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vrent chaque année des plantes qui naissent spontanément dans le- climalsles plus chauds de l’Europe, dans le Portugal, dans l'Espagne et sur les côies d'Afrique : d'autres qui leur sont propres y naissent en abondance. En parcourant l'isthme qui sépare l'Océan de la Méditerranée, le botaniste peut faire une riche moisson. Les bords sablonneux de la première de ces mers lui fournissent lotîtes les plantes marines, les algues, les varechs, que les Ilots jettent non loin des pins élancés qui croissent près des dunes du Sinus aquitanique ; et il retrouve aussi, sur les rivages du golfe de Lyon, les mêmes productions au pied des rochers sur lesquels l’olivier et l’oranger courbent leurs rameaux.
Plusieurs auteurs se sont occupés des plantes qui habitent les contrées où nous avons étendu nos recherches. MM. Laterrade 1 et Thore 1 ont décrit celles que l’on trouve dans le département de la Gironde et des Landes. On doit à M. de Saint-Amans * la Ilote de celui de Lot-et-Garonne. Le docteur Bergeret * a donné celle des Basses-Pyrénées; M. Cazaux8 a publié le prodrome d’une chloris du Gers; MM. Baron « et Gatlereuu 7 ont fait celle du Tarn-et-Garonne. Le département du Tarn, qui aurait pu fournir des renseignements utiles aux botanistes, n’a sérieusement occupé que le docteur Médard, membre de l’Académie des sciences de Toulouse : ce médecin a écrit quelques mémoires sur les plantes des forêts de la Grésigne.de Giroussens et d’une partie de la Montagne-Noire. M. Massol, auteur d’une statistique du même departement, homme entièrement étranger à
* Flore bordelaise, 2e édition. Bordeaux, André Brassier.
i Estai d'une Chloris du département des Landes. Dax , Sere, in-8°, an X.
Promenade sur les côtes du golfe de Gascogne. Bordeaux, 1810, in-8».
3 Flore Agénoise, 1 vol, in-8°.
* Flore des Basses-Pyrénées, 2 vol. in- 8°. Pau, an XI (1803).
5 Annuaire du département du Gers, pour l'an XI.
6 Flore des départements méridionaux de la France, et principalement de celui de Tarn-et-Garonne. Monlauban, trosilhes,
7 Description des plantes qui croissent aux environs de )hmlauban. Monlauban, Crosilhcs.
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la science, a cru pouvoir se dispenser de donner des détails sur la botanique du pays qu’il décrivait , en entassant des phrases ridicules et du plus mauvais goût. Toulouse a une ilore particulière publiée par M. le docteur Tournon *. M. l’abbé Pourrel a, dans sa Clitoris narbonensis, dont quelques extraits ont paru dans les mémoires de l’Académie de Toulouse s, révélé l’existence de quelques plantes qui avaient ‘chappé aux investigations des botanistes, ou que Ton ne ;royait point retrouver dans le midi de la France : ce savant a surtout exploré le département des Pyrénées-Orientales, et celte partie de celui de l’Aude qui compose l'arrondissement Je Narbonne. M. le docteur Pech s’est occupé particulière- •nenl des plantes qui croissent dans les Corbières. Possesseur des recherches de ces botanistes, et des notes qui lui >nt été fournies par quelques hommes instruits, M. le baron Trouvé a présenté® des tableaux des plantes communes et des plantes rares qui croissent dans le département de t’Aude. Tout le monde connaît les beaux travaux de M. Gouan : les plantes qui embellissent les environs de Montpellier ont été décrites par lui avec un talent peu commun, et il laut consulter ses ouvrages lorsque Ton veut connaître les phénomènes de la végétation dans le département de l’Hérault. Nous avons, pour la même contrée, des détails intéressants, mais peut-être trop abrégés, dans l’ouvrage de M. Creusé de Lesser *. M. J.-C. Vincent® a offert un tableau Je tous les végétaux indigènes de la campagne de Nîmes, les a rangés suivant le système de Linné, et les a désignés par les dénominations françaises, auxquelles il a joint les noms vulgaires dans le dialecte du pays. On doit regretter que Tauteur de ce beau travail n’ait pas étendu ses recherches Jans tout le département du Gard. Mais les ouvrages les plus considérables sur la botanique du midi de la France, et spécialement des Pyrénées, sont dus à M. le baron Picot de
1 Flore de Toulouse, ou Description des plantes qui croissent iux environs de celte ville. Toulouse, Bellegarrigue, 1811.
s Tome III.
3 Description générale et slatislique du département de l'Aude, ,i. 1 0S et suiv.
* Statistique du département de l’Hérault, p. 8* et suiv.
' Topographie de la ville de Nlmeset de sa banlieue, S22-417.
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Lapeyrouse, et c’est principalement d’après les écrits de ce savant, qui nous honora de son amitié, que la llore des département pyrénéens a été formée «. La cryptogamie est moins détaillée que les autres classes, cet auteur n’ayant point publié l’ouvrage qu’il avait composé à ce sujet, et les autres botanistes que nous avons cités u’ayanl pas, en général, à l’exception de M. de Saint-Amans, complété cette intéressante partie.
1 Flore des Pyrénées. Paris, Dupont, in-folio, planches cnluminées.
Histoire abrégée des plantes des Pyrénées, et Itinéraire des botanistes dans ces montagnes, in-8°. Toulouse, Bellcgarrigue,
Supplément à l’Histoire abrégée des plantes des Pyrénées, in-81'. Toulouse, Bellegarrigue, 1 8 « 8. ,
Monographie des saxifrages, an XI (1805). Cet ouvrage Lit partie de la Flore des Pyrénées.