‹ Guide du visiteur au Musée du CaireChapitre 38 sur 141 · Calcaire. — Haut, o m. 80 cent. — Karnah · texte numérisé non relu

Calcaire. — Haut, o m. 80 cent. — Karnah

Superbe tète à laquelle Mariette avait donne le nom de la reine Tii, femme d Ameiiôthès IIl. bien que rien ne confirmât cette attribution. La ressemblance de style me porte à croûte que c'est le portrait soit de la mère , soit de la femme du Pharaon Harmhalii, de la XMIP dynastie.

1379. — Calcairk. — Haut, o m. 7^ cent. — Karnah.

Buste dune princesse, femme ou fille de Ramsès II. Elle est coiffée de la perruque longue à rangs de petites mèches et que surmonte le mortier entouré d'une rangée d'urœus. Elle a le collier large autour du cou, et un ornement démail à la i)ointe du sein : elle ramène sur sa poitrine la monàit (v. p. 190) dont le manche se termine paiune tête de femme. Gest un morceau d'une jolie expression , d'un style un peu mièvre. — XIX' dynastie.

Mur nord de la Salie.

Dans le premier entrecolonnemenl à gauche de l'angle nord sont placées des stèles dont la ])rincipale , en granit noir (haut, o m. 90 cent.), a été découverte en 1900 au temple de Phtah Tliébain . à Karnak , par ^I. Legrain. Elle a été consacrée à Phtah par le roi Thoutmosis III, qui, au j-etour de sa première campagne syrienne, employa une pai'tie du butin à restaurer le sanctuaire bâti à ce dieu ])ar les Pharaons de la XIP dynastie. Le roi y racontait les fondations pieuses qu'il avait établies a ce sujet. Martelée en partie sous Is^houniatonou, elle fut relevée et

.■e&Tavée dans les endroits endommagés , sous Séti P', qui N inséra son nom. Les graveurs de la \W dynastie ne surent pas toujours rétablir correctement le texte primitil.

PWier nord-est.

214 —Ghanit \o)u. — Haul. o m. -^.-^ eenl. —

Kaniah.

Belle statue de Thoutmosis III, assis. Elle a été reconstituée au moyen d'une vingtaine de fragments : les pieds, cpii manquaient, ont été refaits en ciment peint.

Pilier central.

L'admiralde statue qui est adossée au pilier central a été découverte en iqoi à Karnak, dans le temple < le Klionsou. Elle sort des mêmes ateliers cfue la tcHe dite d(; Tu (u" 198, p 08) et, comme celle-ci, elle a les traits du Pharaon ilarmhahi, mais plus raffinés encore : elle porte une expression de tristesse ou de fatigue qui sVxpliquerait si, comme nriuclinent à le penser certains caractères physiologiques uotés très iiuement par le sculpteur, le modèle était dans un état très avancé de consomption. Brisée sous la \i\^ dynastie, les morceaiLX eu furent utilisés sous Kamses iV dans le dallage du sanctuaire central de Klionsou, et c est là que M. Legrain l'a découverte, au cours des travaux entre])ris ]iar le Service pour la consolidation du temple.

Pilier nord-ouest.

231. — ^R^s. — Haut. 1 m. kh cent. — Gournalt Statue peinte de Maoutnofrit, mère de Thoutmosis II. découverte en 1887. an sud de Rnn.esséun. . dans les ruines

de la chapelle tVOuazmôsis. Elle esl assise, vêtue de la robe blanche, cjiii moule ses formes; une grosse perruque lui couvre la télé. Les chairs sont peintes en jaune. L'ensemble est de bonnes proportions. La mutilation du nez n'empêche })as de remarcpier la douceur du visage. M. G rehaut trouva a\ ec celte statue des fragmen Is de même matière . prouvant qu'il y avait cinq ou six statues semljlables dans la chapelle d'Ouazmôsis.

Parmi les monuments exposés conli'e le nun* compris du pilier à Tangie nord-ouest de ]a salle, les plus curieux sont :

189. — Calcairi:. — Haut, o in. 33 cent., larg. o m. ?)k cent.. ])rof. o m. i6 cent. — Pyramides de Gizéh.

jNaos ou plutôt stèle épaisse où le défunt esl représenté à genoux, les mains levées. Il s'appelait \akliîti , et il avait le litre assez répandu de premier royal fds dWmon. L'une des prières gravées sm* le pourtour du monument est une invocation au soleil lorsqu'il brille à l'horizon oriental ; l'autre, celle de droite, s'adresse au soleil lorsqu'il se couche au pays de vie, c'est-à-dire à l'Occident.

Fragments d'une stèle encalcaii-e, (pii était déposée dans la chapelle d'Ouazmôsis. Dans le cintre. Thoutmôsis III rend hommage au Pharaon Thoutmôsis P', derrière lequel se tient le prince Ouazmôsis enfant. L'inscription était des plus curieuses et la perte de la partie la plus considérable est regrettable. Elle racontait la vie du père nourricier d'Ouazmôsis, ses démêlés avec sa famille, et le règlement qui en était intervenu pendant sa vieillesse par les bons soins de Thoutmôsis lïl.

Angle nord-ouest.

\\ est occupé par deux bustes proveuaut de Karuak. On ne sait plus quels Pharaons ils représenteni : le fragment en granit rose est probablement delà XV IIP dynastie, le fragment en granit noir de la XIX' dynastie.

Muv ouest de la Salle.

Dans celte portion du mm- nons avons réuni des stèles et des fragments de bas-reliefs de l'époque de Khouniatonou , et qui nous montrent ce souverain avec des membres de sa famille.

207. — Calcaire. — Haut, i m. 3o cent., larg. 0 m. 00 cent. — Don de M. ^\ilbour.

Otle stèle, découverte en i88'3 à HadjiKandil, est un morceau unique ou peu s'en faut (v. p. 7-3 , len" i5o). Elle représente le roi Khouniatonou-Aménôtliès IV en adoration devant le disque solaire rayonnant. Khouniatonou, monté sur le trône à la mort d'Aménôthès III, s'inquiéta du développement extraordinaire que les largesses de ses prédécesseurs avaient donné au culte d Amon et à la puissance des prêtres de ce dieu. Le grand-préti*e d'Amon thébain était le second personnage du royaume et devait être souvent tenté d'aspirer au pi'emier rang. Khouniatonou crut que le meilleur moyen de réagir contre l'usurpation était d'imposer à l'Etal un nouveau dieu et une nouvelle capitale. H prit pour divinité protectrice le disque solaiie Alonou, qu'on a confondu bien à tort avec le dieu syrien Adonis, et qui n'est autre qu'une des fornies les plus anciennes d'un des dieux les plus vieux de l'Egypte. Ra d'Héliopolis. Il lui construisit une ville et un temple sur la rive droite du Nil,

vers remplacement (les villages actuels trel-Tell . (l'el-Aiiiaina etd'Hadji Kaiidil .puis il prit le nom de Klionniatonou . splendeur du disque solaire, au lieu de celui dAmënutliès qu'il avait porte jusqu'alors. Les tombeaux et les ruines montrent à quel degré de splendeur j)arvint la ville nouvelle, pendant les quelques années que son existence dm*a. Thèbes fut abandonnée, le dieu Amon proscrit et son nom effacé sur tous les monuments antériem*s : lui temple (fAtonou s'éleva à Karnak. en face du sanctuaije (fAmon. à Tendi-oit où se dressent aujoui'd'lmi les pylônes (THarmhabi. Ce retour aux anciens cultes solaires était trop factice pour que Teffet en persistât longiemps. Le culte d'Atonou survécut quelques années à peine à son fondateur : Thèbes reprit le dessus, et la ville fondée à el-Ainarna perdit son importance.

150. — Calcairi:. — Haut, o ni. 92 conL, larg. o m. 0 2 cent. — FÀ-Amarna.

Bas-reliefreprésentantleroikhoLinialonou-Aménôthèsl\ faisant une offrande au disque. Les rayons du soleil sont autant de bras qui transmettent la vie au roi et à la reine, et (fui ramassent les offrandes déposées sur Tautel.

Parmi les monuments exposés sur le palier de la salle, on remarquera , aux pieds du groupe de deux peisonnages placé à l'est :

211. — Gramt rosk. — Long, o ni. -k cent., larg. o m. 5o cent. — Karnak.

Table d'offrandes consacrée par le roi Thoutmôsis III à son père Amon-Rà , lors de la construction d'un*^ des salles

(lu temple de Karnak. Le lemple de kaiiiak y est appelé ManaklipiiTÎklioiimauoiioii.

Dans la partie nord-est. entre la statue de Tlioutmosis lll et de Klionsou, une superbe statue en granit rose découverte en octobre 1901 à Karnak, par M. Legrain. Elle représente TAménôthès, fils de Hapoui, de ((ui nous possédons déjà trois statues (cfr. p. 9 et 60, n° 219, et p. 66-67 )' ^^^^i^ ^^^ traits sont d'un vieillard. Le nez. qui avait été endommagé dans Lantiquité, a été retaillé, probablement à l'époque grecque , lorsc£u'Aménôlhès reçut les honneurs divins, et cette retouche prête à sa figure une physionomie camarde qu'elle n'avait pas à lorigine. L'inscription nous appi'end quil avait (juatre-vingts ans au moment où le monument fut érigé contre la face noi*d du premier pylône de Tlioutmosis 111 par ordre d' Aménôthèslll.

Dans la partie nord-ouest , en face de la stèle d'Ouazmôsis (voir p. 70), on voit :

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