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SITUATION, HISTOIRE

Vienne , en allemand Wîen , en magyare Becs, en bohème Vjden, la capitale de l’empire et de l’archiduché d’Autriche, est une V. de 579 457 hab., presque tous catholiques (on y compte 80U0 protestants , 10000 juifs et

800 grecs), située sur la rive dr. du Danube (qui s’y partage en 3 bras : la Grosse Donau, le Kaiser Arm ou Wassnr et le Wiener Donau-Canal); sur la Wien qui y reçoit l’Ottakriner Bach, avant ue se jeter dans le Donau-Canal, et sur l’Alserbach . le Dœhlingerhach et le canal de Neustadt. Le faubourg de Leopoldstadt se trouve sur une île formée parlesbras du fleuve. — Vienne

se divise en ville proprement dite, et en 32 faubourgs. — Sa circonférence , totale est de près de 10 lieues, le nombre de ses maisons dépasse 10000s mais la ville môme ne compte pas plus de 1200 maisons numérotées en une seule série; elle est séparée de ses 61 faubourgs par des remparts que l’on est occupé à raser (1839). La vieille ville, qui présente des rues étroites, tortueuses et sombres, est la résidence de l’empereur et de sa famille, et le siège, des administrations publiques : un grand nombre d’ailées de passage (Durchhæuser) sont établies pour les piétonsentrelesdiversesrues.

Vienne, Vindabona, existait avant l'an 180 de notre ère. L’empereur- Marc Aurèle y mourut. Elle s’appela ensuite Faviana, puis Viana. Henrr II Jasomirgott, duc de la Haute et de la Basse- Autriche, y bâtit une cathédrale et des forts (1147 - 1771). Frédéric II en fit une ville impériale (1237) : elle fut prise ensuite parOttokar de Bohême qui la reconstruisit, et reprise par Rodolphe de Habsburg et le roi de Hongrie. En 1484, Mathias Corvin s’en rendit maître, et Maximilien, empereur de la maison de Habsburg , y rentra seulement en 1490. Elle fut assiégée, en 1529, par le sultan Soliman II, à la tête d’une armée de 300 000 hommes repoussée constamment par les assiégés au nombre de 23000 hommes; plus tard, en 1682 , par une armée turque de 400 000 hommes , dont la délivra Sobieski , roi de Pologne. Elle tomba, en novembre 1805 , au pouvoir de l’armée française ; en mai 1809, elle fut prise une Deuxième fois par Napoléon qui, pour terminer la guerre, livra, non loin de ses murs, les batailles d’Essling et de Wàgram. — Il se tint, en outre, à Vienne, deux congrès en 1814 et 1815.

C’est de Vienne qu’est datée la déclaration qui mit Napoléon liors la loi.

L’empire «TAutrlcIie, d’une su-, perfide totale de 12 121 milles carrés géog. . ou 662 326 kil. carrés, se compose de 21 pays de la couronne divisés en cercles*, subdivisés euxnv'-mes en bailliages: sa population s’élevait, en 1854 . à 39 41 1 309 (les militai resnort compris) , Dont 7 870719 Al- .

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ALLEMAGNE

lemands; 14 802 751 Slaves; 8040616 Roumains; 4866556 Magyares; 83‘69' Bohémiens Zingari, etc. On compte en Autriche 25500000 catholiques romains , 3 500 000 catholiques grecs , environ 3000000dëprotestants, 853 0Ô0 Juifs.

Le budget des recettes était, en 1857 , de 298295847 fl., et celui des dépenses, de 340829 715 fl. , présentant ainsi un déficit de 42 533868 fl. , ou plus de 100 000000 de fr.— La dette de i’Etats’élevaîten 185642 417000000 fl - , soit plus de six milliards de francs.

Depuis, cette formidable dette s’est encore augmentée.

L’armée adiré compte 62 régiments de lignes (2830 hommes par régiment sur pied de paye), 14 régiments de frontières et 40 régiments de cavalerie , en tout 400 000 hommes. — L’artillerie qui se compose de 12 régiments d’artillerie de camp , possède sur le pied de guerre 1344 bouches à feu.

La marine militaire compte 135 bâtiments présentant un total de 852 canons.

La marine du commerce sp.compo-> sait en 1857 de 9651 navires, dont 61 vapeurs, jaugeant 376239 tonneaux.

Comme membre de la Cdnfédération germanique, l’Autriche est placée au premier rang dans l’ordre de la Chancellerie fédérale. Elle a la présidence de la Diète, une voix dans l’assemblée des 17, et 4 voix dans le Plénum.

Le gouvernement est une monarchie héréditaire et absolue. Chaque province a ses assemblées d’Etat, composées de membres du clergé, de la noblesse et de bourgeois (et de paysans ‘dans le Tyrol): mais elles' n’ont que voix consultative. Les ministres ne sont responsables que devant l’empereur.

La religion catholique est la. religion de l’Etat. Par suite du nouveau cohcordat fait avec le pape, les tribunaux ecclésiastiques ont été déclarés indépendants des tribunaux civils.

ÉDIFICES RELICItCX.

Les églises de Vienne s’ouvrent avec le jour , mais on les ferme à midi pour ne les rouvrir qu’après le dtner.

La cathédrale (Dom und Metropolitan-Kirche zu Sant-Stephan) , un des plus remarquables édificts gothiqi/es de l’Allemagne, fut fondée en 1144, [détruite par des incendies e> rebâtie en pierre calcaire, telle qu’elle est aujourd’hui , sous Rodolphe IV de iîabsburg (1329). Elle mesure 106 mètres de longueur sur 69 de largeur. On y entre par cinq portes , dont la principale est la Riesenthor, porte des Géants , surmontée d’une belle fenêtre et ornée d’une statuedu Christ, qu’entourent deux anges avec les apôtres ; de chaque côté se dressent les deux tours nommées Heidenthürme, tours des païens ; elles datent de l’époque de la fondation de l’édifice; on remarque en outre , à l’extérieur, une chaire dans laquelle, eq.1451, saint Jean Capistran, franciscain, prêcha avec succès la croisade contre les Turcs; mais ce qui attire surtout l’attention , c’est la tour gothique du S. , une îles plus hautes d’Europe, commencée en 1404, et terminée en 1443.

Elle mesure 133 mèt. de hauteur, et se termine par une pyramide. On y monte par 553 marches en pierre et 200 degrés en bois (s’adresser à la petite maison n° 873, au S. de l’église, 20 kr. de pourboire); des fenêtres supérieures, on découvre les champs de bataille de Lobau, Wagram, Aspern et Essling. La grosse cloche a été fondue en 1711, avec 180 canons pris sur les Turcs. Elle pèse 354 quintaux; le peuple la nomme la Bummerin. — La -tour du N., restée inachevée, n’a que 63 mèt. de haut.

L’intérieur, soutenu par 12 piliers, est d’un aspect sombre. On y remarque : le' maître autel, les fonts baptismaux de 1481 ; un curieux crucifix; les 12 apô très en marbre, sculptés en 1513 par un arti-te de Strasbourg ; le sarcophage emmarhre de l’empereur Frédéric IV (en 1493), décoré de 240 figures et de 37 cottes d’armes; la chaire de 1430, dont les sculptures ne sont pas moins belles que celles des stalles au chœur; lu monument doré du prince Eugène de Savoie (1736), situé dans une chapelle fermée ; le monument funéraire d’Albert III (1395) et de son épouse Elisabeth, le plus ancien monument

sculpté de Vienne; le grand et le petit orgue. Sous l’église s’étend une crypte où les membres de la famille impériale ont été enterrés du xiv* au xvit* siècle. On répare maintenant la façade de la cathédrale.

L'église des Capucins, (Capucinerkirche) a été fondée en 1619 par l'empereur Mathias : elle renferme le caveau sépulcral de la famille impériale , ouvert au public le ,2, novembre de chaque année, et montré sur leur demande aux étrangers : le nombre des tombeaux impériaux s’élève 5 90; ceux de l’empereur François Icr(1835) et du duc de Reichstadt "se font remarquer par leur simplicité. — L'église des Augustine ou de la Cour (Augustiner ou Hofpfàrrkirche) , construite en 1327, a été rebâtie en 1783. La tour, démolie en 1848 par les bombes de Windischgraëtz, rebâtie en 1832, a 65 mèt.

de haut. Elle est surmontée d’une pyramide e» fer. L’église renferme les cœurs des membres de la famille impériale et le tombeau sculpté par Canova de l’archiduchesse Marië-Cluistine, fille de Marie- Thérèse; il représente la Vertu voilée portant une urne funéraire; à côté, la statue de la Bonté soutient un vieillard accompagné d’un enfant. — L 'église de Saint- Michel date du xm' siècle ; mais elle a . été souvent rebâtie et modernisée : l’intérieur est décoré de plusieurs tableaux remarquables; un des claveaux contient le tombeau de Métastase (1781).

— L’église des Minorités, l’église italienne de Vienne, fondée en 1267 par Ottokar de Bohême, possède une mosaïque faite en 1814 par RaiTaeli , d’après le tableau de la Cène par Léonard de Vinci. — L’église du Burg, Hofburgskirche, n’a de remarquable que des tableaux de Donner, Maurer et Feti. — L’église des Écossais, Schottenkirche, sur la Freiung, est un monument de 1158; on y voit un bel orgue et des monuments funéraires. — La belle église gothique de Maria Stiegen, cachée au fond de la Passauergasse, près du Danube, fondée en 822, terminée en 1154, restaurée en 1820, est dominée par une tour heptagonale de CO mèt. de hauteur. On y remarque de beaux autels, ornés de

; VIENNE. ftil

tableaux par Kupelvvieser et Führich, des vitraux peints par Mohn d’après des dessins de Sclinorr, des piliers sculptés et surmontés de statues. — L’église Saint-Pierre, près duGraben, sur le Peterplatz, bâtie de 1702 41712, est un monument imitédeSaint-Pierre de Rome; son plafond a été peint p^r Rothmayer, ses tableaux d’autel sont d’Altamorite. — L’église de V Université , Université tsnlatz , dont la nef est supportée par 16 colonnes, est ornée de fresques et de'48 tableaux d’autel. — L’église française de Viénhe est l’église Sainte-Anne (Anna Gasse). — Le service protestant a lieu dans l’église de la Dofotheen Gasse, n“ 1113; dans l’église réformée, même rue.

n° 1114; et dans la belle église bâtie par Fœrster en 1849, à Gumpendorf.

— L’église Sainte-Barbe (Dominicanerplatz), reslaurée en 1852. sert au culte des Grecs unis. — Les anciennes églises de l’Alte-Fleischmarkt, 705, et du Hafnersteig, 713, appartiennent aux Grecs non unis. — Les étrangers visiteront a.vec intérêt ces diverses églises grecques, fort différentes de celles des autres communions chrétiennes. Un ikonostase. cloison qui >orte les images des saints, et derrière aquelle un voile s’ouvre et se referme à divers moments des offices , sépare les fidèles du clergé. — Toutes ces églises sont dans la ville, qui en renferme encore plusieurs autres de moindre intérêt, et, en outre,, 6 couvents, 20 chapelles et 2 synagogues.

On visite dans les faubourgs’ l’église de Saint- Charles Borromée (Carlskirche), faubourg Wieden, fon- .dée en 1716 par l’empereur Charles VI pour accomplir un vœu; la façade, surmontée d’une énorme coupole, est flanquée de 2 tours de 44 mèt. On re • marque à l’intérieur la fresque de la coupole et le maître autel; — l’église Saint-Jean Népomucène , Leopoldstadt , rebâtie en 1840; elle, renferme des statues, des bas-reliefs et des peintures remarquables; — l 'église d'Altlerchenfeld , Neubau, achevée en 1852 d’après les dessins de Müller, un des plus beapx édifices modernes de Vienne. Ses fresques grandioses sont peintes par Kupelvvieser et Führich.

ALLEMAGNE

palais et édifices civils.

La- Hofburg , château de la cour (on visite les grands appariements de 3 h. jusqu’à 5 ou 6 h. Il faut s’adresser le matin à 10 h. au capitaine du château , dans la cour des Suisses. Pourboire, 1 fl.), appelé souvent Burg, est un amalgame ne constructions sans style et de toutes les époques-; il forme trois cours : celle du centre ou Burgplatz, et celles de g. et de dr. , Amalienhof et Schweitzerhôf. La partie la plus ancienne du château, la Schvveizerhof, fut fondée vers l’an 1210. par Léopold IV de Babenberg, et rebâtie sous Ferdinand I". Les Suisses y, avaient autrefois un corps de garde..

On y a réuni ; l’église paroissiale de la Hofburg; le cabinet de l’empereur; sa bibliothèque; la Schatzkammer : le cabinet d’astronomie, et divers bureaux. En face s’élève la Leopoldinische Burg, b:\tie en 1666 par Tenir pereur Léopold , et renfermant : au 1er étage, les appariements impériaux ,et la Rittersaal , dans laquelle ont lieu les fêles et les réceptions; au second étage, chapelle de Iq chambre, restaurée par l'impératrice Marie-Thérèse. Entre le château de Léopold et le Schweizerhof se trouve le bel escalier nommé Adlerstiege, construit en 1730 par Charles VI ; il conduit à la salle couverte de la Bellaria. Derrière le château de Léopold se trouve la Reichscanzlei , chancellere impériale, construction de 1728.

Elle était autrefois occupée par la chancellerie de l’empire germanique; elle renferme aujourd’hui les archives de la cour et de l’Etat, et les appartements destinés aux hôtes royaux ou princiers. Deux des portes "d’entrée sont ornées de groupes colossaux par Mattieli , représentant les exploits d’Hercule. Le bel escalier de Ratthyanystinge, en face du Hofburgtheater, a été commencé par Fischer d’Erlach et achevé sous Marie-Thérèse, en 1761 .

— Sur le Franzensplatz ou Burgplatz s’élève le monument colossal de l’empereur Franchis (1836), parle sculpteur Marchesi de Milan : il a été inauguré en 1846. A TE. du Franzensplatz et du Schweitzerhof se groupent d’au-

tres bâtiments renfermant diverses collections, voir ci-dessous. L’empereur Charles VI avait conçu le projet' de reconstruire en entier" le château sur un plan de Fischer d’Erlach ; mais une aile seule fut bâtie, comprenant la Winter-Reitschule (manège d’hiver) , dans laquelle siégea la Constituante en 1848 Les salles de redoute, où Ton donne des bals .masqués pendant le carnaval, ont été décorées à neuf en 1841. — Au centre du Josephsplatz, à côté du manège, d’hiver, s’élève la statue colossale de Joseph II, fondue en bronze par Zauner. — La place extérieure du Burg sera bientôt ornée de la statue équestre de l’archiduc Charles, le vainqueur d’Aspern , et de celles de Rgdetzky, Eugène de Savoie et Laudon. — La Burgfhor,qui fait communiquer le château avec les jardins, est un édifice dorique remarquable seulement par sa lourdeur.

Le palais de l’archiduc Albert, Augustiner Bastei, n° 1160, a été construit en 180T, par le duc Albert de Saxe-Teschen.

Vienne renferme, en outre, un grand nombre de bâtiments appelés palais , Palæste, et en général dépourvus d’intérêt pour l’étranger; les plus remarquables sont : le palais d< s États de la Basse -Autriche, Herrn Casse, n-30. et le palais de l'hôtel de ville, Wippli-uger Strasse. n° 365.

bâti en ï 780. La fontaine, qu’on voit dans la cour de ce bâtiment, est ornée d’un chef-d’œuvre de Raphaël Danner:

Andromède et Persée.

Ios écuries de la cour, K. K. Hofstallungen , peuvent loger 400 chevau x . Elles ont été construites sous Charles VJ parFiseherd’Erlach. — La Monnaie, K.

K. Münzamt, Landstrasse, n°* 494 et 495 . construite par Sprenger , est un des plus beaux édifices modernesde V ienue.

On peut la visiter tous les jeudis. — La Bourse, simple maison particulière, appartenant üu baron Pereira, est située dans la vil'e, Rauhenstein Casse, n* 939. — La Banque nationale est située près du palais des Etats, Herrn Casse . no 34 . dans un bâtiment | d’une architecture insignifiante. — La I Douane, Zollhaus, Weissgœrber ,

I n" 125, est un bel édifice, cotistruu

en 1841, sur Jes plans de Sprenger.

— L'Académie des sciences, fondée, en 1846, par l’empereur Ferdinand I«r, tient ses séances dans le bâtiment de l’Institut polytechnique, situé à Wieden, n" 28. Cet institut, fondé en 1816 par l’empereur François I", pour le progrès- des arts, des manufactures et du commerce, compte 40 professeurs, 1000 élèves, et renferme de riches collections spéciales. Une belle statue en marbre de l’empereur François, par Klieber, qui a exéc.uté aussi les sculptures du fronton, décore la grande salle.— VAcacU’mie des beauxarts, der bildenden Ktlnste, Anna Casse, n° 980, fondée en 1700 par Joseph Ier, reconstituée en 1812 par le prince de Metternich, puis réorganisée en 1 850, compte 1600 élèves:

elle contient une belle collection de plâtres, une bibliothèque et la galerie de tableaux du comte Lamberg (vpir ci-dessous Musées et Collections). — L 'Académie des cadets . Theresianische Ritter Academie ou Theresianùrti , située âWieden, Favoriten Str. , n°306, a été fondée en 1745, par MsCrie-Thérèse; le bâtiment qu’elle occupe, un des plus grands palais de Vienne, est l’ancien château de plaisance la Favorite. — V Académie de médecine et de chirurgie, Alservorstadt, Wœhringer fiasse, n° 221, fondée en 1785, par l’empereur Joseph, suppriméeen 1849, n été rétablie en 1852. Elle compte 6 professeurs et 50 élèves , et possède de riches collections , notamment le musée anatomique pathologique de Fontana, le célèbre préparateur de Florence. — L’Université , appelée .aussi ’Hochschule, l’une des plus anciennes de l’Europe, fut fondée par l’empereur Frédéric II en 1237, et reconstituée sous le règne de Marie- Thérèse. Elle compte 83 professeurs , 2000 étudiants et 2000 auditeurs. Les cours se font dans divers établissements. Le bâtiment qui porto le nom d'Uni versité, Universitætsplatz, a été transformé en caserne. — L’Institut géographique occupe un bel édifice de J.eopoldstadt. 11 est sous la direction du ministre de la guerre : les cartes qu’il publie se vendent à la librairie Artana, en ville. Kohlmarkt, n° 1151.

— L’Institut géologique , Gealogische Reichsànstalt (admission tous les jours sur demande) . est établi dans le palais d’été du prince de Liechtenstein, l’ancien palais Rassamoffski , Landstrasse,.

n" 9. — La Société des amis de la musique, Gesselschafft derMusikfreunde, compte plus de 5000 membres; elle est située à Juchlauben. n" 558.

On y voit une collection de portraits de musiciens et d’anciens instruments .

de musique. — L’école vétérinaire, Th'ierarzûei, Landstrasse, Raben Gasse.

n» 451 (ouverte le lundi), renferme dans ses bâtiments des bergeries et une collection curieuse d’animaux empaillés. — A peu de distance s’élève un bel édifice, V Institut central d'équitation militaire. — L'Institut polytechnique (ouvert le samedi, de ‘

9 h. à 1 h.), école centrale du commerce, des arts et métiers, fondée en 1815, renferme des collections remarquables et une bibliothèque de 20000 vol.

PLACES, FOXTAISE8.

La place du Seuemarkl est ornée d’une fontaine, dominée par une star tue de la Prévoyance: au-dessous de1 cette statue sônt des génies qui lancent des jets d’eau, et 4 figures allégoriques de la Traun, l’Kms, l’Eps et la March, les 4 principaux cours d’eau de l’Autriche; ces figures sont de Raphaël Donner. — La place de la Freiung est ornée d’une autre fontaine, due au bourgmestre Gzapka von Winstetten; elle est couronnée 'par la statue de l’Autriche, fondue a Munich d’après les modèles de Schwanthaler, ainsi que les figures du Danube, de la Vistule, de l'Elbe et du Pô. — La place ou rue Graben possède 2 jets d’eau décorés de statues représentant saint Joseph et saint Léopold, et la colonne de la Sainte Trinité exécutée en marbre par Fischer d’Erlach et les plus célèbres sculpteurs de son temps. — A côté des 2 jets d’eau de la place Am Hnf s’élèvent des statues sculptées par Fischer. La même place renferme la colonne de la Vierge, érigée en 1667.

— Une des curiosités des rues ou des places de Vienne est le Stock im Jïïxen

ALLEMAGNE

(sur le Stock im-Eisenplalz). Onnonune ainsi un tronc d’arbre ( Stock ) qui passe pour être le dernier, arbre du Wienerwald, forêt de la Wien Les apprentis serruriers avaient coutume d’y planter un clou quand ils quittaient Vienne : aussi l’arbre est • il depuis longtemps bardé de fer.

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