‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 527 sur 816 · kil. Grandvaux, v. de 623 hab · texte numérisé non relu

kil. Grandvaux, v. de 623 hab

dont les vignobles sontrenommés.

A g. s’élève le mont csourze, haut de 928 mèt. , et d’où l’on découvre une vue admirable ; cette montagne porte les ruines d’une vieille tour.

Laissant à dr., sur le bord du lac, Cully, pet. V. de 880 hab. , le chemin de fer franchit sur un petit viaduc le ruisseau deCrêtd’Êpesses, et s’enfonce dans le souterrain de Connallaz, long de 460 mèt.

II kil. 600 mèt. ,Publos, petit v. situé à 608 mèt., dans un bassin circulaire formé par le ruissçau Foretay, à 233 mèt. au-dessus du lac dans lequel elle va se précipiter de rocher en rocher.

Au delà de Publoz, la voie ferrée laisse à dr. Puxdmtx et à g.

Iæ lac de lirai ou Uret, petit lac poissonneux, de formé. ovale, qui occupe, sur une longueur d’une demilieue environ, la partie inférieure d’un joli vallon. Sa profondeur est d’env.

32 mèt., son élévation de 670 mèt.

C’est à son extrémité orientale qu’on a retrouvé les ruines de Bromagus.

19 kil. Granges , v. situé à 765 mèt.

à la dr. et au sud de la station de ce nom. Traversant alors sur un fort remblai la vallée basse de la Biordaz , on franchit la Broyé, et on laisse à g. Palésieux, v. de 427 hab. réf., situé dans un terrain marécageux. — On y a trouvé des antiquités romaines,

24 kil. Oron-le-Chdtel , v. de 162 hab. ainsi nommé du vieux château de la famille d’Oron, qui domine toute la contrée. A 1 kil. au S. O. , se trouve Oron-la- Ville, v. de 325 hab. réf.

30 kil. Vaudcrens , v. de 205 hab.

station de nue, en ail. R uw (hôt. :

Hôtel-de-Ville) , de 504 hab. , situé sur la rive droite de la Broyé, et remarquable par son château, qui, bâti à 708 mèt., offre une vue magnifique sur les Alpes et le Jura.

Au delà de Vauderens, le chemin passe sous une montagne boisée, dans un tunnel de 910 mèt. de longueur.

34 kil. 700 mèt. Sivirier , ou Siveriez, v. de 319 hab. On aperçoit de loin sur un mamelon, haut de 764 mèt.

40 kil. Roniont, Mons Rotundus, en ail. Remtind (hôt. : la Couronne) , V. de 1238 hab., entourée de fortifications , à la hase orientale desquelles coule la Glane, et dominée par les tours et les créneaux de son château, qui fut fondé, dit-on, au x* siècle , et rebâti en grande partie de 1577 à 1580. 11 s’y tient, des foires de bétail, et surtout de chevaux, trèsfréquentées. — L’église paroissiale, achevée en 1296, n’offre de remarquable que le chœur.

Au S. E. de Romont , on remarque le beau château de Mésières

44 kil. 700 mèt. F Mas -Saint- Pierre, en allemand, YiUa-St-Peter, v. de 318 hab., situé, au delà de Lussy, près de la rive g. de la Glane.

52 kil. 200 mèt. Cottens , v. de 268 hab.

59 kil. 300 mèt. ilalran , v. de 314 hab. On laisse à dr. te confluent de la Glané et de la Sarine, avant d’entrer à

65 kil. 300 mèt. Fribourg, en ail.

Freiburg, en ital. Friburso ( hôt. ; Zæhringer-Hof, près du pont (bon); des Merciers, près de l’église (bon);

SUISSE

du Chasseur (passable); le Faucon ; du i Pont-de-Fer, hors de la ville, sur la route de Berne), chef-lieu du canton de ce nom,V. de 9065 hab. .dont 8554 cath.et.511 réf. , moitié allemande et moitié française, située à 628 mèt.

d’altitude, en partie dans une petite plaine, en partie sur un promontoire de rochers de grès formé par les détours de la Sarine. Elle est divisée en quatre quartiers : le Bourg, l’Auge, les Places et la Neuve Fille ; et cinq ponts relient les deux rives de la Sarine.

Fondée en 1179, par Berthold IV, Fribourg passa d’abord sous la domination des comtes de Kybourg, puis sous celle des comtes de Habsbourg ; elle se soumit ensuite aux ducs de Savoie (1452-1477), puis devint indépendante, et se fit admettre dans la Confédération suisse.

Dans le quartier du Bourg, on peut visiter : ■ ' ■

"L 'église paroissiale et collégiale de Sairu-Nicolas (la cathédrale), fondée en 1183, et terminée seulement en 1500. ta tour a 78 mèt. de haut (belle vue de la plate-forme). Le chœur actuel date du xvn” siècle. On remarque surtout à l’intérieur de l’église :

l’orgue (achevé en 1834 ) renommé d’Aloys Mooser.il compte 63 registres et 4271 tuyaux, dont quelques-uns ont 10 mèt. de long, et il imite la voix humaine, le tonnerre, le vent, etc.; la sonnerie, qui passe pour la plus belle de la Suisse; les stalles du chœur, ornées de sculptures; le monument élevé en 1852 à Aloys Mooser, etc.;— V église Notre - Dame , restaurée en 1854; — l’église des Cordeliers ; — la Maison de Ville, construite en majeure partie dès 1514.

Dans le quartier de l’Auge (die Au), se trouve : - -

Le couvent des Augustins, fondé en 1224 et possédant un curieux maître autel ; — 1 hôpital Saint-Jacques, — le Grabensaal, coteau couvert de prairies,

— le Dürenbühi, hauteur surmontée par une tour flanquée de remparts.

— le quartier des Places (en ail. der Welsche Platz), déjà connu en 1281 , renferme ; le Pensionnat ou l’École des Jésuites, l’édifice le plus vaste de la

ville; il a été fermé à la suite des événements de 1847. L’École cantonale, la Bibliothèque. (30 000 vol.)

On peut encore visiter les deux ponts suspendus, dont l’un conduit en deux minutes du sommet de la première côte au point culminant delà seconde.

Ce pont magnifique, d’une seule travée, part de l’emplacement de l’ancienne boucherie et aboutit au Schœnenberg. Deux beaux portiques d’ordre dorique et de 26 met. d’élévàtion le terminent. 11 a coûté 370000f:

L’autre pont suspendu fut jeté, en 1840, sur la vallée du Gotterori. Ce pont, plus élevé que le premier, a 97 mèt. au-dessus du fond ae la vallée qu’il traverse. ‘ v

Les promenades de Fribourg les plus fréquentées ou les plus agréables sont :

Les Grand’ places ou Place d’armes, au delà de la porte de Ttomont; — le pré de l’hôpital et Jolimont ( à g. des Grand’places); — les bords de la Sarine; — la gorge du Gotleron, près de l’ancien pont de Berne.

La Chapelle de Saint-Barthélemy , située à 15 min. au N. E. , offre une belle vue sur la ville et sur là vallée de la Sarine. Du plateau de Bertigny (30 min. de la ville) , on découvre aussi de belles vues sur les environs . le canton, le Jura, les Alpes et le Mont-Blanc, qu’on voit encore de Jolimont.

1 h. 30 m. l'ermitage de SainterMa- ’deleine, considérablement augmenté, vers la fin du xvn* siècle, par Jean Dupré de Gruyères.

’de fribovrg a rf.rne.

1“ Par le chemin de fer.

3o kîl. 200 mètres.

On passe sous une partie de Fribourg. dans un tunnel ae 120 mèt. de longueur; puis, après avoir longé la rive g. de la Sarine, on traverse cette rivière sur un pont en treillage de fer, d’une longueur totale de 360 mèt.

71 kil. 400 mèt. ctula, en ali. Dùgen, v. de 2692 hab.

77 kil. Schmillen, v. de 205 liab., Situé à dr. , à 653 mèt. Fresque im~

ROUTE 3fio : DE NEUCHATEL A BERNE. "81

médiatement au delà de cette station, le chemin de fer, traversant dans un tunnel de 390 mèt. un mamelon hoisé qui domine le hameau de Mühlethal, reprend la direction du N. E.-, longe la rive g. delà Tafferha, traverse la Taflerna , puis un seoond tunnel long de 165 mèt.avaYit de reprendre la direction de l’E. , en deçà de

83 kil. 400 mèt. Flamatt, ham. situé près de la rive g. de la Sengine, ou Sense, que l’on va franchir plus loin, sur un pont de 80 met. et de 3 travées, pour entrer dans le canton de Berne, près du ham. de Thôrishaut, après avoir laissé Neueneck à g-. , sur la rive dr. de la Singine. (F. ci-des-i sous.)

On traverse Wangen et Nideruangen, puis, laissant à dr. la forêt de Kœnizberg, à gauche le gros village de Bûmplits (2112 hab.), et la vaste forêt de Bremgarlen, on croise la route de poste de Berne à Neuchâtel , avant d’indincr à l’E. , à peu de distance de Berne.

95 kil. 500 mèt. Berne (R. 358).

2» Par Neueneck.

61. 4/8 (2p. 2/8). Diligence t. Iesj.en3b. 25 m.— Prix : 5 fr. 20 c. et 4 fr. 25 c.

Au delà du pont de fil de fer, on atteint (15 min.) Chapelle Saint-Barthélemy , où on remarque surtout l’église paroissiale, le collège des lèsuites et le pont suspendu. On traverse ensuite :

45 min. itariahilf, ham.

1 h. Lanthen, et l’on suit la rive g.

de la Tafferna. A partir de (30 min.) Mühlethal, on longe le tracé du chemin de fer (F. ci-dessus), jusqu’à (30 min!) Flamatt.

15 m. (1 p. 2/8 de Fribourg) Senmebrücke, en franç. Singin£, Bureau de péage près duquel, traversant la Singinc, on sort du canton de Fribourg pour entrer dans le canton de Berne.

On remonte à

10 min., itcucnerk (Ilôt. : Bær), v. de 2115 hab., dans l’église duquel les villes de Berhe et, de Fribourg jurèrent , en 1721, leur traité d’alliance.

Au delà de (1 h. 35 min.) frieder-

xcangen , on croise le chemin de fer, que l’on côtoie.

1 h. (1 p. de Singine, 6 1. 4/8 de Fribourg) Berne (R. 358).

3° Par Laupen

6 b. 30 m. — Route de voitures.

A 15 min. en deçà de Mariahilf (F.

ci-dessus, A), on laisse à dr. la route de Neueneck, puis à g. le chemin de l’ermitage de Sainte^ Madeleine. On traverse ensuite le hameau de Saint - Wulfgang , avant

1 h. 10 min. Düdingen, eh franç.

Guin, v. d’où l’on peut aller visiter les bains de Bonn (30 min. env.).

1 h. 15 min. Oberbcesingen , v. de 1124 hab. La Singine, que l’on fran-

’ chit ayant d’entrer à Laupen , sépare le canton de Fribourg de celui de Berne.

20 min. Laupen, petite V. de 651 hab., est située dans une contrée fertile, sur la rive dr. de la Singine, près du confluent de cette rivière avec la Sarine, et au pied d’une côilîne surmontée d’un château.

Laupen doit la -célébrité dont elle jouit à la bataille qui porte son no ny et qui s’y livra entre les Bernois et les comtes de Neuchâtel, de Kyburg, de ThUn, la ville de Fribourg, etc.

2 h. Matzenried.

45 min. Bûmplits, v. de 2112 hab., avec un château.

Au delà de Befhehem , on côtoie le Bremgartenwald , ét on croise le chemin de fer, près du Wéyermanns- Haus.

1 h. Berne (R. 358).

Page 1