauche de rensenilde formé par ces monuments sont disposés :
134 et 135. — Gramt noir. — Haut. 1 m. Soc. et 1 mètre. — Tanis.
Deux sphinx que Mariette considérait également comme des produits de l'art des Pasteurs. Ils se distinguent en effet des autres monuments par des caractères bien tranchés, comme on le reconnaîtra sans peine, si l'on compare leur tête à celle des sphinx de Thoutmôsis III (v. p. 1, n"' 2 2 1-223) et de Piamsès 11. La face est ronde, les yeux sont petits, les narines écrasées , les pommettes saillantes: la lèvre inférieure avance légèrement ; les oreilles sont celles du taureau , et une crinière de lion encadre le visage.
Tous ces caractères soiil marqués au plus haut degré sur le sphinx n" i33. quon est parvenu à reconstituer presque en entier: mais il ])osséde en plus des inscriptions qui nous permettent de refaire son histoire. Il porte sur répauie droite une légende martelée, dans laquelle on réussit à déchiUrer le nom du roi pasteur Apophis. Plus tard Ménephtah lit gratter le nom d' Apophis et lui suhstitua ses cartouches, qu'il répéta encore dans Tinscription de la base. Plus tard encore. Psioukhànou (XXP dynastie) ajouta sa légende sur la poitrine. LU examen attentif ma fait reconnaître cjue la surface de la poitrine a été rabaissée pour recevoir ces derniers cartouches, et par conséquent qu'il y avait la. auparavant, à la [)lace d'honneur, la mention dun roi. celui pi'obablement pour qui on exécuta le monument. Ce roi antérieur à Apophis. éf ait-il un Pastem* ou apparlenait-il aux dynasties indigènes? M. Golenischeff croit reconnaîlre les traits d'Amenemhait III de la XIP dynastie et son opinion est étayée de tant de documents qu'elle me paraît j)robable. Toutefois, il convient dattendre de nouvelles découvertes avant d'atlirmer que ces sphinx et les moiumients du style analogue que possède le Musée ne sont par rœuvi'e des Pasteurs et ne rej^résentent pas des princes apj>artenaut à cette race conqu(n-ante (cfr. |). 'i i. n" iSyo).
Côli' est de la Salle.