TONNES
Royaume-Uni
États-Unis . :
Prusse
Autres pays allemands
Danemark"
Hollande
Italie
France, etc
De toute provenance
13. Monnalea, lueiuren et poids. — L’unité de monnaie est la livre sterling, pound (qui vaut environ 25 fr. 30 o. de notre monnaie) et se divise en 20 shillings de 12 pences (pence est le pluriel du penny), abréviation : d.; le penny, qui équivaut à- 10 cent, de notre monnaie, se divise lui-méme en 4 farthings ou liards.
Les monnaies qui circulent dans le royaume britannique sont :
or. — Le souverain ou sovereign, 1 livre sterling équivalant à 25 fr. 30 c. ; le 1/2 souverain (half-sovereign) de 10 shill., 12 fr. 65 c. La guindé a cessé d’avoir cours ; elle vaut de 26 fr. à 26 fr. 50 c. s
Argent. — Vécu (crown) , 5 shill. , 6 fr. 32 c. ; le 1/2 écu (half a crown) , 2 shill. 6pence, 3 fr. 16 c.; le florin, 2 sh.;le shilling, 12 pence, 1 fr. 25 c.; la pièce de 6 pence , 0 fr. 63 c.
Cuivre. — Le pennxj , 10 cent. ; le l fl penny, 5 cent, ou un sou; le farthing, 2 cent 1/2.
La mesure itinéraire est le mille, 69 1/2 au degré (1609 mèt. 315 millim.).
Le mille égalé 8 furlongs (stades), de 182 mèt. 80 millim. •
Les autres mesures de longueur sont : la palm, égale à 5 pouces anglais ou 127 millim.; — le pied (foot), 30 centim., qui se divise en pouces (inches), 25 millim. , et en lignes ( Unes ); *— le yard ou la verge (914 millim. ou 3 pieds anglais); — la toise ( fathàm ), 1 mèt. 828 millim. ou 6 pieds anglais; — le pôle ou perche, 4 mèt. 570 millim. ou 15 pieds anglais.
I mètre, vaut 3 pieds, 3 pouces 4 lignes, eu mesures anglaises; un décimètre, 3 pouces, 11 lignes ; un centimètre, 4,73 lignes; un millimètre 0,47 lignes.
Il y a deux sortes de poids. On compte tantôt par la livre, troy weight, mesure étalon qui sert pour déterminer la pesanteur de l’or et des matières précieuses, ou de celles qui nécessitent une précision rigoureuse, et tantôt par la livre avoir-du-poids weight , qui sert pour les objets de consommation usuelle.
La livre troy weight équivaut à 12 onces ou 240 penny weights, ou 5760
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX. 497
grains troy, ou 373273 grammes; la livre avoir-du-poids weight équivaut à 16 onces ou 256 drachmes ou 45354 grammes.
1 drachme, vaut.... 1772 grammes. \
16 drachmes ou 1 oz. (omicf, once).,. 2834décag. j
la oz. ou 1 lb. (livre) 0453 kilog. f
28 Ibs. ou 1 qr. (qitarler, quart de >
quintal) 12695 kilog. I
4 qrs. ou 1 cwt 50782 id.
20 cwts ou 1 ton (tonneau 101 564 id. /
I gr., gramme... 647 centig.
24 grs. ou dwt (penny weight).,...... 1554 grammes,
24 dwts ou 1 oz ,...,.> 3109 décag.
12 oz. ou 1 lb, 3731 hectog. ,
Avoir-du-poids weight
Troy weight.
14. Panne-port* et vUaa; douane. — Un voyageur qui désire se rendre, soit à Londres, soit dans toute autre localité du Royaume-Uni, doit se munir d’un passe-port à l’étranger, san3 lequel il n’obtiendrait pas de permis d’embarquement (voir pour les passe-ports à l’étranger, la France, renseignements généraui).
Ce passe-port doit être visé du ministère des affaires étrangères de France et de l'ambassade anglaise. . '
Le permis d’embarquement est délivré gratuitement aux voyageurs par le commissaire de police, institué (ad hoc) dans chacun des ports d’embarquement.
En débarquant, les voyageurs exhibent leur passe-port à l’agent qui le leur demande, et qui leur délivre un certificat d’arrivée, qui doit (cette formalité n’est pas toujours remplie) être remis par le voyageur , à son départ du Royaume-Uni, entre les mains de l’officier de la douane, au port d’embarquement'.
A. dater de ce moment aucun agent de l’autorité ne demande leur passeport aux étrangers qui parcourent le territoire anglais.
On est toutefois soumis en débarquant à la visite de la douane.
15. Moyen» de tranoport : chemins de fer, postes, diligences, bateaux U t apeur. — La longueur totale des chemins de fer exploités était en 1856, de 14025 k il. (les produits totaux de ces lignes avaient été de 306942 450 1. st. ; en 1858, 134134 millions de voyageurs ont été transportés de tous les chemins de fer du Royaume-Uni). Le réseau est tellement compliqué, semé de croisements et d’embranchements sans nombre, que c’est à peine si le voyageur, même muni du Bradshaw’s general-railway and s team navigation guide for Great Britain and Ireland ( guide général des chemins de fer et bateaux à vapeur pour la Grande-Bretagne et l’Irlande par Bradshaw), parviendra à se reconnaître dans ce labyrinthe. — Nul écriteau n’indiquant les directions, aucun employé ne s’informant auprès du voyageur de sa destination , il ne saurait trop se précautionner contre les erreurs qui peuvent résulter d’un changement de voiture, aux points de bifurcation de la voie.
Les voyageurs en chemin de fer dans le Royaume-Uni, à l'exception de ceux auxquels leur fortune permet les places de.lt* classe, ne doivent pas attendre le confort dans les wagons. Bien différents de ceux de la plupart des chemins de fer du continent, les wagons anglais de 2” classe n’ont ni bancs ni dossiers rembourrés. Ils sont assez mal éclairés, et de plus, les lucarnes
Iles britanniques,
qui tiennent lieu de fenêtre sont garnies de deui barreaux de fer pour empêcher le voyageur de passer la tête au dehors.
Une compagnie d’assurances au capital d’un million assure contre les accidents, moyennant 3 pence pour toute la distance d’un seul voyage, le voyageur de 1™ classe (25 000fr. à la famille en cas de mort), 2 pence pour la 2* cl. (12500 fr.), 1 penny pour la 3* cl. (500 fr. d’indemnité).
Les routes de terre anglaises sont renommées pour leur entretien : toutefois il n’y a pas dans le Royaume-Uni, comme en France, de maîtres de poste privilégiés : l’entreprise des relais de poste est une industrie libre, comme toutes les autres, elle est exploitée le plus souvent par les aubergistes; le prix des chevaux et des postillons est établi par l’usage. Si l’on ne voyage pas avec sa voiture, on trouve à tous les relais des voitures à louer.
Il y a plusieurs espèces de routes : les routes paroissiales , les routes de comtés , les routes concédées par le parlement à des compagnies moyennant un péage; enfin les routes dites parlementaires; que le parlement autorise le gouvernement à faire construire aux frais de l’Etat.
Des services de voitures publiques relient la plupart des villes qui n’ont pas encore leur chemin de fer : ces voitures, ”nommées mail-coaches, stagecoaches, se composent d’un intérieur, inside (4 places), et d’une impériale, outside (8 places non couvertes). — On paye dans le mail-coach, malle-poste, 2 pence par mille; dans les diligences, 3 pence; dans les stagecoaches , 2 pence.
Pour les services de bateaux à vapeur, nous ne pouvons que renvoyer le le voyageur au Bradshaw's guide du mois pendant lequel on voyage.
16. Hôtel*. — Ils sont en générai bien tenus, et, en apparence surtout, la plupart sont propres. On y mange généralement seul ; cependant la table d’hôte commence à s’introduire dans le Royaume-Uni. Le prix de la chambre varie, par jour, d’un shilling à 4 et 5 shill. ; le service se paye cher, il est rarement de moins de 1 shill. par jour. Dans bon nombre d’hôtels, on ajoute à la note le pourboire des domestiques.
17. Télégraphie électrique. — La taxe pour une dépêche simple (15 mots, la taxe s’augmente d’un tiers pour chaque série supplémentaire de 5 mots) de Paris à la frontière anglaise (Calais) est de 3 fr. (pour les bureaux, à Paris, voir au commencement de ce volume, Francs, renseignements généraux). De Calais à Londres, et à tous les bureaux télégraphiques de l’Angleterre, de l’Ecosse ou de l’Irlande, la taxe pour une dépêche' simple , est uniforme : on paye 7 fr. 50 c. ; ce qui porte à 10 fr. 50 c. le prix d’une dépêche envoyée de Paris à l’un des bureaux quelconques du Royaume-Uni.
La Grande-Bretagne n’emploie jamais d’estafette ; lorsqu’une dépêche n’indique pas de mention de port au delà des lignes télégraphiques , elle est envoyée par un exprès dont les frais peuvent être acquittés d’avance par l’expéditeur, à raison de 1 fr. 25 c. par mille anglais, avec mention par exprès, ou laissés à la charge du destinataire.
18. Bibliographie. — Les touristes qui désireraient de plus amples détails sur le Royaume-Uni, pourront consulter l’ouvrage (1 vol.) intitulé: Itinéraire descriptif et historique de la Grande-Bretagne : Angleterre , Écosse et Irlande, par MH. Richard et^Ad. Joanne.
<efla) '
ANGLETERRE
I. Situation, limites, étendue. —2. Aspect général. — 3. Montagnes et eaux. —
4. Divisions principales. — 5. Histoire. — 6. Heligion. — 7. Justice. — 8. Instruction publique.
1. Situation, limite», étendue. — L’Angleterre (en angl. England, en italien Inghillerra, en espagnol et en portugais Inglaterra, en hollandais
■Ingeland), située entre 49" 57' et 55* 47' de latitude N. E., 0* 15' et 8* 1' de longitude O. , occupe la partie méridionale de l’ile de la Grande-Bretagne. La chaîne des Cheviot-Hills qui la borne au N. la sépare de l’Ëcosse. C’est le plus important des trois anciens royaumes dont se compose le Royaume-Uni. Sa plus grande longueur du N. au S. est de 570 kil. ; sa plus grande largeur de 420 kil.; sa superficie de 57 805 milles carrés ou 149 714 kil. carrés, dont 50380 milles carrés pour l’Angleterre, et 7425- poùr le pays de Galles.
2. Aspect .général et climat. — Le sol, généralement plat, devient montagneux à l’O. et au N. Son aspect est celui d’un jardin admirablement cultivé, mais il manque de variété. Le paysage, d’un beau vert, est partout le même. Le climat est sain, bien qu’exposé aux pluies et aux brouillards. La température moyenne de Londres est de + 9° centig. , le minimum moyen de + 2’, et le maximum de 17°. Les vents dominants sont ceux d’O. et de S. O.
3. montagnes et eaux. — Des 4 chaînes de montagnes désignées sous le nom de Pennines , Cumbriennes (altitude du sommet du Scafell , 965 mèt.-) , Cambriennes (altitude du Snowdon, 1089 mèt.) et Devoniennes , descendent: la Tamise, qui a pour affluents, la Colne, la Cherwell, laThame; — laSevem, YHumber, la Tyn, la Tees, la Nen, VOuse, la üyc, la Mersey , la Ribble et 1 ’Eden. Les lacs, moins nombreux qu’en Écosse, appartiennent à la région Cumbrienne.
4. Divisions principales. — L’Angleterre proprement dite se divise en 52 comtés ( shires , dont 12 forment la principauté de Galles), qui se subdivisent en cercles ou districts (Hundred Ward , Wapentake, Canlreff). Les Hundreds, Wards, Wapentakes et Cantrefls se composent de paroisses, qui ont reçu divers noms, Parishes (le plus usité), Sokes, et Comots ; quelques grandes villes ont reçu le rang de comté (city County, Counly of a town ); cinq villes du littoral, situées au S., forment une province appelée les Cinq-Ports, ayant des privilèges particuliers.
5. Hlatolre. Noué nous bornerons à donner ici un résumé chronologique de l’histoire d’Angleterre (voir Royaume-Uni, renseignements généraux).
ANGLETERRE
1“ Race Saxonne.
Egbert 800
Ethelwolf 836
Ethelbald 857
Ethelbert 860
Ethelred I" 866
Alfred le Grand 871
Édouard I» l'Ancien 9oo
Atbelstan .* vds
Edmond I". 941
Edred 946
Edwy 955
Edgard le Pacifique 957
Saint Édouard le Martyr 975
Ethelred II 978
2“ Saxons cl Danois.
Suénon, Danois 1013
Ethelred rétabli 1014
Edmond II 1016
Canut le Grand 1017
Harold I»r, Danois 1036
Hardi Canut, Danois ' 1039
Édouard le Confesseur.. 1041
Harold II ; 1066
Harold est vaincu par Guillaume le Conquérant.
3" Race normande.
Guillaume le Conquérant kish
Guillaume II le Roux 1087
Henri 1« Beauclerc lloo
Étienne de Blois 1135
La dynastie normande est remplacée par les Plantagenêts , comtes d'Anjou.
4' Maison d'Anjou.
Henri II ( 5 provinces françaises apportées à l’Angleterre par son
avènement) 1154
Conquête de l'Irlande 1171
Richard Cœur-de-Lion (guerre contre la France) i 1189
Jean Sans-Terre (perte de la Normandie) 1199
Henri III lais
Institution de la grande charte.. 1217
Édouard Ier 1 272
Édouard II 1307
Édouard III (guerre de cent ans
contre la France) 1327
Richard II 1377
Henri IV... 1399
Henri V..... 1413
Henri VI 1422
Édouard IV 1461
Édouard V - 1483
Richard III 1483
5° Maison des Tudor.
Henri VII 1485
Henri VIII, 1er souverain protestant. 1 509
Édouard VI 1 547
Jeanne Gray 1553
Marie 1553
Élisabeth 1558
6» et 7° Maison des Sluarts et iF Orange. Jacques VI dlÉcosse (Jacques I"
d’Angleterre) réunit les couronnes d’Angleterre et d’Écosse I6n3
Charles 1625
Il périt sur l'échafaud en 1649. —
République : 1847
O. Cromwell, protecteur 1652
R. Cromwell, protecteur 1658
8" Restauration des Sluarts.
Charles n Ifi60
Jacques II .’ 1685
Guillaume III d'Orange et Marie... 1689 Anne 1702
9» Maison de Hanovre.
Georges 171*
Georges II 1727
Georges III 1760
Georges IV 1820
Guillaume IV l*3o
Victoria l" , aujourd'hui régnante. 1837
6. HellKlo». — La plus grande partie de l'Angleterre professe la religion anglicane, dont le souverain est le chef suprême (voir Royaume-Uni) et qui est en possession de grands privilèges. On compte 2 archevêchés, Canterbury et York, et 25 évêchés (Londres est le siège d’un évêché seulement).
7. «luMtlcr. — Les hautes cours de justice de l’Angleterre sont, après le Parlement, cour suprême du Royaume-Uni, au nombre de quatre : la cour du
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
banc roi ou de la reine, la cour des plaids communs, la cour de l’échiquier, la cour de la chancellerie. Elles siègent à Londres où elles tiennent des sessions régulières (d’un mois environ) 4 fois par an, et entre les sessions (terms) une partie des juges va présider les cours d’assises des 7 circuits de l’Angleterre. On appelle ainsi les tournées qu’ils sont tenus de faire, ou ils tiennent à Londres des audiences spéciales. Chaque trimestre, ces juges de paix se réunissent au chef-lieu de leur comté et forment un tribunal (quarter sessions) , qui juge les délits de police et autres, et décide, sauf ratification du grand jury, s’il y a lieu de mettre les prévenus en jugement. En outre , les comtés possèdent des cours de comtés *t des tribunaux inférieurs.
8. instruction publique. — Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit (voir plus haut) à propos de l’instruction publique dans le Royaume-Uni. Nous mentionnerons seulement une remarquable et regrettable lacune. L’Angleterre n’a pas encore d’école de droit. La seule chose qui y ressemble et qui y ressemble fort peu, ce sont les inns of court, auberges de cour, où les étudiants sont obligés de, dîner pendant au moins 3 ans, 12 fois par an, en robe noire. Cet état do choses Appelle non une réforme, mais une complète réorganisation.
HQUTE 265.