Calcaire blanc. — H. o™ 80 ; larg
Stèle de Sitou (cfr. p. 33). — IV* dyn.
Saqqarah,
886. — Calcaire blanc. — H. i »" 1 5 ; larg. 2 m 70. — (Mariette, Abydos, t. II, pi. 44 — 45 ; t. III, p. 84, vi9 522.)
Inscription en cinquante lignes provenant du tombeau d^Ouni.
Ouni avait débuté tout enfant à la cour de Téti, premier roi de la VP dynastie. D*abord simple page (porte-couronne), il avait bientôt obtenu un emploi au ministère de Tagriculture et un titre sacerdotal de peu d'importance. Papi I", successeur de Téti, le prit en grande amitié dès le début de son règne et lui donna successivement les charges d'âmi, de surveillant des prophètes de la pyramide funéraire, de domestique, dont il s'acquitta mieux que personne avant lui : aussi fut -il envoyé à Tourah chercher dans les carrières les blocs de pierre blanche qui ont servi à construire la chambre du sarcophage, dans la pyramide de Pepi I". L'activité dont il fit preuve en cette occasion lui valut de nouvelles faveurs : il fiit élevé à la dignité d'ami royal, nommé surintendant de la maison de la reine, et prit peu à peu la direction de toutes les affaires. « Je faisais », ditil, « toutes les écritures avec l'aide d'un seul secrétaire. » Au dehors, son ministère fut signalé par la soumission de la Nubie et par une série d'expéditions heureuses contre les Aamou ou Syriens et contre
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les Hiroushàîtou ou Bédouins du désert. « Sa Majesté »fit une armée de plusieurs fois dix mille soldats, »pri8 dans le pays tout entier depuis Eléphantine »jusqu*au Delta, dans toutes les maisons, dans les » villes, dans les places fortes, dans la Nubie, parmi »les Nègres, et Sa Majesté m*envoya à la tête de » cette armée. » Ce ne fut pas une mince affaire d'instruire ces recrues : on eut quelque peine à organiser en temps utile le service des vivres et de l'habillement. A force de patience, on surmonta toutes les difficultés, et l'expédition se mit en campagne. « Cette » armée alla en paix : elle entra comme il lui plut » au pays des Hiroushàîtou. Cette armée alla en paix : »elle écrasa le pays des Hiroushàîtou. Cette armée »alla en paix : elle fit brèche dans leurs enceintes » fortifiées. Cette armée alla en paix : elle coupa leurs » figuiers et leurs vignes. Cette armée alla en paix : » elle incendia tous leurs blés. Cette armée alla en paix : »elle massacra leurs soldats, par myriades. Cette » armée alla en paix : elle emmena leurs hommes, » leurs femmes, leurs enfants en grand nombre, » comme prisonniers vivants, dont Sa Sainteté se ré- » jouit plus que de tout autre chose. » Au retour, Ouni reçut la faveur la plus insigne qu'un roi pût accorder à un sujet, la permission de garder ses sandales dans le palais et même en la présence du Pharaon. Peu de temps après Papi 1er mourut; son fils Mirinrî Sokarimsaf 1er non -seulement confirma Ouni dans tous ses emplois, mais lui accorda de nouvelles charges. 11 fut nommé prince gouverneur des pays du Sud depuis Eléphantine jusqu'à Memphis : « Jamais » sujet n'avait eu. cette chaîne auparavant.» Selon
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Tusage, il s*occupa sans retard du tombeau destiné au nouveau roi et fit venir d'au delà les cataractes les blocs de granit nécessaires. La construction de la p3rramide Nofirkhâ de Mirinrî 1er fut le dernier grand acte administratif de la vie d'Ouni : il mourut peu de temps après et son souverain ne tarda pas à le suivre au tombeau. — Les deux pyramides de Papi 1er et de Mirinrî 1er, pour lesquelles travailla Ouni, ont été découvertes à Saqqarah en 1880 et en 1881. — VI* dyn. Abydos,