‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 23 sur 816 · ACADÉMIES · texte numérisé non relu

ACADÉMIES

Aix (5 département* : Bouches-du-Rhône, Basses-Alpes, Var, Vaucluse, Rhône). Besançon (3 dép. : Doubs, Jura, Haute-Saône).

Bordeaux (5 dép. : Gironde, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Basses-Pyrénées), Caen (6 dép. : Calvados, Eure, Manche, Orne, Sarthe, Seine-Inférieure).

Clermont (6 dép. : Puy-de-Dôme, Allier, Cantal, Corrèze, Creuse, Haute-Loire).

Dijon (5 dép. : Côte-d’Or, Aube, Haute-Marne, Nièvre, Yonne).

Douai (S dép. : Nord, Aisne, Ardennes, Pas-de-Calais, Somme).

Grenoble (4 dép. : Isère, Hautes-Alpes, Ardèche, Drôme).

Lyon (4 dép. : Rhône, Ain, Loire, Saône-et-Loire).

Montpellier (5 dép. : Hérault, Aude, Gard, Lozère, Pyrénées-Orientales).

Nancy (4 dép. ; Meurthe, Meuse, Moselle, Vosges).

Paris (9 dép. : Seine, Cher, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Loir-et-Marne , Oise, Seineet-Marne, Seine-et-Oise),

Poitiers (8 dép.: Vienne, Charente, Charente-Inférieure, Indre, Indre-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée, Haute-Vienne).

Rennes (7 dép. : Ille-et-Vilaine, Côtes-du-Nord, Finisterre, Loire-Inférieure, Maineet-Loire, Mayenne, Morbihan),

Strasbourg (2 dép. : Bas-Rhin , Haut-Rhin). * [Tarn, Tarn-et-Garonne).

Toulouse (8 dép. : Haute-Garonne, Ariége, Aveyron, Gers, Lot, Hautes- Pyrénées, Alger.

11. Finance*. — Le ministère des Finances est chargé de l'administration des revenus publics , perçus par ses soins, de l’administration de la dette inscrite et de celle des monnaies.

U y a un receveur général des finances dans chaque chef-lieu de département, un receveur particulier dans chaque arrondissement (excepté dans celui du chef-lieu) et des percepteurs ordinairement dans chaque canton. Quant aux payeurs du Trésor , il n’y en a un qu’au chef-lieu de chaque département; ils sont chargés d'acquitter les dépenses publiques dans les départements et dans les ports. „

L’administration des revenus publics se divise en : 1* contributions directes; 2° enregistrement et domaines; 3° douanes; 4° contributions indirectes; 5° tabacs: 6° postes; 7" forêts; 8° monnaies.

Le budget pour l’année 1858 a été fixé ainsi qu’il suit :

Dépenses ordinaires et extraordinaires .• i 717 158 190 fr.

Voies et moyens ordinaires et extraordinaires i 737 lis ioi fr.

Excédant de recettes 19 958 981 fr.

Dans ce budget les dépenses sont réparties de la manière suivante ;

Ministère d’État et maison

del’Empereur 12127600 fr.

Justice 27 376 270

Affaires étrangères io2566oo

Finances 878695 430

À reporter

Iteport 928 455900 fr.

Intérieur 1 45 746080

Guerre 346 729 609

Marine et Colonies 132939117

Instruction publique 65 581 184

Agriculture, etc 97534300

Total 1718986190 fr

928 455 900 fr.

FRANCE

Les intérêts pour la dette s'élevaient à 582 881 126 fr. ■ c,

La délie flottante, en 1856, était de 866 813 346 fr. 68 c.

12. Armée et narine. — L’armée de terre se recrute soit par des engagements volontaires soit par le tirage au sort. Tout citoyen (lgé de vingt ans doit le service militaire; mais le remplacement est autorisé. Le contingent annuel est, en temps de paix, de 80000 hommes. L’armée française, en temps de paix, est ordinairement de 350 000 hommes; en temps de guerre, ce chiffre peut être facilement doublé.

D’après le budget, l’effectif de l’armée en 1857 était de 366 064 hommes ainsi répartis :

Infanterie 220268 h.

Cavalerie 62988

Artillerie 34282

Gendarmerie 22712

Génie 9 068

A reporter. 3598)8 h.

De plus: légion étrangère (Alger). 6 110 h.

Tirailleurs et cavalerie indigène d'Afrique 6737

état-major général 4345

Train S 971

Vétérans 1 1 35

Intendance militaire « 295

Total 366066 h.

Garde de Paris (2 bataillons d'infant. à 8 comp. chacun et 8 escadrons de cavalerie ) 2483 b.

Marine. Les côtes de la France sont divisées en 5 préfectures ou arrondissements maritimes , qui sont administrés chacun par un officier général de marine, dit préfet maritime. Chacun des cinq arrondissements se divise en sous-arrondissements , administrés par un officier supérieur du commissariat de la marine sous les ordres du préfet maritime. Chaque sous-arrondissement se subdivise pour Y inscription maritime en quartiers administrés chacun par un commissaire de la marine ; chaque quartier en syndicats . dirigés chacun par un syndic des gens de mer, et en stations, dirigées chacune par un garde maritime.

L’inscription maritime est une institution qui date de Colbert et qui a traversé toutes nos révolutions presque sans être altérée; elle oblige tout homme exerçant la profession de marin sur les côtes de la mer ou dans les rivières jusqu’à la limite de la marée à répondre à l’appel de l'État pour le service de la flotte, depuis l’âge de 18 ans jusqu’à 50. Le tableau de l’inscription maritime donne aujourd'hui 140 000 marins, dont 25 000 sont appelés à un service actif en temps de paix et 70 à 80 000 en temps de guerre.

La marine française en 1857 était forte de

Vaisseaux de ligne ■*

| 419 bâtiments portant 14000 canons et

Frégates

• ayant une force de vapeur de 3 1 000 che-

Corvettes »

• vaux.

Au premier janvier 1857 ,

le cadre des officiers de marine comptait :

Amiraux.

Contre-amiraux

5fiO

Capitaines de vaisseaux.

Aspirants

En outre : cadre de réserve ; 8 vice-amiraux et 15 contre-amiraux.

13. Agriculture. — Les 53 millions d’hectares de la France se divisent

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 9

approximativement de la manière suivante , d’après l’emploi auquel chaque partie est affectée.

hectares. *

Terres labourables ooo ooo\

Vignes 2 1 35 ooo \

Potagers, jardins, vergers, pépinières 643000 142 296 000 hectares

Prairies naturelles et artificielles 5 500 000 I productifs.

Châtaigneraies, oseraies, aunaies 465 005 F

Forêts et bois. sooooool

Cultures diverses (pastel, garance, etc.) 552000 f

Landes, pâtis, bruyères, rochers 8 569 000 l

Étangs, marais, canaux d’irrigation...» 5(0 000 lio 744 000 hectares

Bivières, lacs, ruisseaux, canaux de navigation 206 000 ] productifs.

Boutes, rues, places publiques, édifices publics et par- I

ticuliers 1 459 000/

L’ensemble des propriétés agricoles représente une valeur approximative de 45 milliards , répartie entre 3 millions de propriétaires.

Les valeurs brutes créées par l’industrie agricole peuvent être estimées ainsi qu’il suit : '

Report 4095 950000

Céréales

Pommes de terre

Châtaignes

Lin et chanvre

Betteraves

Graines oléagineuses . ..

Plantes tinctoriales

Houblon.

Prairies et pâturages. . .

A reporter

... 4 095950 OOO

Bière et cidre 140000 ooo

ïafdins 125000000

Mûriers 60 ooo ooo

Oliviers 30000000

Animaux domestiques 2280 ooo ooo

Forêts. 300 ooo ooo

Abeilles 6 ooo ooo

Vers à soie 98 ooo ooo

Volailles et œufs 1 50 ooo ooo

Chasse 1000000

Pêche fluviale et côtière. .. . 30000000

Total 7 315 950000

14. Produit» minéraux. — Le sol de la France, étant formé de presque tous les terrains géologiques . renferme dans son sein une grande variété de minéraux, dont les plus abondants sont le fer et les combustibles. Le produit brut des mines et carrières- françaises, les combustibles y compris, s’élève à plus de 30 millions , qui peuvent être distribués ainsi :

Fabrication du fer, de la fonte, de l’acier 170 000 OOO

Exploitation des autres métaux 17 009 000

Combustibles minéraux et, tourbes. 40000000

Exploitation des carrières < 57 ooo ooo

290 ooo ooo

15. industrie. — L’industrie française, déjà si florissante dans les xvn* et xviir siècles, a pris depuis cinquante années un développement considérable , et la France est aujourd’hui une des trois grandes nations manufacturières du globe. Nous mentionnerons surtout parmi ses produits les articles de Paris , les tissus de soie , de coton , de lin , de laine , les cuirs et les peaux , la quincaillerie , la coutellerie, la construction des machines, la fabrication des armes, les faïences, les verreries, les cristaux, les produits chimiques et les papiers. ,

FRANCE

L’ensetnble des valeurs créées par l’industrie en France s’élève A plus de

5 milliards; le nombre des individus occupés aux travaux industriels dépasse 6 millions. Depuis 2ô ans le nombre des patentés a presque doublé, et l’importation des matières premières a triplé, ainsi que la consommation de la bouille ; enfin , le nombre des machines à vapeur s’est élevé de 500 à 7000.

16. Commerce. — Le commerce intérieur représente une valeur de près de

6 milliards , ainsi divisés : les grains , 2 milliards ; les viandes , 600 raillions ; les vins et eaux-de-vie , 500 millions; les produits des mines, 450 millions; les produits des fabriques, 2 milliards; les denrées coloniales, 400 millions; la pêche, 150 millions, etc.

Les importations qui , en 1854 , s’élevaient au chiffre total de 1709 millions , montaient à 1950 en 1855, et à 2267 millions en 1856, valeurs officielles. En valeurs réelles , ces chiffres s'élèvent à des sommes plus considérables. Ainsi, ceux qui se rapportent à 1854 subissent une augmentation d'un million; ils montent à 2159 raillions pour 1855 et à 2740 millions pour 1856. D’où ressort encore une fois cette vérité économique , établie depuis longtemps , que la valeur réelle des marchandises n’est plus en rapport avec la valeur adoptée pour les évaluations officielles de la douane.

Gomme les importations , les exp ortations présentent des augmentations Considérables. De 1854 à 1856; elles ont monté de 1787 millions à 2310 millions, valeurs officielles. En valeurs réelles , ces chiffres sont ainsi modifiés : en 1854, 1952 millions; en 185p, 2l67 millions; en 1856, 2659 millions.

Dans la somme des produits importés, les matières nécessaires à l’industrie entrent pour environ 900 millions (soies, cotons, laines, métaux, bois, houille, etc.) La valeur des objets naturels de consommation (sucre, café, huiles , grains , etc.) est de 360 millions , et celle des produits fabriqués (tissus, machines, outils, horlogérid, etc.) est de 490 millions.

Dans la somme des produits exportés , les produits naturels comptent pour 700 millions environ, et les produits manufacturés pour 1500 à 1600 raillions.

La marine marchande comptait en 1856 :

Bâtiments* voile... mm tonnes 873 1 56 Bâtiments à vapeur. 22 5 — 4S463

IIU3 016 649

17. Chronologie. — Soriii dés roi* de frfiftee. Nous nous bornons à rappeler ici quelques dates :

lr* race. — Mérovingiens.

Phsramond. 409-407

ClodiûB. .... 427-446

Mérovée. 448-456

Childérie I,r.....s, .......... . 458-481

Clovis I". 481-511

Clodomir (à Orléans ) 511-524

Thierry I"(â Metz)....» 5 1 1 -534

Théodebert I** (à Metz). .».».-. 534-548

Théodebald (à Metz) 548-555

Childebert V’ (à Paris).. 511-558

Clotaire Dr (à Soissons, 5 1 1-558);

seul 558-561

Sijjebert I" (en Austrasie) 561-575

Childebertll (d’abord en Austrasie, en Austrasie et en Bourgogne depuis 593) 575-598

Clotaire II (d’abord à Soissons)»

puis seul 584-628

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

Théodebert II (enAnstrasie). .. 596-012

Caribert II (en Aquitaine) 628-631

Gontran (Orléans et Bourgogne) S6I-593

Thierry II ( t» à Orléans et en Bourgogne, 2“ en Austrasie,

Cbiipéric I*r (à Soissons, 56 1,

puis à Paris) 567-584

Caribert I*' (à Paris) 861-567

Dagobert l"(en Austrasie, 622, à Soissons, 628, puis seul). . . 628-638

Sigebert II (en Austrasie) 638-656

Clovis II (Neustrie et Bourgogne) , 638-656

Clotaire ni (Neustrie et Bourgogne) 656-670

Childéricll (Austrasie, 656-670)

seul 670*673

Dagobert II (Austrasie) 674-679

Thierry l»r ou III (Neustrie,

Page 1