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NAPLES

Naples (Napoli , Parthenope, Neapolis). — Capitale du royaume desDeux- Siciles et du royaume de Naples. — 290 1. de Paris, 40 1. S. E. de Rome.

— Population : 418 512 hab.

Hôtels. — Grande-Bretagne, sur le quai de Chiaja, vis-à vis la villa Reale (belle vue): une chambre, G carlins, et 8 à 12 (de novembre à Pâques); table d'hôte, 10 cari.; déjeuner^, 4 cari. ; service, 2 cari, par jour. — La Vittoria et hôtel des Em pereurs, largo délia Vittoria, à l’entrée de Chiaja. — Le Crocelle, à Chiatamdne, 32. — Hôtel des Étrangers, à Chiatamone, 9. — Isole- Brittaniche, Vittoria, 38. — De Bellevue, Vittoria, 47. — De l’Univers, riviera di Chiaja, 257. — Albergo délia villa di Roma, à S'-Lucie. — De Russie, fréquenté par les Allemands. — Des Princes, S* -Lucie. — De Genève, S. Giuseppe Mag giore. — De France, largo del Castello, 81.

— De New-York, sur le Port, strada del Piliero, 29. — Du Globe, vico Travaccari, 15. — Du Commerce, strada de’ Fiorentini, 72. — La Speranzella, rue du même nom.

Logements. — Les meilleurs se trouvent à S«-Lucie, sur la Chiaja, à Chiatamone, à cause de leur belle vue. On recherche aussi ceux de Largo di Castello, de Pizzo Falcone.

Restaurants (trattorie). — Café de l'Europe, largo S. Ferdinando ; — Ville de Paris, Pal. Barbaja, rue de Tolède, 220 ; — Villa di Roma, à S^-Lucie; — Corona di

ferro, Tolède, 218 ; — Città di Londra1, — Villa di Napoli, largo Palazzo, 48 ; — Giglio d’oro, str. Sta-Brigida, 2.

Cvfés. — Caffé di Eiiropa (V. Restaurants ; — Benvenuto, strada di Chiaja, 140; — Nocera, largo Carolino, 6 (glaces, gelati ) ; — Café Barone, rue de Tolède Des Deux • Siciles ; — De Angelis ; — Testa d’Oro.

On trouve en été sur les placés et dans les rues de petites boutiques des acqua- Juoli, où pour quelques grani on peut boire de l’eau glacée, parfumée avec dp citron ou de l’extrait d'anis (tamôuco).

Baixs. — Largo di Castello, 14; — de la Calata, S. Marco, 6. — Pendant les mois de juin, juillet et août, la société de Naples se réunit pour prendre des bains de mer à la villa Reale. D'autres bains moins chers sont établis à Sa-Lucia et à la Marinella.

Passe-port. — Si l’on séjourne à Naples, il vous est délivré, contre une taxe de 21 gr., une caria di sicurezza à la préfecture de police. Pour un séjour de huit jours seulement, il suffit de faire viser son passe-port. — Le passe-port pour Rome doit être visé l • par l’ambassadeur ou le consul du porteur ; 2" par le nonce du pape (G cari.); 3* parla préfecture de police (6 cari.); 4« par le ministre des affaires étrangères (12 cari.). Pour partir par mer, il faut, outre le visa napolitain, oelui des consuls au pays desquels on pense aborder.

Poste aux lettres. — Strada del Monte Oliveto, palais Gravina.

Voitures. — Fiacres sur toutes les places publiques. On les prend ou : ail' ora

ITALIE

ou alla corsa ; la tre h. de jour coite, avec ■ deux chevaux, 4, cari, ou 4» grain, les suivantes chacune 25 gr. La course à L’intérieur de la vilft, qui ne dure pas plus d’une demi-heure, avec deux chevaux, SOgr.; aveeun cheval, 1 2 gr — Citadines, L”' h., 311 gr:; b. suivantes, 22. — Un cabrioltt, 1'-* h. 24 gr.; b. suivantes, 18;. la ournée, 1 ducat «0 gr. — Omnibus : prix,

5 grani. — 1* De la villa Reale par les t rues de Chiaja, Toledo laux Studii), Pigne, Foria.jusqu’à l’albergo dei Poveiri ; — 2" de largo del CasteiHo, par les rues S. Carlb Toledo, Pbrtasciucella, TriMmali. — 3* de largo di Castello au chemin de fer.

Bateaux a vapeur ( V . p. 837).,Les heures de départ sont affichées dans les hûtals-j.les bureaux sont établis au Môle, près le port.. Les taxes des facchini et des bateliers sont fixées par la police.

Barque à 4 rameurs ,. 3 ducats par jour.

Vomi ni vs Siuseppe Francesconi, ri-

vière di Chiaja, 257. Bern. Mirabella, strada Nardones, io3. Luigi Pandolfi, viao Carminello à Chiaja, 4. Sal. Pandolfo,. i strada Blanchi nuovi, 24, Nicol. Parisi, strada Stella,. 54.

Bijoux ex corail et eh lave. — Bolten, palazeo Partanna. Bàliano, lo, largo Vittoria, et<r. Voir aussi pour les bijoux en corail, eu love, en écaille, les magasins de la rue S* Catarina, les portiques largo del Castello, la rue de Tolède, etc.

Horaires. — Carlo Batelli, palazzo délia Terre, 30. — Borel et Bompard, b, palazzo Maddaloni. — Marghieri, libr. frauç. et étr. — Nobile, rue de Tolède, 114. — Padoa, rue de Tolède, 260.

Tbbatkbj. — Teatro reale di San Carlo' (contigu au palais royal). Le théâtre S.- Charles, qui. passe pour le plus vaste de de tous les théâtres d’Europe, après celui delà Seal a de Milan, fut construlten 1737. Consumé en partie par un incendie en IStfl, il fut reconstruit avec plus de magnificence et réouvert le la janvier 1817. Il contient six rangs de 32 loges, et chaque loge peut recevoir douze spectateurs. On représente à ce théâtre, pour Lequel écrivirent Gttglieimi, Pergolèse, Cimarasa, Paesiello, Rossini, Bellini, Domtetti, Mercadante. Verdi, et d’autres, les grands opéras et les ballets.

Teatro dsl Fonda ( nie duMôle) — (1778).

On y représente des opéras et des ballets.

C'est un-théâtre supplémentaire de S.Cario, ayant une partie du même personnel. Les deux théâtres alternent leurs représenta tions. , .

Teatro de’ Fioren tin i (rue du même nom), — ainsi nommé de la petite église qui l’avoisine. C'est le plus ancien théâtre de. Naples. On y joue aujourd'hui la tragédie, la comédie et des drames en prose ; c’est i un théâtre très-populaire. ■ •

•Teatro Nuovo (rue du même nom),. — consacré 1 l’opéra buffa.

Teatro 9. Cartina (largo delCasteHoi. — Ce petit théâtre, éminemment populaire, est animé par les exploits et les lazzis de Polichinelle (Pulcinellal.

Il y a encore le vaste théâtre S. Ferdinando (rue du même nom). On y joue l’opéra buffa. Le Théâtre de la Fenice 'largo del Castello). Opéra buffa et mélodrame en dialecte napolitain. — Théâtre Partmope (largo del Pigne', théâtre populaire. où Ton joue la comédie ou la farce en dialecte napolitain.

Histoire. — L’origine de Naples remonte à une antiquité reculée. A la chute de l'Empire, c’était encore un lieu de délices. Elle conserve cependant très-peu. de traces antiques.

Charles- d’Anjou transporta à Naples le siège du gouvernement; il agrandit la ville- (1270) et' bâtit le Castel Nuovo (1283). Son fils, Charles II , construisit le môle, le château Saint-Elme. Un grand nombre d’églises et de monastères furent bâtis sous la dynastie -d’Anjou. — SOus la domination espagnole , l’illustre vice-roi don Pedro de Toledo (1532- 1554) étendit les fortificationsde la ville, et, comblant les fossés des murs de fortification bâtis par les princes d’Anjou, construisit, sur l’emplacement, la eélèbue rue de Tolède. En 1-559, don Enrique de Gusman commença la me de Chiaja ■; en 1607 , don Juan Pimentel d’Errera construisit la rue menant au Poggio Reale; en 1634, don Manuel de Gusman bâtit le pont de Pizzofalcone sur la Chiaja. La Chiaja,' commencée par le comte d’Olivarès, fut terminée (1695) par un duc de Medina-Celi, le dernier des vice-rois- espagnols. — Depuis la dynastie espagnole des Bourbons résidant â Naples, cette ville a acquis un

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