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Race indienne

Tchinganès.. 214000

Au point de vue de leur origine, toutes ces races et dans la proportion suivante :

16. Communication* maritimes, etc. — On se rend ordinairement à Constantinople et dans la Turquie d’Europe par Marseille, par Trieste ou par le Danube et la mer Noire. La compagnie des Messagerie t/ impériales françaises a établi un service direct de Marseille à Constantinople en 7 jours, par Messine et le Pirée, et un service indirect, par Malte,. Syrà et Smyrrré, en 12 jours. Le Lloyd autrichien a un service direct de Trieste à Constantinople en 6 jours , par Corfou et Syra , et des services indirects touchant en Grèce et sur la côte d’Asie Mineure. La troisième route; par le -Danube et la mer-Noire , consiste à se rendre directement, par les chemins de fer, à Vienne et à Pesth, ou même , à travers la Hongrie , jusqu’à Basiasch , petite ville située sur le

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

Danube . entre Belgrade et Orsovra. De là, on descend le Danube, par les bateaux à vapeur de la Compagnie impériale et royale autrichienne , jusqu’à Gàlâtz, où l'on trouve les paquebots de la mer Noire des compagnies du Lloyd autrichien et des messageries impériales françaises, qui se rendent de Varna à Constantinople. Pour la navigation du Danube , on a le choix entre les services directs et indirects. Les premiers marchent jour et nuit, et peuvent mener en 7 jours de Pesth à Constantinople (10 jours pour le voyage inverse). Les seconds, s’arrêtant partout où il y a des marchandises à prendre ou à déposer", mettent un temps infiniment plus long et très -variable. Mais, en revanche, ce dernier mode est infiniment plus économique. A Drerrkova, on change de bateaux jusqu’à Orsova, à cause des rapides du Danube ; et d’Orsova à Kladova on fait le trajet en chars (carrouzza). Les points d’arrêt les plus importants après Pesth sont Belgrade, Widdin, Roustehouk, Giurgevo, 1 h rai la et Gala U. Les bateaux de la Compagnie autrichienne sont parfaitement organisés. Des lits -convenables et une table d’hôte très-bien tenue vous donnent le Confort désirable.

On se rend dans la Macédoine et la Thessalie par des services du Lloyd et des Messageries françaises, qui partent de Constantinople et du Piréé. Pour l’Albanie et le Monténégro , le service se fait par les paquebots autrichiens de la mer Adriatique. *

On annonce l’établissement d’une grande compagnie de paquebots russes, qui desservira la mer Noire et la plus grande partie de la Méditerranée.

17. Hétels, Cara vannerai 1 h « Hospitalité . Couvents. — On ne

trouve d’hôtels qu’à Constantinople et dans quelques grandes villes de Turquie et de Moldo-Valachie. — Ces hôtels laissent généralement beaucoup à désirer, bien que tenus par des Européens. Mais en Turquie il faut renoncer d’une . manière absolue au luxe et au confortable des hôtels d’Europe. — Là où il n’y a pas d’hôtels, les autres gîtes sont de deux ordres. C’est d’abord le khân ou le caravansérail, grande salle aux murailles nues, où il faut apporter ses provisions si Ton Veut manger, et ses tapis et ses matelas si l’on veut s’étendre. En second lieu, l’hospitalité chez les particuliers, rarement volontaire dans les basses classes, où l’on n’est reçu qu’avec la plus extrême défiance, très-riche au contraire dans les classes supérieures. (Pachas. Isprawmcks, etc>)

— Dans lés montagnes, on peut avoir recours à l’hospitalité de? couvents, qui y sont en grand nombre, principalement en Moldo-Valachie. L'hospitalité n’y est pas gratuite, bien que Ton n’en réclame pas le prix ostensiblement.

Bien que Ton trouve des hôtels ou de mauvaises auberges dans la plupart des villes et villages des principautés danubiennes, il est souvent préférable d’avoir recours à l’hospitalité du capitaine de la poste (inspecteur qui surveille les relais). On est toujours sûr d'y trouver du café, du thé et quelques provisions indispensables-, ce que i’on pourrait avoir de la peine à se procurer à tout prix dans bon nombre d’auberges.

18. Chevaux., poste, correspondance. — Les communications entre les principaux points de la Turquie sont des plus difficiles. A peine de temps à autre quelque tronçon de route, quelque chemin passable. Le plus souvent, on voyage en quelque sorte à travers champs,

Quant aux moyens de voyager, il faut distinguer la Turquie proprement dite (.Bulgarie et Bosnie, etc.), des principautés danubiennes. Ces dernières

sont infiniment plus avancées en civilisation. Bien qu’elles ne présentent que quelques rares tronçons-dé routes macadamisées, d’ailleurs fort mal entretenues, les moyens de communication sont plus faciles. — Il y a trois manières habituelles de franchir les distances dans la Moklo-Valachie. — 1° Lq poste aux chevaux. Une petite carriole sans ressorts ( carrouzza ) attelée de deux petits chevaux, voilà pour le matériel. Encore ne trouve-t-on souvent à la poste ni chevaux, ni charrette; ce qui peut occasionner des retards considérables. — 2“ La diligence, mode long et peu sûr. Il est bien rare que quelque accident survenu à la voiture Ou à l’attelage ne vienne pas retarder indéfiniment le voyage. Cependant il y a des services à peu près réguliers établis entre les principaux points : d’Iassy à Galatz, dé Bukarest à Giurgévo. — 3“ Les voitures de Juifs, très-semblables aux Vetlurini italiens, qui voyagent à petites journées et à des prix très-modiques. Ces voitures , qui parcourent les distances les plus grandes toujours avec les mêmes chevaux, ne deviennent une ressource qu’autant que l’on veut s’éloigner du chemin de la poste. Leur bon marché, leur commodité, les rendent assez profitables aux voyageurs.

Dans la Turquie proprement dite, les difficultés sont encore plus grandes. On ne trouve plus ni voitures de poste, ni diligences. Ici, comme en Grèce, il faut voyager à cheval avec ses provisions, sa cantine, etc. 11 faut avoir soin d’avoir sa selle; car. outre qu’il serait impossible de s’en procurer une hors des villes, les selles turques sont intolérables pour les Européens. On peut voyager soit avec un guide, qui s'engage à vous fournir des chevaux, le gîte, etc. (les meilleurs se trouvent à Corfou, Athènes, ou Constantinople), soit avec le Tatar. — Le Tatar est le messager chargé du service des dépêches. Il doit arriver en un temps très-limité d’un point à un autre. Aussi est-il toujours au galop, mode de locomotion impossible & soutenir pour un voyageur qui n’est pas habitué à un exercice aussi fatigant. Mais, avec cette mahière de voyager, on est assuré de trouver des chevaux aux points dési-r gnés; car il y en a toujours en réserve pour le Tatar. — Enfin pn peut voyager en Arabas, sorte de charrette remplaçant désavantageusement les voitures de Juifs, attelée soit avec des chevaux, soit le plus souvent avec des bœufs.

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