Granit noir. — H. o
Buste d*un Pharaon dont le nom a disparu, peutêtre Hakori. C'est en tout cas une œuvre de la dernière époque saïte : le style en est large, un peu rude, et contraste assez heureusement avec le faire sec des autres monuments contemporains. — XXIX® dyn. Médinet'Habou,
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On a profité d*une sorte de niche formée par la baie de la porte, aujourd'hui murée, qui conduisait jadis à la salle funéraire, pour installer divers fragments de bas-reliefs, provenant de tombeaux détruits par les Arabes et acquis en 1883.
6050. — Calcaire, — H. i "^ 58 ; larg. 0"^ 75.
Sous une frise formée des fers de lance û, sont
deux registres superposés. 10 Chapitre de boire Teau dans «la syringe». Au lieu d*avoir, comme aiHeurs (cfr. Grand Vestibule, no 176, p. 42), une déesse, Isis ou Nout, posée sur le perséa, c'est le perséa luimême qui verse Teau de jeunesse au mort : deux bras humains sortent de son tronc, dont Tun présente un plateau chargé d'offrandes et l'autre tend un vase à libations au scribe et à sa femme. Au pied de Tarbre, et sur la plateforme qui l'entoure, sont posés deux éperviers à tête humaine dont l'un est Khâmoïs, et l'autre la dame Ournro. Ce tableau est des plus curieux : il nous montre deux des formes de l'ftme humaine, le double (cfr. p. 201) et le bai ou l'âme proprement dite en présence l'une de l'autre. Tandis que le double boit l'eau de jeunesse, l'âme le regarde faire. On sait en effet que les âmes de chaque Égyptien, comme les trois âmes de certains peuples de l'extrême orient, avaient chacune une existence, des conditions de vie, une demeure dififérentes, et se séparaient ou se réunissaient à volonté. 20 C'est le fils et la bru de Khâmoïs qui sont fêtés à leur tour, et en faveur de qui on implore Osiris, Isis, Nephthys, afin que ces dieux leur donnent une part
428 Salle historique de TEst.
des offrandes instituées au bénéfice de leur image (cfr. p. 214—216). — XVIII* dyo,
Grandes-Pyramides,
6053. — Calcaire blanc. — H. o™ 57 ; long.
Scène de funérailles analogues à celles que nous avons déjà rencontrées dans le Petit Vestibule (no 21, p. 27 — 28). La momie de Khâmoïs, couchée dans son catafalque en forme de barque, est portée sur les épaules de huit hommes, que quatre bœufs relaient d'espace en espace. Tout autour d'elle s'agitent les acteurs de la pompe funèbre : sur les côtés, trois pleureuses se tiennent debout; devant le catafalque, la femme du mort, Ournro, jetée à terre, se lamente avec sept autres femmes de la famille; par derrière, quatre amis et les porteurs chargés du repas et du mobilier funéraire. — XVIII* dyn.
Grandes-Fyramides.
6054. — Calcaire blanc. — H. o^ 76; long. i"i 17.
Le convoi est arrivé au tombeau. La momie, debout, est déjà entre les bras d'Anubis à tête de chacal qui va l'entraîner. La veuve, agenouillée devant elle, pleure et se bat la tête, tandis que les trois hommes de la famille accomplissent les derniers rites. L'un présente l'encens, l'autre verse la libation, le troisième récite la prière : «Descends, Osiris Phtah- » nofîr, le ciel t'est ouvert, ouverte la terre, ouverte » la voie de l'enfer ! Tu sors, tu entres avec Râ et tu
Salle historique de TEst. 429
»te promènes comme les maîtres de TEternité, tu » reçois les gâteaux que t'a donnés Phtah, les pains » et les boissons sur Tautel de Hor ! » Sept pleureuses accompagnent ce chant, et cependant, un serviteur dispose le repas funèbre. — XYIII* dyn.
Grandes-Pyramides.
6056. — Calcaire blanc. — H. o"^ 45 ; larg.
Pendant du fragment no 6050. Cette fois, c'est la dame Ournro qui reçoit Teau de Jouvence. D'après le style et les légendes, tous ces fragments appartenaient au même temps que les nos 4982 — 4988 {Salle funéraire, Casier AV, p. 304—306), c'est-àdire à la fin du règne d'Amenhotpou III, peut-être au commencement du règne d'Amenhotpou IV.