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DK PARIS A BAYONNE. — LE BOUCAUT

dépouillés de leur écorce qui se reproduit lentement, est au moins aussi triste que celui des pins de la grande l ande, saignés de bas en haut, et d’où coule la résine. — l.e chemin quitte la roule et se rapproche, à gauche, de l’étang d’Ora, avant d’atteindre la station de

Labeune (Landes) — station : 768 kil. de Paris. — La voie traverse à la lois la rivière du Boudigau et la roule de Dax à Rayonne. Une double courbe la rapproche de la mer, qu’elle suit parallèlement h 3 kil. de distance en côtoyant les dunes et l’ancien lit abandonné par l’Adour. Elle forme, sur un alignement constant de 10 kil., une superbe avenue à travers la forêt domaniale des Dunes du sial. A l'extrémité de cette ligne la voie rencontre, à angle droit, l’Adour près de son embouchure. Elle décrit alors, afin de remonter la rive droite du lleuve, une courbe qui laisse découvrir peu à peu l'embouchure, les jetées en charpente qui maintiennent les sables, la tour des signaux et les belles jetées en pierre qui enserrent le lleuve depuis le lfoucaut, dans un parcours de 3 kil. — Sur la rive gauche sont les bâtiments inhabités du Lazaret, des dunes plantées de pins (pignadas) dont la principale, que surmonte une vigie, est nommée le Blanc-Pignon, et fait lace au Boacaut (Landes et Basses -Pyrénées) — station : 777 kil. de Paris. — Ce charmant village est un but de promenade pour la population bayonnaise ; il est surtout habité par des pilotes et des lamaneurs chargés de la périlleuse mission de faite entrer en rivière et de conduire hors la barre les navires du commerce bayonnais. L’Adour, devant le Bcucaut, forme une rade oit les navires qui ont complété leur chargement à Bayonne viennent attendre que l’état de la mer et de la barre leur permette de prendre le large. — Le petit hàvre du Boucaut, qui reçoit les chaloupes du pilotage, quelques bateaux de pêche et un remorqueur à vapeur, a été entièrement reconstruit par la compagnie du chemin de fer, et parait destiné à acquérir de l’importance. Le chemin traverse le village, passe sur le port même, et devant la maison de Gras, le restaurateur à la mode, coupe de jolis jardins, et longe, en vue des Allées marines qui bordent la rive gauche , le chemin qui conduit du Boucaut ii Saint-Esprit. H prend une partie des terrains de l'ancien arsenal de la marine, et arrive entre le lleuve et la citadelle

dont il coupe les derniers talus. Enfin il s’arrête en face de la manutention militaire et sur l’emplacement de l'ancien hôpital de Sainte-Ursule, où s’élève la gare de

Saint-Esprit (Landes) — station: 781 kil. de Paris.

— Saint-Esprit, chef-lieu de canton, dépend toujours de l’arrondissement de Dax. Sa population est israélite. La Mairie, nouvellement construite, sur la place, est un bel édifice. La synagogue, édifice d’assez bon goût, construite au fond d’une cour, est adossée aux bâtiments de la gare. Cette gare est provisoire et ne sera construite définitivement qu’au moment où sera résolue la continuation du chemin de fer jusqu’à la frontière d’Espagne. La voie continuerait alors à travers la ville de Saint-Esprit, traverserait l’Adour et la Nive en avant de Bayonne , et gagnerait Sainl-Jean-de-Luz par les campagnes du pays basque.

Bayonne est à I kil. de Saint-Esprit, au delà de l’Adour. Les deux villes sont reliées par un beau pont de pierre. — Des omnibus correspondent avec l’arrivée et le départ des trains, et conduisent à Bayonne et à Biarritz.

Baj ou ne (Basses-Pyrénées) Lapurdum. — 18,900 hab.

— (.Hotels : Saint-Étienne, où descendent les courriers de cabinet, et où l’on trouve tous les renseignements pour voyager en Espagne ; du Commerce, également bon ; de l’Europe; du Grand-d’Espagne). — Tables d’hôte dans tous ces hôtels. Déjeuner, 2 fr., dîner, 3 fr. — Cafés, place Grammonl et rue Barnède : Farnié , Américain, de Wagram, Italien. — Cercles : de l’Union (admet les étrangers et des membres adjoints au mois), du Commerce, Bayonnais, des Délassements. — Libraires : Andréossv. rue Pont-Mayou ; Larroullel, près du théâtre : ces deux libraires tiennent les Itinéraires de Richard et Ad. Joanne.

L’origine de Bayonne paraît remonter au delà du x« siècle; ses évêques prenaient le titre d'Episco Lapurdensis , ce qui fait croire que celle ville fut bâtie sur l’emplacement d’un ancien château nommé Lapurdium, qui donna son nom au pays de Labour. Elle a eu ses vicomtes jusqu’en 1193. Jean sans Terre s’en empara en 1 199 ; les Anglais la réunirent au duché de Guyenne, sous Edouard II , mais elle fut reprise sous Charles VU par les habitants, qui obtinrent le droit de se garder eux-mêmes. En 1572 , lors du massacre de la Saint Barthélemy, le vicomte d’Orlhcz , qui y corn-

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