DE FRANCFORT A BAMBERG
3i milles. 4 conv. par jour; traj. en 8 h.
10 m. et 9 h. 30 m. i" cl. 9 fl. 24 kr.; 2- cl. « fl. t5 kr ; 3' cl 4 fl. io kr. Le même trajet peut se faire par les paquebots du Mein.
3/4 de mille. Mainkur, station d’où l’on aperçoit la ville d’Offenliach, voir
1 mille 3/4. Wilhclmsbad (hôt. des Bains), V. qui possède des sources ferrugineuses. Dans les environs on va surtout visiter les beaux jardins et le château de Philippsruhe.
2 milles 1/4. Hanau (hôt.; Riese, Adler), V. de 17 000 h., bàtiesur remplacement d’une colonie romaine. Elle appartient à la Hesse électorale; c’est la patrie de Grimm. Napoléon y vainquit, en 1813, les Bavarois et les Autrichiens. Le château renferme des collections d’histoire naturelle.
3 railles 1/4. Kahl.
4 milles. Deltingen, v. où les Autrichiens et les Anglais réunis défirent en 1743 l’armée française commandée par le maréchal de Noailles.
5 milles 1/4. Aschaffenburg (hôt.; Freihof, Baierischer Hof, Adler), V.
de 7200 hab,, située au confluent de l’Aschaff et du Mein , et sur l’emplacement d’un castellum romain.
En 1292, il s’y tint un synode; en 1447. une diète de l’Empire. F.lle fut prise successivement par les Espagnols , les Français, les Bavarois, les Suédois et les Impériaux; elle a gardé un beau château de 1605, bâtiment carré de 98 mèt. de long et 95 met. de large , où sont renfermées des collections de gravures et de tableaux (450 toiles deJordaëns, Cuyp, Everdingen, Ruysdaël, Heem, Dow, Wouvermans. Grunewald, Van der Helst, Franck), et une bibliothèque de 14 000 vol. — La cathédrale, dom ou Stiftskirche, possède le tombeau d’Albert de Brandebourg (+1545) sculpté par Vischer en 1525.
— Le parc magnifique de Schœnethal s’étena autour de la ville. On y remarque une maison pompéienne, des bassins , des colonnades , des statues, etc.
On laisse à dr. l’embranchement qui se dirige vers Darmstadt, voir H. 219 B.
Au delà d’Aschaffenburg, le chemin de fer remonte la vallée de l’Aschaff, traverse les collines d’Eselhôhe , par le tunnel de Heiligenbrucken, et vient rejoindre la vallée du Mein à
10 milles 5/10. Lohr,\. ancienne et indust. de 4000 hab.
12 milles. Gemünden,\. de 1600 h., située sur la Saale et le Mein, dominée par les ruines du château de Schorenberg. C’est à cette station que s’arrêtent les voyageurs qui vont à Kissingen.
De Gemünden à Kissingen , 5 milles 3/4, dilig. tous les jours en 5 h.
pour 2 fi. , 24 kr. Kissingen ( l>ôt. :
Kurhaus, Russischer Hof, Baiej-ischer Hof , Englischer Hof , Sæchsischer Hof, Wittelsbacher Hof; Schlattcr, Sanner ; — nombreuses maisons garnies; — cabinet de lecture : Jugel), V. de 2000 hab., est située à 186 mèt. au-dessus de la mer, sur la Saale, dans une vallée entourée de montagnes, dont la hauteur varie de 133 à 200 m.
Les eaux minérales de Kissingen attirent chaque année près de 5000 baigneurs, Elles sont employées princi-
alement pour les affections atoniques es intestins. On compte 6 sources principales : 1° Le Rakoczy découvert en 1737, et d’une température de 11° C. ; 2° le Pandur, employé depuis plusieurs siècles en bains (11°); ces déux sources jaillissent dans un beau pavillon àdr. duKursaal; on a récemment élevé à cet endroit un groupe exécuté par Michel Arnold, et représentant les deux sources sous la protection d’Hygiée; 3“ le Maxbrunnen, source gazeuse) 1 1*) : 4* le Soolensprudel, source saline intermittente, qui donne 13 mèt. cubes de saumure par minute (19*) ; 5" la source de Schoenborn (19°) ; 6* la source de Thérèse (Theresien Brunnen), employée seulement depuis 1828, et dont la température estaell#, voir pour plus amples détails, les Bains d’Europe , par Ad.
Joanne et le docteur Le Pileur).
A 20 min. de Kissingen, au v. de Hauscn, on va visiter un puits artésien de 1660 mèt. de profondeur d’où jaillit par intervalles périodiques une colonne d’eau saline de 12 à 25 mèt. de hauteur.
14 milles. Carlstadt, anc. V. fortifiée de 2500 hab. , remarquable par son ég'ise byzantine.
17 milles 5/10. würzburc, Hcrbivolis, Virceburgum (hôt. ; Adler, Klee- Daum, Wittelsbacher Hof), V. anc.
de 28000 hab., détruite par les Huns, en 910 et de 923 à 933, célèbre au moyen âge par ses conciles et par les diètes qui y furent tenues, par ses luttes religieuses et ses persécutions contre 'les juifs. Elle fait partie de la Bavière, et elle a été fortifiée d’après le système deVauban. — Sa cathédrale (Dom), consacrée à saint Kilian , s élève à l’endroit où il subit le martyre, et date de 1189, mais elle a été souvent agrandie ou restaurée. — La Neumünslerkirche, de l’an 1099, renferme le tombeau de saint Kilian , et un monument moderne fort curieux élevé, en 1820, au célèbre Minnesæner Vogelweide. — La Mariencapelle .
elle église gothique de 1377, et la Haugerkirche, de 1670, méritent une visite. —La Hesidens, ancien château épiscopal et royal, est remarquable par sou étendue , par la profusion de
ALLEMAGNE
ses ornements intérieurs et par ses jardins. — Les autres édifices sont le théâtre , le Jitlius-Spital , hôpitalasile de pauvres et d’infirmes, fondé en 1572 par l’évêque Julius Echter de Mespelbrunn , auquel on a élevé une statue en bronze, par Schwanthaler l’Université,JuliusMaximiliansUniversitæt , qui eut pour fondateur le même évêque. Elle possède une bibliothèque de 80000 vol., et une belle collection de mosaïques. — Un pont de 200 met. orné de statues met en communication les deux rives du fleuve. — La citadelle , ou Marienburg , s’élève sur une éminence de la rive g. à 133 mèt.
19 milles. Seligenstadt.
23 milles 3/4. Sclnceinfurth, trajectus Suevarum ( hôt. : Rabq , Krone , Lœwe) , V. industrielle de 8000 hab. , V. libre impériale, incendiée en 1524 et 1538. On y visite: l’hôtel de ville othique de 1570; l’église Saint-Jean, u xii* siècle; une laminerie; des filatures de laine , etc. Voitures pour Kissingen, voir ci-dessus.
On passe au-dessous du château des comtes de Henneberg, et près duchâ-, teau de Theres avant d’arriver à
26 milles 3/4. Uassfurt (hôt. Post), petite V. avec une belle église.
31 milles. Bamberg (hôt. : Bambergerllof, Deutsches Haus, Erlanger Hof), V. de 24 000 Hab., fondée au ix' siècle par les Saxons, remarquable par le nombre et la beauté de ses monuments. — Le dom fondé en 1004 par Henri II, et restauré en 1840, mesure 112 mèt. de longueur sur 32 de largeur. Il renferme les tombeaux d’Henri II et de sa femme Cunégonde, ornés de curieux bas-reliefs; la statue équestre de saint Etienne ou de Conrad III ; le sarcophage du pape Clément II, des sculptures de Vischer et de Schwanthaler, des peintures de Carraclie et de Lucas Cranach. — La nouvelle Résidence, en face du dom, est un beau palais à 3 étages. En 1815 le maréchal Berthier se tua en se jetant d’une des fenêtres supérieures.
Une croix rouge peinte sur le mur indique l’endroit de la chute.— L’ancien palais épiscopal de 1571, devenu un corps de garde, et l’ancienne abbaye de Michaëlsberg , sur l’éminence de ce
nom , maintenant transformée en hospice des bourgeois , méritent une visite.
A 30 min. environ de Bamberg, se trouve 1 ’AIlenburg, vieux château où moururent le roi lombard Béranger (966) et l’empereur Philippe II (1208), égorgé par Otbon de Wittelsbach.
A Bamberg, le chemin de fer se bifurque ; l’embrânchement de dr. se dirige sur Nuremberg, voir R. 243.