‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 223 sur 816 · Armée. — L'armée belge se compose ainsi qu’il suit · texte numérisé non relu

Armée. — L'armée belge se compose ainsi qu’il suit

Infanterie, 16 régiments.

Cavalerie et gendarmerie, 7 ré-

giments et 9 compagnies. ...

7585 chevaux. -,

Artillerie

3105 chevaux, avec 1 59 pièces de canon

Trains, pontonniers, ouvriers..

Génie

Au total.........

10690 chevaux.

L’effectif sur pied de guerre est de 160000 hommes.

6. Production» , agriculture, Industrie, commerce. — Le territoire de la Belgique se divise en 1943 479 hectares de- terres labourables, en 550696 hectares de forêts, et en 451419 hectares de prairies; il est presque partout admirablement cultivé.

Dans les provinces de ftainaut, de Namur, de Luxembourg et de Liège, l’étendue des terrains houillère est de 200000 hectares : on en tire plus de charbon que de toutes les mines de France réunies.

L 'industrie est très-dévelOppée : la production annuelle du fer dépasse 1 501 000 quintaux métriques.

Les manufactures de tissus occupent à Verviers 4000 ouvriers; dans les Flan-

BELGIQUE

tires et la province d’Anvers, 120 000. ouvriers. Les céréales, Phuiléde colza, les étoffes de soie, de laine et.de coton, la pêche du hareng et de la morue, la coutellerie, lacarrosserie et la librairie fournissent- au commerce les principaux objets d’exportation.

En 1856, le commerce de la Belgique avec les nations étrangères s’est élevé en valeurs officielles, pour l'importation, à 399796000 fr. , et pour l'exportation, k 406 979 000 fr. -.total, 806775000 fr. Presque tous les échanges avec l’extérieur se font par terre ou par des navires sous pavillon étranger. En 1856, sur un mouvement commercial, à l’entrée et à la sortie, de 5199 navires et de 1056201 tonneaux, la part du pavillon belge n’a été que d’un sinème environ.

7. Monnaie* , mesure*» et poids» — La Belgique a adopté le système monétaire de France : le franc en est l’unité. Lei pièces d’argent sont de 5 fr. , 2 fr. , 1 fr. , 50 cent, fet 25 cent.; celles de cuivre, de 2 cent., 5 cent, et 10 cent. Les -monnaies du royaume des Pays-Bas ont cours dans la Belgique, mais comme monnaie de compte seulement : leur unité est le florin, valant 2 fr. 1 1 c. La monnaie de cuivre et de billon de France n’a pas cours en Belgique : on la reçoit toutefois dansle Hainautet le pays wallon. — Pour les poids et mesures, le système, déoimal a été également adopté.

8. i»o*se-ports et visas. — Les voyageurs qui vont en Belgique doivent être munis d’un passe-port à l’extérieur (voir page 15). Le visa d’un agent diplomatique ou consulaire belge, accrédité à l’étranger, est en outre nécessaire à tous ceux qui appartiennent à une nation où un semblable visa est requis des voyageurs venant de Belgique. Les voyageurs qui vont de Belgique en France doivent nécessairement faire viser leur passe-port par la représentant de la France dans la dernière ville où ils séjournent : sans cette formalité, ils ne pourraient franchir la frontière.

9. Moyens de transport. — Chemins de fer. — L’Etat possède un admirable réseau de chemins de fer décrété en 1834, et complètement achevé. Ce réseau a 559 kil. de longueur totale. Matines est le point central.

1” La ligne d’Anvers, avec prolongement sur Rotterdam; ,

2° La ligne de la frontière prussienne (Louvain, Tirlemont, Liège et Verviers , Aix-la-Chapelle , Cologne et le Rhin) ;

3" La ligne de l’Ouest et de là frontière française, par Bruxelles et Braine-le- Comte(Mons, Tournay, Lille, Valenciennes, Dunkerque et Saint-Omer) , etc.

En outre des chemins de fer de l’État, plus de 500 kilom. de voies ferrées, entre autres celles de la Flandre occidentale, de Mons à Manage, du Luxembourg, etc., appartiennent à des compagnies particulières. La compagnie française du réseau du Nord a entrepris la construction de plusieurs chemins de fer, dont le plus important est celui de Namur à Dinaut.

Le Guide officiel des voyageurs sur tous les chemins de fer de Belgique (15 cent, dans toutes les stations) indique les heures de départ et les prix des places. Ces prix sont, en moyenne, de 38 cent, par ÿeue belge (4 kil.) dans les voitures de I" classe (diligences)-, de 29 cent, dans les voitures de 2* classe (chars à bancs), de 19 cent, dans lestcagotis (3' classe). Nulle part, en Europe, les tarifs de chemins de fer ne sont à plus bas prix. Sur 100 voyageurs, on en compté 62de 3* classe, 27 de 2* classe, et 11 de 1M classe. On ne fume pas dâns les voitures de 1r* et de 2* classe : on a réservé des compartiments aux fumeurs dans celles de 1” classe. — Le tarif pour le transport des bagages,

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

est établi par 100kilog.,et calculé par dizaines: une dizaine ne compte pas si elle n’est pas complète. On paye 30 cent, par lOOkilog. et par 4 kil. (le même prix environ qu’une place de 2' classe). Les voyageurs peuvent transporter avec eux leurs sacs de nuit, valises et autres objets pep encombrants, pourvu que ces objets ne dépassent pas le poids de 20 kilog. En cas deperte des bagages, l’administration paye 6 fr. par kilog., à moins qu’ils nq soient assurés (10 cent, par 100 fr.) : dans ce cas, l’administration rembourse la valeur intégrale. . •

Des Vigilantes (1 fr.) et des Omnibus (50 cent.) stationnent aux débarcadè res des villes principales.

Postes. — La poste belge vaut environ. 2 lieues de Belgique, soit 7500 met. On paye 1 fr.^50 c. par poste et par cheval; les guides des postillons sont fixées à 75 cent, par poste et par homme. Les relais de Bruxelles, Gand, Liège, Mons, Namur, Ostende, jouissent de tarifs privilégiés (on paye : à Bruxelles, demi-poste sur les entrées et sorties; à Ostende, une demi -poste à la sortie seulement; aux autres stations ci-dessus nommées, un quart de poste sur.toutes les sorties). En outre, des droits de barrière sont établis sur toutes les routes delaBelgique; en voici le tarif: 1 voitureà4 roues, ôcent.; à 2 roues, 2cent. et demi; pour chaque cheval, 5 cent.

Diligences. — Des services de diligences relient entre elles toutes les localités de quelque importance; ils correspondent avec les heures et les stations du chemin de fer. Le prix dans l’inférieur est d'environ 1 fr. parposte ou double lieue de Belgique ; le prix du coupe1 est d’un sixième plus élevé; le prix des places de V impériale, à peu près le même que celui des places de l’intérieur. On ne paye pas pour les bagages dont le poids n’est pas très-considérable.

■ Bateaux a vapeur. — Des services réguliers sont établis à Anvers pour Hull, Londres, Rotterdam; à Liège, pour Namur, Maëstricht et Huy; A Namur, pour Dinant: à Ostende, pour Londres et Douvres. .

10. iidtels. — En général “les hôtels de 1" classe sont payés, la chambre, dë 1 fr. 50c. et 2fr. à 10 et 20' fr. ; le déjeuner (café où thé), 1 fr. et lfr.50c. ; lè dîner, de 2 fr. 50 à 4 fr. (demi-bouteille de bordeaux, 1 fr. 50 c.); le service, 75 cent, et 1 fr. Le voyageur qui se contente des hôtels de 2* ordre, et qui bçit de la bière au lieu de vin, payera environ la moitié de ce prix. — En général, les maîtres d’hôtels et les buffets établis aux stations prennent un bénéfice exorbitant pour le change des monnaies étrangères : les voyageurs vevant d’Allemagne feront bien de se munir de monnaies belges ou françaises.

11. poste aux lettres, télégraphie électrique. — Le système de taxe et d’affranchissement pour les lettres est à peu de chose près le même que celui de France.

Les bureaux de télégraphie électrique sont ouverts, de 8 h. du matin à 9 h. du soir, dans les principales villes de Belgique; à Bruxelles, ils restent ouverts'toute la nuit. Les dépêches recommandées par le mot urgent , écrit sur la minute, sont expédiées avant toutes les autres, et payent triple taxe. — La taxe se calcule sur une dépêche de 1 à 15 mots. 5 mots francs de taxe sont accordés, pour l’intérieur et la plupart des pays étrangers, pour la suscription de l’adresse. La taxe est perçue au départ. Elle est, à partir de Bruxelles, de 1 fr. 50 c. pour Malines, Anvers, Gand, Bruges, Liège; Namur et Mons (50 cent, en sus par 5 mots au-dessus de 15); — 3 fr. pour Ostende et Verviers (1 fr. en sus par 5 mots au-dessus de 15) 4fr. 50 c. pour Paris; — 7 fr. 50 c.

BELGIQUE

pour Bêle, Berne, Genève, Zurich; — 10 fr. 50 c. pour Turin; — 13 fr. 50 c. pour Madrid. — Pour les bureaux suivants, la taxe est calculée par dépêche de 1 à 25 mots :

Pour un bureau Quelconque de la Grande- Bretagne et de l'Irlande., is fr. oo c.

Pour Amsterdam., 7 50

La Baye S 00

Berlin 17 50

Copenhague..... 17 r 85

Pour Stockholm 25 fr. 14 c.

Christiania..».' 25 24

Saint-Pétersbourg.... 37 50

Constantinople 45 00

Rome 35 00

12. Bibliographie. — Les voyageurs qui désiréraient de plus amples détails sur la Belgique peuvent consulter Y Itinéraire de la Belgique , par A. J. du Pays; VItinéraire des bords du Rhin , par Ad. Joanne; Spa et lesenvirons, par le même.

RENSEIGNES! ESTS GÉNÉRAUX.

Hôtels : de Belleeue ; de Flandres; de l'Europe , place Royale ; de V Unir ers , Longue rue Neuve, 38; de Hollande, rue delà Putterie, 61 ; de Suède, rue de r-Évê-que, 33. — De 9 à 10 fr. par jour, y compris une bouteille de vin de Bordeaux. On peut vivre très-confortablement de 5 à 7 fr.

par jour dans les hôtels Suivants : Royal, rue Fossé-aux-Loups ; de la Réyenre, de Windsor, rue de la Régence, près de la place Royale; de Brabant, marché aux Charbons; de Tirlemont, petite rue de l’Écuyer; du Commerce, même adresse; du Grand-Miroir ; du Nord, rue de la Montagne ; du Grand- Monarque , rue des Fripiers, 17; de la Campine, marché aux poulets, 17; de Dunkerque.

Restaurants ; Allard, successeur de Dubost, rue Fossé-aux-Loups ; des Frères Procençau-c, rué de l'Écuyer, 17.

Cafés ; De Fny , passage Saint-Hubert ; des Mille Colonnes; Suisse: des Trois- Suisses; Royal, place Royale; Relloni, près du théâtre du parc.

Bains : Saint - Sauceur , Montagne aux Herbes Potagères, 3i ; Léopold, rue des Trois-Têtes, 8 ; de la Fontaine ( École de natation), station du Midi.

Tarif dés voitures. Voitures à 1 che-

val, de 6 h. du matin à 11 h. du soir, pour chaque course dans l’intérieur de la ville, y compris la nouvelle station du chemin de fer du Nord, 1 fr. Pour la r* heure, 1 fr. 60 c.; pour chaque demi-heure suiv. 50 c.; de 11 h. du soir à 6 h. du matin, pourchaque course, 2 fr.; pour la ir* heure, 3 fr.; pour chaque demi-heure suiv. , 1 fr. 5o c. Pour une promenade à l'Allée Verte; Voitures à 1 cheval, la ir* heure, 2 fr.; chaque demi-heure suiv., 1 fr.; à 2 chevaux, la r* heure, 3 fr. , chaque demi-heure suiv,, 1 fr. 50 c. — Courses dans les faubourgs : le prix en est réglé sur le même pied que les courses faites à l’heure dans l’intérieur de la vile.

Poste aux lettres, rue de la Montagne, 62, de 9 h. du matin à 7 h. du soir. Domestiques de place, 4 fr. par jour.

Bruxelles, la capitale de la Belgiue, la résidence du roi et le siège u gouvernement, est une V. de 150 000 hab. (260659 avec les faubourgs) , située sur la Senne, en partie sur une éminence et en partie dans la plaine. Elle se divise par conséquent en haute ville (quartier aristocratique) et en basse ville (les quartiers du commerce et de l’industrie). Sa surface est de 450 hectares 46 ares. Elle offre en général un aspect agréable; elle est propre, régulière et bien construite.

C’était, en 966, une petite bourgade du nom de Brceksele (maison du ma-

récage) *ur la Braine, désignation primitive de la Senne. Elle fut fortifiée vers la fin du xi* siècle . et passa successivement sous la domination des ducs de Bourgogne, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, de Maximilien d'Autriche, par son mariage avec Marie, puis de Charles-Quint. Elle redevint alors la capitale des Pays-Bas et la résidence du grand conseil du Brabant. Gouvernée plus tard pour Philippe II par le duc d’Albe, de cruelle mémoire, elle se révolta, fut assiégée parles Espagnols, et forcée de capituler en 1586. Villeroi la bombarda en 1695; Dumouriez et les Autrichiens s’y installèrent tour à tour, en 179^ et 1794. A cette époque elle devint ville française, puis eOe fit de nouveau partie du royaume des Pays-Bas, et enfin, après la révolution de 1830, elle s’éleva une seconde fois au rang de capitale.

Bruxelles a vu naître Philippe de Champagne, le prince de Ligne, Vésale, Marguerite d’Autriche, le peintre Van der Meulen et le sculpteur Duquesnov.

La ville forme 5 divisions , réparties 10 sections : On y compte environ 300 rues ; on y entre par 17 portes. Approvisionnée par 20 marcnés, elle est en communication, par ses canaux, avec la Somme et la Sambre; avec l’Allemagne et le N. de l’Europe, par les chemins de fer de Liège •et de Verviers , d’Anvers et d’Ostende, avec la France, par les chemins de fer de Quiévrain, Charleroi et Namur. C’est un centre d’entrepôt et de transit pour les marchandises. Sa principale industrie est la fabrication des dentelles connues sous le nom de point de Bruxelles} elle possède, en outre, des imprimeries fort importantes, des brasseries, des ateliers de carrosserie et d’orfèvrerie renommés; des fabriques de savon, d'amidon et de vitriol ; des distilleries considérables.

Edificks publics. — L’hôtel de ville, sur la place de ce nom , est un des plus beaux édifices gothiques des Pays-Bas. Commencé en 1401, il fut terminé en 1455 seulement, d’après les plans de Jean Ruysbroek. La tour, surmontée d’une statue gigan-

tesque en cuivre doré, représentant saint Michel vainqueur du dragon, a 106 mèt. de haut. L’intérieur offre peu d’intérêt. La place de l’Hôtel-de-ViÜe forme un carré. Commencées en 1440, les maisons qui l’entourent avaient été ornées de sculptures, détruites en 1794 : une seule échappa à ce vandalisme, un groupe de de Vos, représentant l’allaitement de Romulus et de Rémus. La maison qu'il décore, connue sous le nom de la Louve, est ornée, en outre, des bustes de 4 empereurs romains. Une autre maison porte 24 statues, rétablies en 1851. En face de l'hôtel de ville s’élève l’ancienne construction de Brood-Huys, Halle au pain ou Maison du roi, bâtie de 1515 à 1525, par Antoine Kildermans, architecte de Charles-Quint, réparée en 1767 avec un goût trèscontestable, et occupée maintenant par un cercle artistique et littéraire.

C’est dans cette maison que le Comte d’Egmont et le comte de Horn passèrent la nuit qui précéda leur exécution (1568). La maison des Brasseurs, celle des Bateliers et celle de la Balance étaient occupées autrefois par divers corps de métiers.

L’église Sainte-Gudule (1 fr. d’entrée pour une personne seule , 50 cent, par personne quand il y en a plusieurs), sur le penchant de la colline autrefois nommée le Molenberg, fut fondée en 1010 et consacrée à saint Michel : elle prit le nom de Sainte- Gudule quand on y transféra le corps de la sainte, en 1047. En 1220, on en commença la reconstruction, qui dura 3 siècles;* on travaille maintenant à la restaurer depuis quelques années. Le portail, élevé sur un perron de 40 marches, est surmonté de deux tours inachevées, d'égale hauteur. L’architecture intérieure est simple et grandiose:

aux piliers massifs sont adossées des statues colossales représentant Jésus- Christ (par Jean Vandelen), la Vierge (par Quèllyn) et les douze Apôtres (plusieurs sont dus au frère du célèbre Duquesnoy). La chaire, en bois sculpté, fut exécutée en 1699, par Henri Verbrughen , pour les jésuites de Louvain , et donnée à Sainte-Gudule en L776, par l’impératrice Marie-Thérèse. EUe

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représente Adam et Eve chassés du paradis terrestre. Les rampes des escaliçrs sont formées de troncs d’arbres où se tiennent divers animaux. Le . chœur contient un maître autel moderne , construit en 1723, et orné de deux statues de Laurent Delvaux, provenant de l’ancienne abbaye d’Afflighem. A g. est le mausolée consacré par l’archiduc Albert à la mémoire de Jean II, duc de Brabant, mort en 1312, et de Marguerite d’Angleterre, son épouse, tmorte en 13l8.

Ce monument est en marbre noir , et supporte un lion de cuivre doré qui pèse 3000 kilog. Vis-à-vis se trouve le tombeau de l’archiduc Ernest, mort à Bruxelles en 1595. On remarque encore à Sainte-Gudule les confessionnaux et le mausolée du comte Frédéric de Mérode . tué en . 1830. Ce monument, exécuté par Geefs , porte la devise de la famille : a Plus d'honneur que d’honneurs. »

L’église du Sabloti ou de Notre- Dame des Victoires, dont la construction remonte à la moitié du xv* siècle , renferme le mausolée des princes de la Tour et Taxis, par Van Beveren, le tombeau de Jean-Baptiste Rousseau et celui d’un certain Flaminio Garnier, secrétaire du duc de Parme. — Notre- Dame de la Chapelle , ancienne prévôté érigée en paroisse en 1210, se divise entrois nefs, dont la principale est ornée des statues dè Jésus-Christ, de la Vierge et des douze Apôtres. Celles de saint Pierre, saint Mathieu, saint Jacues sont d’Henri Duquesnoy etde Fay- ’herbe de Malines. Le maître autel a été fait sur les dessins de Rubens , qui avait peint également pour l’autel le tableau de l’Assomption, dont on ne voit aujourd'hui que la copie. Dans la deuxième chapelle à dr. en sortant du transsept, se trouve un des chefsd’œuvre de G. de Crayer, l’Apparition de Jésus à la Madeleine; un saint Borromé'e du même maître orne un des autels. Le lutrin, la chaire (par Plumiers), les tombeaux de la famille Spinola, de la famille de Croï (de Pierre Breughel)," restaurés par Téniers, méritent également l’attention.— L’église Saint- Jacques-sur-Coudenberg , place Rovale. est un monument moderne,

ui servit de temple de la Raison penant la Révolution t elle a remplacé l’abbaye du même nom, où le jésuite Bollandus, et après lui ses continuateurs, ont écrit l’immense ouvrage intitulé : Acta SanCtorum , ou recueil des Bollandistes. — L’église Sainte-Catherine est surmontée d’une haute tour, et possède une belle sainte Catherine ue Crayer, un Christ au tombeau d’Otto Venius, une Assomption attribuée à Rubens, et deux mausolées remarquables sculptés par Godecbarles.

Palais, édifices civils. — Le palais du roi ne se distingue que par sa grande simplicité. Sous la domination française, il servait d’hôtel de la préfecture; Napoléon et Joséphine l’habitèrent en 1807, Marie-Louise en 1811.

— Le palais du prince éCOrange, bâti en 1823. dans le style italien, aux frais de la ville, et donné par elle au prince d’Orange, appartient maintenant au gouvernement belge. Ses tableaux et son riche mobilier ont été vendus par l’ancien possesseur ou transportés à la Haye.— Le palais de la Nation, ou Corps législatif, fut bâti sur les dessins de Guimard, pour l’ancien conseil de Brabant, sous le règne de Marie-Thérèse; les deux chambres et les états généraux s’y installèrent en 1818; il est aujourd’hui occupé par le Sénat et le Corps législatif. Son fronton triangulaire fut deux fois sculpté en bas-relief par Godecharles, d'abord en 1782, puis en 1822, après l’incendie qui l’avait en partie détruit. 11 représente la Justice sur son trône, entourée de figures allégoriques. L’entrée du palais, vaste pèristvle dorique, conduit à de larges escaliers de marbre; Deux grandes toiles de Key'ser et de G. Wappers (la Victoire de Wœringen et un Episode de la révolution de 1830) décorent ce péristyle. Entre les colonnes s'élèvent les statues de Pépin d’Héristal, par Simonis- de Didier d’Alsace, par Jehotte; de Baudouin, empereur de Constantinople, par Geefs ; de Jean de Brabant, par Geerts; de Philippe le Bon, parCuyper; deCharles-Quint, par de Bay. Les édifices qui entourent le palais de la Nation sont occupés par les ministères. On

est admis sans billet aux tribunes -publiques des deux chambres.

Le palais de Justice était autrefois le couvent des Jésuites. Le roi Guillaume, en 1823, y fit ajouter un portique corinthien. On peut voir, aans la salle d'audience de la Cour de cassation, l’Abdication de Charles-Quint, par Gallait, et le Compromis des nobles, pjir de Biefve. Près du palais de Justice est bâtie la prison des Petits- Carmes.

La fontaine appelée le Manneken- Pis mérite une mention à cause de sa singularité. Au coin des rues de l’Étuve dt du Chêne s’élève cette petite figure de bronze, dont le nom indique assez l’attitude. Ouvrage de Duquesnov, cette statue remplaça, en 1648, la figure originale, qui était en pierre. Le Manneken-Pis est pour Bruxelles une sorte de palladium : les habitants l’ont nommé le premier bourgeois de la ville. Il a été comblé d’honneurs par plusieurs souverains; l'électeur de Bavière lui donna une belle garde-robe etun valet de chambre. Quelques grenadiersfrançaisl’ayantinsultéen 1747 , Louis XV voulut réparer ces insultes :

il le nomma chevalier de Saint-Louis, et lui fit cadeau d'un costume complet, avec épée et chapeau à plumes. Chaque année, au mois de juillet, le jour <le la kermesse, il est revêtu d’un de ses costumes: depuis 1830, on choisit celui d’officier de la garde civique. Le Manneken-Pis disparut subitement en 1817; retrouvé chez un forçat libéré, il fut replacé avec pompe sur son piédestal, le 6 décembre 1818.

La galerie vitrée de Bruxelles, nommée galerie Sairvt-Jfubert , dont le roi Léopold posa la première pierre en mai 1846, a été construite aux frais d’une association particulière; elle fut inaugurée au mois de juillet 1847. Lonue de 213 mèt. , large de 8 mèt. et autede 18, elle est décorée de statues dues îi M. Jacques. Ses deux façades sont d’un beau style. Elle se divise en trois parties, savoir : la galerie du Roi, où se trouve le théâtre de . j’Opéra-Comique ; la galerie de la Reine, comprise entre la précédente et le marché aux Herbes; la galerie des Princes, comprise entre la gale-

rie du roi et la petite rue des Dominicains.

Places, statues et monuments m- ■ vers.— La place Royale , ainsi que les bâtiments qui l’entourent, date de l’année 1774. L’architecte Guymard la dessina d’après la place Royale de Reims. A l’endroit où l’on voyait autrefois une statue eh bronze du prince Charles de Lorraine, élevée par les états de 'Brabant, et abattue en 1794 par les républicains français, on a érigé une statue équestre de Godefroi de Bottillon, coulée en bronze à Paris , sur le modèle exécuté d’après M. Eugène Simonis. Le héros est représenté tenant en main sa bannière et levant les yeux au ciel. L’ipauguratioti de ce monument a eu lieu le 15 août 1848. — Près de la place Royale, en face du Parc, surla rampe du nouvel escalier de la Bibliothèque, Qn remarque la statue colossale du général Belliard, ambassadeur de France, mçrt à Bruxelles en janvier 1832. — La fontaine de marbre blanc qui se trouve sur la place du Grand- Sablon, et dont la statue représente Marie-Thérèse sous les traits de Minerve , fut érigée aux frais de -lord Bruce, comte d’Aylesbury, en reconnaissancedes années qu’ilavait passées à Bruxelles. — Le 31 décembre 1847 , on inaugura, sur la place des Barricades, la statue d'André Vésale, père de l’anatomie, né à Bruxelles en 1514:

cette statue est l’œuvre de M. Joseph Geefs. — La place Saint-Michel , ou place des Martyrs, est un parallélogramme oblong, planté d’une douhle rangée de tilleuls et entouré d’édifices réguliers ornés de colonnes d’ordre dorique. En 1830, on y ensevelit un grand nombre de Belges morts en combattant les troupes royales. Pour consacrer leur mémoire, le gouvernement fit décréter l’érection d’un monument dont l’exécution fut confiée au sculpteur Geefs. Ce monument se compose d’une ervpte à ciel ouvert , entourée d’une galerie le long de laquelle sont inscrits, sur des tables de marbre noir, les noms des victimes.

Du centre de la crypte s’élève Un large piédestal de pierre bleue’, surmonté de la statue, en marbre, de la

BELGIQUE

Belgique foulant aux pieds ses chaînes.

Quatre anges occupent lek angle sud piédestal, et des bas-reliefs en garnissent les faces.

Musées et collections. — Le bâtiment du musée de Bruxelles, ou le valais des Beaux-Arts, situé près de la place Royale, fut, de 1730 à 1794.

la résidence des gouverneurs de la Belgique : on l’appelait alors \'ancienne cour. Le prince Charles de Lorraine lui donna sa forme actuelle. La façade et les statues qui la décorent, parmi lesquelles on distingue celle de Marie-Thérèse, sont de Folte. Le cabinet de physique et de chimie, les collections d’histoire naturelle acquises en 1832 par l’Etat, occupentle rezde-chaussée . qui communique avec une cour spacieuse sur laquelle s’ouvre l’escalier du musée national de peinture et de sculpture, situé au premier étage. Au pied de l’escalier est une statue colossale d’Hercule, en marbre blanc : c’est le chef-d’œuvre de Laurent Delvaux.

Le musée de peinture et de sculpture est ouvert le dimanche, le lundi, le jeudi et les jours de fêtes, de 10 h. à 3 h., et tous les jours pour les étrangers, sur la présentation d’un passe-port. Le catalogue (1 fr.) indique les numérosde près de 700 tableaux.

« Le musée de Bruxelles, dit M. Louis Viardot, vaut mieux que sa réputation. ■» Voici, dans l’ordre du catalogue, les principaux tableaux de cette collection :

Flamands, Hollandais et Allemands. — 12. Ferdinand Bol, un Vieillard en méditation; 16. Breughel Jean, dit de Velours, et Henri Van Balen, paysage et figures; 2o. Philippe de Champagne, portrait de saint Charles Borromée; 21. Du même, Geneviève de Brabant; 22, 23, 24, 25. Du même , saint Joseph , saint Étienne , saint Ambroise; la Présentation au Temple; 42. De Michel Coxie , la Cène , tableaux à volets (l’un des volets représente le Lavement des pieds ; l’autre, le Christ au Jardin des Oliviers); 55. De Gaspard Crayer, la Pêche miraculeuse ; 56. Sainte Catherine enlevée au ciel; 57. L’Apparition de la Vierge a saint Bernard; 58. Martyre de saint Biaise; 59. Conversion de saint Ju-

lien ; 60. Le Chevalier Donglebert et sa femme devant le Christ mort, œuvre capitale du peintre; les nM 61, 62 et 63 du même, sont également fort estimés; 87.

De Gérard Dow, le Peintre lui-même peignant un Amour de Duquesnoy; no. De Holbein , le portrait de Thomas Morus, regardé comme la perle du Musée de Bruxelles ; 1 1 8. De Jordaens , saint Martin guérissant un possédé : 1 19. Du même, Les Dons de l’Automne, toile des plus remarquables de ce maître; i45. De Peter Neefs le vieux , Intérieur de la cathédrale d'Anvers; 160. De Rubens, le Seigneur voulant foudroyer le Monde; 161. Le Martyre de saint Liéviù; 162. Le Couronnement de la Vierge; 163. Portement de Croix; 164 , 165, 166, toujours de Rubens, le Christ au tombeau, l’Adoration des mages, l’Assomption; 170, 171 , 172, 173. De Sallaert Antoine , Procession des Corps de métiers à Bruxelles et Suite de cette procession, Tir à l’arbalète , Procession de l’Ommegang à Bruxelles; 187. De Snyders, Animaux et fruits; 212. De Van Dyck, le Christ en croix, 215. Martyre de saint Pierre; 217. Ivresse dç Silène ; d’Otto Venius, quatre tableaux représentant diverses scènes de la Passion.

École italienne et école espagnole. — 253. De l’Albane, Adam et Ève ; 266. Du Guerchin, un Jeune homme placé sous la protection de la Vierge; 21 7. De Guido Reni, la Fuite en Égypte; 273. Du Pérugin, une Madone; 278. Du Titien , un Portrait de jeune homme ; 284. De Paul Véronèse, sainte Catherine adorant l'enfant Jésus; 285. Esquisse des Noces de Cana , la composition qui se trouve au Louvre.

École française. — 288. De Bourguignon, un Choc de cavalerie ; 298. De Vouet, saint Borromée priant pour les pestiférés de Milan.

Supplément du catalogue. 580. De Jordaens, le Satyre et le Passant; 591. De Pourbus , Portrait d’un échevin ; 594.

De Van Dyck, un portrait.de Bourgmestre, 6t3; l'Adorâtion des mages.

L’ancienne chapelle du musée (entrée, rue Montagne-de-la-Cour ) date du XIV* siècle; elle renferme une collection de sculptures achetées par le t gouvernement à la veuve du statuaire Kessel. La chapelle moderne, commencée en 1770, et convertie en temple

protestant , a été bâtie sur le modèle ; de la chapelle du palais do Versailles. La partie moderne du musée, dite

Îtalaisde V Industrie (la cour renferme a statue du duc Charles de Lorraine) , fut construite en 1829, sur l’emplacement du jardin botanique. On y trouve réunis le conservatoire des arts et métiers, le cabinet de chimie et de phy sine et la bibliothèque royale. — La ibliothèque, ouverte en 1837 seulement, compte 200 000 volumes et plus de 20 000 manuscrits. La section des imprimés, plus généralement connue sous le nom de Bibliothèque de Bourgogne, est surtout fort riche. Philippe le Bon, dont la cour éclipsait celles des autres souverains de son époque, et qui encourageait les lettres et les arts, commença dans son palais une collection de livres qu'augmentè*rent les travaux de ses copistes et de ses enlumineurs, puis Charles le Téméraire et Marguerite d’Autriche, fille de Marie de Bourgogne. Elle contenait, en 1577, 1 64 L volumes, parmi lesquels 958 manuscrits. Prise par le maréchal de Saxe en 1746, rendue en 1770, reprise pendant l’invasion française, elle fut restituée en 1815. Les pièces les plus curieuses sont le missel du roi de Hongrie Mathias Corvinet la chronique du Hainaut, ornés de miniatures par Memling.

Le musée d'antiquités a été établi dans la porte de liai, tour fortifiée construite en 1381 et restaurée en 1847. Il est ouvert les jeudis, dimanches et jours de fêtes, de 10 h. à 4 h. , et tous les jours aux étrangers munis de passe-ports.

Parmi les collections particulières de Bruxelles , on cite d’abord celle de M. le duc d’Arenberg, dont le vaste hôtel date des xvi* , xvm* et xix' siècles (tableaux de Van Dyck, Rubens, Ruysdael, Hobbema, Gérard Dow, Rembrandt, Paul Potter, Canaletti, Watteau et Lantara; une Tète en marbre, trouvée à Florence et dont le roi Louis de Bavière a offert 180000 fr.). Le jardin de l’hôtel est renommé pour ses fleurs (on le visite en donnant 1 fr. au jardinier). Les autres collections privées sont celles de MM. le prince de Ligne, le comte Coghen, Van Boc-

claere, Van der Berghen, le comte Vilain XIV, Chappuls, Robbins.

Théâtres, salles de concert, promenades. — Bruxelles possède 6 théâtres : Le Grand - Théâtre , ou théâtre de la Monnaie , élevé en 1817. sur les plans de M. Damesme; restauré en 1853, il fut incendié en partie en 1855. On y joue l’opéra et la comédie. — Le théâtre de l'Opéra-Comique , construit dans les galeries Saint-Hubert; il fut 'ouvert en 1847.— Le PetU- Thédtre, ou théâtre du Parc, ne joue guère que des pièces flamandes. — Le théâtre du Vaudeville a- été ouvert en 1845, rue de l’Êvôque. — Le Cirque, entre les rues de la Fiancée et de Laeken. — Le théâtre des Nouveautés, pour le drame et le vaudeville , inauguré en 1844, se trouve dans le fau-' bourg de Laeken.

Les concerts se donnent dans la salle de la Société royale de la Grande- Harmonie, rue de la Madeleine; — la sallede la Société dephilharmonie , rue de l’Évêque; — la salle du Grand-Concert, rue Ducale.

Le Parc, ancienne dépendance du palais des archiducs, a été dessiné par Zinner et modifié par Guymard : sek allées, disposées en éventail, aboutissent au Bassin-Vert, plate-bande de fleurs qui en garnit le centre. Parmi les statues qui ornent le Parc, on remarque une Madeleine en marbre, de Duquesnoy; des Hermès, de Delvaux; une Diane et un Narcisse, de Grupello.

Un kiosque en fer fondu, d’un beau travail, est destiné aux concerts publics des dimanches d’été, de 1 à 2 h.

Les boulevards, commencés en 1818, terminés en 1840, sur l’emplacement des anciennes fortifications, ont une longueur de 6 kil. ; ils sont

lantés de trois, et en quelques en-

roits de quatre rangées a’ormeset de tilleuls, et bordés de maisons et d’édifices. dont les plus importants sont l’hôpital Saint-Jean, l’Observatoire, le palais du prince d’Orange, l’hospice Pacheco, l’Abattoir et l’Entrepôt.

Faubourgs. Composés d’anciens villages, ils ne comptaient, au commencement de ce siècle, que 8000 hab.; ils en possèdent actuellement plus de 100000. Les plus considérables sont

BELGIQUE

ceux de Saint Josse-Ten-Node, de 19000hab. , et dHxelles, d’une population égale.

Excursions à : i.neken , V. de 4800 hab. . composée de charmantes villas. — L’église, construite vers l’an 1200, et restaurée en 1601, par les sojns des archiducs Albert et Isabelle , renferme le tombeau de la reine des Belges, Louise d’Orléans, morte à Ostende en 1850. Le cimetière de Laeken contient la chapelle sépulcrale de Mme Malibran, avec sa statue par Geefs; les tombeaux du général Belliard et du peintre Lens. A l’extrémité d’une belle allée sè trouvent la- chapelle Sainte-Anne et urie 'source employée contre les fièvres. — Le château royal de Laeken, construit en 1782, sur la hauteur de Schoonenberg ou de Beaumont, est un vaste bâtiment à péristyle de colonnes Ioniques soutenant un fronton sculpté par Godescharles : il est surmonté d’un large dôme; une vaste terrasse, bordée de bosquets et traversée par un étang, descend vers la Senne et le canal de Villebroeck. Ce château, habité quelque temps par Napoléoir, et considérablement agrandi par le roi Léopold., possède de belles serres et une magnifique orangerie. ,

La plaine de Waterloo, qui a donné son nom à la bataille du 18 juin 1815, s’étend, à 12 kil. de Bruxelles, sur un espace de près -de 3 kil., le long de la route ae Bruxelles à Namur. (On peut y aller en voiture de place à 2 chevaux, moyennant 20fr. :

en cabriolet, de 1U à 15 fr. Un cheval de selle coûte 8 fr. Des omnibus par-, tent de l’hôt. de l’Univers à 9 h. du matin, et à 10 h. de l’hôt. de Saxe, pour Mont-Saint-Jean; ils sont de retour à 4 h. 1/2 : trajet, 1 h. ; 5 fr. aller et retour.) Les guides abondent :

le tarif est de 2 fr. pour les monuments, de 3 et 4 fr. pour ceux qui vont jusqu’à Planchennis (auberge de la Couronne ; hôt. des Colonnes, à Mnnt-Saint-Jean ; hôt. de l’Argentine, à Waterloo). — N. Ii. Se méfier des reliques de la bataille, et faire ses prix d’avance.

La petite église de Waterloo, surmontée d’un dôme ,. renferme plu-

sieurs tables de marbre avec des inscriptions à la mémoire d’officiers anglais. C’est dans ce village que le duc de Wellington avait établi son quartier général. 2 kil. plus loin, on trouve le hameau, et plus loin encore, un peu sur la dr. , la ferme de Mont- Saint-Jean. Le monument élevé par les Belges, le Lion de Waterloo situé entre Mont -Saint- Jean et la Haie- Sainte, est un tertre.de 60 raèt. de haut et de 160 mèt. dé diamètre à la base, couronné d’un lion colossal en bronze. Les autres monuments sont :

celui des Hanovriens, celui des Prussiens et celui du colonel Alexandre Gordon.

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