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LAUSANNE

Hôtels.— .Gibbon, place Saint-François, près de la poste : on l'aperçoit de la gare-, chambres, 2 fr. et au-dessus; service, 1 fr. ; bougie, 50 c. ; thé ou café, i fr. 50 c.; dîner à table d’hôte, 3 fr. à l et à 8 h.; 4 fr. à 5' h.; — du Faucon, rue Saint- Pierre, également bon ; — de la Po'te, place Saint-François, prix plus modérés, etc. — Pensions: M. Carey, à Beau-Séjour;—le pasteur de la Harpe, au Chêne. — Cafés : Sur la place Saint-François. — Au Casino, avec restaurant. — Bains chauds : Sur la place de la Riponne, au Lion-d'Or, rue du Bourg.

Poste aux lettres et Diligences. — Place Saint-François. Les bureaux des lettres sont ouverts de 7 h. 1/2 du matin à 8 h. du soir.— Le bureau des voyageurs est ouvert de 4 h. du matin à minuit.— Le bureau du télégraphe est au t" étage.

Poste aux -chevaux. — Rue Martheray, 51.

C’est sur le versant méridional du Joratque se trouve située, à 144 mèt.

au-dessus du lac de Genève, et 519 mèt. au-dessus de la mer, uiisEnne, V. de 17 108 hab., dont 16 101 réf., capitale du canton de Vaud, le 19* de la Confédération par l’ordre de son admission , le 4* par son étendue , et le 3' par sa population (198 575 hab.), qui occupe trois collines et les vallons intermédiaires, au confluent du Flon et de la Louve. Depuis quelques années de grands travaux ont été entrepris pour assainir et embellir Lausanne.— Le pont Pichard, qui lie la colline de Saint-Laurent à celle du Bourg, et la route d’Yverdun et d’Orbe à celle de Genève, a 24 mèt. de hauteur, 9 mèt. 90 cent, de largeur, 180 mèt. de long; les arches inférieures sont au nombre de cinq, les arches supérieures de dix-neuf. On y découvre un beau point de vue.

Lausanne fut autrefois une station romaine ; jusqu’à la Déformation , elle porta le titre U’évèché. — Prise par les Bernois, en 1536, elle fut réunie à leur canton avec tout le pays de Vaud.

SUISSE

En 17 98, la Révolution la rendit libre et indépendante.

MONUMENTS ET CURIOSITÉS.— Le *hâtoBu, vaste cube en pierres de taille, construit au xv° siècle , est surmonté de quatre tourelles en briques. Lo conseil d’Etat siège aujourd’hui dans ses murs. On découvre une belle vue de sa terrasse. — Le collège académique , construit en 1587, renferme, outre les salles consacrées à l'enseignement, l’école normale, le musée cantonal, un beau cabinet de physique, la bibliothèque cantonale (40 000 vol.), ouverte toute l’année, excepté le dimanche et la première quinzaine de septembre, de midi à 4 h. (de uov, à mars), et de 1 h. à 8 h. (de mars à nov.) ; et celle des étudiants (7000 vol.).

Le musée cantonal , fondé en 1818, est ouvert les dimanche, mercredi et samedi, de 11 h. à 3 h. (concierge, cité Devant, n° 3, aupremie-'); il renferme une collection des minéraux de la Russie, et autres collections minéralogiques , botaniques et zoologiques ; et divers objets légués par Napoléon au duc de Heîchstadt.

La cAthédrblc de Lausanne (ouverte le jeudi seulement, les autres jours il faut s’adresser au marguillier, 6, escalier du Musée), l’une des plus belles églises de la Suisse, fut fondée, l’an 1000 de notre ère, par l’évêque Henri, reconstruite au xm* siècle, à la suite d’un incendie; consacrée, en 1275, par le pape Grégoire X: en partie reconstruite par l’évêque Boniface et son successeur ; enfin réparée, en 150(1, par l’évêque Aymon de Montfaucon. Elle a la forme ïl’une croix latine. La base de la croix est au grand portail, au couchant ; le haut forme le chœur. Sa longueur est de 93 mèt.

L’intérieur de la cathédrale de Lausanne se compose: d’un vestibule entre deux chapelles ; d’une nef, divisée en huit travées-, d’uu transsept accompagné de deux chapelles et d'un ■sanctuaire, entouré d’un passage destiné au parcours des processions. On y compte mille colonnes. Le jour y pénètre par soixante-dix fenêtres.

On y remarque surtout une fenêtre ronde appelée la rose, et garnie de vitraux qui représentent des sujets de

l’histoire sacrée, les stalles sculptées (1509). Les tombeaux- du chœur sont presque tous intéressants, soit au point de vue de l'art, soit à cause des restes illustres qui leur ont été confiés ; le plus curieux est celui d’Othon de Grandson, tué en duel par Gérard d’Estavayer, en 1397.

Parmi les autres tombeaux, nous signalerons ceux: de la -jrmeesse russe Orloff, empoisonnée, (lit-on, par l’ordre de Catherine 11 ; de Bernard de Menthon, fondateur de l’hospice du Gfand Saint-Bernard, auquel il donna son nom; de Marius. premier évêque de la ville; et celui en marbre blanc (par Bartolini) d’Henriette. première femme de M. Strafford Canning.-

Trois tours et plus de la moitié de l’ancien palais des évêques (aujourd*hui une prison) ont été abattues en 1807, pour construire la terrasse qui s’étend devant la cathédrale et d’où l’on découvre une admirable vue.

En face de la halle aux blés, inaugurée en 1870, s’élève le musée cantonal des Beaux-Arts ou musée Artaud.— Ce musée, ouvert les mêmes jours et heures que le musée cantonal (concierge au rez-de-chaussée), contient: au rez-de-chaussée, une école de dessin , et, il l’étage supérieur, une galerie de peinture et de sculpture.

Un y remarque un llosenlaui et la Foret de Ftnges, par Diday, le Lac de llrienx, parCalame, la Mort du major Dar.el et les llomains passant sous le joug, par Gleyre, des aquarelles de Ducios et des tableaux des peintres vaudois. Celui des portraits qui attire le plus d’attention est le portrait de Mme de Warens.

Promenades et excursions. — Le faubourg du Chêne conduit de l’hôtel Gibbon à la longue esplanade de Montbenon, promenade et place d’armes d du l'on découvre une belle vue, d’un côté, sur le lacet les Alpes, de l’autre, sur le ravin du Flon, Sous les terrasses des rues de Bourg et de Saint-Pierre se prolonge la promenade appelée Derrière Bourg ou du Casino.

On peut encore se rendre au champ de l'air, d'où l'on découvre une vue magnifique; à l’esplanade des Belles -

ROUTE 3 V)l* : DE GENÈVE A BERNE.

Roches, d’où l'on jouit d’un des plus I beaux points de vue de Lausanne ; à la Plaine du Loup, plateau élevé sur lequel Charles le Téméraire rassembla, en 1476, l’armée avec laquelle il alla se faire battre à Morat.

Mais de toutes les promenades des environs de Lausanne la plus intéressante est encore celle du gignnl et de la forêt de Saurabelin (45 m. de la place Saint-François). On y découvre une vue admirable, sur le Léman, la vallée du Rhône, les Alpes du Valais, de la Savoie, le canton de Vaud, Ouchy, la tour de Gourze et les Alpes élevées du canton de Fribourg.

De Lausanne à Berne, B. 365 ; — à Martigny, R. 384.

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