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ROUTE 362 : DE GENÈVE A NEUCHATEL

ral ), en ail. Ifferten, VEburodunum des Romains , V. de 3819 hab. dont 157 cath. , bâlie sur la rive dr. de l’Qrbe ou Thièle, à quelques centaines de pas de l’endroit où cette rivière se jette dans le lac de Neuchâtel. Yverdun se compose de trois grandes rues parallèles qui aboutissent à une belle place entourée de divers édifices, construits, ainsi que la plupart des maisons , en grès jaune. Parmi ses monuments publics , on remarque t le château flanqué de quatre tours, élevé, -en 1735, par Conrad de Zæhringen. et agrandi, en 1260, par Pierre de Savoie ; l’hôtel de ville et l’église, qui datent ■du siècle dernier. Plusieurs ponts la font communiquer avec les faubourgs, et de magnifiques promenades, plantées de tilleuls et de peupbers, l’entourent presque entièrement ; l’une d’elles renferme une place d’armes. — Des collines voisines on découvre de belles vues sur le lac et les Alpes. — Yverdun possède un collège, une bibliothèque, un hôpital, de nombreuses sociétés de bienfaisance , un institut de sourds-muets , un musée , une bibliothèque de 12 000 vol.

L’origine d’Y verdun remonte probablement à l’époque gauloise. Après avoir subi au moyen âge le seul des autres villes de la Transjurane, Yverdun passa, en 1134, sous la domination des comtes de Zæhringen , et , en 1259, sous celle de Pierre de Savoie. Sous les successeurs de son nouveau maître, elle devint l’une des quatre bonnes villes , ou villes privilégiées du pays de Vaud. Détruite à moitié par un incendie et par une inondation au xv* siècle, prise par les Suisses en 1475, reprise par le comte de Romont trois ans après, elle se soumit, le 24 février 1534, aux Bernois, qui la gouvernèrent par des baillis jusqu’à la Révolution. Depuis 1798, elle fait partie du canton de Vaud.

On peut, d’Yverdun, monter, soit au Chasseron (3 h. env.), 1187 mèt., soit à l’Aiguille de Beaulmes (3 b.

env.), 1563 mèt., soit au Suchet ( 3 h. env.), 1597 mèt. — On y découvre les lacs de Bienne, de Morat, de Neufchâtel et de Genève ; les cantons de Vaud, de Fribourg et de Berne, etc.

d'YVERDUN A NEUCHATEL.

A. Par le lac.

Bateaux à vapeur; deux départs par jour: d’Yverdun, à n h. du matin et à 2 b. 45 min. de l'après-midi; de Neuchâtel, à 9 h. du matin et à midi 45 min. N. B. Les heures de départ varient. Prix : 3 fr. 50 c. et 2 fr. On touche a Concise, à Saint- Aubin ét à Cortaillod. Barques particulières dans tous les ports.

Le lac de lüeuchàtel ou d’i'verriun, ou encore d’Emtavayer, est situé, comme le Jura, dans la direction du S. O. au N. E. , entre les cantons de Neuchâtel, de Berne, de Fribourg et dé Vaud. 11 a actuellement 9 1. de longueur, 2 1. de largeur entre Neuchâtel et Cudrefin (plus grande largeur), 129 mèt. de profondeur dans l’endroit le plus profond, et 436 met.

d' élévation au-dessus de la mer. Le niveau de ses eaux varie de 2 mèt.

env., il verse les dans le lac de Bienne. — Ses poissons sont renommés. — 11 est t res-orageux, surtout le soir, lorsque le vént d’ouest y souffle par rafales. La navigation y est dangereuse, on ne l’a vu gelé entièrement que quatre fois, en 1573, 1656, 1795 et 1830.

B. Par terre.

7 lieues 5/8. — Route de poste 12 p.2/8). Diligence, 1 départ tous les jours à 5 h. de l’après-midi. — Trajet en 3 h. 53 min. — Prix : 6 fr. et 4 fr. 90 c. — Chemin de fer concédé et en construction d'Yverdun à Vauxmarcns (compagnie de l’Ouest- Suisse), 15 kil., et de Vauxmarcus à Neuchâtel, iskiL (compagnie Franco-Suissej.

Au sortir d’Yverdun, on longe les bords marécageux du lac dans la direction du N. O., puis on franchit la Brine. Au delà du hameau des Tuileries, on suit vers le N. E. le bord même du lac jusqu’à

35 min. (irandnen, en ail. Gransee, (bôt. ; le Lion-d’Or, la Croix-Bouge), petite V. très-ancienne de 1248 bat), située sur une colline. Eglise aussi peu connue que remarquable. Vieux et grand château. Charles le Té-

SüISSE.

inéraire y fut battu par les Suisse»

en 1476.

La route, s'éloignant un peu du lac, iraverse plusieurs villages ayant en- , semble une population de 410 hab.

et passe à

45, min. Onnens, v. de 328 hab.

puis à Corcelles , v. de 229 hab.

On se rapproche du lac pour descendre à

35 min. Concise (hôt. : de l’Êcu de France), v. de 746 hab. situé au bord du lac.

On gravit ensuite les derniers escarpements de la base du Mont-Aubert, haut de 1348 met., et l’on franchit la Diaze pour atteindre La Lance , anc. chartreuse bâtie, en 1320, par . 'thon de Grandsori.

On entre dans le canton do Neuchâtel, 1 kil. environ en deçà de

1 h. Vauxmarcus , en ail. Famergù, ham. de 182 hab., localité où se rencontreront les chemins de fer de l'Ouest-Suisse et Franco-Suisse. Beau château appartenant aujourd’hui à la famille Büren.

30 min. Wuint Aubin (hôt. : des Deux-Couronnes), v. de 530 hab. De là on peut faire une charmante promenade au sommet du Mont-Aubert (belle vue).

Au delà de Gorgier, v. de 868 hab.

on monte au v. de

1 h. 15 min. Bevaix , v. de 740 hab. , dont les vignobles donnent des produits non moins estimés que ceux de Cortalllod . gros v. de 1110 hab., situé près du lac, à 500 met. de hauteur.

La grande route reste à une certaine distance du lac jusqu à

35 min. Botidry (hôt. : la Maisonde-Vilie), v. de 1378 hab. patrie de Marat. — A g., s’ouvre le Val de Travers.

On traverse la Reuss. donton longe pendant quelque temps la rive g. , puis on entre à

35 min. Colombier , V; de 8S0 hab., situé sur une éminence entourée de vignobles, de prairies et d’arbres fruitiers; il fut ie séjour favori de Keith, ami et général de Frédéric le Grand, et gouverneur de Neuchâtel de 1760 à 1770. Le château sert de

caserne aux troupes cantonales et fédérales.

A (25 min.) A uvernier , ail. Aver- .nach. v. de 677 hab. , où le lac forme une jolie baie ; on y récolte les vins blancs les plus estimés du canton.

En suivant le rivage, on arrive bientôt à Serrières, où l’on remarque le pont construit, en 1807 , par le maréchal Berthier, sur une belle rivière, dont le cours n’excède guère 100 mèt.

Nombreuses manufactures. Le château de Beauregard domine le paysage.

On traverse le canal du Se von avant d’entrer à.

30 min. (7 1. 5/8.) itfeuchâtel, en ail. Neuenburg (hôt. : le Faucon ; des Alpes, au bord du lac, du Commerce) le 21" canton par l’ordre de son admission, le 13* par son étendue, Le 15e par sa population 76 968 hab.), capitale du canton de ce nom, petite V. de 7727 hab., bâtie en amphithéâtre, au pied du Jura,- à l’embouchure du Seyon. sur la rive occidentale du lac qui porte son nom. Elle se compose de deux parties bien distinctes, l’une moderne, occupant un terrain plat , l’autre ancienne , s'élevant sur deux collines du Jura.

Neuchâtel fut construit, en 1135, par le comte Ulrich de Vinetz, dépendit du royaume de Bourgogne jusqu’au xii*siècle, et fut réuni ensuite à l’empire germanique. En 171)7, la souveraineté fut décernée au roi de Prusse; en 1806, Napoléon se fit céder ce pays et le donna à Berthier; en 1815, il retourna à la Prusse, et en 1848, il s’est rendu indépendant.

Monumbnts et cubiosités. — Le vieux chdteau, bâti sur la colline occidentale, au xin" siècle, par l’un des Berthold, est occupé aujourd’hui par le conseil d’État.

L'église collégiale de Notre-Dame, situee près du château, est divisée en trois nefs, terminées par des absides circulaires. Elle appartient à plusieurs époques; brûlée et reconstruite partiellement en 1249 et 1269, elle n’a conservé de sa construction primitive que les parties orientales, qui paraissent appartenir à la première moitié du x* siècle. — La tour date de 1276.

A l’intérieur, on remarque près du

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