DE PARIS A BAYONNE.— ORLÉANS
(k saint Benoit, par Deshayes.— La Samaritaine, par F rosie. —Loth et ses lilles, attribué à Guido Reni. — L’Entrée de Jeanne d’ Are, après la victoire des Tournelles, par Fragonard —Beau portrait en pied de Mme la ducliesse de Richelieu^ par Mignard. — Le baptême de Jésus sur les bords du Jourdain, par P. de Champaigne. —Tobie conduit par l’ange, par Benedetto Luii. — Sujet dechasse composé de plus de soixante ligures ou chevaux, par Porbus (ils.— Niobè et ses enfants percés des lleches d’Apollon, par Verdier.— Un paon, des poules, des canards el leurs petits, par J. Oudri.— Intérieur d’/me église de Flandre, par Peter Keel'.— Paysage, vue de la Flandre, enrichi de quantité de ligures, par .Martin et Henri Van Cleef. — Joli paysage, orné d’architecture en ruine, par Patel. — Paysage orné des ruines d’un temple idem -Be.au paysage orné de fabriques sur les bords d’un canal, par Deker. — Paysage orné de figures et d’animaux, par Van Romain.— Paysage. Filet du soleil levant, embelli d une riche végétation, de cascades et de petites figurines, peint par Dunouy. — Un médecin donnant une consultation a' une jeune femme, par Sorg.— Un ours aux prises avec plusieurs chiens , un tableau de fruits; tous deux par Desportes —Beau paysage, site d’Italie : les figures de Taunav le paysage par Bourgeois du Castel .—Portrait d’un financier par Hyacinthe Rigaud.— Un Bivouac de soldats hollandais’, ccole hollandaise — Diane et Apollon, et une danse d’enfants conduits par l’Amour, par C. Schut.— La Madeleine dans sa grotte deux anges dans une gloire lui o tirant des palmes par Hyacinthe Beardy.— Les disciples d’Emmaiis, par Hallé.’ ■—La résurrection de J. -G., parle même.— LeFlüteurMlribué a Y an I loeck.- La Résurrection de Lazare, attribuée à Andréa sacchi. — Une Vierge , ravissante d’expression et de pose attribuée au Guerchm.— Un incendie, de Van der Poël toile riche.-Une marine.— Portrait de madame de Pompadour, par Drouais. Portrait de Coypel, peintre français, pastel de Latour. / brtruit du pape CaHxte llf, école vénitienne — Lne Femme à sa toilette, par Melzu. - La canonisation de saint François d Assises, attribué àSnell ,-Fete païenne, par Verinau/ol.— Un tableau de gibier.— Portrait de J Pothier jurisconsulte, peint par M»»« Leb. un.- 1 ne de l’ancienne porte
, y "'rn <.l!llel,ere’ f,ar Rabigo, professeur à l'école de
dessin d Orléans. Un dessin, pur le G uerchin. — Paysage,
t yrknées. .. * ’
à l’encre de Chine, par Boissieu. — Deux dessins représentant des chocs de cavalerie, par Lagrenée. — Un paysuye à la sépia , par M. Pensée. — Un dessin composé de trois ligures, par Gaudenzio Ferrari. (V'oir, pour plus de détails,
Y Explication des tableaux , dessins, sculptures du musée, in- 12, chez le concierge du musée.)
On peut voir encore :
Le théâtre, la maison d’Aijnès Sorel , rue du Tabourg; celles de François Ier, de Diane de Poitiers, rue Neuve; le palais de justice, le Jardin botanique. — On voit encore quelques traces des remparts élevés par l’empereur Aurélien. — Le pont date de la moitié du xvine siècle; le petit monument qui est à son issue , de l’autre côté de la Loire, s’appelle le Portereau : c’est une ancienne porte de la ville d’Orléans. — On remarque encore le pont du chemin de fer d’Orléans à Vierzon ; il est composé de dix arches.
Histoire. — L’origine d’Orléans remonte à une époque très-reculée. Sous la domination romaine, c'était l’une des premières cités de la Gaule. En 450, elle soutint un siège mémorable contre Attila, roi des Huns, et ne dut son salut qu’au général Aétius, qui força ces barbares à la retraite et les délit dans les plaines de la Champagne. Après la chute de U empire romain, elle tomba au pouvoir des Francs, devint, sous les successeurs de Clovis, la capitale du royaume de ce nom , et fut réunie à la couronne sous Hugues Capet. L’héroïsme de Jeanne d’Arc, qui força les Anglais à lever le siège d’Orléans, est un fait trop connu pour être commenté; aussi nous bornerons-nous à rappeler les dates de cette histoire. Ce fut sous Charles VII, en 4 429, que cette vierge héroïque sauva les Orléanais et la France. En 1431, elle était brûlée vive, victime de la vengeance des Anglais et de l’ingratitude de la cour; en 1436, elle fut reconnue innocente des crimes qu’on lui imputait. A cette époque, les habitants d’Orléans lui élevèrent un monument sur le pont qui fut témoin de ses exploits. Ce monument se composait d’un groupe en bronze représentant une Vierge de la pitié avec Jeanne d’Arc et Charles Vil agenouillés. Ce groupe fut fondu en 1792, pour faire des canons. En 1803, les Orléanais obtinrent la permission d’élever une nouvelle statue a leur libératrice. Ce petit monument, qui s’élevait naguère sur l’un des coins de la place du Martroy, a été