‹ Guide du visiteur musée de BoulaqChapitre 57 sur 78 · Bois. — H. i · texte numérisé non relu

Bois. — H. i

11 est fâcheux que ce monument ait souffert et soit hors d'aplomb : il était d'un travail presque aussi soigné que celui du Sheïkh el-Beled. Il représente un certain Tepemonkh qui vivait sous la V" dynastie. Saqqarah,

looi. — Calcaire. — H. 0°» 52.

Un paysan nu se rend à l'ofirande, un sac sur l'épaule gauche, les sandales à la main droite, de peur de les user en les portant. Le mouvement de

Salle de l'Ancien empire. 219

l'épaule qui porte le sac est fort bien étudié. — V« dyn. Saqqarah.

1002. — Calcaire. — H. o^ 22.

Un homme, assis à terre, plonge la main dans une jarre qu'il tient entre ses jambes : il est occupé à la poisser avant d'y verser du vin. — V« dyn.

Gran des-fyram ides.

1006. — Calcaire. — H. o™ 35.

Un scribe est agenouillé, les deux mains croisées devant lui, dans l'attitude du fonctionnaire qui attend un ordre de son supérieur. Les yeux sont en cristal et en verre noir, et donnent à la figure une expression des plus vivantes. — V* dyn. Saqqarah,

1007. — Bois. — H. o"^ 19; larg. o"^ 50;

long, o"^ 30.

Cette boîte est une sorte de nécessaire portatif, à l'usage des prêtres chargés du culte des morts. Elle renferme une table d'offrandes et tout l'attirail des vases et des outils en bois, en. albâtre, en bronze, dont on se servait pour présenter le repas funéraire. — VI® dyn. Saqqarah,

1008. — Calcaire. — H. o"^ 40.

Esclave pansu poissant une amphore (cfr. no 1002). — - V« dyn. Saqqarah.

1009. — Bois. — H. o"^ 31.

Un homme debout, drapé dans un large manteau, assez semblable à une toge romaine : les yeux, qui étaient rapportés, ont disparu. — IV® dyn.

Grandes-Fyramides,

220 Salle de TAncien empire.

iDii, — Bois. — Long, o"" 60.

Sorte de casse-tête que les nobles et les fonctionnaires tenaient à la main en signe de commandement. Celui-ci avait appartenu au Shiri dont nous avons la stèle (cfr. p. 213, no 1027, et p. 31 — 32). — II<> dyn. Saqqarah.

IOI2, 1013. — Calcaire. — H. moy. o"* 40.

Deux femmes occupées , non pas comme on Ta dit à pétrir la pâte, mais à broyer le grain. Leà Égyptiens de répoque pharaonique paraissent n*avoir jamais connu le moulin à main : ils broyaient le grain entre deux pierres, comme font encore certaines tribus de rAfrique équatoriale, et obtenaient de la sorte une farine grisâtre assez grossière. — IV" dyn.

Saqqarah.

1014. — Calcaire. -^ H. o"' 30.

Statue du nain Khnoumhotpou, chef de la lingerie mortuaire, probablement du Pharaon. — VI* dyn.

Saqqarah.

1015, 1025. — Calcaire. — H. moy. o™ 40.

Un homme et une femme brassent la pâte, contenue dans un grand vase placé devant eux, et préparent le pain du mort. — IV* dyn. Saqqarah.

1044. — Bois. — H. o"^ 60.

Statue de femme dont il ne reste que la tête et le torse. Elle a été découverte dans le même tombeau que la statue du Sheîk el-beled (cfr. p. 75—76, no 3962 Salle du centre), et passe pour représenter la femme de ce personnage. Elle était en tout cas

Salle de l'Ancien empire. 221

d'un travail fort beau et pourrait soutenir la comparaison avec le Sheik el-beled, si elle n'était pas malheureusement si mutilée. — IV® dyn.

Saqqarah,

1049. — Calcaire. — H. i™ 95.

Statue de Rânofir, tête rase (cfir. p. 217, no 975).

Saqqarah,

1050. — Calcaire. — H. i"^ 20. — (Mariette, Mon, Dw.f pi. 20).

Ces deux statues ont été découvertes dans un des grands Mastabas qui environnent la pyramide de Meïdoum. Elles représentent, Tune, le prince Râhotpou, l'autre, sa femme, la cousine royale Nofrit : elles ont l'un des types qu'on trouve le plus fréquemment sur les monuments de l'Ancien Empire, et ne diffèrent de beaucoup d'autres que par une rare perfection de travail et d'expression. Rien n'est plus gracieux et plus fin que le modelé des seins de la dame Nofrit sous l'étoffe légère de son vêtement; rien n'est plus vivant que la figure un peu grasse de la femme et les traits un peu niais de son mari.

La date de ce monument est incertaine : la pyra.mide, ouverte au mois de janvier 1881, ne renferme qu'un long couloir et une chambre vide sans sarcophage. On l'attribue à Snofrou, roi de la III* dynastie, depuis que M. Mariette a découvert les cartouches de ce roi dans les tombeaux du voisinage : à ce compte, il faudrait attribuer les tombeaux de Béni- Hassan à Khoufou, parce qu'on y trouve les cartouches de ce prince. Le style de l'architecture nous

222 Salle de l'Ancien empire.

rapproche plus de la XII* dynastie que de la troisième, et je serais tenté de voir dans la pyramide le tombeau d*un Ousirtasén plutôt que celui de Snofrou. Le groupe des deux statues me paraît devoir suivre la fortune de la pyramide. Meidoum.

1052. — Calcaire. — U. 2^^ 00.

Statue assez médiocre de Ti, celui .dont le tombeau est visité par tous les voyageurs. — V* dyn.

Saqqarah.

Les canopes, les offrandes en pierre votives, les bijoux ne se rencontrent que rarement dans les tombes des époques antérieures à la XYIlI* dynastie : on ne s^étonnera donc pas si les quelques objets de ce genre que possède notre Musée forment sinon la seule, au moins la plus riche collection qu'on en possède.

1053. — Calcaire. — H. moy. o"' 20.

Oies votives, isolées ou réunies par groupes de deux ou de quatre. — V« dyn. Saqqarah.

1054. ï055> lOS^' — Albâtre. — Long. moy.

Les pyramides de Lisht ont présenté, à Touverture, des particularités qui n'ont jamais été observées jusqu'à présent dans aucune autre pyramide. J'ai trouvé dans le couloir d'entrée, entre deux blocs de granit, des débris de canopes et d'oies troussées en albâtre. Les nos 1054, 1055, 1056, sont des oies de diverse grandeur qu'on a réussi à reconstituer. Elles sont creuses et formées de deux moitiés coupées en long. On n'a trouvé aucun débris d'osse-

Salle de l'Ancien empire. 225

ment qui permette de dire si elles renfermaient des oies d'ofirandes momifiées, ou non. Lisht.

1057. — Albâtre. — H. moy. o"^ 15.

Têtes de canopes, les seules qu*on possède de cette époque. L'une d'elles est d'une finesse d'exécution quW ne saurait comparer qu'à celle de la statue en diorite de Khâfrî. Lisht.

1060. — Calcaire. — H. o"^ 12.

Fil à plomb de peintre ou de maçon, oublié par un ouvrier dans la pyramide d'Ounas, et découvert à l'ouverture de cette pyramide. — V* dyn.

Le couloir est d'ordinaire sans ornement : le puits est comblé d'un mélange de pierres et de terre durcie. La chambre ne renferme guères qu'un sarcophage plus ou moins orné.

Page 1