‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 315 sur 816 · ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE

s il. 57 kr., 3 fl. 57 kr. et 2 <1. 39 kr. Le bagage se paye à part.

On traverse, en quittant Ulm, le beau pont jeté sur le Danube, puis le Rott à Unler Fahlheim , r. qui 'fait un commerce considérable d’escargots, et l’on passe à Leipheim, V. de 1200 hab. , située sur une colline qui domine le Danube : de son ■château, de 1556, on découvre HO villages.

Leipheim fut un champ de bataille à l’époque de la révolte des paysans (1525): — On traverse la Günz- avant

39 milles 2/10. Günzburj/, Guntia desRoipains(hôt. Bær), V. deâÛOOhab., fondée, vers 340, par Constantin ; elle eut un gouvernement propre et battit monnaie au moyen âge. On y remarque un beau ehâteau.

Près de là se trouve le champ de bataille d’Elchingen, où le maréchal Ney battit les Autrichiens en 1805. • ‘

On passe ensuite près des châteaux de Reisensburg et Landtrost.

40 milles 5/10. Offingea , V. situé à la jonction de la Mindel et du Danube. '

On entré dans la vallée de la Mindel p'ar une longue' tranchée 06*20“, 4C de profondeur.

On s’arrête à Burgau, V. de 2000 hab. , qui possède un vieux château: puis on passe à Gabelbacli dans une tranchée de 27", 40de profondeur et de730mèt.

de longueur.

44 milles 7/10. Dinlcelscherben , v..

de 500 hab. On traverse la Schmutter à Dietkirch. .

Avant d’entrer à Augsbourg , * on laisse à g. la ligne de Nüremberg, voir R. 243.

48 milles 5/10. .«uKMboarft., Augusta Vindclicorum (hôt. : Drei Mohren : la maison qu’occupe cet hôtel était celle d’Antoine Fuggcr, surnommé le Riche, qui y reçut les emperèurs Maximilien et Charles V. On montre encore la salle où Fugger brilla devant Charles-Qnint, après un splendide banquet, une obligation de 1 mib lion do florins. Napoléon 1" reçut, dans ce même hôtel, les magistrats d'Augsburg, et Napoléon III y passa plusieurs années de sa jeunesse; Goldene Tfaube, Weisses Lamm.— Omnibus du débarcadère du chemin de fer

aux hôtels, 12 kr.), V. de 35 000 "hab. (elle en a compté autrefois 88 000), au conlluent du Lech et de la Wertach. Fondée par Auguste 13 ans avant J. C. , devenue capitale de la Rhétie, elle fut, d’après Tacite, lo plus florissant des établissements romains dans la Germanie. Conquise ou ravagée par les Huns, les Franks, les Avares, elle appartint ensuite à la Souabe et à la Bavière. Ville libre impérialeau xm* siècle, elle devint alors un des principaux centres industriels et-commerciaux de l’Europe; au xvr siècle, les Fugger bâtissaient une ville dans Augsbourg même (la Fuggerei); les Welser équipaient à leurs frais une expédition maritime. En 1530, Charles -Quint y convoqua une diète célèbre. La paix de religion y 'Tut signée en L555. En 1686, une ligue s’y forma contre Louis XIV. Depuis 1806, Augsbourg appartient à la Bavière ; elle est aujourd’hui le chef-lieu du cercle bavarois de Sehwahen-Neuburg et le siège d’un 'évêché. Bien que déchue de son ancienne prospérité, c’est encore une ville de commerce' importante : elle .possède- des • manufactures de draps, de toiles ét coton ; on y publie, depuis 1798, un journal très-répandu, 1 ’Atlgemeine Zeitung on Gazette (V Augsbourg.

Hans Holbein l’aîné et Burkmaier sont natifs de cette ville.

De vieilles murailles et des fossés entourent eRcnre Augsbourg , dans laquelle on entre -par 12 pertes, et par l’Alte Eiivlasse, singulière poterne que fit ouvrir- l’empereur Maximilien.

Le dmn, construit à diverses époques sans plan primitif, présente un assemblage irrégulier. Commencé vers 994 , et successivement agrandi , il n’a de curieux à l’extérieur que ses portes de bronze et les portails du S. et du N. A l’intérieur, on remarque : la chapelle Sainte-Gertrude, qui renferme un beau tableau, attribué tour à tour au Dominiquin et à Annibai Carrache; un siège d’évêque en pierre d’un curieux travail, et le trésor qui possède de nombreuses reliques et uh magnifique ostensoir de 1725: — Ve'gh'se Saint-lllric a été rebâtie en 1457, à la suite d’un ouragan oui l’avait détruite.—A dr. se trouve Yiglise Suinte-

Ulrich et Sainte- A fra , bâtie en 1607 ; la tour, achevée en 1694, est haute de 96 met. ; elle renferme , outre les tombeaux des deux saintes et la chapelle .Fugger : le' Christ en croix, la Vierge et saint Jean, groupe en bronze placé à l'entrée du choeur; un orgue de 1608, don de la famille Fugger, et, dans la sacristie,de précieuses reliques.

Le couvent voisin, autrefois l’un des plus riches de l’Europe, est aujourd'hui transformé en caserne. — L 'église Sainte-Anne , bâtie en 1321, possède un beau Christ bénissant les enfants , par Lucas Crauach, et une chaire sculptée. — Les autres églises d’Augsbourgsont : S y. int- Maurice , du xiv* siècle: la Barfiisserkirche., du xnr siècle ; et Saint-Étienne , fondée en 964, et rebâtie, en dernier lieu,. en .1755.

L’hôtel, de ville , un des plus beaux de l’Allemagne, construit, en 1616, par Eüas Holl, remplace celui où se tint la fameuse diète de 1530, dans laquelle la confession luthérienne fut discutée en présence de Charles-Quint.

La salle d’or, ancienne salle du conseil, a33mèt. de long, 17 mèt. de largo et 16 mèt. de haut ; elle est éclairée par 52 fenêtres et décorée dé peintures murales. Les Fiirstenzi.mmern, çhambres des princes, renferment, oütre de remarquables poêles en terre cuite, des tableaux de Durer, Tintorct, Rubens, Titien, Cranach et Holbcin. On jouit, du haut de, la Perlachtliurm, d’une belle vue sur Augsbourg et ses environs. — La résidence royale , ancien palais épiscopal bâti au xi* siècle par l’évêque Bruno, fut le théâtre, en 1530, d’un événement important dans l’histoire de la Réforme. lit Confession d’Augsbourg fut présentée à Charles- Quint dans la grande salle de ce palais. — La Bourse est de 1829- : elle est occupée, au 1er étage, par le Muséum , cercle aristocratique où jes étrangers sont admis sur la présentation d’un membre. — La galerie <le tableaux , dans l’ancien couvent de Sainte- Catherine, ouverte gratuitement tous les jours avant midi, renferme 700 tableaux. On y remarque des toiles des deux Holbeiu , Wolilgemüth, Van Dyck; Rubens, Schalken, Rembrandt, Sneyders, Berghem, Ti-

tien, Caravage, Francia, Murillo. — L’Antiquarium Romanum, dans une salle du collège protestant , renferme une collection d’antiquités trouvées dans les environs d’Augsbourg. -r- La bibliothèque de lu ville, bâtie en 1562, près de l’église Sainte-Anne, possède 125 000 vol.; elle est ouverte tous les jours aux étrangers. — L’arsenal (Zeugfiaus) est, à l’extérieur^ orné d’un beau groupe en bronze par Reichebde Schœngau , représentant le combat de l’archange Michel avec Satan.

Plusieurs places d’Augsbourg sont remarquables : au milieu de la place Louis, ou place Perlach , s’élève une fontaine de 1594 , décorée d’une statue d’Auguste, exécutée en bronze, par* Hubert Gerhard. — La place du dont, ou Frohnhof, était autrefois le forum des Romains.

La fontaine d’ Hercule, par Adrien de Vries (1596); est le chef-d’œuvre’ de ce sculpteur ; la colonne du milieu , fondue eu 1828 en 4 morceaux, pèse 24 806 livres. Hercule y est représenté terrassant l’hydre de Lernp. — La fontaine de Mercure, en face de l’église St-Maurice, est du même sculpteur et date de 1599; elle figure Mercure s’envolant; l’Amour attache ses ailes pour le retenir.

D’Augsbourg à Nuremberg et Bamberg, R. 243 ; — à Lindau, R. 243.

On laisse à ds. le chemin de fer de Lindau, voir R. 243; puis on traverse le Rosenauberg dans une tranchée profonde; on franchit le Lech, on laisse à g. la station de Friedberg, et l’on s’arrête au liant, de Stierhof, à l’Ë. duquel s’élève le château Mergentliau. La plaine de Lechfeld. que parcourt le chemin de fer, a été le théâtre de la déroute des Huns en 955.

50 milles 5/10. ilering, où l’on traverse la Paar; on voit à dr. le château de Hofhegnenberg.

51 milles 5/10- Althegnenbe'rg. Au delà de cette station, on traverse le Haspelmoos , sur lequel les bancs de tourbe ont de 3 à 9 mèt. d’épaisseur^ on franchit une profonde tranchée avant

52 milles 5/10. Kannhofen.

53 milles 5,10. J >1 ai sac h, station où

s’embranche le chemin de fer qui conduit à Fürstenfeltibrück , beau b.

situé sur l'Ammer, où l’on visite l’abbaye de Ftlrstenfeld, fondée en 1263, transformée aujourd’hui en hôpital d'invalides. F.nsuite on traverse les grands marécages de Ducliau.

56 milles. Lochausen.

56 milles 5/10. Pasing , station Où l’on franchit le canal de la Wurm.

On laisse à dr. l’embranchement de (2 milles, trajet en 3/4 d’h.) Htnrnbri*g (hôt. : Post, Tutzinger Hof, Pellet), V. agréablement située' à l’extrémité N. au lac de IFurro (Wurmersee), long de 2 milles 1/2 et large de 1 mdle. En été, qn bateau à va-, .peur dessert toutes les localités riveraines, le matin et l’après-midi (.-filer et retour, 4 h., pour 1 fl. 30 kr. et 1 fl.). On remarque sur la rive orientale du lac plusieurs chitteaux, entre autres celui du conseiller Himbsel, orné de tableaux de Knulbach et do Bottmann, et celui d’Allmannsbausen, h l’extrémité méridionale, le v. de Seethaupt ; et sur la rive del’O. , Bernried, ancien couvent de bénédictins, aujourd’hui transformé en clulteau; les villas de Tutzing, Garatsbausen, Possenhofen. Dans l’Ué de Wœrth s’élève iine élégante maison de plaisance appartenant au roi.

Au delà de Pasing , on. traverse des campagnes semées de villages , puis on laisse à g. le château de Nymphenburg, et à dr. un petit emnranchément de. chemin de fer menant à (1 mille) Grasshessellnhe, V. composé de cottages et de châteaux, (font ie plus important, autrefois propriété du comte lirohet d’Erlon, appartient aujourd’hui à M. de Beck; puis on dé-‘ passe le champ de Mars et J’on entre à

57 milles, xiunlcli , en allemand Mime lien.

BENSEICNEMENTS CEX&RACX.

Hôtels : Baierischer Hof, Promenadenplatz, ai; Uoldnur Hirsh, TheatinerStrasse, is ; ilaulick, Kaufmger Strasse, 23; Iltaue Traube, Diener Gasse, 1 1 ; G aident a Krtuz. Kaulinger Str. , as ; uberpollinger, Neuhauscr Str., ki ; Slachua , Carlsplatz, as ; Augaburger Ho/, Schütien Strasse, ai ; Bambtrgtr Hof , Neuhauser Strasse, ati. —

Hôtels garnis : Linftlder, Carlsplatz, I; Schafrolh, Diener Gasse, ao ; Marienbad, Barer Strasse, 4.

REstauhants : restaurant et café du chemin de fèr, Boite! , restaurant français, Promenaden Strasse , 4 ; Stadt Manche n , Kaufinger Gasse; Madter, Schafroth, Jilnemann. — Dans la plupart des IFefn- Ziaru.er ou ll'einiiuben on peut manger à la carte.

CafËS ; Tambosi et Gampemrieder, arcades du Hofgarten , fréquenté par les étrangers ; Englische Caffee-Haua , Maximiliansplatz.— Condiloreien (pâtissiers1) : Tambosi, Teichlein, Gom/ienrieder.

Les principales brasseries sont celles dts Hacksrt.rxu, Sendlinger St., 75; Spalenbrâu, Neuhauser Strasse , 4; Leislbrxu, Sendlinger Strasse.

PntiTtcMs de bagages. On paye au moins 6 kr. pour le chargement ou déchargement des effets au chemin de fer; iv kr. pour le transport de la gare à la ville.

Omnioos. De la gare à la ville, i course 6 kr. ;avec bagage ordinaire, 12 kr.; avec bagage extraordinaire, 18 kr. — Fiacre à 2 chevaux, pour la même course, 18 kr.; drosohte à i cheval, 12 kr. -Courses dans la ville, -pour un quart d’heure, un fiacre, 1 8 4cr. ; une droschke; 12 kr. — i h., i fl. en fiacre ou 42 kr. en droschke.

Dohkstiquss de i’lace. On en trouve dans tous les hôtels à i fl. 36 kr. par jour.

Poste." Bureaux sur le 'Max-Josephsplatz, dans le palais Toerring.

Bains : Marienbad , Barer Strasse, 4; flofbad , Anna Strasse , 4 ; Hans , Müller Strasse, 45; Brunnlhal , près du jardin anglais.

Passe-ports. Le bureau,' ouvert à midi, et de 2 b. à 6 h., est à la direction de la police, Wein Strasse, i3. Tout étranger qui séjourne plu6 de 24 h. a Munich , est Venu de se faire délivrer une carte de séjour.

Ambassades ; de France, Brienner Strassq, de 10 h. a i h, pour les passe - ports; d’Angleterre, même rue, 4»; d’Autriche, Theatiner Strasse, 2J ; de Prusse, Barer Strasse, 6 ; de Russie, Theatiner Strasse,

Changeurs : A ’eust.xtler , Promenaden Strasse, t4; Ub’rudarfer, Theatiner Strhsse , 15.

Munich, capitale' de la Bavière et résidence royale, V. de 132 1 12 liab. , dont 15600 protestants, est située sur la rive g. de l’isar, au milieu d’une plaine calcaire peu fertile, ce qui "fit dire à Gustave-Adolphe que Munich était une selle d’or sur un cheval maigre. Fondée au xn° siècle, elle doit son développement à l’empereur •Louis IV dit le Bavarois, et au foi Louis, qui a fait construire les principaux grands monuments modernes, pour la plupart . heureuses copies des plus . beaux édifices de tous les pays.

Munich n’est point une ville industrielle , mais sés brasseries sont les plus belles de l’Allemagne ; elle possède, en outre, la fabrique de machines importante de MM. Maflei. Ses instruments d’optique sont estimés.

La (Bavière occupe 16 3* rang dans la Confédération germanique; elle sç compose de deux parties d’inégale grandeur, dont la plus considérable est située sur la rive dr. du Hhirt ,1a plus petite sur la rive g. Sa superficie est de 77 897- kil. carrés , et sa population (1856) de 4547 239- hab., dontles 2/3 sont catholiques. Elle se divise en 8 cercles et comprend 222 villes , 401 bourgs , 94 terres nobles , 1 1 07 5 villages. Le. pays montagneux,' coupé par les Alpes 'bavaroises, est traversé par de grands fleuves (le Danube , le Rhin, le Mein), et renferme un grand nombre de lacs. Le climat est sain, mais froid, à cause de l’élévation du sol. La température moyenne est celle de Stockholm.

La forme du gouvernement bavarois est une monarchie héréditaire avec deux chambres. Il dispose d’une voix dans les délibérations ordinaires de la diète. Son budget était, pour Pannée 1856, de 39 597415 florins du Rhin pour les recettes, et de 41 396862 fl.

pour les dépenses. Le total de la dette s’élevait, en 1855, â 206415664 fl. — Son contingent fédéral . de 35 000 hommes d’après l’acte fédéral; a été augmentédepuis. — Son armée (mai 1858) comprend ; 138038 hommes d’infanterie, 23 179 hommes de cavalerie, 24760hommesd'artillerio avec 1 12 bouches à feu, et 268 soldats du génie.

Places, ries, monuments commé-

moratifs.-— La place Maximilien-Joseph . située au centre de la ville , de* vant le château , est ornée de la statue colossale de ce roi , fondue par Stiglmayer sur les dessins de L. de Klenze et le modèle de Rauch, et inaugurée en 1835. — La place de l'Odéon est décorée de la statue de Gluck, par Frédéric Brugger, inaugurée en 1848, et de celle d’Orlando de Lasso, maître' de chapelle à Munich, par Widemann, inaugurée en 1849. — La Feldherren Halle , salle ou portique des maréchaux , s’élève à l’extrémité de la Lud wigstrasse . Bâtie dans le style florentin, elle es{ supportée par 4 piliers; on y a placé les statues en bronze deTilly (+ 1632), et de Wrède (4- 1838),. fondues d’après les modèles de Schwanthaler, avec des canons pris sur l’ennemi. — Le Wittelsbacherplatz est' ornpe de la statue équestre de l’électeur Maximilien I,r, par Thorwaldsen, érigée en 1839. — Un obélisque de bronze, exécuté sur les dessins de L. de Klenze, a été dressé par le môme roi sur là Caroiinenplalz, en mémoire des Bavarois morts pendant la campagne de Russie en 1812. — La Promenadenplatx est plantée d’arbres et décorée des sfatues de Miller, d’après Schwanthaler, et de Westenrieder. — Le Schrannenpldt s, ou Hauptplats , était autrefois le centre de Munich; Maxi-, milien 1" y a fait élever, en 1638, la colonne de' Marie (Mariensæule) , en mémoire de sa victoire de 1620 sur l’électeur palatin Frédéric; elle est en marbre rouge et couronnée par une statue de là Vierge. — A l’extrémité de la Theresienwiese (prairie de Thérèse), en dehors de la ville nu S. O., le roi Louis a fait construire par L. de Klenze la Ruhmeshalle (salle de la gloire), portique dè colonnes doriques de 69 met. de longueur et 18 mèt. de largeur, auquel conduisent deux larges escaliers, et dont les frontons sont ornes de quatre figures de femmes, par Schwanthaler , représentant la Bavière, le Palatinat, la Franconie et la Souabe ; cet édifice est d’une admirable pureté de style. Les consoles pfticées contre les murs, entre lescolonnes, supportent les bustes dés Bavarois qui se sont distingués h des titres divers.

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On remarque surtout ceux d’AgricoJa, Wohlgemüth , Reuchlin, Sickingen, Durer, Freündsberg/Vischer, Peutinger, Cranach, Holbein, Függer, Hans Sachs, Pappenheim, Tilly, Puflendorf, Van uer Werff, Gluck, Jean- Paul Richter, Frauenhofef, Platen, Rottmann, Schwarithalcr, etc. -r La statue de la Bavière . modelée par Schvvqnthaler, et fondue par Ferd.

Miller, est placée au milieu de la Ruhmeshalle, qui l’entoure dp trois côtés; cette slatue, de dimension colossale, a . 20 mèt. de haut ; un escalier de 48 marches, large de 7 met., conduit à son piédestal de granit, et l’on monte par des degrés en fonte dans la tête de la statue, qui peut contenir de 25 à 30 personnes; des ouvertures pratiquées a dessein offrent une jolie vue sur la ville et sur les Alpes. La statue a 'coûté 233 000 fl. — La rue Louis, Ludwig Çtrasse , est une des plus belles, non pas de Munich seulement, mais de l’Allemagne. — Les portes appelées lsarlhor et Siegesthor (de l’Isar et de la Victoire) sont, la première, ornée de fresques et de statues, la seconde une imitation en calcaire blanc de l’arc de triomphe de Constantin à .Rome; da statue de la Bavière , dans un quadrige attelé de lions, en couronne la plateforme.—L’Isar est traversé par4 ponts, dont le. plus beau est celui de Louis, long dé 104 mèt. et large de 12 mèt.

Edifices religieux, églises anciennés. — La Frauenhirche, Notre-Dame, église métropolitaine, bâtie vers. 1468 par l’architecte Gangkoffer, offre à l’extérieur une masse informe; lgs murs sont tapissés de pierres sépulcrales, parmi lesquelles on remarque celle de Conrad Paulmann , maître de musique à Nuremberg. Les tours, auxquelles on monte par 450 marches, ont 100 mèt. de haut. A l’intérieur, on remarque : les vitraux peints du xvc et du xvic siècle; le tombeau de l’empereur Louis le Bavarois , exécuté en marbre et bronze, en 1622, sur les dessins de Candide : ce monument a 5 mèt. de long et 4 met. de haut; il est orné de figures de femmes portant les insignes impériaux, des statues d’Albert V et de Guillaume V et de figures d’hommes d’armes; les stalles

du chœur; le tableau du maître autel par Candiae; le chapeau du cardinal Melchior Clesel (Clesel était fils d’un boulanger de Munich), suspendu à la voûte.: le monument de l’archevêque de Gebsaltel , avec une statue de Schwanthaler, et le caveau où sont enterrés les anciens princes bavarois (1295-1628). — L 'église Saint-Michel, St. Michaelis Hofkirche, du xvi* siècle, 'est ornée d’une statue en bronze du saint et de douze figures de princes , et empereurs. Latours’écroulaen 1590, pendant la construction, et ne fut point rebâtie; la voûte est d’un jet audacieux ; on y visite surtout le monument du duc Eugène deLeuchtenberg, sculpté par Thorwaldsen et érigé par la duchesse de Leuchtcnberg (+ 18511, fille du roi Maximilien-Joseph. Sous le chœur de l’église se trouve le caveau ducal. (On' peut entendre tous les dimanches une excellente musique à Saint-Michel, de 10 h. à. 11 h.) — L’église Saint-Çajetan des Théatins (Theatinerllofkiiche zum heiligen Cajetan), commencée en 1675 'par l’architecte Augustin Barella de Bologne, ne fut terminée qu’en 1767 par Convillers, architecte français. Elle est ornée , à sa façade, des statues du saint et de celles* de Maximilien. Adélaïde et Ferdinand, qui furent les fondateurs de l’église. On remarque à l’intérieur :

de bons tableaux, parmi lesquels une Descente de croix, du Tintoret; les monuments en marbre du prince Maximilien (+ 1803), et de la princesse Josephs-Maximiliana-Caroliila (-+ 1821); ce dernier a été exécuté sur les dessins de L. de. Klenze. Derrière le maître autel est un troisième caveau ducal.

— L’église paroissiale de Saint-Pierre (PfarrkircJie zu St. Peter) est la plus ancienne de MuDich. Construite ert 1291, incendiée en 1327 , rebâtie en 1370, elle possède un. portail orné de statues et de fresques , une chaire sculptée, par Faistenberger; une voûte peinte par Zimmermann , et 6 tableâux curieux de l’ancienne école allemande (s’adresser au sacristain). C’est de la tour de Saint-Pierre que l’on voit le mieux la ville et ses faubourgs : une carte d’entrée , délivrée gratuitement aux bureaux de la ville (.Thaï, n° 1),

est nécessaire pour y monter (9 h. à midi et 3 h. à'6 h.). — Munich renferme d’autres églises anciennes, parmi lesquelles la chapelle grecque . jadis église Saint-Salvator (de 1494), donnée aux Grecs qui habitent Munich, par le roi Othon, depuis son avènement au trône de Grèce.

Églises modernes.— L 'église Saint- Louis ( Ludwigskirche ), appelée encore église de l’Université, commencée en 1829 et consacrée en 1843, est construite dans le stj'le byzantin italien; la façade est ornée de statues 4ü Christ, des quatre Évangélistes et de figures colossales (Je saint Pierre et saint Paul, par Schwanthalcr; de chaque côté s’élèvent deux tours de 66 mèt. , terminées par une pyramide octogone :

2 portiques donnent accès dans un jardin qui entouré l’église, et où Fertner a peint en 14 fresques la Passion de Jésus-Christ. L’architecture intérieure de Saint-Louis est curieuse; mais ce qu’on y remarque principalement ) ce sont les fresques peintes d’après les dessins de Cornélius par ce maître ou par ses élèves, œuvre considérable qui a occupé 10 années de la vie du peintre. Le morceau capital est le Jugement dernier, fresque de 19 mèt. de hauteur sur 12 de largeur, exécutée de 1836 à 1840 : elle est située au fond du chœur. — Les autres fresques représentent : Dieu le père créateur du monde (plafond au-dessus du maître autel); l’Adoration des mages (chœur latéral à dr. du maître autel); la Crucifixion; Madeleine au tombeau; les quatre pères de l’Église (chœur .latéral à g.); le Saint-Esprit, les patriarches, les prophètes, les apôtrfes, les martyrs, etc., etc. — L’église de tous les Saints, Allerheiligen -Hofkirchc, ou Neue Hofoapelle, fut bâtie, en 1826, par L. de Klenze, sous la direction du roi Louis, dans le style byzantin, mais sans coupole extérieure. Quelques marclies conduisent au portail orné d’unrelief qui représente l’Adoration du Christ par la Vierge et saint Jean , et de deux statues de saint Pierre et saint Paul. La nef est couverte par deux coupoles basses sans jour et sans percée intérieure; le sanctuaire, quoique petit, se divise en deux parties, le

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chœur et l’abside : on n’aperçoit aucune des ouvertures qui laissent pénétrer la lumière extérieure, mais seulement des marbres, des dorures et des peintures. Toutes- ces peintures, exécutées - à fresques sur fond d’or d’après les dessins de H. de Hess ou par lui-même, représentent l’histoire du christianisme; les plus remarquaT blés sont les Patriarches des pendentifs, le Moïse faisant jaillir l’eau du rocher, le Christ de la coupole, les Apôtres et l’Apparition du Christ aux saintesfemmes. — On entend une excellente musique dgns cette église à 9 h.

le dimanche et les jours de fête. — La Basilica , .ou l’église paroissiale de Saint-Boniface , fut construite par Ziebland, sur le modèle d’une basilique romaine. Commencée en 1825, elle a été consacrée en 1850. Les portes sont ornées de reliefs en bois, de Scbœnlaub, et des statues de saint Pierre et de saint Pafil, par le même artiste. L’iiltérieur , d’un aspect saisissant, comprend 5 nefs qui forment 4 rangs de 16 colonnes. Les colonnes de la grande nef sont des monolithesde marbre gris poli de -7“, 50 de hauteur. Les fresques qui décorent les murs et le chœur de la basilique sont de H. de Hess et de ses élèves’; celles de la partie inférieure de la nef principale représentent la vie de saint Boniface; celles de la partie supérieure, des événements relatifs à la propagation du christianisme eh Allemagne.

Entre les arcades sont peints à fresque les portraits’ de 34 papes, à partir' ae Jules III. — Les tableaux des autels latéraux sont de H. de Hess. — La chaire, placée sur roulettes et sur un chemin de fer, peut être déplacée à volonté. Gau s le cnœur se trouve -une crypte où doivent êü-e enterrés les bénédictins dont le couvent est attenant à la basilique; le réfectoire du couvent est décoré d’une vaste fresque de Hess. — i 1,’églisc Notre-Dame de Bon - Secours, St-Mariahilfkirche , située au faubourg (P .Au . du style ogival le plus pur, a été bâtie en 1831 d’après les plans d’Ohlmüller, qui mourut avant son achèvement, et terminée par Ziebland ; elle est surmontée d’une tour de 84 mèt. carrée à la base , octo-

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gonale au sommet, et terminée par une pyramide à jour à huit pans. A l’intérieur , 1 6 colonnes élancées supportent la voûte de 28 mot. de hauteur: les autels sont ornés de sculptures en bois par Schœnlaub, le chœur décoré des statues des douze apôtres, imitation de celles de Saint-Sebald- à Nuremberg; les vitraux des 19 fenêtres, hauts de 16 met. et larges de 4, surpassent en beauté tout ce qu’on peut voir ailleurs; ils furênt exécutés à Munich sous ki direction de H. de Hess, d’après les dessins de MM. Schrftudolph , Fischer, Ruhen et Rœckel. Ceux de g. représentent l’histoire de la Vierge, ceux de dr. la Vie de J.C. , ceux du milieu l’Assomption et l’Ensevelissement dé la Vierge. — L’église de llaidhausert , sur la rive dr. de PIsa’r,- construite nouvellement dans le style gothique riche,’ rivalise avec celle du faubourg d’Au. — L’église paroissiale proiestante, Protestantische l’farrkirché, est une rotonde presque ovale, derrière laquelle s’élève, à 51 met., une tour carrée. Commencée en 1827, elle fut inaugurée én~1838. On y remarque deux tableaux de G. Jæger (une Crucifixion), et de Hermann (une Ascension). — La Synagogue juive, achevée en 1826, est située près de la porte de l'Isar.

Palais kt chatfaux royaux.— La Hesidem (Résidence) se divise en trois

Sarties distinctes : l’ancienne résience, la nouvelle, et lepalaisdes fêtes ou des salles. L’ancienne résidence, commencée en 1600. achevée en 1616, a été construite par le grand-duc électeur Maximilien, sur les plans et sous lardirection de Candide : elle é 1 65 mèt. de long. Des figures de bronze ornent sa façade sévère,' et une Jampe brûle sans cesse devant une statue enhronze de la Vierge , placée dans une niche de marbre rouge. Entre les deux Splendides portails de la Résidence, se trouve le corps de garde où l’onfait de la musique tous les jours h midi. Le palais renferme 4 cours, dont la principale, la cour de la fontaine (Brunnenhof), doit son nom il un bassin de bronze , orné de statues des dieux païens : Vulcain, Neptune, J on on -et Gérés; de celles des fleuves de la Bavière , l’Isar , l’Inn ,

le Danube et le Lech; de la statue en bronze d’Otton de Wittelsbach, chef de la maison actuelle de Bavière. Sous une des voûtes du Brunnenhof, on remarque une grosse pierre de 364 livres attachée h une chaîne de fer, que l’on dit avoir été lancée à une grande •distance par le duc Christophe (1490).

On visite dans la vieille résidence :

l’antinuarium (voir ci-dessous Musées et Collections); le trésor ou Schatzkammer, qui renferme le grand diamant bleu de la Toison d’or (36. karats); la pérlepalatiqe, moitié blanche , moitié-noire; des couronnes, une collection de vases en agathe, jaspe , onyx , cristal de roche et ambre, et’ une imitation en orfévrqrie de la colonne TrajanëdeRome ; — la Reiche Capelle, chapelle riche, ouverté les lundis et lés samedis, de 10 à 11 h. Fondée en 1607, par Maximilien 1er, et consacrée à la Vierge, elle, est curieuse par la profusion de ses richesses, estimées à plusieurs millions. Le plafond est en lapis-lazult, le pavé en marbre et en vert .antique, les murailles en mosaïque de Florence, le grand autel du fond , fout entier en argent. On attribue h Benvenuto Cellini' quelques petits autels, et à Michel-Ange le relief en cire d’une Descente de croix. On remarque aussi un petit autel portatif qui appartenait à Marie Stuart, présent du pape Léon V à Guillaume V. — Les appartements de Charles Vil (Kaiser Zimmer), au I" étage, visibles tous les jours, excepté le dimanche et le samedi , sont fort curjeux-, on v voit notammeht la galerie verte (tableaux du Dominiquin et.de Carlo liolce), la chambre à coucher de l’empereur , dont les rideaux ont coûté FOI) 000 fl., et le cabinet des miroirs, couvert de glaces de Venise.

La Nouvelle Résidence, Neuer Kœnigsbau, a été bâtie, en 1826, par L. de Klenze, sur l’ordre du roi Louis. Sa façade est une imitation du palais Pitti k Florence. Trois portes qui se touchent donnent accès dans un vestibule supporté par 16 colonnes de marbre. A l’intérieur, l’architecte a résolu avec talent le problème difficile de faire un palais exempt de rideaux, de tapis, de tentures et d’ameuble-

ROUTE iU.0 : DE PARIS A MUNICH.

ments : mais ce palais, tout rempli d’objets d’art, ressemble à peiné à une demeure humaine. Les appartements du roi et de la reine ne sont plus visibles : ils sont ornés de peintures sur des sujets héroïques, d’après les dessins de Schwanthaler., et d’autres peintures dont les compositions, en grande partie de Kaulbach, sont tirées des oésies allemandes. — Les 5 salles es Niebelungen, au rez-de-chaussée, décorées de fresques par Schnorr , sont visibles tous les jours. — Le palais des salles des fêtes (Festsaalbau) , ouvert tous les jours de 1 1 h. à midi , excepté le samedi et le dimanche, a été bâti dans le style du Palladio , par L. de Klenze. Le milieu forme un triple poriail avec un portique qui supporte un balcon dans le style vénitien, composé de 10 colonnes que dominent deux lions assis et huit statues colossales en marbre', par Schwanthaler, représentant les huit cercles de la Bavière. — Au rez-de-chaussée, à g. du vestibule, on entre dans les salles ornées de peintures tirées de l’Odyssée , exécutées par Hlltensperger sur les dessins de Schwanthaler. Pour voir ces salles , il faut s’adresser au concierge (pourboire de 12 à 24 kr.). — Au 1" étage, la 1" salle est jornée de bas-reliefs de Schwanthaler; la 2e et 3e salle sont décorées de 36 portraits des belles femmes qui ont habité ou habitent Munich (Lola Montés, par Stieler, est dans le premier cabinet); dans la 4* salle , Salle des Batailles . on remarque 14 tableaux de batailles; trois autres salles, celles de Charlemagne, de Frédéric Barberousse et de Rodolphe de Habsbourg , renferment des peintures historiques dues, pour la plupart, à Jæger.La salle du Trône, Tlironsaal, a 34 met. de long et 22 de large : elle possède deux galeries latérales , entre les colonnes desquelles on place douze statues colossales en bronze doré de 12 princes de la maison de Wittelsbach, fondues parStiglmayer, d’après les dessins de Schwanthaler.

— Le iVilteUbacher PalaH, palais Wittelsbach, commencé en 1843, était destiné à un prince de la maison royale; il sert , depuis 1849, de résidence au roi Louis et à la reine : c’est

un mélange des styles d’architecture des xiv" et xv" siècles; le portail, l’escalier, la cour et la cuisine sont curieux. Pour le visiter, s’adresser au Sclilosswart royal , à dr. dans la cour. — I.e palais du difc deLeuchienberg (place de l’Odéon, n“4), a été bâti en 1823, par L. de Klenze , dans le style italien moderne ; la frise sculptée de l’une des salles représente la marçhe triomphale d’Alexandre, par Thorwaldsen. — Le palais du duc Maximilien de Bavière - Birkenfeld (Ludwigstrasse , n° 6) , construit en 1830, par L. -de Klenze, est dans le style de la Renaissance. La salle de bal possède des fresques de Kaulbach, un plafond de Zimmermann; la salle à manger, un cortège triomphal de Bacchus, bas-relief de Schwanthaler. On fie visite ce palais qu’en l’absence du duc.

On remarque encore à Munich': le palais du prince Charles , oncle du rdi actuel , construit dans le style de la Renaissance et situé à l’entrée du jardin anglais: — la villa de la reine (Lrfndstrasse), bâtie par F. de Gærtner, et entourée d’ùn beau jardin; — l 'Aile Hof, ancienne cour (Burg Gasse), c’onstruit en 1253, par Louis Le Sévère, incendié, puis rebâti en 1327.

Il sert à diverses administrations publiques; — le château, du duc Max (Herzog Max Burg ou Wilhelminische Residenz ) , élevé par le. duc Guillaume V (Wilhelm), en 1379; il est occupé également par les bureaux de divers services publics.

Monuments et établissements remarquables. — L’hôtel de ville (Rathhaus) , placé Schran ne, date du règne de l’empereur Louis^ mais sa façade actuelle est de 1779- 11 n’a d’intéressant que sa grande salle d’armoicies et les statues colossales des aïeux de la maison royale de Bavière: — Le Stændehaus , palais des Etats, est situé Pranners Gasse, n“ 20. On délivre dans le bâtiment môme des cartes d’entrée pour les séances. — L 'hôpital général, Allgemeine Krankenhaus, Sendlingertjior, construit en 1813, par Maximilien -Joseph , renferme 34 salles communes et 36 salles particulières. — VIrrenhaus , asile des aliénés, est situé dans le v.de Giesing

sur la rive dr. de l’Isar. — L'Institut des aveugles , Iilinden înslitut, Ludwigstrasse, n” 15, bâti en 1834, dans le style florentin, est décoré de 4 statues de saints et de saintes : il peut renfermer plus de 100 aveugles. — V Académie des beaux-arts (Akadepiie derbildenden KUnste), NeuhauserStr. , 61, fondée en 1759, a été réorganisée eu 1808 et en 1846< I.e directeur actuel est G. de Kaulbach. On y toit au rez-de-chaussée une riche collection de plâtrés, d’après les statues antiques.

— La collection de tableaux relatifs à Fnistoire de la Havière et de .l’Allemagne est visible tous les jours,' Carlsplatz, nn 21 , au 1" étage. — L’.4cadémie des sciences , située dans le même bâtiment que celle des beauxarts, fondée en 1759, reconstituée en 1807 et 1827, renferme de riches collections : 1» celle des fossiles, une des plus belles en ce genre-; 2“ celle des instruments de physique;- 3° le cabinet géognostique; 4” l’herbier; 5° la collection minéralogique; 6“ celle de zoologie; 7“ la collection de médailles (environ 10000 médailles grecques et .romaines). — L’âmphithéâtre d’anatomie, Sing Str., 14;. le jardin botanique et l’observatoire (à 30 min. de Munich), dépendent de l’Académie dçs sciences, ainsi que le laboratoire (le chimie, Arcis Str., n" 1 , où le professeur Liebig fait son cours. — VI/ diversité, fondée en 14G2, à Ingolstadt, transférée, en 1826, à Munich, occupe, depuis 1840, un beau bâtiment' que le roi Louis a fait construire, rue Louis, dans le style italien du moyen âge. Elle compte 60 professeurs et 1800 étudiants. On y remarque r la bibliothèque, de 200 000 vol.; fe laboratoire de chimie, la salle du sénat et surtout l’Aula, vaste salle ornée de bustes et de statues, par Schwanthaler. De l’autre côté de la place s’élèvent le pensionnat de Maximilien pour les filles nobles, et le. séminaire.

— L'école polytechnique , Danlenstifts Gasse, 2, possède une riche collection de machines, de modèles et d’appareils, visible tous les jours de la semaine. — La bibliothèque royale , Ludwig Str., 23, a été bâtie, eu 1823, dans le style des palais italiens du

moyep âge. La façade, longue de 136 met., est ornée des statues assises d’Aristote, Homère, Hippocrate, Thucydide. Fondéeen 1550, la bibliothèque compte actuellement 800000 vol. imprimés, 10 000 incunables et 22 000 manuscrits, dont 580 grecs. Elle est ouverte tous les jours , le dimanche excepté, de 10 h. à 1 h. — La poste occupe, l’ancieri palais de Tœrring; la façade du côté de la place Maximilien- Joseph est moderne; son portique, d’ordre toscan, est décoré de peintures polychromes. — La monnaie, Milnzgebü'udè , Hofgraben, 1. a été reconstruite en 1809, sur les plans de Gærtner. — La fonderie royale , Kcenigliche Erzgiesserei , rue .du même nom, ouverte tous les jours au public, jouit d’une grande réputation : c’est lâ qu’ont été coulés les plus grands monuments de bronze de l’Allemagne.

— Le manège royal , Kœnigliche Reitbarhn, Marstallsplatz, a été bâti, en 1822, par L. de Klenze, dans le style romain. — Près de lâ sé trouvent la salle d’armes (Gewehrkaramer) et les selleries royales (Kœnigl, Sattelkammernj.’oü l’on voit quelques armes et selles historiqües. — Varsenal- de la ville, situé sur l’Untere Anger, renfermé aussi de curieuses armures. — La manufacture de peinture? sur ferre, Luisen Str. , visible tous les jours de la semaine, est un établissèment important. — Le palais de l’exposilion des bean.r-arts, Brienner St. , construit par Ziebland, a été inauguré en 1845; le fronton est orné de groupes en mârbr# de Schxvânthÿler. — Le palais de l'exposition de l’industrie, près du Carlsthor, a été construit dans le style de celui dé Londres; il couvre un espace de 550UQ mèt. carrés environ; l’exposition qui y fut faite en 1854 n’a pas répondu aux espérances qu’on avait conçues. — Le ba;ar, qui forme un des côtés de la place de l’Odéon , ouvert en 1828, a été construit par !.. de Klenze. — La Strafarbeitshaus , maison clés travaux forcés , située dans lé faubourg d’Au, renferme une fabrique de draps et une filature de laiup. C’est “un établissement qui mérite une visite.

Musées et Collections.— L'Anfiqua -

rium, ilnns l’ancienne résidence, on- i vert le mardi et le jeudi pendant l’été, de 10 ît 11 h. , possède une belle salle dont le plafond a été peint par Candide;'il renferme une collection d’antiquités égyptiennes, romaines, grecques, germanirfues et celtiques et à l’étage supérieur, des tableaux trèsrares, etc.

La Glyptothèque (ouverte au public les lundis, mercredis et vendredis, de 8 h. à midi et de 2 h. à 4 h., ét tous les jours aux étrangers, munis de cartes qui se délivrent à la Pirfacothèque ) , galerie de sculptures construite par L. dé Klénze; en 1816, aux frais du roi Louis, est un Mtiment carré , sans autre ouvêrture que la porte de la façade ornée d’ttn péristyle de 8 colonnes d’ordre ionique, et de statues de Vulcain, Phidias, Prométhée , Pénclès, Adrien et Dédale.

On voit dans ses douze salles ; 1° des antiquités égyptiennes ; 2" des œuvres de l'art primitif chez les Grecs et chez les Étrusques (incunables); 3“ les marbres d’Egine, précieuse collection de sculptures détachées du fronton du "temple de Jupiter .Panhelléniën à Égine, achetées, en'1812, par le roi de Bavière, alors prince royal, et res-. , tfturées par Thorwaldsen ; 4° (salle d’Apollon) l’Apollon Bqrberini (84) ; Minerve, Diane, Cérès, Jupiter; -5* (salle de Bacchus) Leucothée et Bacchus (90), par Phidias; le Faune Barberini (98), par Praxitèle; Leucothée (99) ; un Sarcophage représentant les noces de Bacchus ‘et d’Ariane ( 1 03)", Silène; 117) ; 6“ (salle des Niôbides) une Niubide mourante (126); Vénus de Cnide(l37); Clio (144); 7° (salle des dieux) des fresques de Cornélius et des bas-reliefs de Schwanthaler; 8" (salle de Troie) des fresques et des tableaux reproduisant des scènes de V Iliade; 9“ Italie des héros) Jason (152)'; Alexandre le Grand (154) ; Annibal (155) ; 1,0° (salle romaine) AntoninusPius (2Ü8); Cicéron (226); ïl“ (sculptures et mosaïques) une Fileuse en bronze (315), par Stiglmayer, d’après Thorwaldsen; Péris (316); Vénus (331), par Canova, jme Albanaise ,320), par Schadow: lflland (322), par le môme; l’amiral Tromp (324), par Rauch; Frédéric Barbe-

rousse (325) , par Tieclc ; Adonis (332) , par Thorwaldsen; Vénus (322), par Canova, etc., etc.

La Glyptothèque communique au palais de l’exposition des beaux-arts, voir ci-dessus, par les Propylées, quadruple colonnade de marbre d'ordre corinthien,, terminée à chaque extrémité par une toirr de 30 tnèt. de hautèur. Les frises , ornées de fresques sculptées par Schwanthaler , représentent la guerre de l’indépendance de la Grèce de 1820 à 1830.

Le musée Schwanthaler , Schwanthaler Strasse, 55, ouvert tous lesjours aux étrangers . au public le mardi et le vendredi (ue il h. à 4 h.), renferme 206 piètres des ouvrages de fcet arfiste, mort en 1848.

L’ancienne Pinacothèque possède, outre ses tableaux , d’autres .collections importantes ; l’édifice, commencé en 1826 , fut ouvert dix ans après. C’est un vaste monument dans le style des palais romains'; la façade principale, Casernen Strasse , est décorée de 25 statues de peintres, parSchwantlialer. — Au l'r étage se trouve la galerie de ta- | bleaux , ouverte tous lesjours au public , .le samedi excepté, de 9 h. à 3 h. Elle est-riche de 1300 toiles; c’est la plus belle collection de tableaux de l’ancienne école allemande.— lresalle (71 et 76) Albert Durer, saint Pierre et saint Jean, saint Paul et saint Marc ; — 3' salle, (185) unportraît de Rembrandt; (194) Terburg, ufi admirable intérieur (Je. chambre; (208) Woüvermans, une ; Chasse au fcerf, morceau capital. — Dans la 4e salle ou salle de Rubens, qualre-vitigt-quimedcsœpvres les plus importantes de ce maître : (250) Damnation des Pécheurs ; (257) le Jugement dernier, admirable page dans laquelle le peintre a fait figurer un pauvre nègre allant au bonheur éternel avec ses frères les blancs: (262) sepf enfants portant une guirlande de fruits; (278) Suzanne au bain. — 5' salle (313 et 315) Van Dyck: portrait d’un bourgmestre d’Anvers et de sa femme ; Jtuysdaël (322) : unecascade; Jordaëns (324) :1c Satyre à table chez lepaysan.

— 6' salle, école espagnole: Murillo (348), deux Mendiants; Alonzo Cano (353), saint Antoine de Padoue ayant

ALLEMAGNE

l’enfant Jésus sur ses genoux;; Ribera (363) : le corps de saint André descendu de la croix; Murillo (371) : saint François guérissant un paralytique , une des plus belles pages du peintre ; le Poussin (417): le Christ au tombeau.— 7' salle: école italienne, le Titien (450) : laSainte Vierge assise avec l'enfant Jésus; le Corrége (469) : la Vierge tenant l’enfant Jésus; Manfredi (473) :

un Couronnement d’épines ; Albani (180) : Vénus endormie épiée par Mars. — 8' salle : Cignani (514), une Assomption; le Dominicain (522) : Suzanne au bain. — 9e salle : Raphaël (534) : la Vierge dans un . paysage- Andrea- del Sarto (544): la Vierge à genoux , tenant l’enfant Jésus ; le l’éru-

§in (547) : la Vierge à genoux : Andrea el Sarto (548) , même sujet ; Fra Bartolomeo (550) : une Sainte Famille; Fra Filippo (553) : une Saipte Famille ; Te Pérugin (557): une Vierge, œuvre capitale; Francesco Francia (575) : une Vierge; Innôcenzio d’Imola (579):

même sujet; le Giorgione (582): son portrait ; Raphaël (582) : unei Sainte Famille. — Dansles cabinets: 7” cabinet, Albert Durer (139): portrait de Michel Wolgeraüth. — 9° cabinet: Téniers jeune (195) : un Concert de chats et de singes. — 10* cabinet : du même.

Noce de paySans. — 11e cabinet: Rembrandt (257): une Descente de croix, d’une incroyable trivialité, mais d’une merveilleuse lumière; G. .Dow (277):

une Dame à sa toilette; du même (289) : un Charlatan; de Mieris l’ainé (287) : la Femme malade, son chefd’œuvre. — 12e eahinet: consacré .tout entier à Rubens : (297), le petit Jugement dernier; (316). la bataille des Amazones, un dps plus beaux ouvrages du peintre; (325), la Résurrection des bienheureux.— 14r cabinet :Schalken (400) : le.s Vierges sages et les Vierges folles ; Ruysdaël (408) : une chute d’eau. — 15e cabinet: Van der Neefs (473), intérieur d’une église.— 20e cabinet : Raphaël (581) : le baptême du Christ ; Corrége (595) : l’Amour lisant.— 23* cabinet : Dominiquin(658) :

saint Jérôme écrivant sous la dictée d’un ange. — Le corridor du premier étage de la Pinacothèque est divisé en 25 loges ornées de peintures à fres-

ques, composées par Cornélius, et représentant l’histoire des Beaux-Arts..

— Le rez-de-chaussée delà Pinacothèque contient: le cabinet des estampes (Kupferstiche), comprenant 300000 gravures , ouvert les mardis et vendredis; le cabinet des dessins ( H^ndzeichnungen Cabinet) , où l’on peut examiner 9000 dessins des artistes de toutes les époques , et 3000 études par Maurice Rugerulas, exécutées pendant ses Voyages dans l’Amérique du Sud; le cabinet des rases grecs et étrusques, comprenant 1366 numéros (visible les mardis et jeudis).

La nouvelle Pinacothèque, ouverte tous les jours aux étrangers, moyennant iin pourboire, publique les dimanches, mafdis et samedis, de 8 h. à midi et de 2 h. à 4 h., en été; de 9 h. à 2 h., en hiver,' a été construite en 1846 à peu de distance de l’ancienne; à la hauteur du premier étage, se profile un bandeau ah-dessus duquel s’étalent les fresques peintes par Nilson, sur les esquises de Kaulbach.

Le rez-de-cliaussée est consacré à une collection de peintures sur porcelaine; le premier étage 5 une exposition permanente de tableaux (d’artistes morts ! ou vivants), péints au xix'' siècle.’ 11 renferme dans 6 grandes salles, 5 petites salles et 11 cabinets, 300 tableaux, dont les plus remarquables sont: 1" salle, le roi Louis , par Kaulbach: 2' salle (9), le déluge de Schorn; 3* salle, la destruction de Jésusalem (15), par Kaulbach; 6e salle (23), de magnifiques pavsages de la Grèce, par Rottm'tfnn; tableaux d’Achenbach, Koch, Schadow. — 1" petite salle, Overbeck (7), l’Italie et la Germanie ; 3' petite salle, de curieuses fresques représentant la lutte des romantiques 'et des classiques, par Kaulbach. — Les collections réunies , Kœnigliche Vereinigten Sammlujigen, près du Hofgartpn, visibles" tous les jours pour les étrangers,' ouvertes au public les lundis, mercredis et vendredis, de 9 h.

à 1 h., présentent des cu>iosités de toutes sortes, objets d’art, et antiquités. Munich possède encore l’exposition permanente du Kunstverein, ou .Société des beaux-arts (de 10 h.à6h., tous les jours, le samedi excepté,

logle

pourboire 12 kr.) , et Jes galeries de tableaux privés de Mnie de KerstorfT, Ludwigs Str. . n" 3; du général Heideck, Gluck Strasse, 9; de Mlle Lin- <)er, Carlsplatz , 25: du comte de Schcenborn, Otto Strasse, n“ 9; de l’avocat HLrneiss, 4; du conseiller de cour de Tliiersch, etc. On travaille maintenant à la formation du musée Wittelsbach , qui sera consacré surtout aux œuvres d’art du moyen âge.

Théâtres et Concerts. — Le théâtre royal et national . de la cour, reconstruit en 1826, est un bel édifice auquel conduit un escalier en marbre de douze degrés; il a deux frontons décorés de fresques d’après les dessins de Schwanthaler; l’escalier intérieur est orné des statues des. poètes dramatiques. L’intérieur., sans compter la loge royale et l’orchestre, peut contenir ae 201)0 à 2500 spectateurs. On y joue le drame, lacomédip, l’opéra et le ballet; la galerie noble (balcon des premières loges) et le- parquet (orchestre) sont les places qui doivent être préférées des étrangers : galerie noble, 1 fl. 12 kr.; stalles d’orchestre, 1 fl.; parterre, 36 kr.; — Le théâtre du peuple, Volks Theater , Millier Strasse, etle Neues Vorstadt Theater dans l’Au , donnent deux représentations par jour; les places les plus chères sont de 24 kr. , les moins chères de G kr.

— L ’Odéon, bâti en 1828 par L. de Klenze, renferme un restaurant, un cabinet de lecture et 3 salles dont la plus grande a 38 ihèt. de long: c’est dans cette salle richement décorée , que la chapelle de la cour donne ses concerts d’hiver: les étrangers sont admis gratuitement pendant 3' jours au cabinet de lecture, sur la présentation‘d’on membre.

Fêtes religieuses et populaires. — La Fête-Dieu :, Frohnleichnamsîest, à la procession de laquelle assistent le roi, les princes et les principaux dignitaires de l’Etat, est intéressante ainsi que la fête d’octobre, qui dure8jours, à partir du 1" dimanche de ce mois.

— Le carnaval a gardé sa danse des tonneliers . qui se renouvelle tous les 7 ans, et dure 15 jours, ainsi que le saut desbouchers, Metzger-Sprung, qui a lieu le lundi gras de chaque année.

Promenades. — Le Hofgarten, jardin de 7a cour, au N. de U Résidence, est planté de marronniers et de tilleuls, et fermé de deux côtés par des arcades, au nombre de 125, décorées de fresques peintes par les élèves de Cornélius, et représentant, soit des paysages, soit des exploits de la maison de Wittelsbach: des 128 fontaines qu’on y voyait alors que le Hofgarten était un parc, il en reste seulement 4 au milieu du jardin ; le temple de la fontaine est surmonté d’une statue en bronze de la Bavière.

— Le jardin anglais est un. beau parc où l’on remarque : le palais du prince Charles; le Monopteros, rotonde bâtie sur une colline par L. de Klenze, et ornée de peintures polychrômes ; la tour chinoise. — L’Aumeister, établissement très-fréquenté , s’élève à l’extrémité du jardin.

-Excursions t à Nympltenburg (1 h. ' 10 min.; fiacre en 45 min. pour 48 kr. ou 1 fl.), beau château 'royal , commencé en 1663; il est composé de •

5 pavillons réunis en demi-cercle; un jet d’eau de 27 mèt. de hauteur jaillit devant la plate-forme de>la façade; les jardins mi-français et mi-anglais sont arrosés par les eaux de. la Wurm, et remplis de canaux et de lacs animés par des cygnes. — On y remarque les grandes serres; la chapèlle de la Madeleine, lieu de pèlerinage pour les malades; le château des Pagodes et celui de Badenburg, la fabrique de porcelaine, le pensionnat de demoiselles nobles; àrintérieurdu château, on montre aux étrangers les appartements occupés tour à tour par les empereurs Napoléon, Alexandre l*r etFrançois Ier d’Autriche; — à Schleissheim (1 mille 1/2 de Munich , 3 h. 15 min.

à pied; fiacre, 2 fl. ou 2 fl. 24 kr.), château royal bâti vers la fin du xvn* siècle , par l’électeur Maximilien Emmanuel; il a perdu sa belle galerie dç tableaux transportée à la Pinacothèque de Munich ; la chapelle a gardé un Tiritoret (la Crucifixion) , et le vestibule, 200 portraits de la maison de Wittelsbach.

De Munich à Ratisbonne , R. 24 S; — à Vienne, R. 247; — à Innsbruck et Vérone B. 248.

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