Granit rose. — H. i"™ 24; larg
o™ 69. — (Mariette, Mon. Div,, pi. 10.)
Une des cinq stèles éthiopiennes du Gebel-Barkal, celle qu'on appelle d'ordinaire la stèle de l'excommunication.
Un roi, dont le nom a été martelé avec soin, raconte, qu'en « l'an II de son avènement, Sa Majesté »se rendit dans le temple de son père Âmmon de » Napata, qui est sur la Montagne Sainte , pour en » chasser cette secte odieuse à Dieu qui s'appelle les » Toumposiou PirdoutkhaU, Ces gens paraissent avoir eu pour principe de ne point cuire la viande du sacrifice, mais de la manger crue, comme les Abyssins font aujourd'hui encore le brindé. «Ils avaient con- »juré en leurs cœurs de tuer tout individu qui ne » partagerait pas leur doctrine criminelle, mais Dieu » ne permit pas que leur parole s'accomplît.» Le roi «les fit passer par le feu», et défendit à leurs descendants, sous les peines les plus sévères, de jamais entrer dans le temple d'Ammon de Napata. — Epoque persane. Gebel-Barkal,
Salle historique de Touest. 67
— Calcaire blanc compact. — H. o"" 80;
larg. im 30. — (Mariette, Mon, Div,, pi. 49.)
En 1860, M. Mariette découvrit cette stèle à Drah abou '1 neggah, dans une petite pyramide en briques, située à la lisière des terres cultivées. La partie supérieure manquait déjà. En 1882, un fellah du voisinage brisa ce qui restait pour construire une sakiéh : je n'ai pu retrouver tous les morceaux.
Les sept lignes d'inscription racontaient la construction du tombeau, et disaient que la stèle avait été mise en place l'an L du règne d'Entef IV. Derrière l'inscription était le roi lui-même, entouré de ses quatre chiens favoris, dont les noms berbères sont traduits en Égyptien : Bohoukaï, c'est-à-dire, la gabelle, Abaïqour (le lévrier), P 'hôtes c'est-à-dire Le noir^ etc.
Le Papyrus Abbott raconte que, sous le roi Ramsès IX, une bande de voleurs exploitait la nécropole de Thèbes et ne respectait même pas les tombes royales. Une commission d'enquête, chargée de vérifier l'étendue des dégâts, visita, entre autres, la tombe du Pharaon Entef, et décrivit la stèle qui figure au Musée, mais en ne donnant que le nom du premier chien Bohoukaï. — XI* dyn.
Drah abou 7 neggah,