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PALERME

Hôtels : ftagnse, alla Trinacria, magnifique vue sur la mer: tabled'hoteà 4 h. 1/2. vin ordinaire compris, 8 tari. — Hôtel de France (piazza Marinai près la rue de Toledo) : même prix ; — d’Albion; — Fortuna, fréquenté par les artistes et les étudiants; — La ville de Paris. — Locanda dei garofalo.

Vmtbres. — Course dans l’ifitérieur de la ville : earrozza à un cheval, t tarin; à 2 chevaux, i t. 10.

A Meure : earrozza à 2 chevaux, t™h. ,

4 tari; chaque heure suivante, ï t. ; à t cheval, lrt h. 3 t.; chaque heure suiv. , 2 t’. io. — Pour les courses en dehors des limites on traitera de gré à gré avec le epeher (calessièrt). .

Un cioerone pour la ville et les environs,

5 à 6 tari par jour.

Païenne. — (Ville antique de Panonnos. ) Capitale de la Sicile , 185 814 11.

Histoire. — Les premières colonies grecques trouvèrent cette ville occupée par les Phéniciens. Tombée au pouvoir des Carthaginois, elle devant la capitale de leurs possessions en Sicile. Les Romains s’en empâtèrent pendant la première guerre punique. Eli 44n elle fut* prise par les Vandales, reprise ert 535, par Bélisaire, au nom de l’empereur Justinien. Vers 830 les Sarrasins s’y établirent à leur tour, en firent la capitale de leur émirat de Sicile, et la conservèrent pendant deux siècles.

Les Normands en firent la conquête en 1072, et y placèrent également le siège de leur gouvernement. Païenne passa sous la domination allemande , en 1 1 94. et devint, sous Frédéric II, une des cités les plus polies de l’Europe. — Charles d’Anjou et les Français s’enemparèrent, et elle fut bientôt (1282) le théâtre des* Vêpres siciliennes. Elle tomba ensuite au pouvoir des Espagnols. A partir du xv1 siècle; elle fut principalement la résidence des vicerois, au nom des différentes maisons royales (fui possédaient la Sicile. A la Révolution , les Bourbons de Naples y trouvèrent un refuge. Les Anglais s’ÿ établirent militairement au commen-

cement du siècle, et y restèrent jusqu’en 1814.

Description. — Quand on arrive par mer, le golfe et la ville présentent unaspect ravissant. Au delà de la ville-, au delà de la verte forêt d’orangers, de citronniers et de caroubiers de la Conca d’Oro, les regards rencontrent la magnifique ceinture de montagnes qui l’encadrent. La ville a la forme d’un quadrilatère allongé , dont un des petits cOtés borde la mer. Son circuit est d'environ 16 mil. et comprend’

15 portes. Deux rues larges et régulières , se coupant à angles droits , la divisent en quatre quartiers à peu près égaux. Leur point d’intersection forme une place octogone (Vülmci)', d’où l'on- aperçoit les quatre principales portes de- la ville . et qui est ornée d’édifices d’une architecture symétrique, de portiques-, de fontaines et de statues, parmi lesquelles celles de Charles V,. de Philippe II, Philippe fil et Philippe IV d’Espagne. L’une de ces rues, descendant vers la mer, est le Cassarn (Al Kassar) ou f ia di Toledo : elle a plus d’un mille de longueur; l’autre est la «no Macqueda ou strada Nuova. Le long de la mer est la belle promenade de la Marina ou Cours Bourbon , rendez-vous de la société élégante, iarge chaussée qui, depuis la porte Felice à l’entrée de la rue- de Toiedo . s’étend le long de la baie et se termine au jardin public de là Flora.

Catbédrale l H 70) dédiéeà bainte Rosalie, patronne de Païenne; elle a subi des changements considérables. L’extérieur est qn mélange de style normand et d’ornementation mauresque-.

A l’intérieur : tombeaux de Roger II, de l’empereur Frédéric II, etc. Peintures du Morrealese (Pietro Novelli, le plus grand peintre de l’école sicilienne, né’ à Monreale, 1G03-1647), de Velasquez de Païenne (1750-1826): sculptures de Gagini (1480-1570).

Eglises ; — Badia Nuova (fresques du Morrealese); San Domenico (peintures) ; Sort Giuseppe (peintures du Morrealese et de Velasquez, de Païenne) ; maison professe des jésuites (peint, du Morrealese); la Martorana; Santa Zita.

Palais: — Pal. Reale, réunion d’an-

SICILE

ciens édifices de styles divers (chapelle Palatine, monument intéressant de l'art au xn* s.). — Palais du prince de Trabia (collections).

Université, fondée en 1805 (collections).

Théâtres : — lleal Teatro Carolino, ayant 5 rangs de loges. — Teatro San Verdinando. — T. di Santa Cecilia.

L’Opéra nasse pour être un des meilleurs de l’Italie.

Environs. — Au sud-ouest et à l’est de Palerme s'étend la plaine fertile et riante surnommée Conca d'Oro , et qui, environnée de montagnes arides et aux cimes dentelées, est abritée contre les vents du N. ou le souffle brûlant de l’Afrique. La Bagaria est une partie célèbre de la belle campagne des environs de Palerme. — :

L’art sarrasin peut être étudié dans les palais de la Zisa. la Cuba et Farara ou Maredolce, édifices de forme carrée, bûtis en grandes pierres de taille et décorés de panneaux à ogives. — Couvent des capucins (1 mil. de Palerme), vaste cimetière commencé en 1621, où sont rangés symétriquement les cadavres desséchés avec leurs vêtements, — Monte Pellegrino (2 kfl.

de Palerme), on y voit la grotte de Ste Rosalie, (la fête de Ste Rosalie dure du 11 au 15 juillet).

nonreale ou Morrealc — (4 mil. S. O. de Palerme), 15 000 hab. La cathédrale, plus grandiose que St-Marc de Venise, et ornée de belles mosaïques, est un des édifices les plus remarquables de la Sicile. Le couvent

Iiossède une fresque du Raphaël siciien, du Morrealese : Daniel dans la fosse aux lions. — A quelque distance à l’O. de Monreale on visite le couvent de St-Martin ou delle scale.(l mil. de Païenne) (peintures).

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