OuAMT ROSE. — Haut. 1 m. /i2 cent
Groupe au nom de Ménéplitah, celui qui, selon une tradition, fut le Pharaon de TExode. 11 est agenouillé, et il soutient devant lui, contre ses genoux, une statuette d'Osiris momil'orme assis. — XTX.' dynastie.
SALLE >
Elle est décorée d un cei'tain nombre de statues ou Iragments de statues représentant, assise ou debout, la fléesse Sakliît à tète de lionne, l'associée du dieu Phtah dans le culte memphite. Le roi Aménôtliés III . à la suite d'on ne sait quelles circonstances, en avait consacré plusieurs centaines dans le temple de Maout . dame d'Ashîrou à Thèl>es : il y en avait encore plus de cent cinquante en place, debout, dans la seconde moitié du xvuf siècle, mais tous les Musées d'Eiu-ope s'y sont approvisionnés , et il n'en reste plus aujourd'hui qu'un petit nombre assez endommagées. Les meilleures de celles que nous possédons >ont le n" 910 (granit gris. haut. 1 m. 80 cent.) dans l'embrasure de la fenêtre, et la statue adossée au pdastre nord de la porte qui conduit à la salle M. Elles portent les «•ai'touches dWménôthès 111. tandis que celle qui est symétrique à la deuxième contie le pilastre sud a été usurpée pai- Ramsès II.
<)uelques-uns des moiuun«Mits exposés dans cette salle ont un intérêt r('el pour rarchéologie , ainsi la stèle de
TiuMiliiiosis I\ adossée au mur ouesl , (Milre la porte de ia >alle M el la paroi nord , surtout la grande stèle en calcaii'e blanc, découverte à Karnak en 1901 par M. Legrain, oA c{ui contient une longue inscription du roi Ahmôsis, dans îa([uelle il parle des oifrandes qu'il a faites à Anion eu l'honuein- de la i-eine Ahhotpou. eufin :
159. — Calcaik!:. — Long. 0 m. 90 cent,, haut, o m. 92 cent. — Karnak.
Fragment de l)as-relief portant les dal<'s du règne de Thoutmôsis I", avec le cartouche au milieu , et de cliaque côté du cartouche . deux encadrements de forme ovale , 011 les éléments des prénoms royaux de ce temps sont gi-oupés assez ciu-ieusemenl.
230. — 0«^"^ ROLGE. — Haut. 0 m. 9^ cent., h)ng. 1 i!i. 20 cent. — Mit-Rahméli.
Reste d'un bas-relief représentant le roi Aménôthès 111 «levant le dieu Phtah. Il a été découvert par M. Grébaut. dans les ruines du temple de Mit-Uahiiiéh, en 1888, non loin de la liste des nomes de Ranisès 11.
232. — Calcaiiu:. — Haut, o m. 6G cent., long, o m. 65 cent., larg. o m. kk cent. — Mit-Rahinéh.
(lurieuxcollret fuuf'rau'ed'un persoiuiage nommé Tamaïf . Ce nom signifiant en égyptien la chatte, c'est une chatte qu'on a représeutc'e au lieu du défuni devant les tables d'olïrandes. Mention (ki prince Thuutmosis, directeur des prophètes des villes du midi el du noi-d.
(lALERIE 0.
Les deux cotés en sont garnis de stèles (jui pioviciincnt |joni' la plupart d'Abydos et de Thèbes, (^t (pii ont une valeur réelle pour Thistoii-e et Tarcliéologie , sans présenter toutefois un intérêt sulllsant aux visiteurs qui ne sont pas égyptologues. On y i-emai^quera à l'extrémité ouest trois blocs en grès rouge provenant d'un temple découvert à Karnak. en 1897. par M. Legrain et qui nous montrent la consécration des deux grands obélisques du temple par la reine Hatshopsouitou. ainsi que des épisodes de l'enterrement rie cette reine par son neveu et successeur Thoutmôsis III. On y noiera encore des scènes funèbres |)i'ises dans des tombeaux ihébains et niempbiles :
169 ei 171. — (Ialcaire. — Haut. 1 ni. 10 cent. 0 m. 9.") cent. e\ o m. 96 cent., larg. o m. <S.3 cent.. 0 m, 38 cent, et o m. 55 cent.
Bas-reliefs rapportés par M. Alaspero dun londtcau de la XVIIP d\Tiastie. voisin des grandes j)yj'amides. que les Bédouins démolirent en i883.
169. — Tii, so'ur du défunt Plitabmaî . présente un vase à son frère et à sa belle-sœur: derrière elle, une clianteuse, qu'une joueuse de viole et une harpiste accomjjagnent de leurs instruments. Deux des tils. Plitabônkliou et \anolir, assistent à ce spectacle. Ce troisième registre est occupé pai* la construction dun naos : un ouvrier en sculpte le'; détails, tandis qu'un aide va chercher des matériaux.
170. — Scènes funéraii'es. Au premier registre, des serNiteurs qui porlent des fleurs et des fruits : des pleii-
reuses, un sacrilicateiir ({ai Iraiiie nu veau. Au second registre, (Vautres sei-viteurs portent ]es fauteuils, les cauopes. les caisses à [)rovisions.
171. — (jualrc registres, i" Préparation des pains doffrandes et sacrifice du b(JBuf". ">." Kakai, Hori et PÎitahuiosou. fils de Phtahraaî , sont assis devant un monceau de juovisions. 3" Un cofTre rempli de pains, et à côté un personnage cjui transvase le vin dans des amphores. Une petite femme danse en lançant des baisers et en faisant des grâces. De toutes les figures, c'est celle qui rappelle le mieux le type connu par les tombeaux d'el-Amarna : elle est d'une souplesse et d'une légèreté exquises. A" Transvasement du vin dans des jarres, (pi'un serviteur lient en équilibi'e au moyen d'un crochet de porteur d'eau.
172 oi 172 bis. — Calcaire. — Haut, i m. 07 cent, larg. totale '^ in. 80 cent. — Sakkaraft.
lias-reliefs extraits du tondx^au de Harminou. A gauche, llcuininou est devant deux des cpiatre génies des entrailles. Hathor, debout dans son sycomore , lui verse l'eau ainsi (ju'à la dame Mai. L'àme du défunt est représentée au pied (le l'arbre prenant également sa part de l'eau sacrée. Sur un autre tableau Harminou est assis dans lui grand siège. La dame Mai est à ses pieds et des personnages de sa maison lui apportent des offrandes de toutes sortes : une oie, un veau, des fleurs, des parfums, des liquides. A droite, la cérémonie funèbj-e est figiu"ée. Des esclaves, t('te rasée , portent les coffres , les tables dont on ^ a garnir le tombeau. Des pleureuses les suivent . puis les génisses ({ue Ton va immoler, enfin le catafalque contenant la momie couchée et posée dans un bateau (pie des prêtres et
la (lame Mai elle-mèiin' portent sur leurs épaules ; derrière elle un groupe d'assistants. On a l'eprésentë plus loin une coupe des diverses chambres de l'édicule mortuaire, que des hommes traversent avec des gestes de douleur.
173. — Calcaire. — Haut, o m. 38 cent., larg. 1 m. o8 cent. — Sakkarah.
Bas-reliefs. Scène de funérailles. Des femmes sautent avec les plus étranges contorsions ; d'autres font retentir une sorte de tambour de basque. Des hommes marchent à grands pas en agitant une tige de roseau. Ces danses funèbres sont encore pratiquées aujourd'hui dans la plupart des villages de la Haute-Egypte. Ce que le bas-relief de Sakkarah n'a pu rendre, ce sont les ululations discordantes dont ces danses sont accompagnées.
Dans Taxe de la galerie on a disposé dans le sens de la longueur quehjues monuments d'un intérêt particulier. D'abord un cube d(^ pierre blanche avec inscription qui n'est autre que le socle du colosse d'Achmounéin mentionné dans la description du vestibule (voir p. a); le calcaire en est si friable et si inconsistant que nous n'avons pas osé lui rendre sa fonction antique , de peur qu'il ne fut écrasé par le poids du granit.
155. — Gramt rose. — Long. 3 m. 58 cenl.. larg. o m. 65 cent. — Mit-Rahini'h.
Barque sacrée du temple de Phtah, découverte en 189Q. Elle a malheureusement soulFert, et bien cjiu'elle soit d'un travail admirable, elle ne vaut point les monuments du
même genre (|u'oii voi( à Tiiriji el au British Muséum. — XIK^ dynastie.
Au centre, en face de la salie des moulages, on a éi'ige sm- un bloc quadrangulaire en granit (haut, i m. i5 cent., long. 1 m. ok cent.), gravé au nom de Ramsès II, un fragment de petit obélisque du même prince (haut, i m. 55 cent., larg. o m. 34 cent.V
218. — Calcaire blanc. — Haut, i ni. -^S cent., long. 8 m. 9.0 cent. — Sakkamh.
Célèbre table royale, piovenajit du tombeau de Tounari et découverte en i86i . Tounari, qui vivait sous Ramsès II. énimière une longue suite de rois d'Egypte auxquels il rend hommage. Ce son! des rois des I", IP, 111°, 1\ ^ V' YP, \l\ \l\% X\ IIP, XIK' dynasties. Sa liste ne commence pas à .Menés connue celle du grand temple d'Abydos. mais à Mari])aî, quatrième roi de la I'" dynastie : elle ne comprend donc que les Pharaons dont les monuments et le culte étaient présents dans le nome Memphite sous la XIX.' dvnastie.
PORTIQLE DU NORD.
Le poi'tique du nord aura par la suite , en son milieu , un groupe colossal dont les débris se trouvent actuellement à Médinet-Habou : le seul fragment que nous en ayons transporté ici jusqu'à présent est une statue de la princesse Takhait, qui a été placée dans le bas-coté ouest contre le mur nord. Dans le reste du portique on a disposé quelques pièces colossales, et d'abord, en haut de l'escalier qui mène à l'atrium central, contre les deux piliers :
185 et 186. — Grès siliceix. — Haut, -i m. o5 c. «'t D ni. 10 (?eut. — Mit-Rahinéh.
Ces deux magnifiques statues de Phtah , le dieu de Memphis , sont les plus remarquables statues divines qu'on ait encore trouvées en Egypte, l'allés avaient été érigées dans une dépendance du grand tenqile de cette ville par Ramsès II, et elles ont été retii'ées des ruines par M. de Morgan en 1892. - — XIX* dynastie.
Les deux colosses en granit rose adossés contre les deux piliers du nord , symétriquement aux colosses de Phtah , proviennent celui de l'ouest de Karnak, celui de l'est de Tell-el-Yahoudiyéh , et représentent le premier le Pharaon Séti 11 escorté de la princesse Takhaît , le second le Pharaon Ramsès III . l'un et Tautie en grand costume sacerdotal. — XIX* et XX* dynasties.
Sur le devant (ki portique, la iace tomiiée vers latrium. deux groupes de granit sont placés entre les piliers . à l'est et à l'ouest de l'escalier.
1355. — Gramt noir taciiktk. — Haut. 1 ni. yo c. larg. 1 m. i5 cent.
Ramsès II . assis entre Isis et Hathor , assises comme ]ui : ce monument a été découvert par M. Pétrie.
153. — Granit rosk. — Haut. 1 m. 8^2 cent., larg. 1 ni. 18 cent. - — Mit-Rahinéh.
Les deux statues assises sur le même siège représentent Ramsès II et le dieu Tanen. Le groupe a été découvert
par M. (le Morgan eu 189-2, dans les ruines du temple de Phtah: le bas des jambes'etle socle manquent malheureusement. — XIX' dynastie.
Lp^ deux tombeaux établis au fond de la salle à droite et à gauche de la grande baie qui ouvre sur la galerie 0 . sont de la XIX^ dynastie. L'un (Yeux, celui de l'est, a ete découvert à Sakkarah par M. Loret, en 1898 : d contient l'histoire d'un procès séculaire qui divisa une famille a propos d'une source et des terrains qui l'enveloppaient. C'est une pièce capitale pour l'histoh-e économique de l'Egypte thébaine. — XIX^ dynastie.
La grande stèle en granit gris placée à l'est entre la première colonne et le pilier a une valeur considérable, bile a été trouvée en i8q8 par M. Pétrie, dans les rumes du Memnonium de Ménephtah àThèbes. Elle avait ete érigée d'abord pai^ Aménôthès III dans son temple funéraire, un peu en arrière des deux colosses qui dominent la plaine de Thèbes Elle porte donc sur sa face primitive, celle de . ouest . une inscription de très beau style en l'honneur d Amenothès III. Deux siècles plus lard. Ménephtah s empara délie et d fit praver sur l'autre face , une longue inscription , dans lamielle il racontait sa campagne de l'an \ contre es Libyens. C'est une série de morceaux poétiques, peut-être des extraits rais bout à l)out de chants composes siu- le moment même par les poètes de la cour, et dans lequel l'émoi de l'Egypte, les épisodes de la bataille, la fuite du roi Libven fes sentiments suscités pai' l'annonce de sa défaite flans les pays ennemis et dans la vallée, sont décrits avec une grande Vivacité d'allm-e et un éclat d'expressions rares en Egypte. Rien qu'à ce titre, le monument serait des plus précieux, mais le dernier paragraphe redouble encore l'intérêt qu'il excitait. L'auteur y dit : - Maintenant
({ue les Libyens ont été battns. le pays de Kliita est pacifique, le Canaan est pris avec tout ce qu'il y a de mauvais en lui , les gens cVAscalou sont amenés captifs , ceux de Guézer sont saisis, ceux d'Iounàmam n'existent pins, le peuple d'Israël est rasé et il ny a plus de sa graine, la Syrie est devenue comme les veuves de l'Egypte , tous les pays réunis sont en paix ! ^^ C'est la première fois que la mention d'Iscaël. écrit I I ^__^ I \k ^ ] J^^. apparaît sur un monument égyptien , et cela vers l'époque à laquelle une des traditions alexandrines place l'Exode du peuple hébreu. — XIX* dynastie.
Parmi les autres monuments réunis dans cet endroit, on n'a plus guère à signaler, à l'ouest, entre la première colonne et le pilier et faisant face à la stèle d'Israël ( voii' p. 82) une stèle énorme du roi hérétique Khouniatonou (voir p. 71, n° 207). Elle a été malheureusement fort mutilée. On remarquera enfin . sur le palier de la salle :