ROUTE 248 : DE MUNICH A VERONE. PAR INNSBRUCK
beauté; Au milieu de la nef principale, entre 28 statues de bronze colossalés, représentant des héros de l’anti-quité et des princes et princesses, la plupart de la maison de Habsburg , s’élève un tombeau en marbre blanc, entouré d’une grille de fer. Il est orné aux quatre angles des figures allégoriques en bronze de là Justice, de la Prudence , de la Force et de la Modération , par Ludovic délia Duca , et Surmonte de la statue en bronze, parle même artiste, de Pemperçur Maximilien dans l’attitude de la prière; 24basreliefs en marbre de Carrare décorent les pans latéraux ; ils sont pour la plupart l’œuvre de Collin deMalines(pour voir ces bas-reliefs on paye au sacristain de 15 à 20 kr. de pourboire):
le sacristain conduit, sans augmentation de pourboire, à la chapelle d’argent, qui renferme une "Madone et un bas-relief d’argent, 'et le beau tombeaû de Ferdinand, archiduc d’Autriche, et de sa femme Philippine "Welser , achevé en 1578; ce tombeau, en marbre noir, blanc et jaune, est orné de bas-reliefs de Collin^ de Malines. On remarque encore dans l’église le tombeau d’André Hofer, orné d’un bas-relief sculpté par Kliebfer , sur les dessins île Schermer, et le monument élevé à la mémoire des Tyroliens morts pour leur patrie. C’est dans la Hofkirche que Christine de Suède (1654) abjura le protestantisme.—- Uéglise paroissiale de Saint-Jacques , Pfarrkirche zu Sant-Jacob, bâtie en 1717 .renferme une Madone de Cranach, des fresques et le tombeau de l’archiduc Maximilien , grand maître de l’Ordre Teutonique ( + 1618). — La Jesuitenkirche contient plusieurs bons tableaux, et le tombeau de Jean Naas, archevêque de Brienne, par Collin. — La Capuciner- Itirche possède une Madone de Cranach. — La Spitalkirclie et la Sant- Johanniskirche , sont décorées de fresques.
La liurg ou Regierungs Gèbæude, palais du gouvernement, bâti en 1766, a vu mourir, en 1765, l’empereur François If; le théâtre construit en 1846 s’élève en face. — La maison au Toit d’or (Stadtplaz) fut construite en 1425 par Frédéric, pour répondre h
ses ennemis qui l’appelaient Frédéric à la poche vide. —l) Université , fondée en 1677, possNle les célèbres globes du pâtre Pierre Anich. — L’/idfei do ville a une tour de laquelle on jouit •d’une belle vue. — Mentionnons encore : la poste, ancien palais des princes de Tour et Taxis v le couvent des Serviles, fondé en 1624, et l’église", décorés de fresques; la filature de Rhomberg et Lütti, une des plus importantes dé l’Autriche, et VArbeits haus, maison de travail.
Le Musée ou Ferdinandeum , du nom de son fondateur, est ouvert au public les lundis et les mercredis (tous les jours de 9 h. à midi, et de 3 h. à 5 h., moyennant un pourboire de 10 kr.): c’est un assez vaste édifice nouvellement érigé et renfermant une galerie de tableaux et d’objets d’arts; uqe collection géologique et minéralogique; des curiosités ou antiquités historiqués; une bibliothèque.
Excursions : à (30 min. ) Mïihlau, v. de 600 hab. , situé sur la rive g.
de l’inn, et possédant le beau château des seigneurs de Sternbach et un établissement hydrothérapique ; on peut revenir par Weierburg dont lechâteau renferme des tableaux de Holbeirt . Cranach , Rubens; — à Bùchsenhauscn ; — à Hœtting (2400 hab.) ;— à Hœttinger Galtalp, où se trouve une chapelle de pèlerinage; — à (15 min.) Wilten (Veldidena), v. ou faubourg d’Innsbruck (1400 hab.), oii l’on visite une curieuse église paroissiale et une abbaye fondée au ix' siècle; — au (1 h.) château d’Ambras, voir ci-desSus; — à (1 h.) J sel, montagne de 764 met., uùfurent livrés", en 1809, de sanglants combats entre les Français et les Tyroliens, qui restèrent maîtres du terrain ; — à (5 h.) Patscher Knfel , sommet haut de 2200 mèt. , d’où l’on jouit d’un beau panorama.
IjTnnsbruck à Vienne , ci r dessus et R. 247, B.
n’iNSSBRÜCK A BOTZEM.
17 milles 3/4 par la diligence. Départ 2 fois par jour; traj. en t6 h. t/2, pour 8 fl. 30 kr. Des stellwagen font un service quotidien entre Innsbruck et Brixen , et Brixen et Botzen.
ALLEMAGNE
La rou.te sort d Innsbruck par l'arç de triomphe qui s’élève à l’extrémité de la nouvelle ville, traverse Wilten, gravit Flselberg, remonte la rive g. de la Sill, et franchit, sur le beau pont d’une seule arche (43 mèt. d’ouverture) nommé Stephansbrücke , lp Rutzbach oui descend de la belle vallée de Stubaythal.
2 milles. Schœnberg (hôt. Post), v.
de 300 hab. , situé à 1000 mèt., à 423 mèt. au-dessus d’Innsbruck. — Excursions dans le Stubaythal, vallée dont la population est de 4000 hab.
qui s’occupent de l’élève du bétail.
On passe à Malrey , Matresum des Romains (Ilôt. Stern), b. de 500 hab., divisé en2 parties par la Sill, au confluent du Waldrasterbach, et dominé par l’ancien château des seigneurs de Matrey.
4 milles. Steinach (hôt. Post), v. de 1100 hab., incendié en 1853: c'est la patrie du peintre Knoller ( + 1 804 )',. dont l’église possède 3 beaux tableaux.
Al’O. s’ouvre le Gschnitathal’, qui s’étend sur une longueur de 4 à 5 heures, jusqu’aux glaciers de Stubay : au S. É. , on aperçoit l’église de pèlerinage cçnsacrée a sainte Madeleine.— Ob traverse la Sill près de Stafflach , v. àl'E. duquel s’ouvre une vallée qui se bifurque pour former le Schmirnerthal, où l’on voit la cascade du Schrægbach et le Falserthal,. que terminent d’énormes glaciers. On traverse encore plusieurs fois la Sill , on passe à Crics , v. de 7 00 hab. , situé à 1122 mèt., et dominé par le Padaunerkogel (2057 mèt.) : son église renferme de bons tableaux; — à Vinaders ou Sant- Leonhard, couronné par la petite église Saint-Jacques , sur le Nœsslacn, d’où l’on découvre une vue magnifique sur les glaciers du Zillerthal: — a Obernberg (132(i mèt.), v. de ' 400 hab. Ensuite on voit les ruines du château de I.ueg, détruit enl241, on laisse à dr. le Brennersee , et l’on traverse le Vennabaeh.
b milles. Brenner ;hôt. Post), h. de 400 hab. , dominé de tous côtés par des montagnes de 2000 et 2300 mèt. :
le climat y est si rude que l’avoine ne mûtit pas tous les ans. — On côtoie l’Eisackr on passe près du Brenner -
! bad, qui possède pne source chaude d’une température de 22“ G. ; l’établissement de bains en est très-fréquenté.
— On remarque à g. les ruines du Raspenstein , construit au xiu* siècle par le comte Albert de Tyrol; en passe à Gossensass , v. de 400 hab., situé à 1000 mèt. sur les deux rives de l’Eisack, au débouché de la belle vallée Pflerscherthal, et l’on s’enfonce ensuite dans une gorge sombre que dominent les ruines du château de Strassberg.
8 milles. Stersing (hôt. : Post, Krone, Adler), Vipitehum, V. de 2000 hab., située à 1070 mèt. sur un plateau, dont les mines ont été exploitées p;u les Romains. — On y remarque .
l 'église paroissiale de 1402; — le Thorthurm de 1468; — la maison de l'Ordre Teutonique, fondée en 1263;
— le couvent des capucins (belle vue); — la maison J cechelsthurm , renfermant une vieille chapelle du style allemand.
— On peut visiter dans les environs l’église du Saint-Sépulcre, qui domine, près du château de Moos , le v. de Floins ; — au S. E. , le château de Sprechenstein, celui de Reifenstein et Tuins. — Excursions au Ptitsehertbal et au Ridnaunthal.
On passe près d’une chapelle bâtie à l’endroit où les Tyroliens repoussèrent les troupes françaises en 1797.
On voit à g. Trois . v. de 400 hab., vis-à-vis de St il fs (700 hab.), nue domine le Stilfserjoch; — Mauls (hôt.
Magerl),v. de 600 hab.,' où fut trouvé le monument de Mithra, que l’on voit au cabinet des antiquités de Vienne.
10 milles. Mitteivald (hôt. Post), v.
de 600 hab., situé à 715 mèt.; les Français, en 1797, y battirent le général Kerpen; en 1809, ils y furent battus par Hofer. — On trouve plus loin Oberau, puis, de l’autre. côte de l’Eisack, au sortir d’un défilé, Unterau; la forteresse Franzensveste, construite en 1833 en bloc de granit, domine ce village et commande les routes de l’Italie, ae l’Allemagne et de la Carinthie. On y a ajouté en 1845 une chapelle dans l’ancien style allemand.
On passe ensuite devant” les châteaux d e Rittburg et Friedburg. et près du bain Yahrnerbad ou Badl ; à g. est le