FLORENCE ET SES ENVIRONS
Hôtels : — d'Italia (rde Borgo Oghissanti, n" 3358 ', au midi sur l’Amo. — Délia Gran Brettagna (lungo l’Arno, n* 1098L — De l’Arno (même situation). — Du Nord (place Santa Trinità,n° 1128). — Délia Vittoria, à côté de l’Italia. — D’Europa (rue dei Legnajoli, n* 4180). — Pension Suisse (■vis-à-vis le beau palais Strozzi;. — Dellà Nuova York (lungo l’Arno, n» 4172). — D'York (rue dei Cerretani). — Delle Quattro Naiioni (lungo l’Arno, n»471 ). — De la ville de Londres (rue délia Vigna Nuova, n” 4 151). — Di Porta Rossa (rue du même nom). —Délia Luna (rue Condotta, près la place du Grand-Duc). — Del Leon Bianco (rue delta Vigna Nnova, n” 4124).
Appartements garnis. — On peut se loger pour le prix de 12 à 20 francesconi par mois.
Restaurateurs : — Délia Luna (ci-dessus). — Délia patria (rue dei Calzajoli). — Delle Antiche Carrozze (rue Borgo SS. Apostoli, n* 1166). — Délia Stella (rue dei Calzajoli). — De la Ville de Paris (rue délia Spada, n« 4091).
Pâtissier renommé et glacier : Castelmuro (via Calzajoli).
Cafés : — Le café Doney (rue dei Legnajoli, près la place Santa Trinità) est le plus fréquenté par les étrangers. — Del Bottegone. — D’Europa. — Del Piceolo Elvetico (place du Dôme). — Wital. — Toscano (marché Neuf). — Minerva (rue Vacchereccia). — Retieo(rue Calzajoli).
Poste aux lettres. — Place du Grand- Duc. •
Cabinet de lecture de vieusseux, place Santa Trinita.
Libraires : — Molini (rue degli Archibusieri, près dn ponte Vecchio). — Bettini (place S. Gaetano). — Lapi et C», snccess. de Pialti (rue Vacchereccia). — Ricordi et Jonhaud (place du Dôme).
Marchands degravcres. — Bardi (place
S. Gaetano).
Théâtres : — Délia Pergola (rue du même nom), le grand Opéra. — -T.Nuovo (me dei Cresci). — T. dei Cocomero (rue du même nom), tragédie et comédie. —
T. Leopoldo (rue dei Cerchi), prix variables. — Alfieri (me Pietra Piana). — T.
Borgognissanti (rue Borgo Ognissanti ).»—
ITALIE
T. délia Pjazza Vecchia di Santa Maria Novella. — T. Goldoni (via Santa Maria).
Curiosités et objets d’art. — Freppa (via di Rondinelli).
Magasin de mosaïüues en pierre dure.
— Bianchini (derrière l’église S. Lnrenzo).
— Bosi ;rue del Cocojnero, n° 6178). — Corsi (Borgo Ognissanti, n« 4010).'— Boninsegni (lungol'Arno, n» 1188). — Mannajoni (lungol’Arno N.).
Magasin d’albatres. *— Bazzanti ilungo l’Arno). — Bernardini (id.). — Becucci. —
— Porcinai (rue de Legnajolr). — Pisani (Borgo Ognisanti, n" t'»
Fabricants de chapeaux de paille. — Bacfiotti (rue Baccano). — Conti (Mercato Nuovo). — Del Panta. — Porcinai (rue dei Calzajoli). — De Cesaris (rue du Mercato Nuqvo). — Gunin (rue Vacchereccia). — ’ Nannacci ; Orsucci ; Piefotti (rue Porta Russa). Vettori (rue Baccano).
De quelque point qu’on l’aperçoive, dos hauteurs de Fiesole, de celles de S. Miniato ou des jardins de Boboli. Florence, par sa situation et le relief élégant de ses monuments, justifie déjà ae loin le Tenom de beauté que lui ont attiré ses édifices et se6. trésors artistiques ; mais , dès qu’on y entre, on est frappé de l’aspect que présentent ses anciens palais aux constructions massives, sévères, sans colonnades, dont les noires façadesressemblent à des murs de citadelles.
Florence est divisée en deux parties inégales par l’Arno. La ville ancienne était primitivement sur la riverseptentrionale seulement. Aussi est-ce ae ce côté qu’elle a acquis le plus de développement. Les quais (désignés sous le -nom de Lungo l’Arno) ont été récemment prolongés, à la dl\ du fleuve, depuis le pont alla Caraja jusqu’aux Cascine. >
Ponts. — Le premier en 'amont est 1 e ponte alla Grazie (1237). Il y a des maisons sur les piliers. Ce pont solide a résisté à toutes les crues de l’Arno.
— Ponte Vecchio , rebâti à neuf (1345) par Taddeo Gaddi ; il occupe l'emplacement du premier pont de Florence.
Au-dessus court une galerie servant de communication entre le palais Pitti et les Uffizi elle palazzo Vecchio. — Ponte Sta Trinitù , de Bart. Ammanati,
ouvrage remarquable par sa hardiesse pour le temps (1559) et sa grande élégance de forme.
Places. — Les principales sont cel-' les : du Grand-Duc; du Dôme; de Ste- Marie-Nouvelle ; Maria Antonia, la plus grande de Florence; St- Marc; de l'Annrmciade ; de Sta Croce. Au delà de l’Arno : les places devant le palais Pitti; S. Spirito; del Carminé.
Plàce du Grand-Duc. — Elle est à Florence ce que la place Saint- Marc est à Venise. Ce point central a un aspect tout à fait caractéristique. Le palais Vieux ( palazzo Vecchio), sévère, massif, rappelle les luttes orageuses de la liberté; et les monuments de l’art disséminés dans ce forum florentin en font une sorte de musée. On y voit le célèbre David de Michel-Ange; 'Hercule assommant Cacus, groupe de Baccio Bandinelli; la fontaine de Neptune, par Ammanati (15fS3) ; la statue équestre de Cosme Ier, par Jean Bologne.
Sur un des côtés de la place est le portique dit : la Loggia de Lanzi, par Orcagna (1355) , contenant : le Persée de Bcnvenuto Cellini- les groupes d’Hercüle et Nessuset de l’enlèvement de la Sabine, par Jean Bologne; Judith et Holopherne, parDonatello, etc.
(Pour la notice sur le Palais Ducal, voir p. 886.) .
Dômf. (Santa Maria del Fiore). — Ëgl. commencée en 1298par Arnolfodi LapO; la longueur est de 426 p. ; lareur dans le transsejit 313 p. : hauteur e la nef du milieu 143 p. L’intérieur, par la forme ogivalé des arcades, appartient encore à l’architecture du moyen âge. Mais la coupole dont le génie de Brunelleschi couronna l’édilice est une création hardie de laquelle date l’architecture moderne. Son projet trop fort pour son temps fut longtemps-incompris; on le crut fou; on Tinjurin. Sa persévérance triompha de la stupidité ae ses contemporains. La coupole de Brunelleschi précéda de plus d’un siècle" celle de $aint-Pierre de Rotae, et elle a un pied de plus de diamètre. A sa mort (1444) elfe était achevée, à l’exception de la lanterne.
Le diamètfe extérieur du dôme, pris à sa naissance, est de 160 pieds; la hauteur du sommet de la croix, au-
ROUTE 446 i -FLORENCE.
dessus du sol de l’église , est de 330 ; l’épaisseur du tambour, de 14; celle de la coupole intérieure, à sa naissance, de T ; de la coupole extérieure , à sa naissance, de 2. — A l’intérieur , du dôme sont les mausolées de Brunelleschi , de Giotto , de Marsile Ficin ; une Piété, groupe non terminé, de Michel-Ange ; des statues de Donatello, etc.
Campanile. — Ce beau clocher, de 258 pieds de haut, fut commencé par Giotto en 1334, et terminé sur ses dessins par Taddeo Gaddi. Il est orné de statues et de bas-reliefs.
Baptistère (S. Jean-Baptiste). — Octogone; restauré en 1293 par Arnolfo di Lapo. Les portes de bronze de oet édifice sont un des monuments précieux de l’art italien. Celle du S. est
Îiar André de Pise (1330) ; les plus beles et les plus célèbres sont celles de Ghiberti, qui, âgé de 23 ans, l’emporta dans le concours sur ses concurrents, au nombre desquels était Brunelleschi. Il consacra 20 ans à l’exécution de la porte du N. — A l’intérieur sont divers objets d’art.
Églises.— Sta Annunziata (xin's.).
(Dans le portique qui précède sont des fresques très-remarquables d'Andrea del Sarto, de Pontormo , de ï’rancia Bigio. — A -l'intérieur : Assomption), du Pérugin ; peintures de divers artistes).-Dans le cloître de l’Annunziata, ou des Servîtes , est la célèbre fresque de la-Madonna del Sacco, par Andrea del Sarto'.
Carminé. Quelques pieds de , murs peints à fresque feront vivre à jamais l’église del Cauniue dans les fastes de l’art. Ces fresques, commencées par Masolino da Panicale. (t 1415?) , continuées par Masaccio (1402- 1443), morts jeunes tous deux, et terminées par Filippino Lippi (f 1505) , ornent la chapelle des Brancacci, échappée à l’incendie 'de 1771 , qui a détruit le reste de l’église,
Sta Croce (1294), par Arnolfo di Lapo, sorte de Panthéon florentin, contient les tombeaux de Galilée, de Michel-Ange, de Machiavel, d’Alfieri , etc. , des sculptures et des peintures, de divers artistes.
S. Lorenio. Monument de la munifi-
cence des Médicis (1425). — La sacristie nouvelle, construite par Michel-Ange, contient les fameuses statues d’un style si fier et si original de ce grand ar- «tiste : Laurent de Médicis {il Vensiero), Julien de Médicis; le Jour , la Nuit et le Crépuscule ; formant quatre figures allégoriques, groupées deux à deux sur les tombeaux des deux Médicis; un groupe da la Vierge avec l’Enfant Jésus.
Chapelle des Médicis, toute revêtue dtj marbres précieux et de pierres dures, et contenant des mausolées des membres de cette famille.
S. Marco (peintures). ■>— Dansle couvent contigu on va voir des fresques remarquables de Beato Angelico, et une Cène de Ghirlandajo.
Sta Maria NoveUa (1256-1357). — La façade commencée en 1350 fut terminée sur les dessins de Léon Bat.
Àlberti. (Madone de Cimabuë. — -Le chœur contient des fresques, œuvre très-remarquable de Domenico Ghirlandajo. Crucifix de Brunelleschi; le Paradis , fresque d’Andrea Orcagna , et ■l’Enfer, de- Bernardino Orcagna, etc.) Le cloître est désigné sous le nom de chiostro verde, à cause des peintures en camaïeu exécutées avec de la terre verte par Paolo Ucello. Dans la cha- , pelle degli Spagnuoli, peintures murales attribuées à Simone Memmi et à Taddeo Gaddi ; peintures dans le deuxième' cloître. — Pharmacie célèbre du couvent de .Sta Maria Novella.
Sta Maria Nuova (1418-1612). Quelques peintures.
Or San Michèle. Édifice gothique, carré, construit (1284) par Arnolfo di Lapo, pour servir de halle au grain (horreum); les statues de l’extérieur, par Donatello. Verrocchio, BacCio da Montelupo, Ghiberti, etc., comptent parmi les meilleures productions de l’ancienne école florentine; à l'intérieur se voit un tabernacle, merveilleux ouvrage par And. Orcagna.’.
S. Niccolo. Peintures.
Ogmssanti. Quelques peintures.
. S. Remigio. Quelques peintures.
S. Spirito. Égl. commencée par Bru- . nelleschi (sculptures et peintures des anciens maîtres) ; le campanile est de Baccio d’Agnolo.
ITALIE
Santa Trinità. — Fresques de Ghirlandajo.
Palais. — Le palais Vieux (palasio Vecchio) ; d’abord siège du gouvernement de la République, puis résidence , du grand-duc Cosrae , qui chargea Vasari de l’agrandir et de l’orner ; aujourd’hui siège des divers ministères.
Ce palais, ou plutôt cette forteresse d’un aspect si caractéristique, qui domine la place du Grand-Duc , est l’œuvre de l’Age viril de la liberté à Florence. Il fut commencé en 1298 par Amolfo di Lapo. — On remarque l’élégante décoration de la cour; la salle du grand Conseil, longue de 162 pieds, large de 76, construite par le Cronaca (1495), sur la demande de Savonarole, pour y réunir l’assemblée du peuple ; décorée de statues par Michel- Ange, Bandinelli, Jean Bologne, et d’un plafond peint par Vasari ; ainsi que la chapelle peinte par Ridolfo Ghirlandajo.
Portiques degli Uffizi (1560-74) , construits par Vasari. — Ces portiques servaient A ouvrir Une communication (par-dessus le Ponte-Vecchio) entre le palazzo Vecchio ,et le palais Pitti.
C’est à la partie supérieure de cette construction, consistant en deux galeries parallèles ayant chacune 430 p. de longueur et une galerie transversale donnant surl’Arno, que se trouve une des plus riches collections d’art, de l’Italie. L’espace n’ayant pas encore suffi, on dut y adjoindre par côté plusieurs salles prises sur les maisons voisines.
Galerie de Florence ou degli Uf- Fizi. —(Ouverte tous les j. de 9 à 3 h.). Série de peintures des vieux maîtres.
— Statues et bustes antiques. — Sculpture italienne (le Bacchus et l’Adonis, la tête de Ii ru tus, par Michel-Ange ; Bacchus, de Sansovino ; Enfants chantant et dansant, charmant bas-relief, par Lucch délia Robbia; Saint Jean- Baptiste, de Donatello, etc.).— Salle de l’Hermaphrodite. — Salle de Niobé:
suitede statues célèbres qui ont été attribuées à Scopas, et dont parle Pline l’Ancien. — Cabinet des bronzes antiques (célèbre statue de l’Orateur; l’Idolino; armes, ustensiles, etc.). — Cabinet (les bronzes modernes (le célè-
bre Mercure de Jean Bologne; ouvrages de Cellini, de Donatello . etc.). — La Tribune, célèbre sanctuaire de l’art (statues antiques: Vénus de Médicis, Apollino , Rémouleur , Lutteurs , Faune dansant, la tête et les bras sont de Michel-Ange; — Peinture : Sainte Famille, de Michel-Ange; Raphaël:
Vierge au chardonneret: Saint Jean- Baptiste; la Fornarina (?) ; portrait de Jules II: Titien: Vénus au petit chien; Andrea uel Sarto : la Vierge entre saint Jean et saint François; Mantegna; Perugin ; Corrége ; Guerchin ; Albert Durer, etc.). — • Plusieurs salles de tableaux des grands maîtres italiens. — Salledes portraits des peintres. — Salle des dessins et des gravures. — Cabinet des gravures. — Camées, médailles, poteries. — Musée étrusque.
Palais Pitti. — Bâti jusqu’au 2' étage par Brunelleschi ; Ammanati y ajouta la cour intérieure, et Giulio Parigi, les deux ailes. Ce palais djaspect cyclopéen est construit en blocs énormes taillés en bossage. Cette résidence princière, derrière laquelle s’étend le jardin de Boboli . contient une des plus belles galeries de tableaux de l’Italie :
Galerie Pitti: — Collection de plus de 500 tableaux, dont un très-grand nombre sont des œuvres hors ligne.
Nous en indiquerons .seulement quelques-uns ■: Raphaël, la Viergé à la chaise; Madone du grand-duc ; la Sainte Famille, dite del 1’ impannata; Vision d’Êzéclnel. — Michel- Ange : les parcs(?).
— Andrea del Sarto : Descente de croix ; Dispute sur le mystère de la Trinité.
— Fra Bartolommeo : Pietà ; Saint Marc. — Jules Romain : Danse des Muses. — Seb. del Piombo : Martyre de sainte Agathe. — Salvator Rosa : Catilina ; Forêt des philosophes. — Cristof.
Allori : Judith, etc.) — Bibliothèque du grand-duc (60 000 vol.).
Académie des beaux-arts. — On y voit une précieuse collection des anciens maîtres italiens.
Cenacolqdi foligno et Musée égyptien (rue Faenza). La belle fresque représentant la Cène (cenacolo) a été découverte en 1845 et achetée par le gouvernement 12 000 scudi. On Va attribuée à Raphaël.
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