DE FLORENCE A VOLTERRA
La route la glus rapide, soit qu’on vienne
ITALIE
de Florence, soit qu'on vienne de Livourne, est en chemin de fer jusqu’à Pontedera (R. 448 B.). Là on trouve soit une dilig. soit des voiturins pour Vqlterra. — On peut aussi aller à Volterra, en prenant le chem. de fer de Sienne jusqu’à Poggibonsi. De Poggibonsi à Colle, à mil. tosc., et de Colle à Volterra, 16 railles.
En quittant le chemin de fer à Pontedera, on entre dans la vallée fertile et bien cultivée de VEra. L’asnect devient plus aride en approchant ues montagnes volcaniques de Honte Catini qu’on laisse à dr.
Volterra (Velathri, Volaterra) , 4840 hab. ( hôt. : Unione; Corona; Croce di Malta), située sur une éminence. Du haut de la citadelle on a une vue étendue. Ancienne ville étrusque conservant des traces de son origine.
— Cathédrale , agrandie en 1*254 par Nicolas de Pise, et oratoire St-Charles (peintures).
Eglises : ■ — San Giovanni (Baptistère); San Francesco; San Agoslino; San Lino, etc.
Palais public. — (1208-1257).
Musée, — fondé en 1*731 ; après celui de Naples, le plus intéressant de l’Italie pour l’étude de l’antiquité étrusque.
Antiquités. — Restes des anciens murs (qui étaient trois fois plus étendus que l’enceinte moderne). — La Porte de l’Arco (autrefois d’Hercule, au S. et à peu de distance du Baptistère).
— En dehors de la Porte de Diane , à moitié côte, la Nécropole; les tombeaux ouverts ont été ensuite remplis de terre.
Environs. — Mines de cuiv're dé Montecatini (à 7 mil. S. E. env. de Volterra).
Au S. O. de Volterra sont :
Le ÿoje Volterrane, salines renommées, dans le val di Cecina.
Les Lagoni ( del Volterrano] , offrent un phénomène géologique curieux, qui se produit dans le voisinage du mont Cerboli , et qui a donné lieu <4 une fabrication dès plus importantes : à la production d’une grande partie du borax employé dans l’industrie de l’Europe. Les Ijigoni restèrent à peu près ignorés jusqu’en 1777. Ce n’est que depuis 1818 que l’exploitation a pris
un grand développement, sous l’intelligente direction a’u» négociant français, le chevalier Larflerell.
DE ’ FLORENCE A ARteiZO ET A CORTONA.
Chemin de fer de Florence à Arezzc, récemment ouvert. — Les postes -sont supprimées jusqu’à la frontière toscane.
Cette route est une de celles qui de Florence mènent à Rome ( par Arezzo et Pérouse).
En sortant de Florence, on suit la vallée de l’Arno jusqu’à Bagno a Ripoli. On monte à San Donato t'n Collina.
— On suit la rive g. de l’Aruo jusqu’au bourg de Figline (18 milles tosc. de Florence). — Puis, passant successivement par Incisa, Montevarchi, Lerahe, Prato Anlico . et le village de San Léo, on arrive à 1
Arezr.o ( Arrêt iu m), 10 567 hab., à 45 mil. tosc. de Florence et de Pérouse; 40 mil. de Sienne, (hôt. : la Poste ; l’Hôtel Royal , auparavant le Armi d’Inghilterra; l’Europa; il Tamburo). Ville située sur- une élévation.
— Arezzo fut l’une des villes les plus anciennes et les plus puissantes de l’Étrurie. Eglises : Cathédrale (1277), par Lapo et Margaritone. Elle fut agrandie au xv* s.; — Annumiata. — (Demander à voir une fresque de Spinello Spinelli.)
Badia di Santa Flora; — San BaY- (olommeo; — San Bèrnardo (Fresque de Spinello Spinelli) ; — San Francesco (belle Annonciation de Spinello Spinelli); — Santa Maria délia Pieve.
Museo pubblico. — Il contient beaucoup d’antiquités.
Excursion dans la vallée de la Chiana. — On peut d’Arezzo (au moyen d’un vetturino) visiter la vallée de la Chiana, qui, grâce aux travaux de canalisation qu’on y a exécutés , est devenue une des contrées les plus fertiles de l’Europe.
En sortant d’Arezzo et continuant à avancer sur la route de Rome, on passe à
Castiglione Fiorentino (9 rail. tosc.
d’Arezzo), situé sur une hauteur,