Laruns
5 ' Eaux-Bonnes U
Gan
Sévignac Louvie. .
Durée du trajet : 6 h. en allant, et 4 h. en revenant. — Prix des places : 6 fr et 7 Ir.
Une voiture particulière coûte de 20 à 30 fr. — On trouve sur celle route une poste bien montée pour ceux qui veulent voyager dans leur propre voiture : le relais est à Louvie.
En quittant l’antique berceau de Henri IV, le voyageur traverse le gave de Pau sur un beau pont de pierre de sept arches, qui date de 1748; de belles avenues d’acacias, de peupliers et de platanes le conduisent dans le riant vallon arrosé par les eaux sinueuses et limpides du .V éez, dont on suit la rive gauche : à droite on aperçoit le village de Jurançon, avec ses belles plantations de chênes et son vignoble, passant pour le meilleur des Pyrénées; à gauche on remarque la propriété de M. Bernadette, cousin du roi actuel ; on traverse le Née/, sur le pont d’O/»/, qui tire son nom (huile) de la tranquillité des eaux du Néez en cet endroit. Un peu plus loin, sur la gauche, il faut s’arrêter un instant pour voir la mosaïque récemment découverte par un Anglais, M. Baring. Après une marche d’environ 8 kilom., on rencontre le village de
Gau (H. Pi/rêneet), renommé pour ses vins et pour avoir donné naissance à Pierre Marca, l’historien du Béarn, qui fut aussi archevêque de Paris. Il naquit en 1594, dans le château que vous apercevez sur votre gauche, et dont l’architecture présente quelque intérêt; Gan passe aussi pour avoir vu naître Cujas ; sa source minérale, autrefois trèsfréquentée, a été délaissée pour les établissements plus modernes que nous allons décrire.
Au delà de Gan les collinrs se rapprochent et laissent apercevoir des bancs continus de roches d’un calcaire blanc, qui traversent le lit «le la rivière. Dans toute celle partie du vallon, les vignes sont conduites sur des treilles, ou bien on les laisse grimper sur les arbres, d’où leurs jeunes pousses tombent et se balancent gracieusement sur les haies; le buis se plaît aussi dans ce riant canton, et atteindrait une grande hauteur, si on ne l’écourtait pas. — Un peu plus loin, à la jonction des routes d'Oloron et de .Vu;/, se trouve
Hèbénnc, dominé vers la droite par le château de Büaubé, traducteur d’Homère ; sous le pont construit à l’entrée du village, le Née/, produit une cascade charmante.
Non loin de là s’élève, sur la gauche, la masse de marbre