DE PARIS A DIEPPE
Chemin de fer. 201 kil. 4 conv. par jour, trajet en 4 h. 50 m. (express jusqu’à Rouen>et 6 b. 45 m., pour 22 fr, 50 c.'. té fr. so c. et u fr. 40 c.
140 kil. de Paris à Rouen, rive dr. , voir R. 158.
15 kil. de Rouen à Monville, voir R. 159.
155 kil. Monville, station où le chèmin de fer se bifurque. On laisse à g. Ja-ligne qui se dirige sur le Havre. On entre dans la vallée de Clères, dont le château garde encore le lit où Henri IV coucha (1589) avant la bataille d’Arques.
171 kil. Sâint-yrictor, v. de 700 hab.
L’église de son abbaye , qui fut fondée par Guillaume le Conquérant, possède une Statue de son fondateur. — Voit, de correspond, pour (5 kil.) Totc».
v. industr. (filature de cotons) , et pour Neufchâtel , voir'R. 164.
175 kil. Auffay, b. matiufactur. de 1400 hab., qui possède une église du xiii' siècle.
184 kil. Longueville , b. de 685 hab. , dont l’abbaye est transformée aujourd’hui en filature de coton. Le château,' qu’on aperçoit, à été illustré, pendant la guerre de la Fronde, par le courage de la duchesse de Longueville, sœur du grand Condé. — - On traverse la route du Havre à Dieppe; on entre dans la vallée de la Scie, rivière qu’on franchit 22 fois. On traverse le tunnel d’Appeville, long de 1643 mèt., avant d’atteindre
201 kil. lïleppe (hût. : Royal, en face-de la mer; dé -Londres et d’Europe, sur le quai; des Armes de France; Victoria; des Bains), V. rtiaritime do 19 231 hab., située à-l’em-
FRANCE
bouchure de la petite rivière d’Arques dans la mer, pntre deux rangs de collines crayeuses, qui forment, à dr. et à g. , de hautes falaises blanches ; bon port de commerce , l’un des principaux de la France pour la pêche (il arme annuellement de 50 à 60 navires pour Terre-Neuve, pouvant recevoir, dans les grandes marées , des navires de 4 à 500 tonneaux) : chef-lieu d’arrond. du dép. de la Seine-Inférieure; possède une école de navigation, une écolemanufacture de dentelles, fondée en 1826 par la duchesse de Berri, des fabriques de coutellerie. Ses bains de mer sont très-fréquentés. Ses sculptures en ivoire sont renommées. Dieppe a vu naître Duquesne et Ango.
Cette ville est déchue de son ancienne prospérité; son port est souvent désert, et se» belles rues sont peu animées, si ce n’est durant la saison des bains. C’était, il y a trois cents ans, le port le plus florissant de France et l’un des premiers de l’Europe. L’un de ses armateurs, Ango ( xvi' siècle), équipant à ses frais 17 navires, faisait la guerre et imposait des conditions au Portugal. Un autre s’emparait des Canaries. Ses marins se distinguèrent au xv* et au xvk siècle , par leurs découvertes et les établissements qu’ils fondèrent. Onlançaitdansses chantiers le premier vaisseau de ligne qu’ait possédé la France. La prospérité toujours croissante du port du Havre a contribué à la décadence de celui de Dieppe.
Les rues régulières de Dieppe montrent que cette ville est moderne, les anciennes maisons ayant été détruites lors du bombardement de 1695 par les Anglais. La pince du Marché offre, à certains jours de la semaine, une réunion assez pittoresque des différents costumes des femmes du pays. En 1844, oti y a inauguré lustatuede Vuquesne , par Dantan’alné. Duquesne est représenté un pied sur un affût , la main gauche sur son épée, un porte-voix dans ta main droite. Le faubourg du Follet , à l’O.
de la ville, est presque exclusivement habité par des marins qui ont gardé le patois et les costumes de cette partie de l’ancienne Normandie.
Mentionnons d’abord les bains. A la place de l’ancien établissement , la ville
vient de faire construire un nouveau casino, renfermant des salles de bal et de concert, de vastes galeries surmontées d’une terrasse, et des salles de lecture et de conversation. Les constructions, commencées en 1857, ont été terminées dans le courant de la même année.
L’église Saint - Jacques remonte, pour la fondatiorf, à la fin du xni* siècle. Les chapelles datent de 1354; les voûtes du chœur, de 1443; celles du transsept, de 1628. La coupole qui surmonte le milieu du monument est modernè. Dans le bas côté à g. du clocher se trouve un curieux bas-relief représentant une bande de sauvages. — L’église de Saint-Remy ne fut terminée que vers le milieu du xvir siècle. Elle renferme les tombeaux de plusieurs gouverneurs de Dieppe.
Le château . bâti dans le xv' siècle , sur le sommet d’une colline, à l’O. de la ville, sert actuellement de caserne.
C’est dans ses murs qu’Henri IV, battant en retraite devant l’armée de la Ligue, trouva un refuge parmi ■> ses bons Dieppois. » En 1650, la duchesse de Longueville fut forcée de se réfugier dans ce château, et, poursuivie par la vengeance de Mazarin et d’Anne d’Autriche, elle s’en échappa, la nuit, pendant une tempête, seule et déguisée en homme.
Dieppe pqssède une bibliothèque de 6553 volumes et 8 manuscrits.
Excursions de Dieppe; A (3* kil. ) la cité de Limes, vaste camp gaulois, de forme triangulaire, protégé .dans quelques-unes de ses parties par des remparts de plus de 16 met. de hauteur. — Au cndteau d’Arques (8 kil.), situé au point de jonction des rivières de la Béthune et d’Arques, et célèbre par la victoire que gagnèrent, au pied de ses murailles , Henri IV et son armée de 400(bprotestants , sur celle de la Ligue . forte de 30000 .hommes commandés par le duc de Mayenne. Il ne reste que des débris de ce château , longtemps exploité comme une cariière par les paysans des environs. —
A (8 kil.) Varengeville. On y voit encore le château où le riche armateur Ango reçut le roi François I*' en 1532. — Voit, de correspond, pour Eu et le
Tréport, voir R. 163. — Voit, pour (32 kil.) Saint-Valéry, voir R, 159.
Paquebots pour Brighton. voir l’Angleterre : départs tous les jours; trajet en 7 h. et demie. Trajet de Paris à Londres en une journée : 1” cl. , 35 fr.;
2e cl. , 25 fr.