Bronze. — Haut, o m. 9 G cent., long, o m. i)li cent
Ce magnifique lion, au nom du roi Apriès, porte entre les pattes de devant 1 attache d'une chaîne, dont nous n'avons plus aujouid'hui qu'un morceau plus ou moins
long. A la partie poslérieui-e de l'espèce de boîle oblongue à travers laquelle la bète semble passer, est un trou quadrangulaire qui permet d'introduire la main.
Mariette pense qu'il est à peu près certain que ce monument est une sorte d'e'norme serrure ou de cadenas. A Textrëmitè de la chaîne devait être ajusté un appareil quon introduisait danslouverture quadrangulaire de l'autre extrémité. L ne fois Tappareil en place, le cadenas était fermé.
SALLE M
La salle M. qui termine la galerie est vers le nord, est consacrée toute entière à Texposition des monumenis coptes. Contre le premier pilastre est, qui la sépare de la salle L . est adossé un meuble en bois découvert en 1900 par -M. Quibell, à Kom Ichgaou. La face tournée vers le sj)ectateiu*, la seule décorée, porte au centre du panneau un petit bas-relief représentant un lion qui saisit un lièvre à très longues oreilles. — vu* ou vni* siècle après J.-(^.
Sur le pilastre qui lui fait face on a disposé des bois provenant de léglise funéraire de Bawit. et recueillis «mi if(0i par rinspecteur Mohammed effendi Chaban : portes eu panneaux rapportés , de style analogue aux portes des mosquées i;\timites, frises décorées de rinceaux, et surtout im montant de porte (n° 32990) représentant un évangéliste debout dans une niche voûtée et encadrée de deux colonnes : au-dessus, la croix grecque encastrée dans un*' couronne de feuillage.
Sur la paroi est on voit dans Tordre suivant :
Armoire A.
Clefs en cuivre forgé et ciselé, dont les deux plus grandes (n"' /i 1 1 et /hq) proviennent du Déii-el- \byad:
bagiies, bijoux, cymbales à clochettes ou sistres (a" /n3) employés dans les églises aux mêmes usages que nos clochettes ordinaires ; icône ou image sainte (n" fi i ^) du xf ou du xu* siècle, avec inscription copte et arabe; lampes en forme ordinaire, relevées d'une croix â la poignée : lampes en forme de colond)e, dont Tune a encore ses chaînes (n"' /il 8, /il 9) de suspension; ampoules; peignes en bois. Deux grandes plaques en argent , relevées de croix et d'ornements dorés , sont des reliures d'évangéliaires. On lit sur la plus petite, qui provient de Louxor (n" i^'iT) bis, haut, o m. 9Ô cent., larg. o m. 10 cent.), le nom deTABBA- ABPAMIoYemCKonoY, en beaux caractères du vir ou vni' siècle. La plus grande, qui appartint à rADABJ- CAMMCJN, est peut-être un peu plus moderne. La croix d'argent et d or qui les accom pagne (n" 1 3^6, haut, o m. 3o c. larg. o m. 90 c), provient également du trésor de l'église copte dont les ruines ont été retrouvées pai* M. Grébaut. il l'ouest de la grande colonnade du temple de Louxor. Elle ])orte sur ses quatre bras la légende suivante : EYXAPIC- THPIONTAPITCeNHCVnePANAnAYCeCJCVYXH- CAI AYMOY, qui montre que l'objet a été consacré par la dame Taritsenè pour le repos de l'ame de Didyme. Au centre, sous 1 icône, un bas-relief en bois, du xi" ou du ah" siècle, représente un ange ailé et cuirassé qui s'élance à travers l'espace, la roue à la main, pour écraser la fenune couchée à ses pieds.
Ar.MoinE B.
Elle renfeinie ime collection de panneaux et d'ais sculj)tés |)rovenant de meubles analogues au meuble décrit |)récé'demment p. 90/1 , entre autres, deux panneaux avec images de Saint-Georges (n"' ^190 et /i9i), et un troisième avec Ir
symbole de la colombe ( n" A22 ), qui remonle au iv" ou au \^ siècle. Le beau vase à glaçure changeante ef la croix en mosaïque quon voit au centre de Tarmoire sont d'une époque beaucoup plus récente; la dernière n'est probablement pas de travail égyptien , et elle semble ne pouvoir être plus ancienne que le xvii^ siècle.
Dans le bas de l'armoire , à gauche , sont entassés des marques d'anq)hore et des cachets de terre cuite.
427. — Terre sèche blanchie a la chaux. — Haut, o m. 3o cent., larg. 1 m. 3o cent. — Tlièhes (Déir-el-Bahari).
Au mois de février 1880 . en déblayant le toml)eau où se trouvait le sarcophage de Tagi ( n" 4 1 o ), je découvris que les chrétiens 1 avaient transformé en église consacrée à Saint-Epiphane, vers le v' siècle de notre ère, pour le conqite d'une des nombreuses laures établies sur le versant delà vallée de Déir-el-Bahari. Le couloir du fond fut l)ouché. et ]e couloir d'entrée prolongé par deuv murs de briques, de manière à iormer une véritable croix grec([ue avec la ciiandjre d'entrée du tombeau ancien. On y descendait par un j)elit escalier de quatre marches : de chaque côté (hi bras (feutrée comme des bras transversaux . les murs étaient décorés de stèles en terre battue, aiTondies au sommet, i-ecouverles d'un lait de chaux, sur lesquelles des moines ])ieu\ et instruits avaient écrit à l'encre rouge des sentences des Pères, Saint-Cyrille, Saint-Basile, des professions de foi. des sermons entiers, pour la plupart traduits du grec. J'ai reti'ouvé les débris de trois de ces stèles avec des fragments de sermons sur la création, sur la divinité duChi'ist. sui- la virginité de Marie, et une stèle entière que j'ai réussi à di^taclier de la nuu-aille et à transporter au Musée.
Le texte est divisé en trois colonnes de largeiu' et de contenance inégales. Il renferme nn sermon contre les hérésies, ([ui parait élre de Saint-Basile, et qui se termine par la ])rièi'e accontumée en l'honneur de l'empereur et de sa iamille. La première moitié, environ, était écrite sur une autre stèle, détruite aujourd'hui. Sur le cadre de la nôtre, le même moine avait copié un second sermon ; j'ai rétabli , à l'endroit où se voyaient des traces d'écriture, un fragment appartenant à une troisième stèle, pour montrer au visiteur ([uelle était la disposition de l'ensemble.
Sur la paroi ouest de la salle, en partant du sud, les monuments et les vitrines se succèdent dans l'ordre suivant :
Armoire C.
Ustensiles en bronze et ornements d'église : chandelier en forme de croix (n" /i0 2) : encensoirs (n" /to3 et /io4): luùh'-parfums (n" Ao5).
Armoire l).
Poteries coptes, de classement encore incertain. On a trouvé des fragments du même style à Eléphantine et à Phila^, avec des objets qui paraissent dater du vu" et du vni' siècle.
Au milieu de la salle, on rencontre successivement, en marchant du sud au nord :
Armoire E.
Elle contient des objets copies de nature diverse : un( omoplale de chameau . portant des inscriptions coptes h
i'eiicre noire : deux plaquettes eu bois avec uu beau spéciineu d écriture soignée, et des plaques en terre cuite portant des inscriptions diverses ou le nionograninie du Ciirist.