PARIS. — INSTRUCTION PUBLIQUE
palais des Beaux-Arts, forme des peintres , des sculpteurs et des architectes. L’École nationale de dessin de la rue de l’Êeole-de-Médecine reçoit des enfants dans la journée , et dés adultes le soir. Le Conservatoire de musique et de déclamation, dont M. Auber est directeur , forme des musiciens et des artistes lyriques et dramatiques.
^tahllMNcmcntH do bicnfal- Mance. — Paris possède : 9 hôpitaux généraux : l’Hôtel - Dieu, qui passe pour le plus ancien hôpital de l’Europe; l'hôpital de Sainte- M arque rite, rue de Charenton; la Charité, rue Jacob, 500 lits; Saint- Awotftji, rue du Faubourg-Saint- Antoine; Seckcr , rue de Sèvres; Cochin, rue du Faubourg- Saint-Jacques; Deaujon . rue du Fauhourg-du-Roule ; et l’hôpital de la Riboissiire , clos Saint-Lazare ;
Six hôpitaux spéciaux : l’hôpital Saint-Louis, rue des Récollets, pour les maladies de la peau ; l’hôpital du Midi, faubourg Saint-Jacques, pour les vénériens ; celui de Lourcine, rue de Lourcine, pour les vénériennes; l’hôpital des Enfants-malades , rue de Sèvres ; la Maison d’accouchement , rue de la Bourbe; l’hôpital des Cliniques, place de l'École-de-Médecine ;
Une Maison municipale de santé, rue du Faubourg-Saint-Denis, 110; on y trouve des chambres particulières à 3, 4 et 5 fr. par jour, et des lits à 2 fr. 50 c. et 3 fr. dans des salles communes ; dans ce prix de journée sont compris tous les frais de traitement, de nourriture, de médicaments, de linge et de chauffage;
Onze hospices : la Salpêtrière , hospice de la Vieillesse (femmes) , contenant un asile des aliénées, boulevard de l’Hôpital ; Bicêtre , hospice de la Vieillesse (hommes), à Gentilly; la prison, qui faisait partie de l’hospice, a été transférée à la Roquette en 1837 ; Bicêtre, comme la Salpêtrière, a un asile d’aliénés ; les Incurables (femmes), rue de Sèvres, et les Incurables (hommes), rue des Récollets; l’hospice des Ménages, rue de la Chaise, où l’on peut entrer en payant une modique somme et où l’on conserve les habitudes de la famille ; l’hospice de La Ro-
chefoucauld, à Montrouge; l’institution de Sainte - Périne , destinée aux vieillards; enfin trois hospices fondés depuis peu d’années ; celui de Saint- Michel, à Saint-Mandé, par M. Boulard ; celui de la Reconnaissance, à Garches , par M. Bezin ; celui de Villas , rue du Regard , par M. de Villas.
Le bureau central d'admission aux hôpitaux , situé au parvis Notre-Dame , est ouvert tous les jours , de dix heures à quatre heures, et le dimanche jusqu’à midi seulement.
Il faut ajouter aux établissements de bienfaisance de Paris ; la filature des Indiqents, pour procurer aux mères de famille, et aux femmes infirmes, du travail dans leur domicile ; diverses sociétés charitables ; la société de charité maternelle, la société philanthropique, la société protestante de prévoyance et de secours mutuels; l’nôpitall Saint- Merry, pour le septième arrondissement; la maison fondée par l’Impératrice au faubourg Saint- Antoine en faveur des jeunes orphelines ; l’hôtel des invalides civils, fondé à Vincennes par l’Empereur ; et les bureaux de charité établis dans chaque arrondissement par l’administration des hospices.
Plusieurs établissements de bienfaisance relèvent directement de l’État. Ce sont : l’hospice des Quinxe-Vingts , rue de Charenton, fondé en 12G0 par saint Louis, en faveur de 300 ou 15 fois 20 aveugles. Outre les aveugles qui y sont reçus , cet établissement pensionne aujourd’hui 1000 aveugles externes ; la Ma ison impériale des sourdsmuets, rue Saint-Jacques, 254; l’/nstitution impériale des jeunes aveugles, boulevard des Invalides, 56 ; la Maison i mpériale des aliénés , à Saint-Maurice , près de Charenton; nouvellement reconstruite, elle a coûté plus de 3 millions de francs.
ThéAtrrM et lieux de réunion.
— Une des grandes séductions de Paris, ce sont les théâtres. Le nombre en est considérable ; mais il varie souvent , il serait inutile de le préciser. En passant successivement en revue ceux qui existent aujourd’hui , nous dirons quels genres de pièces ils représentent.
FRANCE
Les meilleures places sont, pour les hommes, l’orchestre et le parterre; pour les dames, les stalles ou fauteuils de halcon, d’amphithéâtre, de première galerie et les loges. Les dames ne sont admises à l’orchestre qu’au Théâtre Italien, et dans quelques-uns des petits théâtres. En général, quand une pièce nouvelle a la vogue, il faut, si l’on veut être bien place ou sûr d’avoir une place, retenir dans la journée, et même quelques jours à l'avance , au bu reau de location , sa stalle ou sa loge ; on paye dans ce cas un tiers ou un quart’en sus du prix qu’on aurait payé si on avait pris le soir les memes places au bureau proprement dit, ouvert environ 3/4 d’heure avant le commencement du spectacle. Mais quand on prend ses places au bureau , on est souvent exposé à faire queue pendant quelques heures.
On vend à la porte et dans l’intérieur de tous les théâtres un programme (de 10 à 20 cent.) du spectacle du jour , contenant l'indication des pièces ui doivent être représentées, 1 ordre ans lequel elles le seront, les noms des personnages et des acteurs. On vend aussi à l'intérieur les pièces en vogue ; enfin , on y vend et on y loue des lorgnettes.
A Paris le spectacle commence à G, 7 et H heures, et ne se termine le plus souvent qu’entre 11 heures et minuit.
Les théâtres actuels de Paris sont :
V Opéra appelé aussi le grand Opéra et Y Académie impériale de Musique, rue Lepelletier. (On y entre aussi par le passage de l’Opéra et la rue Drouot.) Fondé en 1671 ; l’Opéra, après de nombreuses pérégrinations, s était installé sur la place Louvois, dans une salle dont l’assassinat du duc de Ilerri fit décréter la démolition ; la salle actuelle date de 1821. L’Opéra reçoit une subvention annuelle de 800 Ô00 fr. Il contient 1938 places. On y joue des opéras et des ballets; les représentations ont lieu le lundi , le mercredi et le vendredi , et pendant l’hiver par extraordinaire le dimanche. Une stalle d’orchestre coûte 8 fr. (en location 10 fr.) , un parterre 4 et 5 fr. Les places du parterre sont numérotées :
Le Théâtre-Italien ou salle Ventadgur, situé place Ventadour, à peu de distance du boulevard des Italiens; on y joue les opéras italiens. Les stalles d'orchestre et les stalles de balcon coûtent 10 fr. (12 fr. en location); le parterre 4 fr. (5 fr. en location). Les représentations ont lieu les mardi, jeudi et samedi, quelquefois aussi le dimanche et le lundi. Le théâtre- est fermé pendant les mois d’été ;
Le Théâtre- Français , rue Richelieu, fi, futfondéen 1600; Molière ledirigea de 1658 à sa mort en 1673- Les stalles d’orchestre coûtent 5 fr. (7 fr.
! en location) , le parterre , 2 fr. 50 c. On y joue la tragédie et la comédie; les représentations ont lieu tous les jours ;
L’Opéra - Comique , sur la place Boïeldieu ou des Italiens ; on y ioue les opéras-comiques. Les fauteuils d’orchestre coûtent 6 fr. (7 fr. en location) ; les fauteuils de balcon . 6 fr. 50 c. (8 fr. en location) ; les fauteuils de la première galerie , 6 fr. (7 fr. en location ) ; le parterre, 2 fr. 50c. ; représentations tous les jours ;
L’Odéon, près du palais du Luxembourg; on l’appelle aussi le Second Théâtre-Français. On y joue (tous les soirs) la tragédie et la comédie; il ferme pendant les trois mois d’été. Les stalles d’orchestre coûtent 2 fr. 50 c. ; le parterre , 1 fr. 50 c. ; 4
Le Théâtre- Lyrique . boulevard du Temple. On y joue (tous les soirs) opéras, drames lyriques et ballets.
Fauteuils d'orchestre, 4 fr. : parterre,
1 fr. 50 c. ; fermé pendant trois mois d’été ;
Le théâtre du Gymnase-Dramatique , boulevard Bonne-Nouvelle. On y joue le vaudeville et la comédie (tous les soirs). Les fauteuils d’orchestre et les fauteuils de balcon coûtent 5 fr.
(C fr. en location) ; les stalles d'orchestre, derrière les fauteuils, et les fauteuils de galerie , • 4 fr. (5 fr. en location) ; parterre, 2 fr. ;
Le théâtre du Vaudeville, sur la place de la Bourse ; les fauteuils d’orchestre et les fauteuils de halcon coûtent 5 fr. (6 fr. en location) ; parterre,
2 fr. On y joue tous les soirs la comédie et le vaudeville ;
Le théâtre des Variétés, boulevard