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IV. Excursion A Marathon

D’Athènes à Marathon , on compte environ 7 h., ou 35 kil. 11 est possible d’aller à Marathon et d’en revenir en un jour, avec un relais de chevaux à Céphissia. On enverra les chevaux d’avance, et on se fera conduire à Céphissia en voiture, pour rendre la course achevai moins longue; mais il vaut mieux consacrer deux jours à cçtte excursion , et visiter en même temps le Pentélique. On doit descendre sur la plaine de Marathon par le village de Vrana plutôt que par celui de Marathon ; la vue est plus belle , et l’on trouve plus facilement un gîte à Vrana, soit dans le village soit dans le petitcouvent.

On se rend d’abord, par Ambelo- Kypos et Marousi, au v. de céplilmHla ou Kiphissia, 15 kil. ou 3 h. d’Athènes, que la fraîcheur de ses ombrages et l’abondance de ses eaux rendent le séjour favori des habitants d’Athènes pendant l’été. On y visite la grotte des Nymphes et la source principale du Céphise. Après Céphissia , le désert recommence jusqu’à Apano-Stamati, d’où l’on gagne (1 h.) le v. de Vrana, où commence

I.a plaine de Marathon, qui mesure environ 10 kil. de long sur 5 do large. Elle a la forme d’une demi-lune dont la courbe intérieure est formée

par le rivage de la baie , et l’extérieure par une série de montagnes depuis les monts Argaliki et Aforismo au S., qui appartiennent au Pentélique, jusqu’au Drakonéra au N. , qui se continue avec le cap Marathon, jetée naturelle qui protège la baie. Deux marais la bornent au N. et au S. ; tous deux sont séparés de la mer par une large grève de sable. Le ruisseau de Marathon, ou Charadros, débouche entre les monts Kotroni et Koraki, près des villages modernes de Bey et de Sefferi, et divise la plaine en deux parties : c’est vers le milieu de la partie S. et à 800 mèt. de la mer que s’élève un monticule nommé Soro (le tombeau), qui n’est autre que le tumulus élevé aux 192 Athéniens morts dans la bataille.

Ce n’est plus qu’un tertre de sable haut d’environ 10 mèt. et de 200 mèt.

de circonférence, que l’on peut gravir à cheval; on y a recueilli beaucoup de pointes de flèches en bronze, d’un pouce de long et de forme triangulaire.. Outre ce tumulus, on en Voit deux autres plus petits. Un peu au N.

du grand tumulus est pne ruine appelée Pyrgo . qu’on Suppose être le tombeau de Miltiade, ou plutôt le trophée * de marbre mentionné par Pausamas.

T. Excursion A l'hjlc.

(4 heures d’Athènes, 8 à 9 heures pour aller et revenir à cheval On peut aller en voiture légère jusqu’au pied du Parnès.)

On sort de la ville par le côté N. et, passant près des jardins de l’Académie, on atteint (15 min.) la petite colline de Kolorws (l’antique Colone chanté par Sophocle). Traversant un bois d’oliviers et un bras du Céphise (20 min.), et laissant à droite (30 min.) la nouvelle ferme de la reine, on arrive (1 h. 10 min.) à Kliassia, situé à l’entrée du défilé de Parnès, d'où l’on s’élève par une gorge sauvage jusqu’aux ruines de

J»hylé. C’est une citadelle placée sur un roc escarpé, accessible seulement du côté de l’E. ; le circuit des anciens murs existe encore. Le tout est d’une forme oblongue; la direction des grands côtés est de l’E. à l’O. ; sa longueur est de 510 pieds, sa largeur de 210; à l’angle du N. E. Se trouve une

GRÈCE

tour ronde, au S. E. une tour carrée , et une pareille au côté N. en saillie. La plus grande longueur du mur du N., dans son état actuel, n’est pas de plus de 225 pieds. Cette ruine intéressante offre une vue magnifique sur la plaine d’Athènes , l’Hymette et le golîe Saronique.

TM. Einirahm A Élemls, par Dapltni.

(Cette excursion peut se faire en voiture ou à cheval. La distance d'Athènes àEleusis au pas d’agoyate est de 4 heures. On peut dono aller et revenir facilement en un jour.)

La route d’Athènes à Eleusis n’est autre que la route carrossable de Thèbes et de Livadie, qui commence à l’O. d’Athènes. C’est en partie l’ancienne voie sacrée, parcourue par la procession qui se rendait d’Athènes à Eleusis pour la célébration des mystères. Traversantun bois d’oliviers et trois ponts sur de petits bras du Céphise, l’on s’engage bientôt (1 h.) dans le défilé mystique,' entre le mont Icare à droite et le mont Corydalle à gauche.

•On 'remarque sur celui-ci une tour et quelques vestiges de murailles. Du sommet du passage on découvre , en se retournant, une belle vue sur la ville d’Athènes. On descend , par une pente rapide, jusqu’au (30 min.) monastère de Daplmi, situé dans un joli vallon, au fond duquel se montre peu à peu la baie d’Eleusis. Il y avait dans ce lieu un temple d’Apollon. On observe, dans la cour du monastère , quelques débris de colonnes rapportés, et dans l’église même, des mosaïques byzantines gravement endommagées , avec deux mauvais sarcophages en marbre.

Au-dessous de Dapnni on remarque quelques vestiges de la voie sacrée , et à droite de la route (30 min.V, l’emplacement de l’ancien temple de Vénus Philé. On atteint bientôt le bord de la mer et on suit le rivage, laissant les deux lacs salés de Rheïti, autrefois consacrés à Cérès et h Proserpine. Au bout d’une grande plaine on atteint enfin (I h. 15 min.)

Élrufls (aujourd’hui Élefsina).

C’est une ville entièrement déchue de

son antique splendeur. Il y a sur la hauteur quelques pierres péJasgiques; à côté d’etles, des constructions helléniques; au pied de la colline, les restes de la jetée qui protégeait le port. Les ruines des Propylées et dü grand temple n’offrent qu’une masse de débris confus. Lachapelle Hagios Zacharias, située à l’entrée de la ville, renferme quelques fragments de statues.

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