‹ Guide du visiteur musée de BoulaqChapitre 77 sur 78 · Grès rouge. — Long, i"™ 35 ; larg. l"^ 16; h. o · texte numérisé non relu

Grès rouge. — Long, i"™ 35 ; larg. l"^ 16; h. o

Table d'offrandes du même type et de la même

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provenance, que la précédente, mais dans un moins bon état de conservation. — XIIP — XIV* dyn.

Kamak.

872. — Calcaire blanc. — Long. 3™ 25; h. i'"28. — (Mariette, Mon. Bw., pi. 57 d et

En 1861, M. Vassalli, alors simple inspecteur des fouilles, depuis conservateur du Musée de Boulaq, fouillant à Saqqarah pour le compte de Mariette, découvrit la chapelle, à moitié démolie dès Tantiquité, d'un scribe du harem royal Nakht et d'un architecte royal nommé Tounroï. De là provient le précieux monument exposé sous le numéro 872.

C'est un pan de muraille gr^vé sur les deux faces. Un des blocs avait disparu, lors de la destruction du tombeau, et n'a pu être retrouvé : on l'a remplacé par un bâtis de plâtre sur lequel ont été tracées à la couleur les parties de légendes que nous avons restituées avec certitude. La face tournée vers le fond de la salle est divisée au milieu par une grande stèle cintrée (Mariette, Mon. Div., pi. 57 b), qui nous montre Tounroï debout en adoration devant Harmakhis à tête d'épervier, tandis que Nakht adresse ses prières à Osirîs, maître de l'éternité. La longue inscription qui accompagne ce tableau est une prière récitée par Tounroï : « Salut à toi, Osiris » fils de Nout, qui élèves haut ton diadème JQ}\ A

»qui sont donnés le sceptre f et le fouet A par-

» devant le cycle des dieux, et Toum a fait naître tes » terreurs dans les cœurs des hommes, des dieux, des

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» esprits et des morts ! — A qui a donné le Maître » d'Héliopolis (Toum) d'être le supérieur des formes » dans Mendès, le maître de la crainte dans les deux » Nécropoles, le très valeureux, dans les syringes » Memphites, celui qui jouit d'un souvenir excellent vdans le Palais divin, celui qu'on fête solennelle- » ment dans Abydos ! — A qui est donné d'avoir la »voix juste par-devani le cycle des dieux, d'être le »roi du ciel, le prince des vivants, le suzerain des » dieux de l'abîme, le maître des offrandes choisies »dans les deux régions supérieures du monde!» L'hymne se termine par les souhaits ordinaires en faveur de Nakht : « Je suis venu vers toi, ô Osiris, »je suis ton fils Hor défenseur de son père et je » te défends, j'ai détruit tes péchés, ... je t'ai porté »tes chairs, je t'ai assemblé tes os, je t'ai apporté »ton cœur auprès des dieux qui sont dans l'enfer, »tes formes de parmi les Mânes. Lève-toi donc ô » Osiris, et puisque je t'ai apporté tes deux mains, » puisque je t'ai apporté ta vie éternelle, donne la » gloire au ciel, auprès de Râ, la force en terre au- »près de Sib, d'aller et de venir dans l'enfer, de » prendre toutes les formes qui lui plaisent, de re- » cevoir les pains sur l'autel de Râ, de boire les eaux » courantes du fleuve, au défunt Nakht.»

L'autre face du monument est de beaucoup la plus importante. Elle porte une liste de rois disposée sur deux lignes. A droite était une figure d'Osiris debout, aujourd'hui à moitié brisée, à gauche une figure de Tounroï debout présentant l'offrande. Entre les deux, la légende explique le sujet de la scène : «Oblation aux rois de la Haute et de la

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» Basse Egypte défunts (suivaient les cinquante-deux »noms), pour qu'ils accordent que reçoive sa part » des pains sacrés qui paraissent devant eux, le double »du scribe Tounroi, fils dePsar. » Le plus ancien des rois énumérés est placé sur la ligne du bas, à droite, devant le pied de Tounroï c'est le sixième roi de la première dynastie manéthonienne Miribi. Les cartouches se succèdent dans Tordre suivante, en marchant vers la droite.

Première ligne.

Première djmastie.

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