‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 453 sur 816 · DE COPENHAGUE A GOTHENBOURG , PAR ELSENEUR · texte numérisé non relu

DE COPENHAGUE A GOTHENBOURG , PAR ELSENEUR

Bateaux à vapeur, l fois par semaine, trajet en U h.; deCopenhague à Elseneur, a dép. chaque jour, trajet en 3 h.

On longe la côte de Seeland dans la direction du N. On vbit de loin les châteaux de Frederiksborg et de Frenensborg, voir R. 318, et, passant devant l'île de Hocen , on atteint bientôt

Klaeneur, en danois flelsingcer (hôt. : d’Oresund, du Nord), V. commerçante de 9000 liab., commandant le passage du Sund, et située en face de la ville suédoise d’Belsingborg, à 2 kil. en ligne droite. C’est à Elseneur que tous les nayires de passage

(de 200QQ à 25 000 par an) acquittaient les droits du péage jusqu’en. 1857, époque à laquelle cet impôt inique fut racheté par toutes les puissances maritimes. En hiver, le détroit' du Sund se gèle complètement.

La cathédrale d’Elseneur renferme quelques monuments funéraires remarquables. Le château gothique do Kronborg, bâti de 1574 à 1584, par Frédéric II , et entouré de fortifications modernes, s’élève au N. de la ville; la chapelle en est curieuse, ainsi que la galerie de tableaux. De la terrasse du château et du haut de la tour du phare, on jouit d’une vue ravissante des côtes du. Danemark et de la Suède jusqu’au cap Hullen.

A 30 'min. au N. O. de Kronborg, près du château royal de Marienlyst , on montre un tas de pierres que l’on prétend être le tombeau de Hamlet.

Dans sa tragédie, Shakspearo fait passer le spectre du roi devant les sentinelles du château d’F.lseueur.

D’Elseneur à Helsingborg, bateau à va* peur tous les jours, voir la Suède, R. 323.

Après avoir dépassé Elseneur, le bateau double le cap Hullen, laisse $t dr. Elle de Vaderoe , à g. celle d’Anholt, passe en vue des villes dé Halmstâdt , Falkertberg, Warberg, voir H.

323; puis, au delà des îles Kansoe, se dirige à PE., entre dans la rivière de Gôta, sous le canon de la. forteresse de iVr a Elfsborg , et s’arrête à

Gothenbourg, voir R. 323.

; SUÈDE ET NORVÈGE

■ . RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

I. Relief, montagnes et eatii. — 2. Climat. — 3. Divisions naturelles et politiques, — 4. Population,— 5. Histoire. — 8. Gouvernement. — ?. Finances. — s. Armée et flotte. — !>. Agriculture et industrie. — to. Commerce. — 11. Monnaies, mesures et poids. — 12 Moyens de transport. — 13. Hôtels.

1. Relief » montagnes et eaux. — La Suède et la Norvège, situées au N. de l’Europe, sont une grande péninsule de 738 4üo kil: carrés de super ft* de, rattachée au continent par un isthme étroit peu élevé entre la mer Blanche et le golfe de Bothnie. Elles sont entourées par la mer Blanche et l'océan Glacial au N., la mer dit Nord à l’O., les détroitsdu Skager-Rack, du Cattégat et du Sund au S., ht mer Baltique et le golfe do Bothnie à l’E. Elles s’étendent du. 2* au 29“ degré de longitude O. de Paris, et du 56“- 1/2 au 71“ degré de latitude N. Avec le Danemark , les deux Etats du Nord composent la Scandinavie.

Une haute arête de montagnes se prolonge du N. au S., dêpuis le cap Nord jusqu’au cap Lindesnaes, et partage ainsi la presqu'île en deux pentes, dont l’une, très-rapide, descend vers la mer du Nôfd, tandis que l’autre, beaucoup plus douce et graduelle, s’abaisse lentement vers la mer Baltique. Cette chaîne des Alpes Scandinaves, à laquelle on donne en Suède le nom de Kjolen (quille),. parce qu’elle ressemble à îa quille d’nn énorme navire renversé, est toujours couverte de -neige à cause de la proximité du pôle nord; son plus haut pic, le Snôbàttan, atteint à la hauteur de 2300 mèt. A son extrémité septentrionale, la ligne de faîte sert de frontière entre la Norvège ît l'O. et la Suède à l’E. ; mais en s’avançant vers le Midi, elle s’élargit peu à peu et forme de vastes plateaux ou fjelds, couverts de champs de neige, dont les deux versants appartiennent à la Norvège. Au S., le golfe de Christiania sépare les deux royaumes..

Les côtes de la Scandinavie, surtout celles de la Norvège, sont remarquables par leurs profondes indentations, leur dédale d’iles, de presqu’îles, de baies, d'isthmes et de promontoires; les canaux étroits et profonds qui pénètrent ai| loin dans l'intérieur des terres, entre des roches éscarpées, sont appelés en allemand Scheeren ou ciseaux, comme si la côte avait été découpée et tailladée par un instrument gigantesque : ce sont les vallées latérales comprises entre les chaînons des Alpes Scandinaves, dont les sommets, de plus en plus abaissés, forment d’abord des promontoires, puis des îles et enfin des écueils. Parmi les Iles de la côte, les plus importantes sont celles des Loffoden, autour desquelles se produisent de dangereux remous, entre autres, les gouffres redoutés du Maelstrom et du Starkstrom. Le cap Nord, promontoire le plus .septentrional de l’Europe, est également séparé du continent par un canal étroit.

La Scandinavie est le premier pays du monde où l’on ait remarqué le soulèvement de la croûte terrestre. Les marques faites dans le siècle dernier, sur

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le bord de la mer, sont maintenant assez loin dans l’intérieur; des lies, dont parlent les légendes, se trouvent au milieu des campagnes. Des -mesures exactes , établies sur tous les points "du territoire, montrent que Les forces soulevantes agissent surtout dans la partie N. A l’extrémité du golfe de Bothnie, le rivage s’élève de 4 pieds par siècle; vis-à-vis de Stockholm, de 2 pieds dans le même espace de temps, tandis qu’au S., à Kalmar et à Karlstroga, il y aurait plutôt dépression.

Les lacs sont extrêmement nombreux en Suède; ils occupent toutes les vallées formées par le croisement des chaînes de collines. Les plus vastes lacs sont ceux de Wenern , Wettern, Màlaren, Hjôlmar, Mjôsen, Frotôn, etc. Ils sont généralement environnés de forêts. Les arbres couvrent les 4/7 de la superficie de la Suède. Les plus importantes rivières de la Scandinavie sont .laTornea, la Lulça, l’Ümea, l’Angerman, l’Indal, le I.iusne, le Dal, qui se déversent dans la mer Baltique; le Gota etleGlonmen, dont l'embouehure est dans le Skager-Rack. , ■ • »

2. climat. — Le climat de la Scandinavie est d’autant plus rigoureux que l’on se rapproche davantage du pôle. L’hiver dure toujours plusieurs mois, et pendant cette saison , tous les .lacs et même la partie septentrionale de la mer Baltique sont couverts d’une épaisse couche de glace. On peut alors aller en traîneau de Stockholm aux villes dé Finlande Aho ou Helsingfors. La transition de l’hiver à l’été s’opère, en général, très-brusquement dans l’espace de quelques jours. La nature change entièrement : partout les glaces se brisent et se fondent, les campagnes se couvrent de verdure. la partie méridionale de la Norvège Jouit d’une plus douce température que ne pourrait le faire supposer sa proximité du pôle ; cela provient du haut rempart de montagnes qui la protège du côté du N., pt permet à ses villes de s'étager en amphithéâtre sur les collines tournées vers le vent du Midi. A Christiania, les hivers ne sont pas aussi rigoureux que dans l’Allemagne centrale. Les froids sont également moins rudes en Norvège, sur la côte occidentale, que sur le rivage du golfe de Bothnie , à latitude égale ; il faut attribuer ce privilège à l’influence du courant Gulfstream, dont les eaux, comparativement tièdes, viennent frapper contre le continent norvégien,

A Stockholm et à Christiania, les jours les plus longs sont de 18 h., et les plus courts de 6 H. seulement. A Tornea, situé, un peu au S. du cercle de la zone polaire , les jours du milieu de l'été sont tellement longs qu’ils se fondent pour ainsi dire l’un dans l’autre, et ne sont séparés que par un dohteux crépuscule. A Hammerfest , près du cap Nord, le plus long jour est de 6 semaines; mais, au profond de l’hiver, la plus longue nuit dure le même espace de temps. Heureusement que jamais l’obscurité n’est complète; les neiges répandent comme une lumière crépusculaire, et souvent les feux de l’aurore boréale.brillent dans le ciel. . • .

3. uIvIhIoiim naturelle» et politique». — Les trois grandes divisions naturelles de la péninsule Scandinave sont la Suède à l’E. , la Norvège à l’O., et au N. la Laponie, dont la vaste étendue est inégalement répartie, entre les deux royaumes. La Suède se. partage en 25 départements ou laen , en y comprenant la ville de Stockholm , qui forme un laen séparé. La Norvège se divise en 17 bailliages. La seule colonie des deux royaumes unis est celle de Saint-Barthélemy , dans les Indes occidentales.

4. Population. — La population totale de la péninsule était, en 1855, de

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5075088 hab. , dont 3 641 600 pour la Suède, et 1 433488 pour la Norvège. L’augmentation annuelle est de près de 50000 par an. La partie septentrionale de la Suède est à peine habitée, si ce -n’est par des tribus de Lapons. En Norvège-, les centres de population sont tous situés sur le bord de la mer ou dans les pays de mines.

5. Hlatolre. — La tradition rapporte que le chef des Ases, Odin, dont -le rôle est si important dans la' mythologie du Nord, fut le premier roi de la Scandinavie. Le Siège de son empire était à Sigtuna, sur le bord du lac Mâlaren. Le dernier roi de la race des dieux fut Olaf Trætelia, qui , lors de l’invasion de la Suède par Ivar Vidfadme, alla régner en Norvège. La Scandinavie resta entièrement païenne jusqu’en l’an 1001; vers cette époque, Eric V embrassa le christianisme, et détruisit le grand temple d'Upsala; quelques années après, il n’y avait plus de païens que dans les districts reculés du Nord et de l’intérieur.

' Après de longues dissensions, la reine Marguerite unit les trois royaumes de Suède, de Norvège et de Danemark, et fit conclure, en 1397, la célèbre convention de Calmar, d'après laquelle ces trois Etats devaient rester unis à perpétuité. L’uniqn ne dura qu’un siècle. Le féroce Christian II , roi de Danemark, la maintint au commencement du xiv" siècle à force de cruautés; mais Gustave Wasa , fils d’un sénateur égorgé par le tyran , souleva les paysans de la Dalécarlie , chassa les Danois et fonda, en 1523 . une nouvelle dynastie. La Norvège seule continua d’appartenir au Danemark. Eu 1527, Gustave Wasa fit décréter par les Etats la suppression des couvents et la confiscation des biens de l’Eglise romaine, et deux ans plus tard, il fit abolir la religion catho lique elle-même, et la remplaça par la religion luthérienne.

Lé petit-fils de Gustave Wasa, Gustave-Adolphe, éleva la Suède au premier rang des puissances européennes. Sa carrière glorieuse se termina à la bataille de Lützen , en 1623. Son arrière petit-neveu, Charles XII, héroïque avenlurier, passa les 22 années de son règne dans une guerre continuelle. 11 fut enfin vaincu par Pierre le Grand, forcé de chercher un refuge en Turquie, et revint périr devant la ville norvégienne de Erederickstadt.

En 1814, le . royaume de Norvège se fédéralisa avec celui de Suède, et Charles XIII devint ainsi roi de toute la péninsule Scandinave-. En 1818, Bernadette, ancien général de l’Enipire, et prince royal de Suède -depuis 1810, succéda à Charles XIII sous le nom de Charles-Jean XIV. Sa dynastie occupe aujourd’hui le trône.

6. OoHverneiucnt. — La Suède et la Norvège sont deux royaumes distincts, régis par des lois et une constitution différentes; elles n’ont de commun que le roi. Dans les deux pays, la royauté est monarchique et constitutionnelle. En Suède, elle est limitée par les quatre chambres des nobles, des bourgeois, des prêtres et des paysans, qui siègent séparément et ne se réunissent en séance solennelle que pour les grandes cérémonies ou dans les dé libérations d’une importance capitale. L’Assemblée norvégienne ou Storthing se compose de deux chambres : le Lagthing et l’Odelsthing , dont la seconde est élue dans le sein de la première et par les représentants eux-mêmes. Un projet quelconque, adopté trois fois par les deux chambres du Storthing, peut devenir loi du pays sans la sanction du roi. Il n’y a pas même d’union douanière entre la Suède et la Norvège. Ce dernier pays est extrêmement jaloux

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de son indépendance nationale, et combat vivement- toutes les mesures qui paraissent tendre à l'union politique des lieux royaumes.

7. Finance*. — Les revenus de la Suède, qui n’étaient» en 1829, que de Î950UUU riksdalers ricksmynt, se sont élevés, en 1850, à 1801)0000 rdr. ricksm. Les dépenses ont augmenté dans la même proportion que les recettes. La Suède n’a pas de dette publique. En Norvège, le budget est' toujours établi par le Stûrtbing pour trois ans. Pour l’époque financière du 1er juillet 1857 au 30 juin 1800, les recettes totales sont évaluées à 13 888500 écus species; les dépenses, à la même somme; ce qui donne, pour les recettes et lek dépenses annuelles, 4 629 500 écus species. La dette publique de la Norvège était, à la fin de 1854, de 4384300 écus species.

8. Armée cl nulle. — L’armée suédoise est de 144013 hommes, sans compter les officiers; celle de la Norvège est de 23484 hommes. — La flotte suédoise-, on 1857, se composait de 897 bâtiments, dont 10 vaisseaux de ligne, 6 frégates, etc., et plusieurs centaines de chaloupes canonnières; la flotte norvégienne, beaucoup moins forte, était, en 1855, de 142 bâtiments portanf450 canons. Sur ce nombre, il n’y avait pas un seul vaisseau de ligne.

9. Agriculture cl indiutlrle. — La plus grande partie de la vaste pé-

ninsule granitique est couverte de neiges, de lacs et de forêts, et par conséquent ne peut être cultivée; les terres labourables n'occupent que 1/50 de la surface de la Suède. Toutefois, dans la partie méridionale du pays, l’agriculture fait de grands progrès. L’industrie est également très-florissante, surtout dans les pays domines. - ' \ ...

La principale production 41u sol suédois est assurément le fer. A ne coiisidérer que le fer en barres, voici les résultats que donnent les. 23 années de 1833 à 1856 : 1833 , 452 000 skeppunds (le skeppund vaut 135 kilogr. . voir ci-dessous); — 1843 , 542000 sk.; — 1853, 718000 sk.; — 1855 , 795000 sk.; — 1856 , 840000 sk. C’est une augmentation de 86 p. 100. — La production du cuivre a donné, pour la même période, les chiffres suivants 1833, 5519 sk.; — 1843, 6069 sk. ; — 1853, 11581 sk.; — 1855, 12526 sk. j — 18afi, 13402 sk. C’est une augmentation de 143 p; 100.

Tous les produits industriels ont suivi le même mouvement d’ascension. Voici une comparaison sommaire entre la valeur des produits de 10 branches principales d’industrie en

Cotons et fils tissés....

420 ooo riksdalers banco.

2211 ooo riksdalers banco.

Draps.

7 1 35 ooo

Soieries

1 049 OOO

Cotons filés..

- 6 looooo

877 ooo

Papiers

Cuirs

52! OOO

Huiles

Instruments et machines

La valeur totale des produits de l’industrie suédoise est d’environ 100 millions de fr. par an.

L’industrie norvégienne consiste surtout dans l’exploitation des mines d’argent, des forêts de sapin, dans la pêche, dans la construction des navires et

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la fabrication des câbles, des toiles à voile, etc. Presque tous les Norvégiens sontTnarins.

10. < roe. — En 1855, le mouvement commercial a été de 6733 navires, jaugeant 491754 tonneaux, à l’entrée, et de 10 565 navires, jaugeant 1073 164 tonneaux, à-la sertie. L’importation a été de 56561 000 écus R dr. , et l'exportation de 63 898000 R dr. A la fin de l’année 1854, l’effectif maritime de la Suède était de 2783 bâtiments d’un port de 283 000 tonneaux. — Le mouvement commercial de la Norvège était , en 1854, de 10599 navires, jaugeant 1 125959 tonneaux, à l’entrée, et de 10312 navires, jaugeant 1057514 tonneaux, à la sortie. Le total des importations et des exportations s’élevait à 187 977 000 fr. L’année suivante, il se montait à 236 338 000 fr. La flotte commerciale de la Norvège, , beaucoup plus forte que celle de la Suède, était, en 1853, de 4200 navires d’un port de 451925 tonneaux.

11. Monnaie», nn-sùre» «-t poids. — On compte, en Suède, par le rtksdàler de banque (2 fr. 14 c.), par ses divisions et par ses multiples ,' ou par le riksdaler métallique (5 fr. 71 c ), par ses divisions et par ses multiples. Les billets de papier-monnaie, émis par la Banque nationale de Suède ou par les banques provinciales, sont de : 32 shellings de banque (I fr. 43 c.), 2 riksdalers de banque (4 fr. 28 c.), 3 riksdalers de banque. 3 riksdalers, 16 shellings, 5 riksdalers, G riksdalers, 32 skellings banco, etc., etc. H n’y a qu’une monnaie d’or en Suède, le ducat. Sa valeur varie entre 5 riksdalers, 8 skellings de banque, et 5 riksdalers, 24 skellings de banque en papier, selon le cours du change. — La monnaie d’argent se compose de pièces : d’un riksdaler, correspondant à 2 riksdalers, 32 skellings de banque; d’un demi -riksdaler, correspondant à 1 riksdaler, 16 skellings de banque; d’un quart, d’un huitième, d’un seizième et d’un (rente-deuxième de riksdaler. Le riksdaler. est divisé en 48 skellings. — La monnaie de cuivre comprend : les pièces de 4. skellings, 2 skellings, 1 skelling, 2/3 de skelling, 1/3 de skelling et 1/6 de skeliing. — La dénomination de Riksgald, généralement employée, n’est représentée par aucun signe monétaire en circulation; mais sa valeur fictive est toujours celle des deux tiers de l’argent de banque. Ainsi, 3 riksdalers riksgald valent 2 riksdalers de banque.

En Norvège , ou compte par écus species, marcs ou orts et skillings. L’écu d’espèce, valant 5 fr. 60 c., se divise en 5 marcs d’une valeur de 1 fr. 12 c. , ou en 120 skillings, d’une valeur de 4 à 5 centimes.

Le pied suédois équivaut à 0“, 297 ; — l’auntf, à0",594. — Le mille suédois vaut 1 mille allemand et 4/9, soit 10 kil. 812 mèt.; le mille norvégien, plus long encore, est égal en longueur à 1 mille allemand 1/2, soit à 11 kil. 112 mèt.

La karma suédoise égale 2 litres 617; — la livre suédoise vaut Okil.,4235j le skeppund, 136 kilogr.; le last de Suède, 2448 kilogr. ; celui de Norvège, 2600 kilogr.

12. Moyen» de tranaport. — Chemins !>E fer. — Les chemins de fer sont encore très-peu nombreux en Suède; aucune grande ligne n’est achevée. Les principales voies concédées, mais inaugurées seulement en partie, sont celles de Malmoe (vis-à-vis Copenhague) à Stockholm, de Gotheubourg à Stockholm, et de Stockholm à Christiania par Arvika. En Norvège, le chemin de fer de Christiania au lac Miossen est inauguré depuis longtemps.

• Bateaux a vapeur. — Les services de bateaux à vapeur sont extrémemeut

SUÈDE ET NORVÈGE

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nombreux en Suède et en Norvège, non-seulement le long des côtes, mais encore dans l’intérieur du pays, parsemé de lacs magniliques. Les bateaux sont, en général , très-propres et très-bien aménagés.-

Voitures. — Il n’y a que deux ou trois services de 'diligences dans la péninsule Scandinave. Ceux qui désirent voyager en voiture sont obligés de louer ou d’acheter un véhicule. Les carrioles, semblables- aux corricolos italiens, sont très-légères et simples de construction , et conviennent admirablement aux pays accidentés qu’elles doivent parcourir. Les routes sont, en général, excellentes du côté de la Suède. En Norvège, le sol est trop montueux pour qu’il ait été possible de construire de belles routes entre toutes les villes importantes.

Les voitures reviennent aux. voyageurs à 24 shillings banco, 32 shillings ou davantage par cheval, selon les circonstances et les pays. On demande moins dans les districts peu habités que près des grandes villes, moins pour une petite que pour une grande rapidité de transport. Outre les chevaux de la voiture, il faut encore que le voyageur paye le postillon , le garçon qui les accompagne (3 sh. b. par cheval et par mille), l’aubergiste de chaque station (2 sh. b. par cheval et par mille), etc. La coutume est d’envoyer d’avance, aux stations de poste, des .Fotbuda, spécifiant le. nombre des chevaux qu’on désire, et l’heure à laquelle on veut partir ou prendre un repas, etc. De cette manière, on ne souffre aucun retard-.

13. îiùtots. — Les hôtels qui méritent ce nom sout très-rares, même dans les grandes villes. Dans l’intérieur, il faut s’accommoder des lits et de la mauvaise chère qu’offrent lés aubergistes, simples paysans, pour la plupart. Tous les prix sont fixés par un tarif modéré. Quand le voyageur est mécontent, il écrit ses réclamations dans le Üaijbng, ou livre de plaintes de l’auberge.

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