‹ Guide du visiteur musée de BoulaqChapitre 68 sur 78 · Calcaire blanc. — H. o"^ 40; larg · texte numérisé non relu

Calcaire blanc. — H. o"^ 40; larg

0"^45. — (Dûmichen, Resultate, t. I, pi. LVII;

Mariette, Déïr eUBaharî, pi. 13.)

La reine Hatshopsitou avait envoyé, sur Tordre d'Ammon, une escadre de cinq vaisseaux au pays de Pount (Arabie méridionale et côte des Somâlis), pour y chercher l'encens et les parfums nécessaires au culte du dieu. Au retour, elle fit représenter sur les parois de sa chapelle funéraire, les différentes scènes du voyage, l'arrivée aux Echelles de VEncens, le débarquement, les échanges avec les indigènes à demi-barbares, l'embarquement des produits du pays.

Salle historique de TEst. 423

Un chef de tribu dont le nom Pharihou a la physionomie arabe^ accueillit favorablement les étrangers, et leur amena sa femme et sa ûlle, dont les proportions extraordinaires rappellent la taille des beautés négresses décrites par les voyageurs qui ont pénétré de nos jours dans la région des Grands Lacs. La pierre no 565 provient de ce temple et représente le portrait d*une de ces dames, la plus figée. La salle dans laquelle ce curieux fragment était encastré avait été déblayée par M. Mariette « pour en rendre Tac- » ces et Tétude plus faciles aux voyageurs. Une nuit, » des Européens, de passage à Thèbes, y pénétrèrent, » et, pour en enlever une des pierres, démolirent la » moitié du mur. Je ne me fais aucun scrupule de » dénoncer ici cet acte incroyable de vandalisme. La » pierre que conserve aujourd'hui le Musée est la » seule des pierres du mur démoli, qu'à la suite de » cet événement nous n'ayons pas réussi à remettre »à sa place antique.» Dans le cours de l'année 1882, des voyageurs européens ont démoli de nouveau une portion de ce mur et volé une seconde pierre. Arrivé trop tard pour prévenir ce vol stupide, j'ai relevé parmi les décombres un fragment que les voleurs avaient oublié et qui représentait un âne de Pount. On le verra plus loin sous le no 639. — XVIII* dyn.

Déir-el-Baharî.

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