ROME
■tome. — Capitale (les États de l’Êgli-se. — Fopulalioti : .h la fui de , 185r>, ■ 177 4G1 aines; 6 à 1000 juifs j habitent un quartier particulier, le Ghetto.
.Hôtels (pour la plupart situés au N . dfe la ville):— des Iles-Britanniques de Rus-
sie , place du Peuple ; — de l'Europe, place d’Espagne (table d'hôte à 8 pauls); — de Londres, chez Serai, place d’Espagne ; — d’Allemagne, rue Condotti stable d'hôte à 6 pauls)-, --d’Angleterre, rue Bocca Leone et rue Condotti (table d’hôte ) ; — de la Minerve, place de la Minerve, hôtel fréquenté par les Français (table d’hôte à 6 pauls) :
— d’Amérique, rue del Babuino ; — Cesari, près là Douane; Spillmann, rue délia Crooe.
— Les prix sont moins élevés en été qu'en hiver. On paye, prix moyen, .pour une chambre à un lit, de. 4 à 8 pauls par jour .
Appartements meublés : — Pour 2 chambres garnies, avec u% Ut, dans les meilleurs quartiers de la ville, on paye en été 8 à 12 écus /scudi) par mois, «t en hiver 20 àîo. — Un petit appartement de trois chambres à coucher, d’an salon et d'une cuisine, coûte, en meyeime, de 30 à so écus par mois.. Les meiUeures situations sont : la place d’Espagne, ;la rue del Babuino, le Corso, et généralement toutes les rues situées entre le Corso, le monte Pincio et le montQuirinal.
Pour renseignements sur les appartements à louer, s’adresser à I’House Agekcy deM. Shea, place d'Espagne, n* 11.
Restaurateurs ( trattorie ) : — Spillmann (frères et fils aîné), rue de' Condotti; — oafé Nazzari, place d’Espagne. — Les restaurants fréquentés par les artistes sont : la trattoria del Lepre, ou simplement Lepri, via Condotti, n» 85 (bon marché); Falcone, dans le voisinage du Panthéon ;
, — FrateUi Corelli, via delle Gonvfertrte ; — Ristoratore délie Belle Arti .
Cafés : — café Nuovo (palajs Ruspoli), au Corso; vaste établissement ; — Nazari, place d'Espagne ; — del Greco, dans la via Condotti, vis-à-vis de Lepri, rendez-vous des artistes; — délia Costanza, rue Condotti; — Bagholi, rue du Corso ; — délia Concordia. rue Condotti; — Veneziano, piazzaScierra;— de la Fontaine de Trevi
I Domestiques de place. — 8 à 10 pauls [parjour.
( BaIns. — Bernini (rue Belziana); Gesar et dans plusieurs hôtels.
Passe-ports. — Au voyageurqui séjourne à Rome:, on rémet une Caria di eag.o »or»»o (« pauls). On devra en rester muni; elle suffit pour parcourir la campagne de Rome. — Ambimeaik de Fiance, palais : Colonna, place degli .SS. Apostoli.
Poste aux lettres, — Palais Madame (près et au S. de l'église St-Louisdes- Français.)
Voitures. — 2à3 paolipour une course.
La i” h-, 4 p„ et 3 pour les suivantes.
Omnibus pour St-Paul, piazza di. Venezia (5 baj.). — Les t oiturïni pour toutes les directions se trouvent au CaippoMarzo, ail’ osteria dell’ Osso; alla Fcmtaneîla.
Libraires. — P. Merle, place Colonne, librairie française la mieux assortie’ de Rome; — Piale (place d’Espagne), lib.
angl. et franç . 4 ouvrages sur Borne ; — De' Romanis, pour la littérature classique ; — Gallarini, 1», place monte Citorio, livres italieBs, anglais; — Spithover, piazza di Spagnasu, livres allemands; — De A11gelis;— MoschettL, rue délia Croce, 75; — Bencini, rue Ripetta, 72.
Gravures. — La chalcographie du Gouvernement est rue délia Stamperia, 6.
Photographie. — Flachéron, marchand de couleurs, place d’Espagne, 43 ; — ■ Macpherson, rue de’ Strozzi, 4.
Marchands de bronzes antiques, vases, etc. — Capranesi, au Corso, 137; Bassegio, via del Babuino, 42; Bonichi, plaeë d'Espagne, 95 ; Depoletti, via délia Fontanella Borghese, 31 ; Malduro, via Victoria, 54.
Camées sur pierres dures. — Girametti, via del Quirinale, 49 ; Vergé, place 'd’Espagne, 61.
Camées sur coquilles principalement .
— Saulini, via délia Croce 8; Odelli; Quattro, Fontane; Giov. Diai, via délia Croce ; Petersen, via S. l6idorio.; Civilotto, via Condotti, 30.
Mosaïques -de Rome. — Barberi, via Rasella, 48, est le plus renommé ; Luigi Moglia, professeur de mosaïque, rue del Babuino 133; Giov. Barberi, place d’Espagne, 99 ; Poggioli, rue Babuino, 65 ; Rinaldi, id., 125 ; Gabriai, r. del Corso, 3(5 ; Verdejo, rue Condotti, 34, etc....
Théâtres, — Tealra di Apollo (via d
Tordinona) , opéras et ballets pendant l’hiver. — T, Valle, opéras et comédies. — T. Argentine (rue délia Rotonda). — T. Metastasio (184o) comédies. — T. Capran ica. — Le prix d’entrée aux grands théâtres est de 3 à 4 pauls. — t'antuccini, place délia Valle.
Cérémonies rélicieuses — Les cérémonies de la Semaine sainte commencent le mercredi, par les vêpres, dans la chapelle Sixtine. C’est vers quatre heures de l'après-midi qu’on chante le fameux Miserere. Le jeudi saint le pape assiste à la messe dans la chapelle Sixtine, puis, sur le balcon de la basilique Vaticane, donne' la bénédiction urb» et orbi.
Lorsque dans une église on dit qu'il y a chapelle papale, cela signifie quelepape et lés cardinaux assistent à la messe. — (Pour sc tenir au pourant des cérémonies religieuses on fera bien d’acheter le Caleridario romano (1 paul), imprimé à la Stampera Camerale.) — Le jour de l’Epiphanie, vers 4 b. du soir, on promène le bambino dans l'église Ara cçeli, et on donne la bénédiction au peuple du haut de l’escalier. — Le même jour, dans l'église de la Propagande, on célèbre des messeè dans toutes les langues et dans tous les rites catholiques de l’Orient. A S. Anireadella Valle, il y a aussi, pendant huit jours, des grand’messes en rit grec et arménien et des sermons en allemand, français, anglais et espagnol. — Le 17. janvier, oh bénit les chevaux devant le portail de l'église de Saint-Antoine (près Sainte-Marie- Majeure)., Le dimanche suivant, le pape et les grands seigneurs envoient bénir leurs chevaux. — Le 3' dimanphe de Carême, il y a Station (exposition de reliques), à S. Lortnio, hors les murs. Le concours des femmes est immense; c'est presque un but de promenade ; aussi l’appelle-t-onle Carnavaletto de Ile donne.
Fétks populaires. — Le Carnaval est un legs du paganisme romain à la ville des papes. Il commence 1 1 jours avant le mercredi des cendres. Le dimanche et le vendredi sont exceptés. Depuis 2 heures de l’après-midi jusqu’à l’Ave Maria, les voitures et les masques parcourent le Corso et les rues voisines, échangeant des bouquets, des dragées de sucre ou de plâtre, -i- C'est alors qu'ont lieu aussi les courses des chevaux Barberi, partant de l'extrémité de la rue du Corso, et courant
sans cavaliers. A l’angelus, le mardi gras, commence le jeu consistant, de la part des passants, à éteindre les bougies imeccoletti) tenues par les personnes en ligne je long du Corso. , . ,
L’histoire de Rome, capitale du i monde, est trop vaste pour pouvoir eu donner un simple résumé. — Bans l’HisTOtRE de l’art moderne Rome tient une place importante. Raphaël (Sanzio, 1483-1520) est le véritable fondateur de l’école romaine. Lui et Michel-^nge Buonarolti (1474-1564) enrichissent Rome de leurs plus beaux ouvrages. Les élèves de Raphaël furent : Jules Romain (Pippi, .1492-1546), le plus célèbre de tous; puis Périn del Vaga; Penni ou le fattore, parce qu’il était chargé du ménage de cette communauté d’artistes; Polydore de Cartkvage ; Jean d'Udine ; le Garofalo.
Raphaël mort et Rome saccagée par le connétable de Bourbon (1527), ses élèves se dissipèrent et l’art languît longtemps, et fut envahi par le mauvais goût. Le Josepin (Cesari, d’Arpjno, 1560-1640) est le chef des maniéristes; Raroccio a du taleut, mais il manque de naturel; Sacchi est un des meilleurs coloristes de l’école ; Michel- Ange de Cararage est réaliste à outrance ; Pietrede Cortone (Berettini, 1596-1669) met à la mode la facilité élégante; Pompeo Battoni (1708-1787.) est le dernier nom à citer.
Borne, capitale des Etats de l’Eglise, est située à 6 L env. de la mer, au milieu d’une plaine ondulée .s’étendant au pied des montagnes sub-apennines de la Sabine. Elle est très-inégalement divisée en deux parties par le Tibre.
Sur la rive dr. sont les monts Vatican et Janicule; sur la. g., le P indu , Je Qriirinal , le Vimiual , 1 ’Esguilin, le Cwlius et V Aventin , sorte de chaîne séparée par des dépressions et décrivant un cercle au milieu duquel sont isolés les monts Palatin et Capitolin.
Le Tibre a deux ports ; Ripa grande, et celui de Ripetta, et 4 ponts : St- Ange (Saut’ Angelo, anciennement (Eiius); — Sisto (Jauiculensis); — Quatre Capi (Fabricius) ; — San Bartolammeo (Cestius).
Les mers ont 5 1. 1/2 de tour. ,12
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portes y sont ouvertes : Porte du peuple, dessinée par Michel- Ange; — Porta Salara; — Pia; — San I.orenxo, conduisant à Tivoli ; — Maggiore;
San Giovanni; — San Sebastiano (Appia) ; — San Paolo (Ostiensis), menant à St-Paul hors les murs; — Portesc;.
— San Pancrasio (Janiculensis), c’est de ce côté que les Français ont assiégé Rome en 1849; — Cavaleggicri ; — Angelica.
La ville est divisée en 14 quartiers (rioni) : Le Trastevere , un de ces quartiers , est situé sur la rive dr. du Tibre et habité en partie par le bas peuple ; le Borgo ou cité Léonine renferme le Vatican et s’étend jusqu’au château et au pont St-Ange.
Places : Les principales sont celles dites : ' Barber ini , avec une fontaine du Triton, par le Bernin.; — du Capitole; — Colonna ,avec la colonne Antonine; — d’Espagne, rendez-vous ordinaire des étrangers; — Farnese; — de St-Jean de Latran, avec le plus grand obélisque de Rome , transporté par Constance; — de Ste- Marie Majeure, avec un obélisque; — du Quirinal, dite Monte-Cavallo , à cause des statues antiques de cavaliers qui le décorent ;
— Savane, une des plus grandes de Rome, où se tient le grand marché; décorée de 3 fontaines ; celle du milieu, par le Bernin, forme un rocher surmonté d’un obélisque, avec les statues du Gange, du Nil, de la Plata et du Danube; — du Panthéon ; — du peuple, magnifique entrée de Rome. Au milieu est un obélisque égyptien de 74 pieds de haut. Trois grandes rues (dtl Babuino , du Corso et de Bipetta) en parlent; — Trajane, avec une colonne ; — ae Venise; — la place de St- Pierre au Vatican, elliptique, ayant sur les côtés une colonnade colossale, splendide décoration due au Bernin, et au milieu deux fontaines jaillissantes et un obélisque, le seul resté debout, sur l’emplacement du cirque de Néron , et qui fut abattu et redressé par Dom. Fontana (1586).
Fontaines : les plus remarquables sont ; la font. Pauline, sur le haut du Janicule; — la font. Trevi (aqua Vergine); — de Vaqua Felice; puis celles nommées ci-dessus ( F. places).
Antiquité». — DU TEMPS DES ROIS.
Si quelque chose subsiste encore de cette époque reculée, c’est: 1° dans le cachot creusé par Ancus Martius dans le rocher du Capitole et nommé prison Mamertine. Cicéron y fit étrangler les complices de Catilina ; — 2° dans la Cloacà Maxima, égout voûté construit par Tarquin l’Ancien , et dontl’embouchure se voit encore sur les bords du Tibre , à peu de distance du témple'de Vesta.
Période de la république (509 - 30 av. J. C.). Il ne reste presque rien de cette période; on cite seulement : les grandes voies qui partaient de Rome ; des vestiges du théâtre de Pompée; peut-être le temple de la fortune virile; et surtout le tombeau des Scipicéns, dont l’emplacement sé voit près de la porte S. -Sébastien et le sarcophage est au musée du Vatican.
Période de l’empire (30 av. J. c.
476 de l’ère chrét.). Les ruines des monuments de cçtte époque sont plus nombreuses. Nous allons les passer en revue en les groupant par ordre de monuments. Nous commencerons par le Forum.
Forum Romain ( Campo Vaceino). — Ce lieu, où s’assemblait le peuple romain, était décoré de monuments magnifiques. Sa ruine totale date de Robert Guiscard , qui , appelé au secours de Grégoire VII, en ht un monceau de décombres. Le sol actuel est à 24 pieds au-dessus du sol antique. Depuis plus de trois siècles l’érudition retourne ce champ de ruines sans pouvoir même fixer son orientation. Les principaux objets qu’on y trouve sont : l’are de Septime Sévère, longtemps enfoui ,4 moitié, dégagé par Pie VII en 1803; il est décoré de 8 colonnes d’ordre composite; — trois colonnes corinthiennes, encore debout, faisant partie, selon les anciens antiquaires, du Temple de Jupiter tonnant , et plus récemment attri buées à celui de Vespasien; huit colonnes d’ordre ionique, dont l'attribution est incertaine; — colonne de Phocas, isolée au milieu du Forum, élevée en l’honneur de cet empereur; — trois belles colonnes corinthiennes, d’abord attribuées au Temple de Jupiter Stator, et encore très-controver-
sues ; — à g. en se dirigeant vers le Colisée: Temple d’Antonin et de Faustine (égl. S. Lorenzo in miranda); les colonnes du portique, bien que dégagées, ne s’élèvent que de la moitié de leur hauteur au-dessus du niveau du sol. — Plus loin, Temple de Romulus et de Rémus , circulaire et servant de vestibule à l’église SS. Cosme et Damien; — à côté sont trois arcs gigantesques ( Temple de [a paix, ou : basilique de Constantin) ; — derrière l’égl.
Santa Francesca Romana, ruines du Temple de Vénus et de Rome, construit par Adrien. — Arc de. Titus, au point culminant de la Voie sacrée; orné do bas-reliefs, et le plus beau fnonument en ce genre parvenu jusqu’à nous; — plus loin l’arc de Constantin . les basreliefs et les sculptures inférieures attestent au contraire la rapide décadence de l’art.
Colisée, — une des merveilles de Rome. Cet immense amphithéâtre fut commencé par Vespasien à son retour de la guerre contre les Juifs. Titus inaugura ce monument de meurtre par des fêtes où furent tués 5000 animaux sauvages et 10000 captifs. Les chrétiens l’arrosèrent de leur sang. Il était encore entier au vin' siècle; le Normand Guiscard en détruisit une partie ; au xive siècle on commence à l’exploiter comme une carrière. Il est bâti principalement en travertin, présente extérieurement 4 ordres d’architecture superposés, et a 1641 pieds de circonférence et 157 de hauteur. Il pouvait contenir jusqu’à 87 000 spectateurs.
Panthéon , — le plus bel édifice que nous ait transmis l’ancienne Rome, soit par son style, soit par sa conservation. Érigé par Agrippa, gendre d’Auguste.
Le portique est décoré de 16 colonnes, d'un seul bloc de granit oriental, ayant 14 p. de circonfér. et 38 1/2 de haut, sans la base et le chapiteau. Ces chapiteaux corinthiens, ae marbre blanc, sont le plus beau modèle que nous ayons de l’antiquité. Le Panthéon fut dévasté de ses bronzes par l’empereur Constant II et par le pape Urbain VIII. Le temple est rond à l’intérieur, son diamètre est de 132 p. La lumière ne pénètre que par une ouverture circu-
laire dans le milieu de la voûte. Ce temple a été transformé en église ; les deux clochers ont été ajoutés par le Bernin- Raphaël, Balthazar Peruzzi, Perin del Vaga , Annibal Carrache y sont enterrés.
Théâtre do Marceltus : — Quelques restes d'arcades sont aussi admirés comme des modèles d’architecture; l’emplacement de ce théâtre est occupé par le palais Orsini. — Onze colonnes corinthiennes en marbre, très-endommagées, d’attribution incertaine, forment la façade de la dogana di terra.
Les colonnes Trajane et Antonine sont aussi au nombre des monuments les plus remarquables de la Rome antique. La colonne Trajane. la plus belle, est située dans le forum de Trajan,e n artie déblayé. Elle a 132 pieds de auteur totale. Le fût, composé de 23 blocs de marbre de Carrare, présente à l’extérieur un bas-relief en spirale (sujets tirés des guerres de Trajan contre les Daces; on y compte 2500 figures); un escalier intérieur permet de monter au sommet. — La colonne Antonine a son fût composé de 28 blocs de marbre. Onze pieds du piédestal sont enfouis sous le sol.
Une autre ruine célèbre est celle d’un petit temple circulaire longtemps désigné sous le nom de Temple de Yesta (place de la bocca délia Verità). Il manque une des 20 colonnes corinthiennes en marbre qui l’entourent. — Dans le voisinage sont les temples dits : de Cérès et de Proserpine (égl. Santa Maria in Cosmedin) et de la Fortune virile (Ste Marie Égyptienne).
Thermes : — Des restes de constructions massives donnent une grande idée des Thermes de Caracalla ; on y comptait 1600 sièges de bain en marbre. On y a trouvé au xvt* s. l'hercule Farnèse, le taureau Farnèse, la Vénus Callipyge, etc. — Il n’y a que des vestiges des thermes de Titus. — Une grande salle des Thermes de Dioclétien a été transformée par Michel-Ange en une église (Santa Maria degli Angeli).
Aqueducs : — Us sont au nombre des plus magnifiques monuments élevés par la Rome antique; leurs lignes, qui se prolongent à travers la campagne
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de Rome, lui donnent un grand caractère. Quelques-uns de ces aqueducs restaurés alimentent encore Rome d’une quantité d’eau1 considérable.
Il faut citer parmi les restes antiques «ie Rome : les vestiges du palais des Césars, sur le mont Palatin; — les arcs des orfèvres et de Jkimts quadrifons ; — VarcO' dé Pantmi , arcade d’entrée du fbrum d'Auguste; — le Mausolée (PAwmste , servant aujourd’hui de lieu de spectacles: — le M/tusolée d’Adrien (Château St- Ange) ; , — la pyramide de Catus destins, etc. — 11 reste l’emplacement du circus Maximus, cirque qui, sous Constantin, pouvait contenir 400 000 spectateurs. — H n’y a pîiis de traces du fameux Temple de Jupiter Capitolin ; on croit qu’il occupait Remplacement de l’église d’Ara Cteli.
Obélisques : — Ces monuments antiques contribuent à la physionomiede Rome. Les plus beaux sont ceux des places du Peuple, du Vatican, de St- Jeande Latran, Navone,
Rome moderne. — BASILIQUES :
St, -Pierre , él^ée sur l’emplacement d’une ancienne basilique de Constantin et sur le cirque de Néron. Commencée sous Jules II, selon le dessin de Bramante, qui fut modifié' par Peruzzi, San Gallo, Michel-Ange, qui, avec Vignole, Jacques de La Porte et Carie , Maderne Rirent successivement les architectes de ce vaste et coûteux édifice. La coupole, dessinée par Michel- Ange , fut surélevée par Jacques de La Porte. Elle est double, comme celle de Brunelleschi ; Pescalier qui conduit au sommet passe entre les deux calottes. — Elle a env. 130 pieds de dia-' mètre 02 p. de moins que celle du Panthéon); la hauteur, jusqu’à l’œil' de la lanterne, est de 155 p. (celle du Panthéon de 132). Au-dessus est la lanterne, hauteur 53 p. ; le piédestal de la boule, 29; la boule 7 1/2, et la croix 15; hauteur totale- 428 pieds. (La flèche des Invalidés, à Paris, en-a324 ) Lafeçade est de C. Maderne Intérieur:
la longueur est de 575 p. ; celle de lanef transversale de 417. Au-dessous de la coupole est le maître autel-, recouvert d’un baldaquin en bronze par Bernin , et la Confession de St-Pierte , crypte
oft l’on conserve les reTiquesde l’apôtfe. Riche décoration des chapelles; copies.de tableaux . exécutées en mosaïqqe.
Tombeaux des papes Sixte IV , Paul III, Urbain- .VIII , Clément XIII, Benoît XIV, Pie VII; de Jacques III d’Angleterre. Groupe célèbre de la' Vierge et de l’enfant par Michel-Ange'.
,Un souterrain divisé en grotte recchie et gtoUe nuove contient dés tombeaux intéressants.
En 1693 la dépense de Saint-Pierre montait à 250 millions.
Basil, de Saint- Jean de Latran, ancien édifice remanié plusieurs fois; la hasil. primitive , -fondée parConstantîn , dura 1000 ans. la nef a été remaniée par Borromini ; la façade est d’Al. Galilei. Mosaïque du xni*e siècle à la voûte de l’abside ; à côté sont :
Le Baptistère de Constantin (-peintures) ; — La Scû la Santa , 28 marches , que la tradition dit avoir appartenu au palais de Ponce Pilate ; — le Triclinium de Léon I III (mosaïques du vme siècle).
Basil. Ste-Marie Majeure, fondée au yi* siècle. L’intérieur fut renouvelé par Fuga au xvm* siècle; ancienne mosaïque de la focade; mosaïques de l’absidé, du xm* siècle; beau plafond de Giulio da san Gallo; belles ' chapelles de Sixte V-, par Fontàna, et de Paul V, par Flaminio Ponzio. — Sur la place est une colonne provenant de là hasil. de Constantin (v. p. 905).
Basiliques hors les murs : Ste- Agnès (mosaïques du vu* siècle) ; S. Laurent, reoâtie au-vi* siècle, mo>difiée au xiii* (colonnes antiques plongeant au-dessous du sol,- et architraves formées de fragments divers antiques; mosaïque dù vie siècle).
Basil. S. Paul , fondée par Constantin, détruite en 1823 par l'incendie; la nouvelle inaugurée en 1 84T ; l’intérieur est divisé en 5 nefs " par 80 colonnes corinthiennes de granit. Mosaïques du' xm* siècle restaurées.
Eglises : Rome en compte plus de trois cents. Les plus remarquables sont , par ordre alphabétique r les suivantes : Santa Agnese, 1550, achevée par Borromini ; — S. Agostino, par Baccio Pi n te 11 i (fresque du prophète Isaïe par Raphaël); — S. .Pndrca . délia Y aile, 1591 (coupole peinte par
Lanfranc, les quatre- évangélistes, chefs-d’œuvre du Dominiquin) ; t- SS. ApOstoli (tombeau de Clément XIV, par Ganova); — Ara Cœli. .sur l’emplacement du temple de lupiter Capitolin (fresques de Pinturiochio) ;
— Santa Bibiuna (façade et statue par le Bernin ) ; — Cappucini ( peintures du Guide , du Dominiquin , etc. )■ ;
— S. Carlo -, — S» Carlo ai Catxnari (pendentifs- peints par le Dominiquin); —S. Clémente (anoienne église conservant ta. disposition des basil. antiques; mosaïque du xnr siècle): — tiësù; — S, Cregorw (fresques précieuses du Dominiquin et du Guide) ; — S. Igruizi»;. — S. Lorenio in. Luc ma (tombeau du Poussin ; Crucifiement du Guide);— S. Louis des Français (peintures; tombeau de Cl. Lorrain); — —S. Mareo (façade par GiuLiano da Majano) ; — Santa Maria degli Angeli, construite par Michel-Ange sur l'emplacement d'une salle des thermes de Dioclétien; altérée par Vanvitalli ;
— Santa Varia in Cosntedin; — Santa Varia Sopra Mine ira (statue- du Christ paT Michel-Ange; tombeaux, peintures; tombeau de Beato Angelico; — -Santa Maria delta Face, par B. Pintelli (sibylle;, de Raphaël); — Santa Maria del Popolo , par B. Pintelli (belles chapelles; chapelle Ckigi. attribuée à Raphaël (de Balth. Peruzzi?); fresques de Pkiluricchio) : — Santa Varia in Vallicella; — Santa Maria délia Vittoria (statue de sainte Thérèse, du Bernin) ; — S. Martino a’ monti; — S. Onofrio, sur le J an i cul e (on visite dans le couvent la cellule où mourut le Tasse) ; — S. Pietro in Montorio (dans le cloître contigu est le célèbre temple circulaire de Bramante) ; — S. Pietro m vincoli 1 célèbre statue de Moïse par Michel-Ange , qui devait faire partie du tombeau de Jutes II : les deux statues d’esclaves qui sent au musée du Louvre, et les figures d’esciaves ébauchées . qui sont à Florence , devaient en faire aussi partie); — S. Silvestro- (peintures du Dominé
uin)i; — 'P tint là de' Monti (Descente
e croix de Daniel de Volterre).
Le Vaitie^n, — capitnle de la Rome moderne, est moins un palais qu’une réunion de palais, d'édifices irrégu-
liers auxquels- travaillèrent les plus célèbres architectes, Bramante (Raphaël) , Pirro " Lignrio , Dominique Fontana , Charité Moderne ’, Bernin. —
Il est A trois- étages, renferme une infinité de salles, de galeries, de chapelles, décovridors,une bibliothèque, un musée immense, un jardin; on y compte 20 cours, 8 grands escaliers 6t 200 escaliers de service. Les papes n’établirent leur résidence au Vatican que depuis leur retour d’Avignon.
Jean XXlll fit communiquer le palais avec la forteresse par utle galerie couverts. Nicolas V l’entoura de murailles.
Au xiv" siècle, Sixte IV fit la bibliothèque etla chapelle Sixtine. Alexandre VI fit l’appartement Borgia. En 1490, Innocent VIII édifia La viiladu Belvédère, à quelque distance du palais. Jules II chargea Bramante de réunir la villa au palais. Les loges commencées par lui forent complétées par LéonX. Paul III bâtit la salle royale et la chapelle Pauline. Sixte V construisit la galerie transversale où est la bibliothèque , et commença l'aile orientale de la cours. Dâmaso ou des Loges. Les papes continuèrent à embellir le Vatican, et firent diverses additions. Clément XIV et Pie VI firent de nouvelles constructions pour y établir le musée Pio-Clementino. Pie VII ajouta parallèlement A la bibliothèque une galerie transversale, connue sous le nom de Braccio miovo >. Grégoire XVI fit les musées étrusque et égyptien. — Nous allons indiquer sommairement les- diverses part u-s formant le vaste ensemble des musées du Vatican r
Chapelle Sixtine. : on va y admirer les fresques grandioses de Micbel- Ange : le Jugement dernier, et les compositions bibliques du plafônd avee les figures des prophètes et des sibylles.
Chamelle Pauline deux fresques enfumées, de Michel- Ange.
Les loges de Raphaël : portiques ' décorés dte peintures, d’arabesques et de- 52 sujet» bibliques, par Raphaël et ses élèves.
Chambres (Stanse) de Raphaël : elles sont au nombre de 4 * et contiennent les célèbres compositions du. divin artiste. — 1* Ghamores de l’incendie du
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bourg — 2“ Ch. de l’école d’Athènes, (contenant, outre cette belle composition, la Dispute du S. sacrement, une des plus merveilleuses création» du peintre ; le Parnasse et des figures allégoriques).— 3“Ch. d’Héliodore chassé du temple (S. Léon arrêtant Attila; le Miracle de Bolsene; Délivrance de saint Pierre), — 4" Salle de la bataille de Constantin, dessinée seulement pal Raphaël et peinte par Jules Romain.
< — Tapisseries (arazzi) dessinées par Raphaël.
Galerie de tableaux: Cornposéed’un très-petit nombre de chefs-d’teuvre, parmi lesquels : de Raphaël : la Transfiguration ; la Vierge au donataire ; du Dominiquin, la Communion de saint Jérôme; d’Andrea Sacchi, Vision de S. Romuald; de Poussin, Martyre de S. Trasme; de Michel-Ange de Cararage, Mise âu tombeau; du Guide, Martyre de S. Pierre; de Valentin, SS. Procès et Martlnjen, etc.
Musée du Vatican : — Galerie Lapidaire (inscriptions et monuments funéraires chrétiens et païens). — Musée Chiaramonti (fondé par Pie VII; composé du Braccio nuovo et du corridor Chiaramonti) : précieuse collection de monuments antiques, statues, bustes, bas - réliefs , etc. — Musée Pio-Clemenfino , ainsi nommé des papes Clément XIII, Clément XIV et Pie VI, qui l’ont formé des collections de Jules II, Léon X, Clément VII et Paul 111 Pie VI est celui à qui ce musée, le premier du monde, est le plus redevable. Ce musée comprend ; le vestibule carré (torse du Belvédère ; tombeau de Scipion); le vestibule nord ; la chambre de Méléagre ; la cour octogone du Belvédère ( le Laocoon ; l 'Apollon du Belvédère le Mercure); la salle des animaux; la galerie des statues; la salle des bustes; le cabinet des masques; la chambre des muses; la salle ronde; la chambre à croix grecque; celle de la Bigue: la galerie aes candélabres. — Musée Égyptien; — Musée Étrusque, Grégorien.— Chambre des Noces aldobrandines (fresques antiques). — Cabinet des papyrus. — Cabinet des médailles.
Bibliothèque du Vatican (23 500 manuscrits, orientaux, grecs et latins;
et seulement 30 000 vol.Mmprimés).— ' Jardin du Vatican (au milieu est la villa Pia, casino élégant et original , construit pour Pie IV et dû à l’architecte Pirro Ligorio).
Palais pontifical du QuirInal ( commencé en 1574, augmenté et embelli successivement par les papes (quelques peintures remarquables).
Capitole. — Au milieu de la place.
statue équestre en bronze de Marc Aurèle, la seule qui soit parvenue en»
tière de l’antiquité. — Trois -bâtiments séparés entourent la place du Capitole ; au fond le pal. du Sénateur; à dr. le pal. des Conservateurs; à g. le musée du Capitole. Michel-Ange les commença et J. de La Porte les acheva d’après ses dessins.
Pal. du Sénateur. — Ce palais, dans le nom duquel semble s’être conservé un dernier souvenir de la Rome antique ; fut érigé par Boniface IX. — Le pal.
des Conservateurs (magistrats municipaux) forme un musée d’antiquités, et contient une galerie de peintures (Pinacothèque). (On y voit le chefd’œuvre du Guerchiix : Sainte Pétronille )
Musée du Capitole : — commencé par Clément XII (inscriptions; fragment du plan de Rome antique ; bronzes; bustes; statues; salles des Empereurs et des Philosophes; gladiateur mourant ; amazone ; Vénus du Capitole, etc.).
Muséb de Latban. — Fondé par Grégoire XII (antiquités).
Musée de l’académie de Saint- Luc (peintures).
Palais : — Les palais de Rome , bien que n’ayant pas un caractère original comme ceux de Florence ou de Venise, n’en sont pas moins cependant un des traits de la ville des papes. Ils n’appartiennent ni au moyen âge, ni à la Renaissance (le palais de Venise seul rappelle les constructions massives de Florence); ils sont des modèles d’architecture civile moderne. Les Bramante, les Sangallo, les Ballhazar Peruiii, qui les ont bâtis, sont des maîtres qu’on ne se lasse pas d’étudier. Nous signalerons les principaux ; Pal.
Barberini, un des plus vastes, par Maderne, Borromini, et le Bernin (pla-
fond peint par Pietre de Cortone; galerie dé tableaux; bibliothèque); — Pal. Borghese, par Martino Lunghi et Flam. Ponzio (riche galerie de tableaux; Miseau tombeau, de Raphaël; Danaé, de Corrége; Sibylle de Cumes du Dominiquin, etc.); — Pal. de la Chancellerie , oeuvre capitale de Bramante. — Pal. Chigi; — Pal. Colonna (gai. de tableaux). — J’ai. Corsini (gai. de tableaux); — Pal. Doria Pamfili (gai. de tableaux); — Pal. Farnese, le plus beau palais de Rome, dû à San Gallo; la corniche est de Michel-Ange.
A la mort de San Gallo, en 1546 , la , façade principale et les deux façades latérales, ainsi que les trois corps de bâtiment qui s'y rattachent, étaient élevés à la hauteur de l’entablement.
Dans la cour, le portique du rez-dechaussée était entièrement achevé. Celui du premier étage était assez avancé pour qu’il ne fût plus possible de le changer, etc. — Vignole, et Jacques de La Porte qui lui succéda, y mirent la dernière main. (La grande Galerie contient l’œuvre capitale d’ANNiBAL Carrache, et une des productions classiques les plus remarquables de la peinture italienne.) — Farnésine , pal.
construit par Bald. Peruzzi pour le banquier Chigi , et décoré , par Raphaël et ses élèves, de fresques célèbres : la Fable de Psyché; le Triomphe de Galafhée.— Palais Giraud , de Bramante; —rPal.Massini ,chef-d’œuvrede Baldassare Peruzzi , et une merveille de l’art;
— Pal ■ Mattéi, de C. Maderno; — Pal.
Pamfili, par Gir. Rainaldi, pour Innocent X. 11 fut la résidence de sa bellesœur Olympia, de scandaleuse mémoire;
— Pal. Rospigliosi, par Fl. Ponzio, acquis parMazarin, qui le fit agrandir par C. Maderno (fresque célèbre du Guide : l’Aurore);— Pal. Sciarra, de Fl. Ponzio (gai. de tableaux); — Pal.
Spada (stat. de Pompée, tableaux); — Pal. Torlonia ; — Pal. de Venise, par Guil. de Majano (1468).
Collèges : de la Sapiensa ( Université de Rome); Romain, appartenant aux jésuites; de la Propagande.
Bibliothèques: du Vatican (p. 908); de la Minerve (120 000 vol. imprimés); de la Sapicnsa ; du Collège romain; Angelica (80 000 vol.); Barberini, etc.
Hôpital SanSpirilo, fondé en 1198; reconstruit par BaccioPintelli (1471).
Promenades. — Les principales promenades sont : celles du mont Pincio; de la villa Borghèse; de la villa Pamfili;\e jardin près de San Gregorio; la route hors la porte Pia.
Villas. — Les villas continuent sous une autre forme le luxe des palais. Les principales sont :
Villa Adriana (p. 910) : — Villa Albani (xviii0 siècle). Bien qu’appauvrie, sa galerie est encore assez riche pour venir en rang après celles du Vatican et du Capitole (sculptures antiques, tableaux ; le Parnasse, plafond peint par Raph.
Mengs) ; — Villa Borghèse (hors de la porte du Peuple). Ce beau parc, d’environ 4 milles de tour, était en quelque sorte celui de Rome-, mais, depuis qu’en 1849 le gouvernement républicain de Rome dut, par nécessité stratégique, faire abattre de vieux arbres et démolir quelques parties des constructions, le propriétaire n’en permet plus l’entrée publique. On n’y entre que le samedi, de 12 à 4 h. (Sculptures antiques, tableaux); — Villa Ludovisi (visible le jeudi; antiques; l’Aurore, fresque célèbre du Guercnin) : — Villa Madama (belle vue Sur Rome) ; — Villa Massimi; — Villa Médicis (académie de France), 1520; — Villa Pamfili Doria (beaux jardins publics, beaux pins séculaires, monument élevé aux Français tués en 1849): — Villa di papa Giulio, casiu, par Vignole et l’Ammanato.